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mardi 24 février 2026

Virginia Woolf - Madame Dalloway

 

Virginia Woolf

Madame Dalloway

Edition anglaise – 1925

Editions Librairie Générale Française – 1993


Vanessa Bell, sa soeur

Virginia Woolf - Portrait


Direction: Londres en 1920! Après la première guerre mondiale, Virginia Woolf nous décrit les préoccupations sur la santé mentale des Anglais-es. Les morts des Dardanelles en 1915 planent sur le monde des vivant-es (p 88). Les morts de 14-18 sont des pauvres diables fauchés tous ensemble et déjà oubliés. (p 136). La dépression est plus forte que la vie et peut mener au suicide. La mort est dans tous les esprits. C’est un hymne au suicide (p 210).

Elle passe des pensées d’une personne à une autre sans prévenir. Heureusement, des notes explicatives permettent de comprendre qui s’exprime.

55 pages décrivent ce qu’il se passe entre 10 heures et 11 heures, 12 pages pour 11h-11h 30 et 22 pages puis 25 pages pour un quart d’heure.



 

Virginia Woolf 

Née en 1882

Mrs Dalloway :

Virginia Woolf se demande si on peut garder son indépendance et le respect de soi tout en étant marié-e. (p 142).

Elle souffre de son manque d’éducation intellectuelle en pensée, en écriture, au piano, en géographie. Elle dit des sottises. (p 149). Les tableaux, les tapis ne remplacent pas ce manque. (p 144).

Mrs Dalloway est la plus cultivée parmi toutes ces femmes qui « se piquent d’art ». Deux hommes pensent qu’elle est « impersonnelle » en matière de musique. (p 199).

On subit les conséquences dues aux idées des autres. Ce n’était pas elle que l’on détestait, mais l’idée que l’on se faisait d’elle. (p 27).


La mort.

- Peter Walsh pense souvent à la mort. (p 69). Peter Walsh est inquiet face à un monument qui le fixe, rigide comme un cadavre. (p 69). Peter Walsh pense à la mort de l’âme. (p 83).

- Septimus imagine des femmes qui brûlent vives. (p 111). Il crie « Tue-toi ! Tue-toi ! » (p 112). Les morts étaient avec lui. Les roses sont mortes. (p 113). Septimus entend la voix des morts. (p 167). Il envoie des messages écrits aux morts.  Des morts chantent derrière des buissons de rhododendrons. (p 169). Septimus parle à un mort. (p 83). Puis il pense au suicide. « Maintenant, nous allons nous tuer. » (p 84).

Mrs Dalloway avait horreur de la mort. (p 174). Elle parle de la mort et de la survivance dans l’autre. (p 24). Si elle se réveille trop tôt, elle ressent de l’angoisse en se rappelant qu’il faut inévitablement mourir. (p 198). Mrs Dalloway entend le glas qui sonne et pense qu’elle n’est pas morte. (p 69). Sylvia, la sœur de Mrs Dalloway, meurt écrasée par un arbre. (p 96). Pendant la réception chez Mrs Dalloway, des hommes parlent du suicide d’un soldat qui a fait 14-18. Ils parlent de Septimus. (p 207). « Ce serait un bonheur de mourir maintenant », pense-t-elle. (p 208). Elle a choisi Richard comme époux car il l’a sauvée du suicide par immolation.

Elle n’est pas exempte des démons qu’elle cache et dont elle ne parle pas ouvertement. Entre deux crises, elle connaît des moments de bonheur.

- Une mère pense aux soldats tués. (p 76).

La faux de la mort passait sur la colline où était enterré un squelette. (p 101).


 

Virginia Woolf

Née en 1882

Grande-Bretagne

Pionnière sur la narration d'après le fleuve des idées inconscientes.

La folie.

- Elle nous invite à voyager dans la folie de Septimus. Il observe les arbres vivants. (p 38). Les oiseaux chantent en grec et connaissent son nom. (p 40). Il parle à voix haute, dehors. Il se prend pour le Seigneur. (p 41). Septimus voit des visages dans les fougères. Il entend des voix. (p 84). Dans un couloir, des visages et des  mains veulent happer Septimus. Ndlr : on pense à « Rosemary baby » de Polanski. (p 85). Est-ce qu’un « psy » peut vider une âme ? Ils rendent la vie intolérable…

- Madame Dalloway, qui a une fille, se voit toujours en vierge. (p 48). Mrs Dalloway voit des fantômes, dont une vieille femme qui éteint la lumière (p 210).

Richard Dalloway se dresse sur ses pattes arrières pour déclamer…(p 94)

La guerre est une bagarre d’écoliers avec de la poudre à canons. (p 116).

Vocabulaire :

Gynerium : (p 64). Gynerium est un genre de plantes monocotylédones appartenant à la famille Poaceae et à la sous‑famille Panicoideae.
Il s’agit d’une graminée vivace et ornementale qui forme d’énormes touffes (jusqu’à 2 m de diamètre) avec de longues feuilles retombantes et de grandes inflorescences soyeuses, souvent appelées « panache » ou « herbe des pampas » (fr.wikipedia.org)

  • Taxonomie : le genre est monospécifique depuis que les autres espèces ont été déplacées dans le genre Cortaderia ; la seule espèce acceptée est Gynerium sagittatum  (fr.wikipedia.org)
  • Synonymes : gynère, gynerion  (universalis.fr)
  • Utilisation : plante décorative très appréciée pour son aspect poétique et sa capacité à structurer les espaces extérieurs ou intérieurs (plumes séchées, bordures, etc.)  (gabiani.fr)

Gynerium est donc une graminée ornementale, vivace, caractérisée par ses touffes imposantes, ses feuilles retombantes et ses inflorescences soyeuses, souvent utilisée comme « herbe des pampas » dans les aménagements paysagers  (fr.wikipedia.org)

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Vanessa Bell

1879-1961

Interior with a Table Bell

1921

English painter

Sister of writer Virginia Woolf.

Vanessa Bell

1879-1961

Intérieur avec une cloche de table

1921

Peintre anglaise

Sœur de l'écrivaine Virginia Woolf.

Vanessa Bell est reconnue comme l’un des principaux contributeurs à la peinture de portrait et de paysage britannique du XXᵉ siècle  (pinterest.com)
L’œuvre représente un intérieur avec une table, typique de son intérêt pour la composition intérieure et la lumière, caractéristiques du post‑impressionnisme  (wikiart.org)

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Second-hand books are wild books, homeless books; they have come together in vast flocks of variegated feather, and have a charm which the domesticated volumes of the library lack.

Virginia Woolf (Street Haunting)

Les livres d'occasion sont des livres sauvages, des livres sans foyer ; ils se sont rassemblés en vastes volées de plumes multicolores et possèdent un charme que les volumes domestiqués des bibliothèques n'ont pas.

Virginia Woolf (Street Haunting)

Street Haunting est un essai de Virginia Woolf publié en 1927

L’œuvre décrit une promenade nocturne à travers les rues de Londres, motivée par la recherche d’un simple crayon. Au fil de la marche, l’auteure observe les passants, les lieux et les objets, révélant ainsi une réflexion profonde sur l’identité, la perception et la frontière entre le soi et le monde extérieur (studysmarter.co.uk)

Thèmes principaux

Thème

Description

Source

La flânerie urbaine

La marche devient une aventure, un moyen d’explorer la ville et ses habitants.

studysmarter.co.uk

Le crayon comme objet transitoire

Le crayon symbolise un « objet de transition » qui permet de dissoudre les frontières entre l’intérieur et l’extérieur, rappelant la notion de Winnicott des objets « not‑me ».

pshares.org

L’anonymat et l’anonymisation

En quittant le foyer, le narrateur se fond dans la foule, perdant temporairement son identité personnelle.

pshares.org

La perception sensorielle

La lumière, le froid, les sons de la ville créent une atmosphère qui influence la perception du narrateur.

yalereview.org

La critique sociale

Woolf évoque des personnages marginalisés (un nain, des aveugles, une vieille femme) pour questionner les normes sociales et la marginalité.

cram.com

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“The moment was all, the moment was enough.

L'instant était tout, l'instant suffisait. »

Virginia Woolf

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Jeanne Champion - Suzanne Valadon

 

Jeanne Champion

Suzanne Valadon

Presses de la Renaissance

1984

 

Elle était petite avec ses 1 m 54. (p 52).

 

Son enfance :

Sa mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille, Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller vivre à Paris où elles vont connaître la misère.

La petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.

Elle dessine depuis l’âge de 9 ans.

Après être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre 12 et 15 ans. (p 39).

Elle perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p 52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra architecte. (p 76)). (2)

Elle est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p 176).

 

Modèle.

Elle pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux muses ». (p 62). (3)

Elle a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la campagne ». (p 76 et 82). (4)

Marie gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut arrêter de travailler et s’occuper de son fils.  (p 82).

Pour Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un bistrot ». (p 88). (5)

C’est Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans « Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)

 

Suzanne, adulte :

Après Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7) Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).

Suzanne expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8)  Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre 14-18. (p 269).

André Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).

 

La rue Cortot.

Erik Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir  a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra aussi. (10)

 

Maurice Utrillo :

Son fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long de sa vie.

En 1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère Madeleine. (p 148).

Violent, bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter les barrières. (p 171).

Suzanne et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr : on ne sait pas soigner les troubles mentaux.

Exaspérée par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il commence à peindre. (p 220).

Maurice souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat ! (p 229).

Utrillo connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon » (p 238).

Les policiers le battent. (p 239).

D’après Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).

Il entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es lui donne envie de pleurer. (p 258).

Il vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre 15 à 20 litres par jour. (p 265).

Suzanne est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p 265).

Le couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles. L’argent coule à flot. (p 277)

Utter est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).

Maurice a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).

 

Erik Satie :

Il est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue Cortot ». ( p 126).

Il écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).

Il joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)

Après la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat « Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)

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(1) Le Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.

Boissy était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans les archives de la scène artistique de l’époque  (musees-occitanie.fr)

Bien qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).

(2) Qui est Miquel Utrillo ?

Miquel Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre, décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.

  • Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma, où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
  • En plus de son activité artistique, il a exercé la profession d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte (excerpts.numilog.com)
  • Son parcours scientifique (météorologie, astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres (hal.science)

(3) Au centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses (allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu intemporel et idéal de l’Art  (mba-lyon.fr)

  • À gauche, Vision antique évoque une Grèce primitive idéale.
  • À droite, Inspiration chrétienne représente l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
    Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections sur le palier  (lecurieuxdesarts.fr)

La participation de Valadon

  • À quinze ans, Suzanne Valadon a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
  • Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
  • Selon les sources, elle a devient la maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la ville et la Danse à Bougival (1883)  (roussard.com)

« Toujours à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne) “le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »  (roussard.com)

(4) Suzanne Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog : « Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes (le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)

(5) Suzanne Valadon est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes » (1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café, capturant l’atmosphère parisienne de l’époque  (bridgemanimages.com)

(6) Le tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur claire  (harvardartmuseums.org)

Le style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit de la modèle  (harvardartmuseums.org)

Le modèle – Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover (en.wikipedia.org)

Sa présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque  (en.wikipedia.org)

(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis, un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après lequel elle épousa André Utter.

« En 1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »  (pandesmuses.fr)
« Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change. Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »  (artbasel.com)
« A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens. Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »  (roussard.com)
« Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie, qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »  (fr.wikipedia.org).

(8)   Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date d’exposition  (mbam.qc.ca)

  Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année  (museunacional.cat).

(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.

Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André Utter.

(Musée de Montmartre).

Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).

(10) Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898  (fr.wikipedia.org)

Auguste Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877 selon certaines sources).

  • Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette (paris.visites.jpkmm.free.fr)
  • Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir »  (oh-oui.com)
  • D’autres références précisent que l’artiste y a séjourné pendant la même période  (museedemontmartre.fr), (beauxarts.com), (montmartre-addict.com).

12 rue Cortot

Maison du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre dédié à l’histoire et aux artistes de la butte  (fr.wikipedia.org)

 

6 rue Cortot

Domicile de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

8 rue Cortot

Résidence de Edmond Heuzé et David Laksine (1901) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

(11) Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour (livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle production  (eriksatie.fr)

Origine : Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou)  (journals.openedition.org)

Uspud est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre  (cambridge.org)

(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?

Erik Satie était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois, mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge du Clou.

  • Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes » permettait à Satie d’improviser de courts récitals  (montmartre-secret.com)
  • Le même texte précise que Satie devient second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre Claude Debussy  (totems.over-blog.org)
  • La liste des cabarets de Montmartre inclut également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie (marcel-legay.com)

En revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune source ne le décrit comme y jouant au piano  (eve-adam.over-blog.com)

Il y est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.

(13) Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.

Plusieurs explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui aurait formulée Claude Debussy.

« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la nécessité »[]. (Wikipedia).

  • Le seul passage qui évoque la princesse Murat est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et de sa belle‑fille Violette Murat  (fr.wikipedia.org)
  • Aucun des autres extraits (id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).
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Suzanne Valadon

Victorine ou la tigresse

1919

Victorine ou la tigresse est un portrait expressif de la muse et modèle de Valadon, illustrant son style caractéristique de figure féminine forte et indépendante. (Qwant)

  • Signature : « Suzanne Valadon 1919 » (en haut à gauche)  (christies.com)

Provenance

  • Propriété de Jonas Netter à Paris, puis transmise par héritage au propriétaire actuel.
  • Actuellement dans une collection privée  (facebook.com)

Expositions

  • Paris, Galerie Georges Petit, juin 1932 (exposition n° 24)  (christies.com)
  • Musée Toulouse‑Lautrec, Albi
  • Fondation de l’Hermitage, Lausanne
  • Musée Kawamura, Chiba
  • Divers autres expositions (ex. Utrillo, Valadon 1979, Les Peintres de Zborowski 1994, Modigliani et son époque 1997)  (christies.com)

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Jean‑Paul Delfino (souvent orthographié Delphino) est un écrivain aixois qui a consacré un roman biographique à la peintre française Suzanne Valadon.
Son ouvrage, L’affranchie de Montmartre, raconte la vie de Marie‑Clémentine Valadon (plus connue sous le nom de Suzanne), depuis ses débuts de modèle à 15 ans jusqu’à son ascension en tant que peintre reconnue, en passant par ses relations avec des artistes majeurs de la Butte Montmartre (Puvis de Chavannes, Toulouse‑Lautrec, etc.)  (vagabondageautourdesoi.com)

L’affranchie de Montmartre retrace la trajectoire de Suzanne Valadon :

Origines : fille d’une lingère illettrée et d’un père inconnu, elle découvre la peinture à 11 ans 

Modèle : à 15 ans, elle devient modèle nu très prisé des artistes de Montmartre 

  • Rencontres : elle rencontre Puvis de Chavannes, Toulouse‑Lautrec, et d’autres figures majeures qui l’encouragent à poursuivre la peinture  (vagabondageautourdesoi.com)
  • Émancipation : elle se bat pour être reconnue comme peintre à part entière, défiant les préjugés de l’époque  (lefigaro.fr)
  • Vie personnelle : ses amours, ses mariages et ses combats personnels sont décrits avec un ton romancé, soulignant son caractère « indomptable »  (nouvelobs.com)
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  • Paysage

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jeudi 25 septembre 2025

Mathilde Larrère - Rage against the machisme - 1914 - 1918

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Nantes

« Les filles sages vont au paradis, les autres où elles veulent »

Cette phrase est une réplique souvent attribuée à Simone de Beauvoir, bien qu'il n'existe pas de preuve formelle qu'elle l'ait écrite ou prononcée. Elle reflète une idée forte sur la liberté et l'émancipation des femmes, en opposition aux normes sociales traditionnelles. (Qwant)

Doigt d'honneur

Bonne sœur.

Cette expression est notamment associée à un sketch culte de Les Inconnus, un trio comique français des années 1990. Le sketch s'intitule "Bonne sœur" et met en scène une religieuse (jouée par Didier Bourdon) qui fait un doigt d'honneur à un automobiliste après un incident routier. (Qwant)

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Clara Zetkin

“Femme du peuple, défends ta classe. »

Marseille

Clara Zetkin : une vie dédiée à la lutte pour l'émancipation des femmes.

Clara Zetkin, née Clara Eißner, est une figure majeure du féminisme socialiste et de la lutte pour les droits des femmes. Militante infatigable, elle a marqué l'histoire par son engagement en faveur de l'égalité des sexes et des droits des travailleurs.

Un engagement précoce

Dès son plus jeune âge, Clara Zetkin s'intéresse aux questions sociales et politiques. Elle rencontre Ossip Zetkin, un révolutionnaire russe en exil, avec qui elle partage ses convictions. Ensemble, ils militent pour les droits des travailleurs et l'émancipation des femmes.

La création de la Journée internationale des droits des femmes

Clara Zetkin est à l'origine de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars. Elle a organisé la première conférence internationale des femmes socialistes en 1907, où elle a proposé la création de cette journée pour promouvoir les droits des femmes et leur participation à la vie politique et sociale. (Qwant).

Qui était-elle ? Clara Zetkin était une journaliste féministe allemande qui, en 1910, propose aux femmes d’utiliser la journée du 8 mars comme une journée internationale de mobilisation pour le droit des femmes. (Autodidacte aux mille livres).

Dans une émission du 16 juin 2023, une radio a salué Clara Zetkin comme une femme « qui polarise à ce jour, mais inspire aussi », mais qui était « autrefois une icône ». (Upml).

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1914 - 1918

Clara Zetkin

1857 –

1933

 

Enseignante, journaliste militante marxiste allemande

Créatrice de la journée des droits des femmes

Gabrielle Duchêne

1870 –

1954

Militante féministe, pacifiste française

Travail des femmes et antifascisme

Emma Bujardet

1857 -

1917

Morte de chagrin

Creuse

Sur un Monument aux Morts

 

Marcelle Louvat

1887 –

1918

Infirmière

Tours.

Sur un monument aux morts

1914

Eliska Vincent

1841 –

1914

 

Bibliothèque de 600 000 documents

 

Florestine Moriceau

1839 –

1911

 

 

Marcelle Capy

1891 –

1962

 

Journaliste à « La Voix des femmes »

1917

Hélène Brion

1882 –

1962

CGT

Institutrice.

Emprisonnée car pacifiste.

La CGT est anti femmes au travail en 1918.