Virginia Woolf
Madame Dalloway
Edition anglaise – 1925
Editions Librairie Générale Française – 1993
Vanessa Bell, sa soeur
Virginia Woolf - Portrait
Direction: Londres en 1920! Après la première guerre mondiale, Virginia Woolf nous décrit les préoccupations sur la santé mentale des Anglais-es. Les morts des Dardanelles en 1915 planent sur le monde des vivant-es (p 88). Les morts de 14-18 sont des pauvres diables fauchés tous ensemble et déjà oubliés. (p 136). La dépression est plus forte que la vie et peut mener au suicide. La mort est dans tous les esprits. C’est un hymne au suicide (p 210).
Elle passe des pensées d’une personne à une autre sans prévenir. Heureusement, des notes explicatives permettent de comprendre qui s’exprime.
55 pages décrivent ce qu’il se passe entre 10 heures et 11 heures, 12 pages pour 11h-11h 30 et 22 pages puis 25 pages pour un quart d’heure.
Virginia Woolf
Née en 1882
Mrs Dalloway :
Virginia Woolf se demande si on peut garder son indépendance et le respect de soi tout en étant marié-e. (p 142).
Elle souffre de son manque d’éducation intellectuelle en pensée, en écriture, au piano, en géographie. Elle dit des sottises. (p 149). Les tableaux, les tapis ne remplacent pas ce manque. (p 144).
Mrs Dalloway est la plus cultivée parmi toutes ces femmes qui « se piquent d’art ». Deux hommes pensent qu’elle est « impersonnelle » en matière de musique. (p 199).
On subit les conséquences dues aux idées des autres. Ce n’était pas elle que l’on détestait, mais l’idée que l’on se faisait d’elle. (p 27).
La mort.
- Peter Walsh pense souvent à la mort. (p 69). Peter Walsh est inquiet face à un monument qui le fixe, rigide comme un cadavre. (p 69). Peter Walsh pense à la mort de l’âme. (p 83).
- Septimus imagine des femmes qui brûlent vives. (p 111). Il crie « Tue-toi ! Tue-toi ! » (p 112). Les morts étaient avec lui. Les roses sont mortes. (p 113). Septimus entend la voix des morts. (p 167). Il envoie des messages écrits aux morts. Des morts chantent derrière des buissons de rhododendrons. (p 169). Septimus parle à un mort. (p 83). Puis il pense au suicide. « Maintenant, nous allons nous tuer. » (p 84).
Mrs Dalloway avait horreur de la mort. (p 174). Elle parle de la mort et de la survivance dans l’autre. (p 24). Si elle se réveille trop tôt, elle ressent de l’angoisse en se rappelant qu’il faut inévitablement mourir. (p 198). Mrs Dalloway entend le glas qui sonne et pense qu’elle n’est pas morte. (p 69). Sylvia, la sœur de Mrs Dalloway, meurt écrasée par un arbre. (p 96). Pendant la réception chez Mrs Dalloway, des hommes parlent du suicide d’un soldat qui a fait 14-18. Ils parlent de Septimus. (p 207). « Ce serait un bonheur de mourir maintenant », pense-t-elle. (p 208). Elle a choisi Richard comme époux car il l’a sauvée du suicide par immolation.
Elle n’est pas exempte des démons qu’elle cache et dont elle ne parle pas ouvertement. Entre deux crises, elle connaît des moments de bonheur.
- Une mère pense aux soldats tués. (p 76).
La faux de la mort passait sur la colline où était enterré un squelette. (p 101).
Virginia Woolf
Née en 1882
Grande-Bretagne
Pionnière sur la narration d'après le fleuve des idées inconscientes.
La folie.
- Elle nous invite à voyager dans la folie de Septimus. Il observe les arbres vivants. (p 38). Les oiseaux chantent en grec et connaissent son nom. (p 40). Il parle à voix haute, dehors. Il se prend pour le Seigneur. (p 41). Septimus voit des visages dans les fougères. Il entend des voix. (p 84). Dans un couloir, des visages et des mains veulent happer Septimus. Ndlr : on pense à « Rosemary baby » de Polanski. (p 85). Est-ce qu’un « psy » peut vider une âme ? Ils rendent la vie intolérable…
- Madame Dalloway, qui a une fille, se voit toujours en vierge. (p 48). Mrs Dalloway voit des fantômes, dont une vieille femme qui éteint la lumière (p 210).
Richard Dalloway se dresse sur ses pattes arrières pour déclamer…(p 94)
La guerre est une bagarre d’écoliers avec de la poudre à canons. (p 116).
Vocabulaire :
Gynerium : (p 64). Gynerium est un genre de plantes monocotylédones appartenant à la famille Poaceae et à la sous‑famille Panicoideae.
Il s’agit d’une graminée vivace et ornementale qui forme d’énormes touffes (jusqu’à 2 m de diamètre) avec de longues feuilles retombantes et de grandes inflorescences soyeuses, souvent appelées « panache » ou « herbe des pampas » (fr.wikipedia.org)
- Taxonomie : le genre est monospécifique depuis que les autres espèces ont été déplacées dans le genre Cortaderia ; la seule espèce acceptée est Gynerium sagittatum (fr.wikipedia.org)
- Synonymes : gynère, gynerion (universalis.fr)
- Utilisation : plante décorative très appréciée pour son aspect poétique et sa capacité à structurer les espaces extérieurs ou intérieurs (plumes séchées, bordures, etc.) (gabiani.fr)
Gynerium est donc une graminée ornementale, vivace, caractérisée par ses touffes imposantes, ses feuilles retombantes et ses inflorescences soyeuses, souvent utilisée comme « herbe des pampas » dans les aménagements paysagers (fr.wikipedia.org)
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Vanessa Bell
1879-1961
Interior with a Table Bell
1921
English painter
Sister of writer Virginia Woolf.
Vanessa Bell
1879-1961
Intérieur avec une cloche de table
1921
Peintre anglaise
Sœur de l'écrivaine Virginia Woolf.
Vanessa Bell
est reconnue comme l’un des principaux contributeurs à la peinture de portrait
et de paysage britannique du XXᵉ siècle (pinterest.com)
L’œuvre représente un intérieur avec une table, typique de son intérêt pour la
composition intérieure et la lumière, caractéristiques du post‑impressionnisme (wikiart.org)
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Second-hand books are wild books, homeless books; they have come together in vast flocks of variegated feather, and have a charm which the domesticated volumes of the library lack.
Virginia Woolf (Street Haunting)
Les livres d'occasion sont des livres sauvages, des livres sans foyer ; ils se sont rassemblés en vastes volées de plumes multicolores et possèdent un charme que les volumes domestiqués des bibliothèques n'ont pas.
Virginia Woolf (Street Haunting)
Street Haunting est un essai de Virginia Woolf publié en 1927
L’œuvre décrit une promenade nocturne à travers les rues de Londres, motivée par la recherche d’un simple crayon. Au fil de la marche, l’auteure observe les passants, les lieux et les objets, révélant ainsi une réflexion profonde sur l’identité, la perception et la frontière entre le soi et le monde extérieur (studysmarter.co.uk)
Thèmes principaux
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Thème |
Description |
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La flânerie urbaine |
La marche devient une aventure, un moyen d’explorer la ville et ses habitants. |
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Le crayon comme objet transitoire |
Le crayon symbolise un « objet de transition » qui permet de dissoudre les frontières entre l’intérieur et l’extérieur, rappelant la notion de Winnicott des objets « not‑me ». |
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L’anonymat et l’anonymisation |
En quittant le foyer, le narrateur se fond dans la foule, perdant temporairement son identité personnelle. |
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La perception sensorielle |
La lumière, le froid, les sons de la ville créent une atmosphère qui influence la perception du narrateur. |
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La critique sociale |
Woolf évoque des personnages marginalisés (un nain, des aveugles, une vieille femme) pour questionner les normes sociales et la marginalité. |
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“The moment was all, the moment was enough.
L'instant était tout, l'instant suffisait. »
Virginia Woolf
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