lundi 9 février 2026

Le mot "hystérie" cache la violence des hommes envers les femmes - Pauline Chanu -

 

Pauline Chanu

« Sortir de la maison hantée »

Hommes menacés par le talent des femmes ?

Hystérie !

Argument choc.

Pauline Chanu argue que le diagnostic d'hystérie a été utilisé pour disqualifier les femmes et silencier leurs voix, notamment face aux violences conjugales et aux inégalités de genre. (Qwant).

Pauline Chanu, dans son essai Sortir de la maison hantée, avance que le diagnostic d’hystérie n’est pas un vestige du passé mais un outil de pouvoir toujours actif. Selon elle, les hommes ont appris à cacher leur violence en pathologisant les femmes, les présentant comme folles ou « ingérables » (lesinrocks.com)

Ce mécanisme permet de silencier les voix féminines, surtout lorsqu’elles s’expriment dans l’espace public ou revendiquent leur talent  (podcast.ausha.co)

Le diagnostic comme stratégie de domination

  • Hystérie : diagnostic flou, sans définition précise, qui peut être appliqué à une large gamme de symptômes  (lesinrocks.com)
  • Usage contemporain : le terme est encore employé comme injure contre les femmes politiques, médiatiques ou simplement actives  (podcast.ausha.co)
  • Effet : en qualifiant une femme d’hystérique, on la dévalorise et on la exclut des débats, ce qui facilite la justification de violences conjugales ou de comportements oppressifs  (lesinrocks.com)
  • Silence : les femmes sont retraitées de la parole publique, leurs revendications sont dévaluées (lesmissives.fr)
  • Contrôle : l’hystérie sert à lobotomiser symboliquement les femmes, à les exorciser ou à les enfermer dans des rôles subordonnés  (lesmissives.fr)
  • Résistance : l’ouvrage invite à ouvrir les greniers et à réparer les fantômes en remettant en question ces mécanismes  (lesmissives.fr)

En résumé, Pauline Chanu montre que le diagnostic d’hystérie est un mécanisme de disqualification qui permet aux hommes de cacher leur violence et de silencier les femmes, même dans un contexte où le terme est officiellement obsolète. Cette stratégie persiste à travers les institutions médicales, judiciaires et médiatiques, continuant à enfermer les femmes dans un stéréotype de folie.

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