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vendredi 24 juillet 2026

J. Epstein - Contradictions gouvernementales - Olivier Ledot -

 

Carte d'identité

Accès aux réseaux

Et refus de poursuite des clients d'Epstein ?

Contradiction gouvernementale

Pourquoi ?

1. Contexte des révélations et pression politique

En février 2026, la publication de plus de 12 000 documents américains a mis en lumière des liens entre Epstein et des personnalités françaises, notamment des déplacements fréquents à Paris, des échanges avec des responsables politiques, diplomates ou administratifs, ainsi que des éléments sur l’organisation logistique du réseau. Ces révélations ont provoqué une crise politique en France, avec des accusations de protection institutionnelle et d’omerta

  • Le 6 février 2026, le parquet de Paris a ouvert des investigations pour traite d’êtres humains, infractions sexuelles commises sur le territoire français, et éventuelles complicités françaises (linsoumission.fr) 
  • Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est dit « effaré » par les révélations concernant un diplomate français, Fabrice Aidan, et a ordonné une enquête administrative ainsi qu’une procédure disciplinaire

2. Position officielle du gouvernement : entre déclarations et actions

Le gouvernement français, notamment sous la présidence d’Emmanuel Macron, a adopté une position ambivalente :

  • Emmanuel Macron a déclaré le 9 février 2026 : « C’est une affaire qui concerne surtout les États-Unis d’Amérique », minimisant ainsi la dimension française du scandale
  • Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a refusé la création d’une commission d’enquête parlementaire en février 2026, arguant d’un risque de « concurrence avec la justice », alors que le parquet venait d’ouvrir des investigations  (linsoumission.fr)
  • Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a déclaré le 11 février 2026 : « Toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire » et a encouragé les victimes à se tourner vers la justice  (actu-juridique.fr)

Cette position reflète une stratégie de dilution des responsabilités : le gouvernement reconnaît la gravité des faits (pour éviter une crise politique majeure), mais refuse de prendre les mesures politiques fortes (comme une commission d’enquête) qui pourraient impliquer des membres de l’élite française

3. Pourquoi cette contradiction ?

  • Protection des élites : Les révélations menacent des personnalités influentes (politiques, diplomates, hommes d’affaires), ce qui explique la lenteur des investigations et le refus d’une commission parlementaire
  • Éviter un scandale systémique : Une enquête approfondie pourrait révéler des complicités institutionnelles, ce que le gouvernement cherche à éviter pour ne pas ébranler la confiance dans les institutions  (linsoumission.fr)
  • Dépendance aux États-Unis : La France, comme d’autres pays européens, a parfois évité de trop s’immiscer dans les affaires américaines pour ne pas nuire aux relations diplomatiques, malgré les preuves de ramifications locales  (actu-juridique.fr)

4. Réactions et suites

  • LFI (La France Insoumise) a demandé à plusieurs reprises une commission d’enquête transpartisane, sans succès. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « le sentiment d’impunité » et l’absence de « justice rendue aux victimes »  (linsoumission.fr)
  • Des associations, comme Innocence en Danger, ont assigné l’État français pour « déni de justice », notamment après la mort de Daniel Siad, visé par des plaintes pour viols et jamais entendu par la justice  (franceinfo.fr)

En résumé

Le gouvernement français reconnaît l’existence d’un volet français de l’affaire Epstein (via des enquêtes judiciaires), mais refuse d’aller plus loin (commission parlementaire, poursuites ciblées contre des clients présumés) pour éviter un scandale politique et protéger des intérêts établis. Cette contradiction illustre une stratégie de gestion de crise plutôt qu’une volonté de justice.

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Ces mesures ont été annoncées le 17 juillet 2026, en même temps que l’ouverture d’une enquête interne indépendante. Plusieurs artistes et collectifs marseillais ont depuis annulé leur participation au festival, qui se déroule du 23 au 26 juillet 2026  (laprovence.com) (midilibre.fr) (actu.fr)

 Le 17 juillet 2026, une enquête publiée par MarsActu a révélé des accusations de violences sexistes et sexuelles visant Olivier Ledot, cofondateur et coprésident du Delta Festival. Ces révélations ont conduit l’organisation à annoncer :

  • L’ouverture d’une enquête interne indépendante (menée avec un cabinet extérieur à partir du 20 juillet 2026).
  • Le retrait d’Olivier Ledot de toute responsabilité opérationnelle et son interdiction d’accès au site du festival.
  • La mise en place d’une cellule d’écoute en partenariat avec des associations (comme Le Monde des Possibles, WeTekCare et Soundsisters), avec une adresse dédiée pour les signalements : signalementsdelta@gmail.com

Annulations d’artistes et collectifs marseillais Depuis le 17 juillet, plusieurs artistes et collectifs ont annulé leur participation, notamment :

  • Artistes internationaux : Mosimann, Kungs, Feder, Acid Arab, Trinix, RDØ, Skone, Omaks, Miki, Adèle Castillon.
  • Collectifs marseillais : Dub Striker, FAI Virar, La Louve, La Wo, Minuit Rapide, MTOWN, Say Less, Solstitium, Undergroove, Twerkistan

Les raisons invoquées par les artistes incluent des questions éthiques (ex. : Mosimann a déclaré que son éthique personnelle ne lui permettait pas de cautionner la situation)

Les collectifs marseillais ont évoqué des « faits graves » sans plus de détails, tout en saluant le professionnalisme des équipes organisatrices  (ici.fr)

Réponse du festival Le Delta Festival a décidé de maintenir son édition, prévue du 23 au 26 juillet 2026, en adaptant sa programmation pour remplacer les artistes absents. L’organisation a également annoncé :

Olivier Ledot conteste fermement les accusations et a annoncé son intention d’engager des poursuites pour diffamation. Aucune plainte pénale n’a abouti à ce stade, et il bénéficie de la présomption d’innocence  (Qwant)

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32 personnes ont lu cet article.


dimanche 12 juillet 2026

Légitime défense - Justice attaquée - ICE - USA - Los Angeles - Caméras -

 

Police

Légitime défense

L’ICE s'attaque à la Justice.

A cartoon depicting "Justice" lying dead on the ground while surrounded by cowardly, armored and armed ICE Gestapo agents, one of whom is saying, "She was shot in self defense."

Un dessin animé représentant « Justice » gisant morte au sol, entourée d'agents de la Gestapo de l'ICE lâches, en armure et armés, dont l'un déclare : « Elle a été abattue en état de légitime défense. »

Le 7 janvier 2024, lors d’une opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Minneapolis, une femme de 37 ans, Renee Good, a été abattue par un agent de l’ICE. Le ministère de la Sécurité intérieure a justifié le tir comme un acte de légitime défense, affirmant que l’agent craignait pour sa vie face à un véhicule qu’il aurait perçu comme une menace « terroriste intérieure ».

Réaction judiciaire :

Acteur

Action

Motif invoqué

Ville de Minneapolis (maire Jacob Frey)

Action en justice contre l’administration Trump et l’ICE

Contestation de la version « légitime défense » et dénonciation d’une utilisation abusive de la force.

État du Minnesota (procureur général Keith Ellison)

Procédure judiciaire contre l’ICE

Accusation que les agents de l’ICE ne respectent pas la loi et la Constitution.

Gouverneur du Minnesota, Tim Walz

Soutien aux enquêtes et appel au calme

Demande d’une enquête complète, équitable et rapide.

Déclarations publiques :

  • Le président Donald Trump a soutenu l’agent, affirmant que le tir était justifié en légitime défense.
  • Le ministère de la Sécurité intérieure a publié un communiqué décrivant la femme comme une « émeutière violente » qui aurait tenté de renverser les forces de l’ordre.

En résumé
L’incident a déclenché une polémique majeure : l’ICE invoque la légitime défense, tandis que les autorités locales et étatiques du Minnesota contestent cette justification et ont engagé des poursuites contre le ministère de l’Intérieur et les agents impliqués.

Sources : huffingtonpost.fr; tf1info.fr

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Marine le Pen

Le boulet pour sa candidature.

Par Fred Sochard.

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Vallée de la Roya.

Cédric Herrou continue son combat pour aider les migrant-es.

"Sentinelle" abuse.

Des soldats arrêtent des voitures.

Les passagers sont interrogés.

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Police. Marseille.

Contre attaque.

Les sous doués de la perquisition se trompent d'étage.

Les frais de réparation de la porte reviennent à la famille victime de leur erreur.

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La Pétition contre le permis de tuer dépasse les 620 000 signatures.

A l'Assemblée nationale, le RN et ses amis huent les victimes et leurs familles.

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Damn when even the LAPD thinks you’re a threat to civil rights you’ve really achieved a high mark on the all-time worst guys scoreboard.

Quand même la police de Los Angeles vous considère comme une menace pour les droits civiques, vous avez vraiment atteint un sommet dans le classement des pires individus de tous les temps.

"This [Flock Safety] contract is not being renewed because of serious concerns around civil liberties and civil rights issues, particularly around privacy and the data that is being collected from these cameras." — Dean Gialamas, LAPD's chief information officer

« Ce contrat [avec Flock Safety] n'est pas renouvelé en raison de graves préoccupations concernant les libertés et les droits civiques, notamment en matière de respect de la vie privée et de données collectées par ces caméras. » — Dean Gialamas, directeur des systèmes d'information du LAPD

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120 personnes ont lu cet article.


jeudi 2 juillet 2026

Harcèlement - Pierre-Olivier Costa - MUCEM - Pédocriminalité - 4 juillet -

 

Le directeur du MuCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) à Marseille, Pierre‑Olivier Costa, fait l’objet d’enquêtes pour harcèlement sexuel et moral.

  • Enquête judiciaire – Le parquet de Marseille a ouvert, à la mi‑mars 2026, une enquête préliminaire après un signalement du ministère de la Culture (article 40 du code de procédure pénale). Le dossier porte sur des faits de harcèlement sexuel et moral reprochés à M. Costa par un agent du musée 
  • Enquête administrative – L’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) a lancé, le 10 mars 2026, une mission au sein du MuCEM pour examiner le « mal‑être » et le climat social au musée 
  • Contexte interne – Depuis sa nomination en novembre 2022, le management de M. Costa a été critiqué par une partie du personnel, qui le qualifie de « toxique » et accuse la direction de ne pas avoir communiqué les conclusions d’un audit sur les risques psychosociaux. En avril 2026, 79 des 125 agents ont signé une lettre ouverte dénonçant la perte de confiance envers la direction 

M. Costa, ancien conseiller d’Emmanuel Macron et directeur de cabinet de Brigitte Macron, a déclaré ne pas être au courant de la procédure judiciaire en cours  (lemonde.fr)

Le ministère de la Culture a rappelé que le MuCEM est un établissement public autonome et a choisi de ne pas commenter davantage les investigations en cours.

En résumé, deux enquêtes – judiciaire et administrative – sont actuellement actives concernant des accusations de harcèlement sexuel et moral à l’encontre du directeur du MuCEM, Pierre‑Olivier Costa.

Le président du MuCEM, Pierre‑Olivier Costa, a été suspendu de ses fonctions à compter du 1 juillet 2026.
Cette suspension, demandée par le directeur et prise à titre conservatoire, intervient dans le cadre d’une enquête ouverte en mars 2026 pour harcèlement sexuel et moral, ainsi que d’une mission de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) qui a relevé un climat de mal‑être au sein du musée.

  • Le ministère de la Culture a indiqué que la suspension, prévue pour quatre mois, vise à rétablir la confiance et à relancer le dialogue social.
  • L’intérim est confié, dès le 1 juillet, à Anne‑Marie Le Guével, inspectrice générale des Affaires culturelles.

Ces mesures font suite à de multiples signalements du personnel dénonçant un management « toxique » et un environnement de travail difficile.

Sources : huffingtonpost.frfr.news.yahoo.com

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Une coalition parlementaire transpartisane (regroupant l’ensemble des groupes politiques sauf le RN et l’UDR) à l’Assemblée nationale a élaboré une proposition de loi à partir de ces éléments, en étroite collaboration avec les associations expertes. Elle est déposée depuis début décembre sur le bureau de l’Assemblée. et depuis lors nous demandons sa mise à l’ordre du jour. Nous demandons aussi les moyens financiers nécessaires à sa mise en œuvre.: 3 milliards d’euros par an .

Le premier Ministre, Sébastien Lecornu, vient de déclarer qu’elle serait débattue en octobre, tout en limitant immédiatement sur X sa portée. Féministes et enfantistes, nous savons que la surenchère répressive prônée par l’extrême-droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.

Castration chimique, perpétuité réelle, rétablissement de la peine de mort. Ni la répression aveugle, ni la surenchère verbale, ni la politique du fait divers, n’ont jamais empêché les crimes et les délits. Ces propositions ignorent de surcroît les besoins et les droits des victimes, réduites au rôle de prétexte dans des stratégies politiques conservatrices et réactionnaires.

C’est une loi-cadre intégrale qu’il nous faut.

NOUS MARCHERONS PARTOUT EN FRANCE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES, POUR CETTE LOI ET DES MOYENS LE 4 JUILLET ET TOUT LE TEMPS QU’IL LE FAUDRA.

NOUS NE LÂCHERONS PAS.


Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles

osezlefeminisme.fr/appel-a-la-marche-du-4-juillet-2026-grande-marche-citoyenne-contre-les-violences-sexuelles-a-paris-et-partout-en-france

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mardi 2 juin 2026

L’Opéra italien au XIXe siècle.

 

L’Opéra italien au XIXe siècle.

Revue internationale d’études musicales

Editions Jean-Michel Place

2002


L’air « Vestila giuba » (Paillasse) est au hit parade. (p 14)

 

Musiciens les plus joués entre 1995 et 2000 : (p 17)

Mozart


 

Verdi


Puccini

Offenbach

Rossini

Bizet


Donizetti

Opéras italiens diffusés en France sur des supports sonores (2002) : (p 20)

« Le barbier de Séville » de Rossini

« Madame Butterfly » de Puccini

« La Bohème » de Puccini

« Falstaff » de Verdi

Les airs italiens diffusés sur supports sonores (2002)

« E lucevan le stelle » (Tosca, III)

 

 « Che gelida manina » (La Bohème, I)

 

« Nessun dorma » (Turandot, III)

Les sujets de la mythologie sont peu vraisemblables. (p 25)

Les librettistes sont inexacts. (p 28) Dans le Jeanne d’Arc, « Giovenno d’Arco » de Verdi, elle ne meurt pas sur le bûcher. (1)

Allégories :

                                                                       Guillaume Tell
 

Guillaume Tell

Liberté et indépendance nationale

Jeanne d’Arc

Attila

Invasion étrangère et oppression

Barberousse

 

                                                                           Attila

 

                                                                          Barberousse


 

Dans la « Traviata », Violetta est l’incarnation de Vénus et Flore. (2)


Azucena, la gitane, représente la « terre, le feu, les montagnes, les images vulcaniennes ». (p 33) (3)

Les mères dans l’opéra :


 

- France – Médée – Cherubini - 1797

Elle bascule dans la folie sauvage. (p 41) (4)

- Italie – Bellini – Rossini – Ermonio – Semaramide –

Rapport oedipien entre la mère et le fils.

- Italie – Bellini – Norma –

La femme est en conflit interne entre son rôle politique et son amour pour un homme.


- Italie – Donizetti – Lucrèce Borgia –

Inceste fantasmé mais non réel. Ndlr : voir définition de l’inceste. Peut-il être fantasmé ? (5)

Cela peut aussi parler de la mort du fils ou de la mère. (p 42)

- Dans Verdi, les mères sont absentes. Elles sont souvent mortes. (p 43)

La mère est vouée à la tragédie ou au désespoir en lien avec le sacrifice ou la perte de son enfant. La seule exception est Alice dans Falstaff en 1893. (p 48) (6)

La folie masculine.

Oreste en est le premier représentant dans le théâtre grec, en 458 avant Jésus-Christ, dans « Choéphore » d’Eschyle. (p 49) (7)

Dans Sémiramide, le roi Wabucco n’est fou que temporairement, contrairement à la femme exaltée, Abigaille, qui connaît une folie sans limite. Ndlr : est-on fou « temporairement » ? (8)

Dans Donizetti, « Il furioso all’isola di San Domingo », l’autorité parentale peut permettre de recouvrer la raison du fou et de le sauver. (p 55)

La conduite d’un fou est imprévisible. L’entourage a peur de sa violence. (p 61)


                                                                       Elvira Puccini

Puccini a eu un accident de voiture en 1903. Doria le soigna. Sa femme, Elvira, jalouse de cette relation, la calomnia. Doria se suicida en 1908. Il a repris cette histoire dans ses opéras. (p 138) (9)

Dans « Carmen », Bizet détache peu à peu du chœur des jeunes gens et du peuple des cigarières, son héroïne. Puccini reprendra ce procédé. (p 140).

Jacques Offenbach a créé un opéra totalement farfelu avec des paroles sans sens ou absurdes, dans une parodie de Rossini « Monsieur Choufleuri restera chez lui le 24 janvier 1833 ». (p 221) (10)

 


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(1)


Giovanna d’Arco – cantate de Giuseppe Verdi (1845)

  • Genre : cantate pour solistes, chœur et orchestre, et non opéra complet.
  • Librettiste : Temistocle Solera, qui s’est inspiré de la légende de Jeanne d’Arc.
  • Première : 1845, à Milan, dans le cadre d’un concours de cantates.

Structure et dénouement

Partie

Contenu principal

Conclusion musicale

1. Prologue

Présentation de la jeune fille visionnaire et de son appel divin.

Aria de la soprano, ton héroïque.

2. Scène de la bataille

Récit des exploits militaires de Jeanne, avec chœurs de soldats.

Récitatif dramatique, puis ensemble.

3. Couronnement

Jeanne est accueillie comme championne de la patrie.

Chœur triomphal (« Viva la patria ») qui célèbre la victoire.

  • Fin de la cantate : le dernier mouvement est un chœur triomphal qui glorifie la figure de Jeanne d’Arco comme héroïne nationale. Aucun texte ne décrit son procès ni son exécution.
  • Absence de la scène du bûcher : Verdi n’a jamais mis en musique la mort de Jeanne sur le bûcher ; la cantate s’arrête avant cet épisode historique.

Contexte historique

  • La cantate a été écrite avant que Verdi ne compose des opéras plus tardifs comme Don Carlos ou Aida.
  • À l’époque, les autorités italiennes imposaient des restrictions sur les sujets politiques et religieux ; la représentation de la mort de Jeanne aurait pu être censurée.

Conclusion

Dans la cantate « Giovanna d’Arco » de Verdi, le personnage ne meurt pas sur le bûcher. L’œuvre se termine par un chœur célébrant son héroïsme, sans aborder son procès ni son exécution. (Qwant)

(2) Dans La Traviata de Giuseppe Verdi, Violetta Valéry est avant tout une courtisane parisienne dont le drame personnel explore les thèmes de l’amour, du sacrifice et de la société du XIXᵉ siècle.

  • Le livret de Francesco Maria Piave ne la décrit pas comme une incarnation de Vénus (déesse de l’amour) ou de Flore (déesse des fleurs).
  • Certaines analyses littéraires ou mises en scène peuvent évoquer des symboles (la rose, la lumière, la mort) qui rappellent des figures mythologiques, mais il s’agit d’interprétations subjectives, pas d’une intention explicite du compositeur ou du librettiste. (Qwant)

(3)


Azucena est un personnage de l’opéra « Il Trovatore » de Giuseppe Verdi (première en 1853).

  • Rôle : Gypsy (gitane) et mère de Manrico.
  • Caractère : Vengeresse, passionnée, prête à tout pour venger la mort de son père.
  • Aria célèbre : “Stride la vampa” (ou “Ah, la paterna” selon les versions).
  • Intrigue : Elle tue le comte di Luna par vengeance, déclenchant le drame central de l’œuvre.

(4) La « folie sauvage » de Médée dans l’opéra de Cherubini (1797)

Dans l’opéra‑comique Médée de Luigi Cherubini, la protagoniste Médée subit une descente dramatique vers la folie sauvage après la trahison de son époux Jason.
Cette transformation est au cœur de l’intrigue et constitue le point culminant de la tragédie :

  • Trahison et perte
    Jason, après avoir obtenu la Toison d’or, épouse Dircé, fille du roi Créon, laissant Médée et leurs deux enfants derrière lui. La rupture provoque chez Médée une colère et une douleur extrêmes 
  • Déclenchement de la folie
    La colère de Médée se déchaîne lorsqu’elle apprend la mort de Dircé et la persécution de son fils Néris. Elle décide alors de se venger en empoisonnant Dircé et, dans un acte de violence ultime, tuant ses propres enfants. Cette série d’actes violents illustre sa folie sauvage, un état de rage incontrôlable et de désespoir total 
  • Représentation musicale et dramatique
    Cherubini, en fusionnant l’opéra‑comique et la tragédie lyrique, met en scène cette folie à travers des passages musicaux intenses et des dialogues parlés qui soulignent l’« impensable » de ses actions. Le livret de François‑Benoît Hoffman décrit la « fureur de Médée qui se déchaîne jusqu’à commettre l’inconcevable, le meurtre de leurs deux enfants » 
  • Interprétation symbolique
    La folie de Médée est souvent interprétée comme la manifestation d’une barbare intérieure, un terme qui, à l’époque, désignait « sauvage qui n’a ni lois ni politesse »  (opera-comique.com)

Elle reflète la vision des Lumières où la passion démesurée est vue comme une force destructrice.

(5)

L’INCESTUEL ET LE PROBLÈME DU FANTASME

À la vérité, la connaissance que nous avons du fantasme et de sa nature est intimement liée à celle du complexe d’Œdipe. En effet, on ne comprend l’œdipe qu’à travers ses fantasmes et l’on ne connaît le fantasme que par l’œdipe.

À l’inverse, l’incestuel constitue un registre qui se substitue à celui du fantasme et se tourne vers la mise en acte.

Ce qui est frappant dans l’incestuel c’est qu’il est tueur de fantasme. L’incestuel ne s’image pas, ne se représente pas, ne se fantasme pas. Il peut être repérable à partir d’un constat clinique, celui du vide de la pensée. Il renvoie à ces patients difficiles qui expriment un vague malaise mais n’associent pas : on a parlé de pensée blanche, de pensée opératoire. On s’aperçoit que bien souvent ces patients n’ont rien à dire, non en raison d’une carence ou d’un défaut de mentalisation mais de ce qu’ils vivent et ont toujours vécu sous l’impact d’un interdit qui porte sur la vérité. Quand nous invoquons la pensée blanche, nous sommes bien souvent sous le coup d’une collusion avec le patient lui-même prisonnier d’une injonction interne à ne pas parler. C’est, croyons-nous, un des aspects du transfert incestuel.

L'incestuel dans les familles | Cairn.info

(6) Alice dans Falstaff (première de 1893)

Rôle et fonction

  • Personnage : Mrs. Alice Ford (soprano)
  • Position dans l’intrigue : épouse de Ford, mère de Nannetta et l’une des deux « joyeuses commères » de Windsor qui conçoivent un plan pour piéger le chevalier Falstaff lorsqu’il tente de la séduire.
  • Fonction dramatique : Alice est le point de convergence des intrigues amoureuses et des complots de ses amies Meg Page et Mrs. Quickly. Elle participe activement à la mise en scène de la ruse qui entraîne Falstaff dans un panier à linge et dans la confusion finale de l’opéra.

« Alice Ford… la femme d’un riche bourgeois local » 

 « Alice… la femme d’un riche bourgeois local » 

 « Alice… la femme d’un riche bourgeois local »   (fr.wikipedia.org)

Première de 1893

  • Date et lieu : 9 février 1893, Teatro alla Scala à Milan.
  • Réception : la première fut un immense succès, marquant le retour de Verdi à la scène après plus de cinquante ans de carrière lyrique.
  • Distribution de la première : le contexte fourni ne précise pas l’interprète de Mrs. Alice Ford lors de cette première.

« Le 9 février 1893, la première de Falstaff fut un immense succès au Teatro alla Scala. » 

(operavision.eu)

En résuméAlice Ford est le rôle de soprano central dans Falstaff, représentant la femme d’un riche bourgeois et l’une des protagonistes de la ruse qui tourne la tête à Falstaff.

(7) Folie d’Oreste dans Les Choéphores d’Eschyle

  • Contexte : Oreste revient d’exil pour venger la mort de son père Agamémnon, tué par sa mère Clytemnestre et son amant Égisthe.
  • Acte de vengeance : Il tue Clytemnestre et Égisthe avec l’aide d’Électre, accomplissant le « deuil » imposé par la loi de la vengeance familiale.
  • Déclencheur de la folie : La matricide viole la loi divine qui protège la mère ; les Erinyes (Furies) le poursuivent, le condamnant à une folie punitive.
  • Manifestations :
    • Hantise : visions et voix des Erinyes qui le tourmentent.
    • Instabilité émotionnelle : oscillation entre triomphe du meurtre et terreur de la persécution.
    • Isolement : il se retire du monde, cherchant refuge à Delos.
  • Résolution : Dans la suite (L’Orestie), Orestes est jugé à Athènes et acquitte son crime grâce à l’intervention d’Athéna, mettant fin à sa folie et à la malédiction familiale. (Qwant)
  •  

    (8) Oui, on peut être « fou temporairement » dans le sens où certaines altérations de l’état mental sont passagères.
    Voici les principaux cas reconnus :

    Situation

    Durée typique

    Cause principale

    Stress aigu

    Minutes à quelques heures

    Pression intense, traumatisme immédiat

    Manie hypomaniaque

    Jours à semaines

    Trouble bipolaire (phase hypomaniaque)

    Épisode psychotique bref

    < 1 mois

    Consommation de substances, sommeil très perturbé

    Dépression réactionnelle

    Semaines à mois

    Événement déclencheur (perte, échec)

    Hallucinations transitoires

    Minutes

    Privation sensorielle, fièvre élevée

    Ces états sont généralement réversibles et ne constituent pas une maladie chronique tant qu’ils disparaissent sans laisser de séquelles. Si les symptômes persistent ou réapparaissent fréquemment, il est recommandé de consulter un professionnel de santé mentale. (Qwant)

  • (9) Contexte juridique : Le 1 février 1908, Emilia Manfredi a déposé une plainte officielle contre Elvira Puccini, l’accusant d’avoir provoqué le suicide de sa fille Doria
  • Accusations de calomnie : Selon les récits, Elvira a accusé publiquement Doria d’être la maîtresse de Giacomo Puccini, ce qui a conduit à la détresse de la jeune domestique (interlude.hk)        
  • Date du suicide : Bien que certains documents indiquent le 23 janvier 1909 comme date du suicide de Doria , la plainte déposée en 1908 suggère que l’incident s’est produit avant cette date, voire en 1908.
  • Conséquences : Après l’accusation, Elvira a été condamnée à cinq mois d’incarcération, mais a évité la prison grâce à une compensation de 12 000 lire accordée par Giacomo Puccini  (giacomopuccini.wordpress.com)

En résumé, Elvira Puccini a effectivement calomnié Doria Manfredi pour une relation supposée avec le compositeur, et Doria s’est suicidé, probablement en 1908, avant le dépôt de la plainte officielle.

(10) Monsieur Choufleuri restera chez lui le 24 janvier 1833 est le titre complet d’une opérette‑bouffe en un acte, écrite par Jacques Offenbach (musique) et M. de Saint‑Rémy (pseudonyme du duc de Morny) pour le libretto.
Le titre indique la date de la soirée fictive que le personnage principal, Monsieur Choufleuri, organise dans son salon parisien : le 24 janvier 1833 [n1].

L’œuvre a été créée au Théâtre des Bouffes‑Parisiens le 14 septembre 1861 [n1][n4]. Elle raconte l’histoire d’un bourgeois riche qui tente de faire la fête avec des chanteurs célèbres, mais qui doit improviser lorsqu’ils sont indisponibles ; la comédie culmine avec un trio italien et un final humoristique [n1][n5].

Sources
[n1] theatremusicaloperette.fr – description de l’opérette et mention du titre complet.
[n4] imslp.org – fiche de l’œuvre indiquant le titre, la date de première et les auteurs.
[n5] operascribe.com – synopsis détaillé et informations de première.

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Un autre établissement marseillais pratique la censure, dans un contexte plus anodin, et moins urgent. Il révèle pourtant la même volonté de faire taire les voix discordantes qui militent pour la diversité culturelle et la représentation de toustes.

L’Opéra de Marseille refuse désormais la venue des journalistes de Zébuline, du moins à ses grosses productions contestables. Il faut dire que celles-ci se permettent d’être critiques de son fonctionnement, même si c’est aujourd’hui le seul opéra de France qui ne programme aucune femme cheffe, aucune compositrice, aucune musique contemporaine ou de création.

Pas question non plus d’être critique de ses productions dispendieuses, qui ne tournent pas. Ni de remettre en cause ses mises en scène qui n’interrogent jamais les rapports coloniaux, la domination masculine, les préjugés de classe pourtant si présents, et si problématiques, dans les opéras du XIXe siècle. Qui constituent la quasi-totalité de ce que propose la maison marseillaise.

Agnès Freschel - La Marseillaise

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