Féminicide
G
Darmanin
Management
toxique
Moyens
supprimés
Menaces
de sanctions
Peur
de soi
----------------------
Féminicide
Dysfonctionnement ?
Non.
Sous-financement
des services publics
Choix
politique
Féminicide, dysfonctionnement et sous‑financement des
services publics : un choix politique
1. Le féminicide, un
enjeu d’intérêt général
Les
violences conjugales et les féminicides sont présentés comme une question
d’intérêt général et non comme un sujet partisan. La commission
d’enquête sur l’audiovisuel souligne que ces violences « s’intègrent dans un
système de domination » et qu’elles touchent l’ensemble de la société
2. Dysfonctionnement des
dispositifs publics
2.1 Fragmentation et
manque de coordination
Le
rapport du Sénat révèle que les financements publics restent morceaux
et mal évalués : le programme 137, bien qu’augmenté, reste dérisoire
par rapport aux besoins réels
Les
services dédiés aux droits des femmes (SDFE, délégations) disposent de effectifs
insuffisants et d’une capacité d’action limitée (senat.fr)
2.2 Retards de
subventions et fermeture de services
Les
CIDFF (réseau d’accès aux droits des femmes) sont en crise : depuis le
blocage des crédits, ils ont dû fermer des permanences, licencier du personnel
et réduire leurs services (fncidff.info)
Le CIDFF 31 a même annoncé la fermeture de ses portes du 23 au 27 juin pour
alerter sur les retards de subventions (hautegaronne.cidff.info)
3. Sous‑financement des
services publics
3.1 Montants
insuffisants malgré les augmentations
Le
financement de la lutte contre les violences faites aux femmes a augmenté, mais
les crédits restent trop faibles pour couvrir les besoins (senat.fr)
Le
gouvernement a prévu d’augmenter les moyens (ex. augmentation du nombre
d’intervenants sociaux, création de structures médico‑sociales) mais les ressources
financières réelles restent limitées
3.2 Impact sur les
victimes
- Places d’hébergement : le nombre
de places dédiées a doublé depuis 2017, mais reste insuffisant pour la
demande croissante
- Signalement et accompagnement : la
plateforme numérique et le 3919 sont renforcés, mais la mise en œuvre
dépend de financements publics qui restent bloqués ou insuffisants (info.gouv.fr)
4. Choix politique et
conséquences
4.1 Décisions
budgétaires controversées
- L’extension de la Prime Ségur aux
salariés du secteur sanitaire et social privé a été adoptée sans
compensation financière pour les associations, créant une charge
supplémentaire de 5,8 millions d’euros pour les CIDFF
- Le projet de loi de finances 2025 a adopté un
amendement visant à garantir la compensation, mais les crédits restent
bloqués (fncidff.info)
4.2 Priorités
législatives
- La proposition de loi n° 2082 (2025) vise à
renforcer la lutte contre les violences conjugales dans les territoires
ruraux, où 47 % des féminicides se produisent (assemblee-nationale.fr)
- Une proposition de loi pour renforcer l’ordonnance
de protection a été avancée pour répondre à la hausse des violences
intrafamiliales (vie-publique.fr)
5. Résumé des liens entre
dysfonctionnement, sous‑financement et choix politique
|
Élément
|
Impact
|
Source
|
|
Fragmentation
des financements publics
|
Difficulté
à mesurer l’efficacité des actions
|
senat.fr
|
|
Blocage
des crédits pour les CIDFF
|
Fermeture
de permanences, licenciements
|
fncidff.info
|
|
Extension
de la Prime Ségur sans compensation
|
Charge
financière supplémentaire pour les associations
|
fncidff.info
|
|
Augmentation
des mesures de protection (ordonnances, hébergement)
|
Besoin
accru de ressources
|
info.gouv.fr
|
|
Concentration
rurale des féminicides
|
Nécessité
de politiques ciblées
|
assemblee-nationale.fr
|
-------------------------
Un
appel à manifester est lancé lundi à Lyon devant le palais de justice des 24
colonnes à 19h, dans le cadre de l'affaire Lyhanna, pour exprimer colère et
émotion face à ce drame national.
Des
rassemblements sont prévus lundi à 19h dans plus de 50 villes de France, dont
Lyon et Paris, pour rendre hommage à Lyhanna et dénoncer les défaillances du
système judiciaire.
(Le Progrès)
----------------
Pédocriminalité.
Discours
du maire Grégory Bobbato
Lyhanna
à Fleurance :
|
Thème
|
Contenu
|
Citation
|
|
Défaillance
sociétale
|
Le maire dénonce que la tragédie de Lyhanna n’est pas un
simple dysfonctionnement mais le dernier acte d’une tragédie sociétale qui persiste
depuis longtemps.
|
“La réalité, c’est que Lyhanna est le
dernier acte d’une tragédie qui se joue depuis bien trop longtemps… cette
défaillance sociétale” (tf1info.fr)
|
|
Parole des
enfants
|
Il insiste sur la nécessité d’écouter et de protéger les
enfants, soulignant que le système actuel les néglecte.
|
“Celle de nier la parole des enfants,
alors même qu’elle devrait avoir toute notre attention” (tf1info.fr)
|
|
Métaphore de la
goutte d’eau
|
Il affirme que Lyhanna ne doit pas être la goutte d’eau
qui fait déborder le vase, mais la goutte d’eau qui renverse le vase pour provoquer un
changement.
|
“Lyhanna ne doit pas être la goutte d’eau
qui fait déborder le vase, mais elle doit être la goutte d’eau qui renverse
le vase” (tf1info.fr)
|
|
Critique des
circulaires
|
Le maire déplore que les familles soient traitées comme
des « circulaires » administratives plutôt que comme des êtres humains.
|
“Cette famille vaut mieux qu’une énième
circulaire” (tf1info.fr)
|
|
Appel à l’action
|
Il appelle à ce que la honte change de camp et à ce que les autorités
prennent des mesures concrètes pour protéger les enfants.
|
“Que la honte change de camp” (tf1info.fr)
|
|
Référence à la
ville et au pays
|
Il décrit Fleurance comme une ville en colère, dans un
pays en colère, soulignant l’urgence d’un changement national.
|
“Fleurance est une ville en colère, un
territoire en colère, un pays en colère” (bfmtv.com)
|
Résumé
Le discours de Grégory Bobbato a
été un plaidoyer pour la reconnaissance d’une défaillance
sociétale qui met en danger les enfants, une critique des
réponses administratives insuffisantes, et un appel à transformer la tragédie
de Lyhanna en un catalyseur de changement. Il a conclu en soulignant que la
famille de Lyhanna mérite plus qu’une simple circulaire et que la société doit
écouter la voix des enfants pour éviter de futures tragédies.
-------------------
Points de tension
·
Le principal
suspect (Jérôme B.) a déjà fait l’objet de plaintes pour
violences sexuelles sur mineur, mais aucune action n’a été prise avant la
découverte du corps.
·
Le budget du ministère de la Justice a
augmenté de 60 % en 10 ans, mais les effectifs restent jugés insuffisants pour
traiter les 160 000 enfants agressés sexuellement chaque année
·
La commission indépendante Ciivise a
émis 82 recommandations en 2023, restées lettre morte, et a appelé le
gouvernement à les mettre en œuvre « sans délai » (humanite.fr)
-----------------
40 personnes ont lu cet article.