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dimanche 7 juin 2026

Féminicide - Services publics - Restrictions - Budget - Management -

 

Féminicide

G Darmanin

Management toxique

Moyens supprimés

Menaces de sanctions

Peur de soi

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Féminicide

Dysfonctionnement ? Non.

Sous-financement des services publics

Choix politique

Féminicide, dysfonctionnement et sous‑financement des services publics : un choix politique

1. Le féminicide, un enjeu d’intérêt général

Les violences conjugales et les féminicides sont présentés comme une question d’intérêt général et non comme un sujet partisan. La commission d’enquête sur l’audiovisuel souligne que ces violences « s’intègrent dans un système de domination » et qu’elles touchent l’ensemble de la société 

2. Dysfonctionnement des dispositifs publics

2.1 Fragmentation et manque de coordination

Le rapport du Sénat révèle que les financements publics restent morceaux et mal évalués : le programme 137, bien qu’augmenté, reste dérisoire par rapport aux besoins réels 

Les services dédiés aux droits des femmes (SDFE, délégations) disposent de effectifs insuffisants et d’une capacité d’action limitée  (senat.fr)

2.2 Retards de subventions et fermeture de services

Les CIDFF (réseau d’accès aux droits des femmes) sont en crise : depuis le blocage des crédits, ils ont dû fermer des permanences, licencier du personnel et réduire leurs services  (fncidff.info)


Le CIDFF 31 a même annoncé la fermeture de ses portes du 23 au 27 juin pour alerter sur les retards de subventions  (hautegaronne.cidff.info)

3. Sous‑financement des services publics

3.1 Montants insuffisants malgré les augmentations

Le financement de la lutte contre les violences faites aux femmes a augmenté, mais les crédits restent trop faibles pour couvrir les besoins  (senat.fr)

Le gouvernement a prévu d’augmenter les moyens (ex. augmentation du nombre d’intervenants sociaux, création de structures médico‑sociales) mais les ressources financières réelles restent limitées 

3.2 Impact sur les victimes

  • Places d’hébergement : le nombre de places dédiées a doublé depuis 2017, mais reste insuffisant pour la demande croissante 
  • Signalement et accompagnement : la plateforme numérique et le 3919 sont renforcés, mais la mise en œuvre dépend de financements publics qui restent bloqués ou insuffisants (info.gouv.fr) 

4. Choix politique et conséquences

4.1 Décisions budgétaires controversées

  • L’extension de la Prime Ségur aux salariés du secteur sanitaire et social privé a été adoptée sans compensation financière pour les associations, créant une charge supplémentaire de 5,8 millions d’euros pour les CIDFF 
  • Le projet de loi de finances 2025 a adopté un amendement visant à garantir la compensation, mais les crédits restent bloqués  (fncidff.info) 

4.2 Priorités législatives

  • La proposition de loi n° 2082 (2025) vise à renforcer la lutte contre les violences conjugales dans les territoires ruraux, où 47 % des féminicides se produisent  (assemblee-nationale.fr)
  • Une proposition de loi pour renforcer l’ordonnance de protection a été avancée pour répondre à la hausse des violences intrafamiliales  (vie-publique.fr)

5. Résumé des liens entre dysfonctionnement, sous‑financement et choix politique

Élément

Impact

Source

Fragmentation des financements publics

Difficulté à mesurer l’efficacité des actions

senat.fr

Blocage des crédits pour les CIDFF

Fermeture de permanences, licenciements

fncidff.info

Extension de la Prime Ségur sans compensation

Charge financière supplémentaire pour les associations

fncidff.info

Augmentation des mesures de protection (ordonnances, hébergement)

Besoin accru de ressources

info.gouv.fr

Concentration rurale des féminicides

Nécessité de politiques ciblées

assemblee-nationale.fr


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