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jeudi 23 juillet 2026

Jules Michelet - Le Moyen-Age –II - Rome - Monnaies - Femmes - Régentes -

Jules Michelet
Le Moyen-Age –II

Edito-Service- SA- Genève
Année d’édition ?

Rome - Antiquité. Le déclin.
Elle est morte car elle ne produisait pas ce qu’elle consommait. Les gouvernements étaient dépendants économiquement. (p 16).
L’empire romain a connu la désertion des campagnes pour les villes. La terre est restée déserte. (p 263)

Le Languedoc - Les monnaies.
Page 30 :
L’évêque de Maguelone et de Montpellier faisait frapper de la monnaie sarrasine pour payer leur marchandage sur le marché d’Acre.
Le Languedoc est le pays des mangeurs d’ail, d’huiles et de figues, comme en Judée. (p 63)
Philippe Auguste ruse avec de la fausse monnaie. Le peuple s’en méfie. Treize monnaies différentes circulent en France. (p 265 et 272).


Les femmes.

Page32 :
Le comte de Comminges avait trois épouses en même temps. Raymond VI, comte de Toulouse, possédait un harem. 
Les filles et les veuves nobles anglaises étaient mariées malgré elles. (p 85).


                                                                   Isabelle d'Angoulême

Isabelle de la Marche (d'Angoulême)) influence Henri III, roi d’Angleterre.
Le comte de Poitiers fut prisonnier des sarrasins en Egypte. Il fut délivré par les bouchers, les vivandiers et les femmes de l’armée, le 8 février 1239. (p 111)
En Flandres, les femmes héritaient de la souveraineté et la transféraient. (p 170)
Sainte Brigitte et sainte Catherine tiennent une grande place dans la religion. (1310 – 1315) (P 250)


 Isabelle de France
 

                                                                      Jeanne II de Navarre
La fille de Philippe le Bel, Isabelle de France, et celle de louis le Hutin, Jeanne de Navarre,  sont écartées du pouvoir. (p 283 et 286) (1)

                                                         Jeanne de Flandre (de Montfort) 

Jeanne de Montfort, Jeanne de Blois et Jeanne Clisson montent en amazone pendant les guerres de Bretagne. (p 314) (2)
Page 336 : Elles inspirent l’amour :

                                                                     Laure de Sade

- Laure de Sade    Avignon - 1347    Mariée – 12enfants.
Pétrarque en tombe amoureux
- Héloïse        Elle aime et se donne.




- Béatrix    Dante    Eternelle beauté.
 

La reine Blanche de Navarre, femme de Jean le Bon qui est confiant, étourdi et prodigue, court après les débiteurs de la Lombardie et confisque leurs biens à son profit. Elle est une noble avide (p 341).Elle força les portes de la prison pour les chanoines à Paris pour en retirer les débiteurs. (p 349).

Isabelle de Valois, (1348 – 1372) fille du roi Jean emprisonné à Calais par les Anglais, est vendue aux Visconti, « riches tyrans de Milan », contre une dot de 300 000 écus en 1360 pour le sortir de sa geôle.


Les régentes au 13e siècle:


Blanche de Castille. Au nom de son enfant Louis IX.


Comtesse de Champagne. Pour le jeune Thibaut. (3)



 

 

Comtesse de Flandre (Jeanne de Flandre). Pour son mari prisonnier. Elle demande à porter l’épée nue. (4)

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  • (1) Philippe IV le Bel (1268–1314) a eu plusieurs filles, dont Isabelle de France (1295–1358), mais aucune n'a hérité directement du trône de France. La loi salique, qui exclut les femmes de la succession, était déjà en vigueur et appliquée à cette époque.
  • Louis X le Hutin (1289–1316), fils de Philippe le Bel, a eu une fille, Jeanne de Navarre (1311–1349). Cependant, Louis X est mort avant que Jeanne n'atteigne l'âge de régner. Le trône est passé à son frère, Philippe V le Long, puis à un autre frère, Charles IV le Bel, avant que Jeanne ne puisse prétendre à un rôle politique majeur. Jeanne a finalement hérité du royaume de Navarre (par sa mère), mais pas de la couronne de France.

Pourquoi ont-elles été écartées ?

  • La loi salique (qui interdit aux femmes de régner) était déjà un principe établi dans la monarchie française, même si elle n'était pas toujours appliquée de manière stricte avant cette période.
  • Les nobles et les pairs du royaume ont préféré soutenir des héritiers masculins directs (frères de Louis X) plutôt qu'une enfant ou une femme.
  • Jeanne de Navarre a été exclue de la succession française, mais a hérité de la Navarre via sa mère, Jeanne Ire de Navarre. (Qwant)

(2) Jeanne de Montfort (Jeanne de Flandre, dite « Jeanne la Flamme »)

  • Rôle : Épouse de Jean de Montfort, prétendant au duché de Bretagne pendant la guerre de Succession de Bretagne.
  • Actions :
    • Après la capture de son mari en 1341, elle prend la tête de la résistance montfortiste.
    • Elle organise la défense de Hennebont en 1342, résistant aux sièges des partisans de Charles de Blois.
    • Symbole de la résistance bretonne, elle est surnommée « Jeanne la Flamme » pour son courage.
    • Elle négocie avec l’Angleterre pour obtenir un soutien militaire, notamment auprès d’Édouard III.
  • Fin de vie : Elle meurt en 1374, après avoir vu son fils Jean IV devenir duc de Bretagne en 1364.

Jeanne de Blois (Jeanne de Penthièvre)

  • Rôle : Nièce du duc Jean III de Bretagne, épouse de Charles de Blois, prétendant au duché soutenu par la France.
  • Actions :
    • Elle soutient activement son mari dans sa lutte contre les Montfort, mobilisant des troupes et des ressources.
    • Après la capture de Charles de Blois en 1347 (à la bataille de La Roche-Derrien), elle continue à défendre ses droits sur la Bretagne.
    • Elle est capturée en 1356 et emprisonnée jusqu’en 1364, après la défaite définitive de Charles de Blois à la bataille d’Auray.
  • Fin de vie : Elle meurt en 1384, sans avoir pu faire valoir ses droits sur la Bretagne.

Jeanne Clisson (dite « la Lionne » ou « la Tigresse de Bretagne »)

  • Rôle : Noble bretonne, épouse de Olivier IV de Clisson, exécuté par les Français en 1343 pour trahison.
  • Actions :
    • Après l’exécution de son mari, elle se tourne vers les Anglais et devient une pirate et une cheffe militaire redoutée.
    • Elle arme des navires et attaque les côtes françaises et bretonnes pro-françaises, en représailles.
    • Elle collabore avec les Anglais, notamment avec Jean de Montfort, et participe à des raids en Bretagne.
    • Son surnom « la Lionne » vient de sa férocité et de sa détermination à venger son mari.
  • Fin de vie : Elle meurt vers 1359, laissant derrière elle une légende de vengeance et de résistance.

Contexte commun

Ces trois femmes ont joué un rôle actif et parfois militaire dans les guerres de Bretagne, un conflit qui opposa les partisans de Jean de Montfort (soutenu par l’Angleterre) à ceux de Charles de Blois (soutenu par la France). Leur engagement reflète l’importance des femmes dans les luttes politiques et militaires de l’époque, même si leur rôle a souvent été minimisé par l’historiographie traditionnelle. (Qwant)

(3) Thibaut IV de Champagne (1201–1253) est devenu comte de Champagne à l'âge de 13 ans, à la mort de son père Thibaut III en 1201. Sa mère, Blanche de Navarre (ou Blanche de Champagne), a assuré la régence jusqu'à sa majorité.

  • Durée de la régence : Blanche de Navarre a gouverné la Champagne de 1201 à 1222 (soit jusqu'à ce que Thibaut IV atteigne environ 21 ans, l'âge de la majorité à l'époque).
  • Rôle : Elle a administré le comté, géré les alliances politiques et maintenu la stabilité face aux pressions des barons locaux et des voisins comme le roi de France.
  • Fin de la régence : Thibaut IV a pris pleinement le contrôle du comté en 1222, après avoir été adoubé et avoir atteint l'âge adulte.
  • (4) Jeanne de Flandre (1194–1244) a régné sur la Flandre et le Hainaut de 1205 à 1244, d’abord sous la régence de sa mère, puis seule après 1225.
  • Elle est connue pour son rôle politique et militaire pendant une période de conflits avec la France et les villes flamandes (notamment la révolte des villes contre le pouvoir comtal).

L’épée nue : symbole et contexte

  • L’épée nue est un symbole fort dans l’iconographie médiévale, souvent associé à la justice, au pouvoir de punir ou à la défense des droits.
  • Dans le cas de Jeanne de Flandre, cette demande pourrait être interprétée comme :
    1. Un geste de résistance : Elle aurait brandi l’épée nue pour affirmer son autorité face à ses adversaires (comme le roi de France ou les rebelles flamands) ou pour défendre les droits de son mari, Ferrand de Portugal, prisonnier des Français depuis la bataille de Bouvines (1214).
    2. Un symbole de justice : Elle aurait utilisé l’épée nue pour marquer sa détermination à rétablir l’ordre ou à faire respecter les lois comtales.
    3. Une légende ou une interprétation tardive : Certaines sources historiques ou littéraires ultérieures ont pu amplifier ce geste pour en faire un symbole de sa fermeté.

Sources et interprétations

  • Aucune source médiévale directe ne mentionne explicitement que Jeanne de Flandre ait porté l’épée nue pour son mari prisonnier. Ce détail semble plutôt issu de réinterprétations romantiques ou nationalistes du XIXᵉ ou XXᵉ siècle, qui ont idéalisé son personnage.
  • Ferrand de Portugal a été libéré en 1227 après 13 ans de captivité, grâce à des négociations menées par Jeanne et sa mère. Son retour a permis de renforcer le pouvoir comtal en Flandre.

Pourquoi cette confusion ?

  • La légende de Jeanne de Flandre a été popularisée par des récits comme La Légende de Jeanne de Flandre (XIXᵉ siècle), qui mêlent faits historiques et fiction.
  • L’épée nue est un motif récurrent dans l’art et la littérature pour symboliser la résistance ou la justice. Elle a pu être associée à Jeanne de Flandre a posteriori.

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