Universités - Sous‑représentation des femmes selon Isabelle Régner
Isabelle Régner (professeure des universités, Laboratoire de Psychologie Cognitive, CNRS 7290) a mené plusieurs études démontrant que les femmes restent sous‑représentées à tous les niveaux de la recherche scientifique, notamment au CNRS.
1. Statistiques générales
- Au CNRS, le pourcentage moyen de chercheuses est de 35 %
- Ce pourcentage diminue avec la hiérarchie : plus on monte en grade, moins la proportion de femmes augmente, ce qui montre une baisse progressive de la représentation féminine à chaque niveau supérieur.
2. Biais implicites et décisions de promotion
- Une étude de 40 jurys CNRS a montré que les stéréotypes implicites de genre (association automatique de science avec masculin) sont présents chez la plupart des membres, hommes comme femmes
- Lorsque les jurys nient ou minimisent l’existence de biais en faveur des femmes, la présence de ces stéréotypes réduit la promotion des femmes. En revanche, lorsqu’ils reconnaissent la possibilité d’un biais, l’influence des stéréotypes disparaît
3. Actions mises en place
- Depuis 2019, les jurys de concours sont invités à suivre une auto‑formation sur les stéréotypes de genre et à désigner un référent ou une référente parité (cnrs.f
- Régner souligne que ces mesures doivent être complétées par d’autres actions (formation continue, évaluation systématique, stratégies de contrôle des biais) pour être réellement efficaces (egalab.org)
4. Conclusion
Les travaux d’Isabelle Régner montrent clairement que les femmes sont sous‑représentées à tous les niveaux de la recherche scientifique, et que les biais implicites de genre contribuent à cette inégalité. Les initiatives actuelles visent à réduire ces écarts, mais la situation reste préoccupante. (Qwant)
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