Acétamipride
Tenue de combat pour l'agriculteur qui verse son lait dans la citerne
Cancer pour tout le monde !
Risques liés à l'acétamipride pour le lait
· Contamination du lait : L'acétamipride est principalement utilisé en arboriculture et maraîchage (pucerons, cochenilles, etc.), mais il peut aussi être présent dans les fourrages ou les cultures destinées à l'alimentation animale si ces dernières sont traitées. Une contamination indirecte du lait est donc possible si les animaux consomment des aliments contaminés.
- Limites maximales de résidus (LMR) : Les LMR pour l'acétamipride dans le lait sont fixées à 0,05 mg/kg au niveau européen. Ces seuils sont régulièrement réévalués à la baisse.
· Réglementation française et européenne :
- En France, la vente et l'utilisation de l'acétamipride sont interdites, mais les produits importés (fruits, légumes, fourrages) traités avec cette substance peuvent entrer sur le marché européen. Cela crée une distorsion de concurrence pour les agriculteurs français, qui subissent des contraintes supplémentaires sans protection équivalente contre les importations.
- Aucune mesure n'oblige actuellement à tester systématiquement le lait pour l'acétamipride, mais les contrôles sanitaires peuvent être renforcés en cas de suspicion (ex. : signalement d'une contamination). Ndlr: l'acétamipride est introduit en France avec la loi agricole! (Qwant)
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Néonicotinoïdes interdits
Réintroduction en France
Duplomb 2
Il se dédouble bizarrement
Par Truant
· Le sénateur Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi en janvier 2026 pour réintroduire deux néonicotinoïdes : l’acétamipride et le flupyradifurone, via des dérogations encadrées.
· L’objectif affiché est de soutenir certaines filières agricoles (betterave, pomme, cerise, noisette) en situation de « difficulté technique ».
· Le texte a été adopté définitivement par le Parlement le 21 juillet 2026 (Sénat : 183 voix pour, 129 contre) et intégré dans un projet de loi d’urgence agricole.
Contexte et controverses :
· Le Conseil constitutionnel avait censuré une première version (Duplomb 1) en août 2025, jugeant le dispositif insuffisamment encadré.
· La réintroduction est justifiée par des arguments de compétitivité agricole, mais elle est vivement critiquée par les associations environnementales, les scientifiques et une partie de la société civile (plus de 2 millions de signatures contre la loi Duplomb).
· L’ANSES a alerté sur les effets de l’acétamipride sur la santé humaine (foie, neurotoxicité, risques pour le fœtus) et l’EFSA (autorité européenne) a revu à la baisse en 2024 la dose journalière admissible, en raison d’incertitudes majeures sur sa neurotoxicité développementale.
Détails des dérogations :
· Betterave : dérogation d’un an (renouvelable deux fois) pour l’enrobage des semences à la flupyradifurone, et pulvérisation possible en curatif si nécessaire.
· Pomme, cerise, noisette : recours possible à la pulvérisation d’acétamipride ou de flupyradifurone en cas de menace avérée.
Réactions :
· Le gouvernement a tenté de limiter la portée du texte, mais le Sénat a maintenu les dérogations, malgré l’opposition de la gauche et des écologistes.
· Les associations dénoncent une régression environnementale et un risque de censure future par le Conseil constitutionnel. (Qwant)
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