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lundi 10 août 2026

Salomé Saqué - Résister

 

Salomé Saqué

Résister

Editions Payot

2024

 

On peut imaginer un avenir sans extrême-droite. La vérité est de notre côté. (p 121)

 

Qu’est-ce que l’extrême-droite ?

C’est un agglomérat d’un nationalisme exacerbé, autoritaire, doublé d’un populisme basé sur le complot, développant l’idée que le peuple est opposé aux élites. De plus, c’est le rejet des migrant-es et des diversités culturelles. (p 13)

Pour l’extrême-droite, les inégalités sont égales aux différences. (9) C’est anxiogène car la communauté n’est pas homogène. Leurs élites seraient « véritables », devenant des élites de rechange. Leurs valeurs sont irrationnelles concernant la jeunesse et le culte des morts. (p 14)

L’étranger et l’étrangère sont déshumanisé-es. Ils deviennent un « chiffre » (ou un nombre, ndlr). Les postes dans la fonction publique seront réservés aux Français-es de souche. Bardella a osé revenir sur le droit du sol (qui existe en France depuis 1515), ce que Vichy n’avait pas osé faire en son temps. (p 18) (8)

Iels refusent les solidarités des Français-es en faveur des personnes défavorisées. (p 19)

Iels brouillent les pistes en ce qui concerne les femmes et les LGBTQIA au profit d’un projet nationaliste discriminatoire. (p 21)

Depuis les élections de 2024, les membres du RN ressentent un sentiment de puissance. (p 23)

2024 est l’année de la fin du front républicain anti FHaine en France. Les premiers ministres sont choisis avec l’aval du RN. (p 77)

Le cordon saute au Parlement européen en 2025. (p 79)

 

Une fois au pouvoir, le RN va agir :

Au pouvoir, l’extrême-droite peut promulguer des décrets-lois exceptionnels pour une durée limitée. (p 26)

Le RN peut dissoudre l’Assemblée nationale ce qui provoquera des retards pour la promulgation des lois ou les promulguer avec du retard. (p 27)

Il peut supprimer le Conseil Constitutionnel.

Il recrutera les magistrat-es selon ses propres critères.

Il va utiliser les forces armées à des fins politiques pour lutter contre les mouvements sociaux et donner des grâces présidentielles selon son bon vouloir.

Etude de M. Vogel en 2022 : le RN peut détruire l’état de droit en France en 18 mos. (p 30)

 

La violence d’extrême-droite.

Aux USA, iels arrêtent des personnes qui ont voté pour D. Trump, pensant qu’elles ne seraient pas visées. Iels ont le mépris pour les faibles. (p 36)

300 faits de violence en France perpétrés par l’extrême-droite. Pourquoi ? Ils pensent que le RN arrivera au pouvoir et les amnistiera. (p 44)

L’accélérationisme est basé sur une guerre raciale violente. (p 45) (7)

Charles Gave, du réseau Atlas, a donné 300 000 euros à E. Zemmour pour lancer sa candidature à la présidentielle de 2022. L’IFP a formé Alice Cordier, Geoffroy Lejeune, Charlotte d’Ornellas, etc. (p 57)

Quand E. Mcron parle de « guerre civile » et de « décivilisation », (10) il utilise le langage de l’extrême-droite. (p 62)

 

Les femmes identitaires :

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à prôner le retour à la maison et à diffuser des contenus identitaires. Les Tradwises (= épouses traditionnelles) vont dédier leur vie et militer contre Metoo. Elles défendent les idées d’un homme qui fume le cigare, mange de la viande rouge, pratique des sports violents et manie des armes à feu. C’est le « fascisme cool ». (p 69)

 

Œuvres de résistance aux idées de l’extrême-droite.

Lim – Rappeur – « Eldorado » – (6)

Cyril Dion – Poésie et cinéma –(5)

Coline Serreau – 1996 – « La Belle Verte » –(4)

Jean-Pascal Zadi et John Wax – 2020 – « Tout simplement noir » –(3)

 

Camille Teste – Politiser le bien-être – Prendre du temps pour soi – (en réaction au bun out des militant-es) (p 116) (2)

Cultiver la joie sous toutes ses formes –

Collectif Ibiza – 2022 – « Marine et Poutine dans un cœur » – (p 119) (1)

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 (8) Origine et histoire du droit du sol en France

·                                 Le droit du sol n’a pas été introduit en 1515 comme une règle formelle, mais cette année marque un contexte historique important : c’est à cette période que la notion de nationalité française commence à se structurer, notamment avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l’usage du français dans les actes officiels.

·                                 Le droit du sol moderne s’est développé progressivement à partir du XIXᵉ siècle, avec des lois comme :

·                                                         La loi du 7 février 1851 (première reconnaissance partielle du droit du sol).

·                                                         La loi du 26 juin 1889 (consacrant pleinement le droit du sol pour les enfants nés en France de parents étrangers, sous conditions).

·                                                         La Constitution de 1946 et celle de 1958, qui intègrent définitivement ce principe dans le droit français.

Application actuelle du droit du sol en France (2026)

Le droit du sol est aujourd’hui encadré par le Code civil, notamment aux articles 21-1 à 21-27. Voici les règles principales :

1.                              Droit du sol automatique :

·                                                         Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité (18 ans), à condition d’avoir résidé en France pendant au moins 5 ans depuis ses 11 ans (article 21-7 du Code civil).

·                                                         Depuis 2022, une déclaration de nationalité peut être faite dès 16 ans (auparavant, c’était uniquement à 18 ans).

2.                              Double droit du sol :

·                                                         Un enfant né en France de parents eux-mêmes nés en France (même étrangers) acquiert automatiquement la nationalité française à la naissance (article 21-1 du Code civil).

3.                              Cas particuliers :

·                                                         Les enfants nés en France de parents apatrides ou de parents dont la nationalité ne peut pas être transmise à l’enfant (ex. : certains pays interdisent la transmission de leur nationalité par les mères) peuvent aussi bénéficier du droit du sol.

·                                                         Les enfants trouvés en France (dont les parents sont inconnus) sont considérés comme nés en France et acquièrent la nationalité française.

4.                              Restrictions et débats :

·                                                         Le droit du sol a fait l’objet de débats politiques ces dernières années, avec des propositions pour le restreindre (ex. : condition de résidence plus longue, suppression automatique à 18 ans).

·                                                         En 2023, une réforme a été envisagée pour durcir les conditions, mais elle n’a pas abouti. Le système actuel reste donc inchangé en 2026.

Différence entre droit du sol et droit du sang

·                                 Droit du sang (jus sanguinis) : La nationalité est transmise par les parents, quel que soit le lieu de naissance.

·                                 Droit du sol (jus soli) : La nationalité est acquise par le lieu de naissance.

·                                 La France applique un système mixte : le droit du sol s’ajoute au droit du sang.

Exemples concrets

·                                 Un enfant né en France de parents marocains n’a pas la nationalité marocaine (le Maroc applique le droit du sang strict). Il peut acquérir la nationalité française à 18 ans (ou dès 16 ans avec déclaration), sous conditions de résidence.

·                                 Un enfant né en France de parents français a automatiquement la nationalité française à la naissance (double droit du sol).

Sources officielles (2026)

Pour vérifier les dernières évolutions législatives, consultez :

·                                 Service Public - Nationalité française par droit du sol

·                                 Legifrance - Code civil (articles 21-1 à 21-27)

(10) Origines et usages du terme « décivilisation »

·                                 Sens historique : Le terme peut évoquer des périodes de chute d’empires (ex. : chute de Rome) ou des effondrements systémiques (guerres, pandémies, crises économiques).

·                                 Sens contemporain : Certains l’emploient pour alerter sur des risques actuels (crises écologiques, polarisation politique, effondrement des démocraties, etc.).

·                                 Critique : Le concept est parfois jugé subjectif, car il suppose une définition normative de ce qu’est la « civilisation ».

Exemples d’usage              

·                                 Écologie politique : Certains écologistes parlent de « décivilisation » pour décrire un retour à des modes de vie plus locaux et résilients face à l’effondrement des systèmes industriels.

·                                 Philosophie : Des penseurs comme Ivan Illich ou Jean-Pierre Dupuy ont exploré l’idée d’une société autodestructrice, bien que sans toujours utiliser ce terme exact.

·                                 Culture populaire : Le thème apparaît dans des œuvres de fiction (ex. : Mad MaxThe Road) ou des essais comme Comment tout peut s’effondrer (Pablo Servigne, Raphaël Stevens).

Différence avec des concepts proches

·                                 Effondrement : Met l’accent sur l’incapacité à maintenir un système (économique, écologique, politique).

·                                 Barbarie : Implique une régression vers la violence ou l’absence de règles, souvent associée à une perte de moralité.

·                                 Décroissance : Propose une transition volontaire vers un modèle moins consumériste, sans nécessairement évoquer un déclin chaotique. (Qwant)

L’extrême droite et la décivilisation : un lien historique et actuel

L’extrême droite (extrême droite radicale, néonazisme, suprémacisme blanc, etc.) est souvent perçue comme un moteur ou un symptôme de décivilisation, pour plusieurs raisons :

A. Discours et idéologie

·                                 Rejet des normes démocratiques : L’extrême droite prône souvent un rejet des élites, des médias et des institutions, ce qui peut affaiblir les mécanismes de contrôle social.

·                                 Culte de la violence : Certains groupes (comme les milices d’extrême droite aux États-Unis ou les mouvements identitaires en Europe) glorifient la force brute et la supériorité raciale, ce qui va à l’encontre du processus de civilisation décrit par Elias.

·                                 Théories du complot : La propagation de fausses informations et la dénonciation systématique des "ennemis intérieurs" (migrants, Juifs, élites) sapent la confiance dans les institutions et favorisent un climat de méfiance généralisée.

B. Actions et conséquences

·                                 Montée des violences politiques :

·                                                         En Europe, des attentats d’extrême droite (comme ceux de Christchurch en 2019 ou Hanau en 2020) ont été analysés comme des actes de décivilisation, où des individus radicalisés agissent en dehors des cadres légaux.

·                                                         Aux États-Unis, les milices d’extrême droite (comme les Proud Boys ou l’Oath Keepers) sont souvent liées à des tentatives de déstabilisation (ex. : assaut du Capitole en 2021).

  • Affaiblissement des contre-pouvoirs :
    • L’extrême droite cherche à discréditer les médias, les juges et les scientifiques, ce qui peut mener à une fragmentation du débat public et à une normalisation de la violence.

C. Réactions des États et des sociétés

  • Renforcement des lois anti-terroristes : Plusieurs pays (France, Allemagne, États-Unis) ont durci leur législation pour lutter contre les groupes d’extrême droite, perçus comme une menace pour l’ordre social.
  • Mobilisations citoyennes : Des mouvements antiracistes (comme Black Lives Matter) ou des contre-manifestations (ex. : Gilets jaunes en France) sont parfois instrumentalisés par l’extrême droite pour alimenter des narratives de chaos.

3. Exemples récents (2020–2026)

Voici quelques événements ou analyses qui illustrent ce lien :

Date

Événement

Lien avec la décivilisation

Janvier 2021

Assaut du Capitole aux États-Unis par des partisans de Trump.

Rejet des institutions démocratiques, violence politique, affaiblissement des normes sociales.

Février 2020

Attaque de Hanau (Allemagne) par un suprémaciste blanc.

Acte de décivilisation : violence raciste, rejet de la société multiculturelle.

2022–2024

Montée des partis d’extrême droite en Europe (Rassemblement National, AfD).

Normalisation de discours xénophobes, remise en cause des valeurs européennes.

2025

Augmentation des violences contre les migrants en Grèce et en Italie.

Recours à la violence comme outil politique, affaiblissement de l’État de droit.

4. Analyses académiques et rapports

Plusieurs think tanks et universitaires ont étudié ce phénomène :

  • Rapport de l’ONU (2023) : Met en garde contre la montée des discours de haine et leur lien avec la désintégration des sociétés.
  • Étude de l’IFOP (2024) : Montre que 40 % des Français estiment que la France est en train de se "déciviliser", un sentiment souvent exploité par l’extrême droite.
  • Livre The Decivilizing Process (2021, Mark S. Hamm) : Analyse comment les groupes extrémistes (y compris d’extrême droite) contribuent à un recul des normes sociales.

5. En résumé

  • L’extrême droite est à la fois un symptôme et un accélérateur de décivilisation :
    • Symptôme : Elle profite des crises pour promouvoir des discours violents et anti-démocratiques.
    • Accélérateur : Ses actions (violences, désinformation) affaiblissent les structures sociales et favorisent un climat de chaos.
  • Risques :
    • Normalisation de la violence (ex. : milices, attentats).
    • Affaiblissement des contre-pouvoirs (médias, justice, éducation).
    • Fragmentation du débat public (théories du complot, rejet des experts). (Qwant)
  • (9) Les inégalités ne seraient pas structurelles (liées au système économique ou politique), mais le résultat de choix individuels ou de caractéristiques naturelles (ethnie, religion, etc.).
  • Les différences sont présentées comme normales, immuables ou même souhaitables, justifiant ainsi leur maintien ou leur accentuation.
  • Les politiques de redistribution ou d’inclusion sont perçues comme artificielles ou contraires à l’ordre naturel.

Exemples concrets

  • Discours sur l’immigration : Les inégalités socio-économiques subies par certains groupes (ex. : quartiers défavorisés) sont attribuées à leur culture ou religion, plutôt qu’à des discriminations systémiques ou à des politiques publiques.
  • Rejet du "wokisme" : L’extrême-droite critique les mesures visant à réduire les inégalités (quotas, formations inclusives) en les qualifiant de diviseuses, car elles mettraient en avant des différences plutôt que l’unité nationale (souvent définie de manière ethnique ou culturelle).
  • Théories du complot : Certaines franges extrémistes attribuent les inégalités à un complot (ex. : "grand remplacement", "élites mondialisées") pour éviter d’analyser les mécanismes économiques ou historiques.

Critique de cette vision

  • Biais naturaliste : Confondre inégalités et différences revient à nier que les sociétés façonnent activement les opportunités (ex. : accès à l’éducation, au logement, à l’emploi).
  • Instrumentalisation politique : Cela permet de justifier des politiques ségrégationnistes ou exclusionnistes au nom d’une prétendue "ordre naturel".
  • Effet pervers : Une telle vision peut aggraver les inégalités en légitimant leur persistance (ex. : refus de politiques de discrimination positive). (Qwant)

 (7) L’accélérationisme est un courant de pensée philosophique et politique qui prône l’accélération des transformations sociales, technologiques ou économiques pour atteindre un état futur souhaité, souvent en s’appuyant sur des critiques radicales du capitalisme ou de l’État moderne. Il existe plusieurs courants d’accélérationisme, dont certains sont associés à des positions extrêmes ou violentes, mais l’idée que l’accélérationisme soit uniquement basé sur une "guerre raciale violente" est une interprétation réductrice et biaisée*.

Points clés pour comprendre l’accélérationisme :

  1. Origines philosophiques :
    • Le terme a été popularisé par des penseurs comme Nick Land (accélérationisme de droite, souvent critiqué pour ses liens avec des idées réactionnaires) et des collectifs comme le Accelerationist Manifesto (2013), qui proposent une vision plus neutre ou même progressiste de l’accélération des forces productives pour dépasser le capitalisme.
    • D’autres courants, comme l’accélérationisme de gauche, visent à utiliser les forces du capitalisme pour en accélérer la crise et permettre une transition vers un système post-capitaliste.
  2. Diversité des courants :
    • Accélérationisme de droite : Associé à des idées comme le néoréactionnisme, le darwinisme social ou des positions anti-égalitaires. Certains de ses partisans prônent des scénarios violents ou dystopiques, mais cela ne représente qu’une frange minoritaire et controversée du mouvement.
    • Accélérationisme de gauche : Cherche à exploiter les contradictions du capitalisme pour en accélérer l’effondrement, souvent avec des méthodes non violentes (grèves, sabotage économique, etc.).
    • Accélérationisme technologique : Met l’accent sur l’innovation technologique comme moyen de transformer la société, sans nécessairement impliquer de violence.
  3. Lien avec la violence ou le racial :
    • Certains groupes d’extrême droite ou suprémacistes blancs ont récupéré des idées accélérationnistes pour justifier des actes violents (ex. : attentats comme celui de Christchurch en 2019, où le tireur citait des idées liées à l’accélérationnisme de droite et à la théorie du "grand remplacement").
    • Cependant, l’accélérationisme en tant que tel n’est pas défini par la violence ou le racial : c’est une philosophie qui peut être interprétée de multiples façons, dont certaines sont pacifiques ou progressistes.
  4. Critiques et récupérations :
    • L’accélérationisme est souvent critiqué pour son ambiguïté : il peut servir à justifier des positions radicales, mais aussi à imaginer des alternatives systémiques.
    • La récupération par des mouvements violents ou racistes est un phénomène réel, mais cela ne doit pas occulter la diversité des courants accélérationnistes.

En résumé :

  • Non, l’accélérationisme n’est pas fondé sur une guerre raciale violente. C’est une philosophie aux multiples interprétations, dont certaines sont pacifiques ou progressistes.
  • Oui, certains groupes violents ou racistes s’en réclament, mais cela ne représente qu’une partie marginale et contestée du mouvement.
  • Attention : Éviter de généraliser un courant complexe à partir de ses dérives les plus extrêmes. (Qwant)
  •  

  • (6) « Eldorado » est un morceau issu du double album Pirates, sorti le 30 septembre 2025 (radiofrance.fr)

Le clip officiel du titre a été publié en ligne pour accompagner la sortie de l'album  (booska-p.com) (youtube.com)  (facebook.com)

(5) Cyril Dion : écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste

Né le 23 juillet 1978 à Poissy, Cyril Dion est une figure majeure de l’écologie en France, connue pour son engagement à travers l’écriture, le cinéma et la poésie. Il est cofondateur du mouvement Colibris (avec Pierre Rabhi) et de la revue Kaizen, dédiée aux alternatives écologiques et sociales.

Poésie : une voix engagée

Cyril Dion publie régulièrement des recueils de poèmes, mêlant lyrisme et engagement. Parmi ses œuvres récentes :

  • 2014 : Assis sur le fil (premier recueil).
  • 2022 : À l’Orée du Danger.
  • 2023 : La nuit est une page blanche (dialogue poétique avec les artistes G&K).
  • 2024 : La route sans fin.
  • Il a également participé à des spectacles comme Résistances Poétiques, créé en 2019 avec le musicien Sébastien Hoog, qui mêle lecture de poèmes et musique. Ce spectacle a été joué à Paris (Maison de la Poésie, New Morning) et en Belgique, et reste en tournée en 2026.

Cinéma : des documentaires pour inspirer l’action

Cyril Dion est surtout connu pour ses documentaires, souvent coécrits ou coréalisés, qui allient enquête et espoir :

  • 2015 : Demain (avec Mélanie Laurent), César du meilleur documentaire en 2016. Le film explore des solutions concrètes pour la transition écologique.
  • 2022 : Animal, qui interroge notre rapport au vivant.
  •   2022 : Un monde nouveau (diffusé sur Arte), une série en trois volets où il incarne le narrateur et propose un plan d’action face à l’urgence climatique.

    Engagement et actualité récente

    ·                                 Il a été garant de la Convention Citoyenne pour le Climat (2020), une expérience qu’il a critiquée pour le manque de suivi politique.

    ·                                 En 2026, il continue de s’exprimer sur la nécessité de résistances poétiques et créatives face aux crises écologiques. Il intervient régulièrement en conférences, comme celle du 10 avril 2026 à Liège sur « Une image écologique ? La bataille des récits ».

    Style et influences

    Son travail repose sur :

    ·                                 L’écologie radicale : il dénonce les lobbies industriels et plaide pour une transition systémique.

    ·                                 La poésie comme outil de résistance : il défend l’idée que la beauté et la créativité sont des leviers pour agir.

    ·                                 Le récit comme vecteur de changement : ses films et livres visent à rendre tangible l’espoir, malgré l’effondrement annoncé.


    (4)  Comédie de science-fiction et un conte philosophique.

  • Date de sortie en France : 18 septembre 1996 
  • Résumé : Une extraterrestre, Mila, originaire d’une planète utopique où les habitants vivent en harmonie avec la nature, décide de visiter la Terre. À ses yeux, notre planète est un monde arriéré, pollué et individualiste. Le film mêle humour, satire sociale et réflexion écologiste  (fr.wikipedia.org)
  • Réception à sa sortie : Le film a été très critiqué par une partie de la presse et boudé par le public à sa sortie. Il n’a réalisé qu’environ 773 636 entrées en France  (jpbox-office.com)
  • Postérité : Aujourd’hui, « La Belle Verte » est considéré comme un film culte, notamment pour son message écologiste et féministe, et il est régulièrement redécouvert sur les plateformes de streaming et en VOD  (avoir-alire.com) (boutique.arte.tv)
  •  

    (3) Tout simplement noir est une comédie française sortie le 8 juillet 2020 en France. Le film, co-écrit par Jean-Pascal Zadi et Kamel Guemra, met en scène Zadi dans le rôle de JP, un acteur raté qui tente d’organiser une grande marche de contestation noire à Paris pour dénoncer la sous-représentation des Noirs dans la société et les médias. Le ton est celui d’un faux documentaire, mêlant humour et autodérision pour aborder des thèmes sensibles comme l’identité, le communautarisme et les discriminations.

    Le film a été distribué par Gaumont dans 500 salles, avec un budget d’environ 3,37 millions d’euros. Malgré la crise sanitaire liée à la Covid-19, il a réalisé 761 349 entrées en France, un succès notable pour une comédie à thème engagé. Jean-Pascal Zadi a remporté le César du meilleur espoir masculin et le César du meilleur premier film en 2021 pour ce projet. (Qwant)

    (2) Présentation du livre

    ·                                 Titre : Politiser le bien-être

    ·                                 Auteure : Camille Teste, ancienne journaliste spécialisée en justice sociale, professeure de yoga et militante féministe.

    ·                                 Éditeur : Binge Audio Éditions.

    ·                                 Date de parution : 12 avril 2023.

    ·                                 Nombre de pages : 160.

    ·                                 Prix : Environ 15 €.

    ·                                 Public cible : Accessible dès 12 ans.

    Thèse centrale Camille Teste y critique la manière dont le bien-être est souvent réduit à une logique néolibérale et individualiste, présentée comme une solution individuelle à des problèmes collectifs (ex. : coaching pour gérer le harcèlement au travail plutôt que de lutter contre les causes structurelles). Elle propose de repenser ces pratiques pour en faire des outils d’émancipation politique et collective, en les reliant aux luttes sociales et environnementales.

    Points clés abordés

    ·                                 Le bien-être comme industrie mondiale (5 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, croissance de 7 à 10 % par an), souvent inaccessible ou normée (corps jeunes, blancs, valides, etc.).

    ·                                 La dépolitisation du mal-être : les pratiques de bien-être (yoga, méditation, coaching) sont souvent présentées comme neutres, alors qu’elles ignorent les contextes sociaux (ex. : douleurs liées à des conditions de travail précaires).

    ·                                 Des alternatives concrètes :

    ·                                                         Des praticien·nes qui adaptent leurs approches à des publics marginalisés (corps gros, poilus, racisés, LGBTQI+, etc.).

    ·                                                         Des mouvements comme Extinction Rebellion organisant des week-ends de ressourcement pour les militant·es.

    ·                                                         Une réflexion sur la santé décoloniale et la lenteur comme actes politiques.

    Message principal Prendre soin de soi peut être un acte politique, à condition de le faire en conscience et en lien avec les luttes collectives. L’autrice invite à détourner les injonctions néolibérales pour cultiver des pratiques de bien-être émancipatrices et inclusives.

    Où le trouver ? Le livre est disponible en librairie (physique et en ligne) et en format numérique. Voici quelques liens utiles :

    ·                                 Binge Audio Éditions (éditeur)

    ·                                 Place des Libraires

    ·                                 Amazon France

     (1 En avril 2022, le collectif Ibiza — un groupe de militants écologistes, mélenchonistes et de gauche — a perturbé une conférence de presse de Marine Le Pen pour dénoncer sa proximité avec Vladimir Poutine. Lors de cet événement, une militante du collectif, Pauline Rapilly-Ferniot (conseillère municipale EELV à Boulogne-Billancourt), a brandi une pancarte en forme de cœur sur laquelle figurait une photo de Marine Le Pen serrant la main de Vladimir Poutine (sudouest.fr)

    Cette action visait à rendre visible, selon les militants, la « complaisance » de Marine Le Pen envers le dirigeant russe, notamment en rappelant ses positions passées sur l’Ukraine et sa rencontre avec Poutine en 2017 (rtl.fr)

    Un autre membre du collectif, infiltré sous une fausse identité de journaliste de Russia Today, a également posé une question ironique à Marine Le Pen, prétendant la transmettre de la part de Poutine (leparisien.fr)

    La militante a été évacuée manu militari par le service d’ordre de la candidate du Rassemblement national (franceinfo.fr) (lanouvellerepublique.fr) (tf1info.fr) (cnews.fr) (lemonde.fr) (actu.fr)(sudouest.fr)

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