Camille Claudel
- Mon dessin - Camille Claudel sculpte au château de l'Islette
Camille
Claudel a effectivement travaillé au château de l'Islette.
Entre 1890 et 1893, elle y a installé son atelier et y a sculpté l’une de ses
œuvres les plus emblématiques, La Petite Châtelaine. Le modèle
de ce buste était la petite‑fille des propriétaires du château à l’époque, et
quatre versions ont été réalisées, différant par la chevelure de la figure
Le château a également été le lieu où Auguste Rodin a travaillé sur son projet de Balzac, tandis que Claudel a pu se concentrer sur son propre travail loin des critiques parisiennes(chateaudelislette.fr)
Les deux artistes ont ainsi trouvé à l'Islette un havre de paix et d’inspiration pour leurs créations les plus importantes (my-loire-valley.com)
- Clotho - Musée Rodin
Clotho est une sculpture réalisée en plâtre en 1893 par Camille Claudel (1864‑1943). Elle a été exposée à la Société nationale des Beaux‑Arts en 1893, puis une version en marbre, achevée en 1897, fut présentée en 1899, mais cette dernière est aujourd’hui perdue
L’œuvre s’inspire de la mythologie gréco‑romaine, représentant Clotho, la plus jeune des trois Parques qui filent le destin humain
Description
artistique
La sculpture représente Clotho sous les traits d’une vieille femme
décrépite, tête chauve, yeux enfoncés, et prise dans ses propres
filets. Elle est présentée comme une antinomie de la Valse,
soulignant le thème du destin et de la vieillesse, un sujet que Claudel
explorait également dans d’autres œuvres
La pièce constitue un point de repère de la préoccupation claudélienne du destin, thème récurrent dans son travail (musee-rodin.fr)
- Torse de Clotho vers 1893 - Musée d'Orsay – Paris
Cette sculpture représente le torse d’une figure de la mythologie grecque, Clotho, l’une des trois Moires. Elle est conservée dans la collection permanente du musée et n’est pas exposée en salle au moment de la dernière mise à jour de la notice. (Qwant)
Edmond Lévêque - Diane - Jardin des Tuileries – Paris
La statue a été commandée par Napoléon III pour le Palais de Fontainebleau le 1 juin 1864, avec un paiement de 8 000 francs et un bloc de marbre fourni par l’administration le 19 juillet 1864
Le solde a été réglé le 10 juin 1865.
Bien que prévue pour Fontainebleau, la sculpture n’a jamais été livrée ; elle a été placée dans le Jardin des Tuileries le 17 avril 1872, dans l’allée centrale de l’ancien jardin réservé, face à la Nymphe de Lévêque
L’œuvre est actuellement conservée par le Musée du Louvre, Département des Sculptures du Moyen‑Âge, de la Renaissance et des temps modernes (collections.louvre.fr)
- Camille Claudel – Diane
Elle est considérée comme la première œuvre connue de Claudel, soulignant son émergence dans le monde de la sculpture (pinterest.com)
La sculpture a été achetée lors d’une vente aux enchères auprès des descendants de la sœur Louise par la Communauté d’agglomération de la région de Château‑Thierry, puis intégrée à la collection de la Maison Camille et Paul Claudel à Villeneuve‑sur‑Fère
La Maison expose également d’autres œuvres de jeunesse de l’artiste, comme un buste de Paul Claudel à 37 ans, ainsi que des sculptures posthumes et des copies de grande qualité (maison-claudel.fr)
Les femmes
Mon dessin – Les commères
Camille Claudel - Dessin de Florence Jeans
Camille
Claudel a réalisé en 1886 un portrait de son amie Florence
Jeans (1862‑1939).
Le travail est réalisé au fusain, à la craie blanche
et à la sanguine sur papier, et il est conservé au Musée
Camille Claudel à Nogent‑sur‑Seine.
Ce dessin fait partie d’une série de portraits que Claudel a dessinés pendant
son séjour sur l’île de Wight, où elle a également esquissé d’autres amis,
comme le docteur James William Jeans (flickr.com)
La relation entre les deux artistes est attestée par une correspondance de 1886‑1889, où Claudel évoque notamment le groupe Sakountala, ses difficultés avec ses modèles, et les projets d’exposition. Cette correspondance témoigne de l’intimité et de l’échange artistique qui ont inspiré le portrait de Florence Jeans (museecamilleclaudel.fr)
Camille Claudel - Dessin d'une vieille du pont Notre -Dame -1886
Lieu de conservation : Musée La Piscine, Roubaix (exposition « Camille Claudel » 2014‑2015) (flickr.com)
Camille Claudel - Les causeuses dessin
Les
Causeuses (ou Les Bavardes / La Confidence) est une sculpture
réalisée par Camille Claudel en 1897.
Elle fait partie de la série Croquis d’après nature, où l’artiste
dépeint des scènes du quotidien en petites dimensions.
Sujet : un groupe de quatre femmes, l’une d’elles tenant la main à la bouche pour diriger un murmure vers les trois autres qui l’écoutent attentivement.
Composition : les femmes se penchent, se cambrent et se pressent les unes contre les autres, créant une scène très théâtrale autour d’un paravent qui rappelle un coin de mur. (Qwant)
Camille Claudel - Les causeuses -1893
Inspiration : Claudel évoque dans une lettre de 1893 à son frère Paul un groupe de femmes qu’elle a observé dans un wagon de chemin de fer, ce qui a inspiré la scène de quatre femmes nues, l’une confiant un secret aux autres. (Qwant)
Camille Claudel - Torse de femme accroupie – 1884-1885
Camille Claudel a réalisé « Torse de femme accroupie » vers 1884‑1885. L’œuvre représente le torse d’une femme accroupie, sans tête ni bras, dans une posture de recroqueville. Elle est souvent désignée sous le titre « Femme accroupie ».(navigart.fr)
Réserves et collections
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Réserve |
Support |
Localisation |
Notes |
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Musée Camille Claudel, Nogent‑sur‑Seine |
Plâtre patiné |
France |
Exposition permanente |
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Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix (La Piscine) |
Bronze |
France |
Version « torse mutilé » |
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J. Paul Getty Museum, Los Angeles |
Bronze |
États‑Unis |
Acquis en 2018, fondue par Philippe Berthelot après l’internement de Claudel |
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Musée des Arts de Bucarest |
Bronze |
Roumanie |
Découverte en 1996 par Ioana Beldiman, conservatrice du musée national de Bucarest |
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Camille Claudel – L’Implorante et l’Age mûr
- L'implorante 1890 -1907 - Roubaix - Musée La Piscine
L’œuvre « L’Implorante » a été réalisée dans le cadre du groupe L’Âge mûr, dont la sculptrice travaillait dès 1890 (sculptureetcollection.com)
Les premières études de la figure datent de vers 1892‑1894 (navigart.fr), et la version finale en bronze a été produite entre 1894 et 1905
La sculpture représente une femme agenouillée, interprétée comme une autobiographie de Claudel, et fait partie d’un trio de personnages symbolisant la sculptrice, Rodin et Rose Beuret (sculptureetcollection.com)
- Etude pour L'implorante - 1894 - Roubaix - Musée La Piscine
Le musée de Roubaix a acquis plusieurs œuvres de Camille Claudel depuis 1994, et Etude pour l'Implorante fait partie de cette collection. L’engagement du musée à enrichir son parcours avec les pièces de Claudel est souligné dans ses communiqués
L’œuvre est une première réflexion sur la figure de L'Implorante, qui appartient au groupe L'Âge mûr sur lequel Claudel travaillait depuis 1893. Elle est décrite comme une étude de la posture et de l’expression de la figure féminine(navigart.fr)
- L’Age mûr- Musée Rodin – Paris
L’Âge
mûr est une sculpture majeure de Camille Claudel (1864‑1943)
exposée au Musée Rodin à Paris.
Elle est présentée dans la collection permanente, généralement située au
premier étage, salle 16, bien que sa présence ne soit pas garantie à tout
moment (musee-rodin.fr)
La première version, un plâtre, a été donnée par Paul Claudel en 1952
La version en bronze a été fondue deux fois : en 1902 par Thiébaut Frères (pour un particulier) et en 1913 par Carvilhani (pour le musée Rodin) (musee-rodin.fr)
La sculpture a été exposée au Salon des Beaux‑Arts en 1899 (fr.wikipedia.org) mais n’a jamais été livrée au dépôt des marbres.
- Tête de vieille femme - Hélène - Musée d'Orsay – Paris
La Vieille Hélène ou Buste de vieille femme est une sculpture en terre cuite réalisée par Camille Claudel vers 1881-1882. D’après Mathias Morhardt, son premier biographe, ce portrait de jeunesse serait la première œuvre signée de l’artiste. Il représente une des domestiques de la famille Claudel. Le chignon très fin indique son origine modeste. (Musée Camille Claudel)----------------
Camille Claudel - La petite châtelaine - La Valse - Vue par Rodin – Sakountala -
Camille Claudel - La petite châtelaine
Versions et matériaux
|
Version |
Matériau |
Année |
Dimensions (H × L × P) |
|
Marbre (Musée Rodin) |
Marbre |
1895 |
34,3 × 28,4 × 22 cm |
|
Marbre (La Piscine, Roubaix) |
Marbre |
1896 |
44 × 36 × 29 cm |
|
Plâtre patiné (Musée Camille‑Claudel) |
Plâtre |
1892‑1893 |
32,3 × 28,9 × 21,2 cm |
|
Bronze (Musée Joseph‑Denais) |
Bronze |
1895 |
32,3 × 28,9 × 21,2 cm |
|
Bronze (Musée Soumaya, Mexico) |
Bronze |
1895‑1900 |
32 × 27 × 31 cm |
La Petite Châtelaine est une série de bustes réalisés par la sculptrice française Camille Claudel entre 1892 et 1900. L’œuvre représente une petite fille de six ans, la fillette Marguerite Boyer, la petite‑fille de la propriétaire du château de l’Islette, où Claudel séjournait à plusieurs reprises. Elle a été posée pendant 62 heures, ce qui a permis à l’artiste de capturer une expression à la fois docile et pleine de ferveur (fr.wikipedia.org)
Camille-Claudel- - Affiche
- Musée Rodin
« Le musée est l'un des prêteurs majeurs de l'exposition, avec 7 sculptures et 5 pièces d'archives, dont la photo qui illustre l'affiche, tirée de … » (facebook.com)
L’exposition se déroule au Musée Camille Claudel à Nogent‑sur‑Seine (13 septembre 2025 – 4 janvier 2026), mais le Musée Rodin a contribué matériellement et visuellement à son affichage. (Qwant)
- 1892 - 1893 - Roubaix - Musée La Piscine
La Petite Châtelaine à la natte courbe (1892‑1893) est une sculpture en plâtre de Camille Claudel déposée à la Musée La Piscine de Roubaix en 2018. Elle a été exposée au public à partir du 13 février 2019 dans le cadre d’une exposition temporaire consacrée à l’artiste, aux côtés d’autres pièces de sa collection permanente. (Qwant)
- 1896 - Roubaix - Musée La Piscine
« Le marbre de la Petite Châtelaine (dite aussi Jeanne Enfant ou La Petite de l’Islette) a été retenu pour l’affiche de l’exposition » (lessoireesdeparis.com)
Le Musée La Piscine possède également d’autres œuvres de Camille Claudel, notamment Léon Lhermite et Clotho, témoignant de la richesse de son patrimoine artistique (coupsdoeil.fr)
Camille Claudel – La valse
1893
La Valse a été conçue entre 1889 et 1893, période où Camille Claudel était encore profondément liée à son maître Auguste Rodin (fr.wikipedia.org)
La sculpture représente un couple de danseurs de valse, tournoyant autour d’un axe oblique, et illustre l’« énergie du mouvement » qui caractérise l’œuvre de Claudel (musee-rodin.fr)
Exposition
et réception
En 1893, Claudel expose une version modifiée, désormais
drapée, au Salon national des beaux‑arts. Cette version, appelée La
Valse avec voiles, a été approuvée par l’inspecteur Armand Dayot
après que l’artiste ait ajouté un drapé à la danseuse pour atténuer l’indécence
perçue
Le salon a toutefois refusé une commission en marbre, jugeant l’œuvre trop « indécente » (en.wikipedia.org)
Camille Claudel vue par Auguste Rodin.
Camille Claudel jeune aux cheveux courts de Rodin vers 1884
- Le portrait est le premier portrait de Claudel réalisé par Rodin (musee-rodin.fr)
- Il représente la jeune Camille Claudel lorsqu’elle avait vingt ans et qu’elle venait d’entrer dans l’atelier de Rodin (jeanpierrekosinski.over-blog.net)
- Le buste a été créé en plâtre et est conservé dans la collection du Musée Rodin, où il est catalogué sous la désignation « aux cheveux courts »
Description visuelle
- Le modèle porte une coiffure courte qui souligne son jeune âge et son énergie.
- Le portrait est réalisé en plâtre patiné, ce qui confère à la sculpture une texture légèrement vieillie, typique des œuvres de Rodin de cette période (collections.musee-rodin.fr)
Camille Claudel jeune coiffée d'un bonnet de Rodin – 1884
Lorsque Camille Claudel entra pour la première fois dans l’atelier de Rodin, elle avait vingt ans. Son visage fascina le sculpteur, qui réalisa plusieurs portraits de la jeune femme, dont Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet et Masque de Camille Claudel (jeanpierrekosinski.over-blog.net)
La tête de Claudel coiffée d’un bonnet, réalisée en 1884, est l’une des premières représentations de la jeune artiste dans l’atelier de Rodin.
Camille Claudel jeune - Masque de Rodin vers 1884
- Rodin a réalisé plusieurs portraits de la jeune Camille Claudel : Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet et Masque de Camille Claudel (jeanpierrekosinski.over-blog.net)
- Le masque se distingue par la présence volontaire des traces de moulage et des résidus de doigts, soulignant le processus de création et la présence de l’artiste dans l’œuvre. Il est ainsi considéré comme un autoportrait de Rodin, où le corps de l’artiste se situe entre le modèle et sa représentation (elevensteens.com)
Signification
- Le masque illustre la fascination de Rodin pour le visage de Camille Claudel, tout en introduisant une dimension de mélancolie et d’« éloignement affectif » dans la représentation, comme le souligne la description de son visage dans le texte (jeanpierrekosinski.over-blog.net)
Camille Claudel jeune De Rodin
Camille Claudel jeune - La pensée De Rodin - 1895
Camille Claudel, élève et amante de Rodin, posa souvent pour lui et le sculpteur en fit plusieurs portraits. (Musée d’Orsay)
Pour affirmer sa propre identité créatrice, en totale rupture avec celle de Rodin, elle invente de nouveaux sujets. (Musée Rodin)
La
Pensée est une tête en marbre réalisée vers 1895 par Auguste
Rodin.
Elle représente la jeune Camille Claudel et illustre le concept de la
pensée qui « émerge de la matière » : seule la partie supérieure du bloc a été
sculptée, tandis que le reste du marbre reste brut, soulignant l’idée que la
réflexion surgit parfois de rien (musee-orsay.fr)
La sculpture est une tête de Camille Claudel dont le visage est légèrement penché en avant, les yeux fixés sur l’invisible ; le contraste entre le marbre poli et le bloc laissé brut crée une impression d’apparition et confère à l’œuvre une profondeur symboliste (musee-orsay.fr)
Histoire de la création
- Rodin a commencé la version en marbre en 1893, année de sa séparation avec Camille Claudel (histoiresdartsblog.wordpress.com)
- Au cours de la réalisation, il a décidé de ne pas poursuivre la sculpture, laissant le bloc sous la tête inachevé
- L’œuvre a été baptisée « La Pensée émergeant de la matière » (musee-orsay.fr)
Le visage, sculpté avec un soin particulier, évoque la méditation : l’absence de bras ou de jambes souligne l’idée que la pensée est un état intérieur, non actionnable (histoiresdartsblog.wordpress.com)
Camille Claudel – Sakountala
- Camille Claudel - Etude II pour Sakountala - Musée d'Orsay Paris
Camille
Claudel a réalisé cette étude en terre cuite vers 1886.
Elle fait partie du groupe d’œuvres inspiré du mythe indien de Shakuntala
(Kalidasa) et illustre la scène où le roi Dushyanta implore le pardon de
Shakuntala après une longue séparation.
Sakountala est l’une des œuvres majeures de Claudel, souvent interprétée comme une réponse amoureuse au Baiser d’Auguste Rodin.
L’étude montre déjà l’empreinte de la passion fébrile qui caractérise l’œuvre définitive, où Dushyanta est à genoux, implorant le pardon de Shakuntala* (musee-orsay.fr)
- Camille Claudel jeune - 1903
Sakountala
est une sculpture monumentale de Camille Claudel (1864‑1943) qui a
d’abord été présentée au Salon des artistes français en 1888.
Elle est inspirée de la mythologie hindoue et a suscité à la fois un succès
critique et une polémique, ce qui a marqué la carrière de la sculptrice.
Évolution de l’œuvre
Contexte de l’exposition actuelle
Du 14 septembre 2024 au 12 janvier 2025, le musée Camille Claudel organise l’exposition « *Camille Claudel à l’œuvre : Sakountala » qui présente près de 100 objets liés à la création, à la réception et aux variations de l’œuvre. L’exposition bénéficie de prêts exceptionnels du musée Rodin, de la Bibliothèque nationale de France et du musée d’Orsay, et a reçu le label « Exposition d’intérêt national » du ministère de la Culture (museecamilleclaudel.fr)
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