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mardi 24 février 2026

Jean-Pierre Coffe - Une vie de Coffe

 

Jean-Pierre Coffe

Une vie de Coffe

Editions Stock – 2015

 

Sa mère a été tondue à la Libération. Coiffeuse, elle avait rasé les Allemands. Son mari état décédé pendant la guerre, elle avait repris son travail pour faire vivre sa famille. (p 22).

Il va chez les Frères des écoles chrétiennes de Nancy. (1) Après ses dix ans, il ne connaît pas encore le mot pédophile, mais il a déjà vu un curé qui tripote un mineur.

Quand il raconte que son voisin de lit a été agressé sexuellement, il est puni à genoux, cul nu, et prend une fessée au ceinturon. Il observe les allées et venues la nuit, avec le surveillant qui choisit sa proie. (p 30 et 32).

A la fin de son collège, l’amant de sa mère, un comte marié, se débarrasse de lui en l’envoyant pendant un an en Grande-Bretagne. Il se sent pris dans « une nasse, sans possibilité de résister ». (p 38).

Il entre au cours Simon avec Marie-José Nat et Sami Frey. (2) Il paie ses cours en travaillant dan la teinturerie de sa mère, à repasser des jupes plissées. (p 48).

Adulte, il travaille dans une maison d’éditions, chez Robert Laffont, le père de Patrice Laffont (« Des chiffres et des Lettres », plus tard), avec qui il travaille. (p 58). (3)

Vingt ans plus tard, il déplore que sa mère attende toujours son comte, seule, soumise, disponible. (p 67).

En 1975, il ouvre son premier restaurant, rue du Faubourg Saint-Honoré. (p 141).

Il reçoit toutes les vedettes du cinéma et de la télévision. Les paparazzis planquent devant son restaurant « La Ciboulette ». (p 174). (4)

Il fréquente la maison close, appelée aussi « maison de tolérance », chez Madame Carmen, rue Fontaine à Pigalle. (5)

Homosexuel sur le tard, la trentaine bien passée, il fantasme quand même sur le corps des femmes. (p 177).

Pendant le SIDA, les prostituées de Pigalle se savent condamnées à mort, sans l’utilisation des préservatifs. Si elles ont en charge un enfant, elles sont encore plus angoissées et impuissantes face à un maquereau qui exige du rendement. (p 217).

Il n’aime pas Michel Denizot sur Canal Plus. Ils ont travaillé ensemble pendant cinq ans. Il le trouve froid, sans générosité, cherchant à piéger les invité-es et les chroniqueurs et chroniqueuses. Il veut se mettre en valeur. (p 233).

Quand il réalise une chronique de quatre minutes liant humour et pédagogie, il bénéficie d’une équipe de dix personnes autour de lui. « On faisait de la télé comme du cinéma pro ». A Canal Plus, l’argent coule à flot. « Maintenant, on fait de la télé comme du cinéma amateur ». (p 237).

Raconter un mensonge lui demande un gros effort de mémoire. Dire la vérité peut le gêner, mais c’est momentané. (p 295).

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(1) Jean‑Pierre Coffe a été placé par sa mère dans un pensionnat à Nancy qui était tenu par les Frères des écoles chrétiennes. Cette information est mentionnée dans les biographies disponibles, notamment sur Wikipédia et la médiathèque de Nancy  (mediatek66.mediatheques.fr)

(2) Jean‑Pierre Coffe a intégré le Cours Simon aux côtés de Marie‑José Nat et Sami Frey.

Dans son parcours vers la comédie, Jean‑Pierre Coffe a quitté ses études sans certificat et a passé le concours d’entrée au Cours Simon. Il a été admis avec les mêmes condisciples : Marie‑José Nat et Sami Frey (fr.wikipedia.org)
Pendant sa formation, il a reçu l’enseignement de Jean Chevrin.

« Voulant devenir comédien, il arrête sa scolarité sans même avoir le certificat d'études et s'inscrit au Cours Simon, passant le concours avec Marie‑José Nat et Sami Frey, et y reçoit l'enseignement de Jean Chevrin »  (fr.wikipedia.org).

(3) Robert Laffont était un éditeur et littéraire français né le 30 novembre 1916 à Marseille et décédé le 19 mai 2010 à l’âge de 93 ans  (challenges.fr)
Il a fondé les Éditions Robert Laffont en 1941, une maison d’édition qui a publié de nombreux best‑sellers et œuvres populaires, faisant de lui un « grand‑père de l’édition française » (challenges.fr)

 

Vie familiale

  • Marié quatre fois ;
  • A eu cinq enfants, dont Patrice Laffont, Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent (challenges.fr)
  • Son fils Patrice Laffont a grandi entouré de livres et a souvent évoqué l’influence de son père dans sa carrière télévisuelle  (diverto.tv)

(4) Une troupe de paparazzis attendait devant le restaurant « La Ciboulette » après l’incident de 1979 où Jean‑Pierre Coffe a refusé de servir un hamburger au président américain Jimmy Carter (tvmag.lefigaro.fr)

  • L’événement a eu lieu à la fin d’une conférence à Saint‑François en Guadeloupe, où Coffe, alors responsable de la restauration, a refusé la commande de Carter.
  • Suite à la sortie du président, une troupe de paparazzis les attendait à l’extérieur du restaurant, crépitant de flashs et d’explications, comme décrit dans le récit de l’anecdote. (Qwant).

(5) Le Carmen était un hôtel particulier du XIXᵉ siècle, construit en 1875, qui a servi de maison close de luxe avant de devenir aujourd’hui un bar‑club.

  • Localisation : 34 Rue Duperré, 9ᵉ arrondissement, à deux pas de la place Pigalle (la question mentionne « rue Fontaine », mais les sources indiquent la rue Duperré)  (lexpress.fr)
  • Fonction historique : Maison de tolérance, l’établissement accueillait des clients fortunés et des jeunes damoiseaux dans des salons privés, une cage dorée et des miroirs gigantesques  (parissecret.com)
  • Décor : Rococo, avec des boiseries, des plafonds hauts, des colonnades et des fauteuils en velours rouge, rappelant l’époque de la Belle Époque  (visitparisregion.com)
  • Transformation : Après la loi Marthe Richard de 1948 qui a fermé les maisons de plaisir, le bâtiment a été reconverti en club et bar à cocktails, tout en conservant les éléments décoratifs de son passé sulfureux  (timeout.fr)
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