Jean-Pierre
Coffe
Une
vie de Coffe
Editions
Stock – 2015
Sa
mère a été tondue à la Libération. Coiffeuse, elle avait rasé les Allemands.
Son mari état décédé pendant la guerre, elle avait repris son travail pour
faire vivre sa famille. (p 22).
Il
va chez les Frères des écoles chrétiennes de Nancy. (1) Après ses dix ans, il
ne connaît pas encore le mot pédophile, mais il a déjà vu un curé qui tripote
un mineur.
Quand
il raconte que son voisin de lit a été agressé sexuellement, il est puni à
genoux, cul nu, et prend une fessée au ceinturon. Il observe les allées et
venues la nuit, avec le surveillant qui choisit sa proie. (p 30 et 32).
A la
fin de son collège, l’amant de sa mère, un comte marié, se débarrasse de lui en
l’envoyant pendant un an en Grande-Bretagne. Il se sent pris dans « une
nasse, sans possibilité de résister ». (p 38).
Il
entre au cours Simon avec Marie-José Nat et Sami Frey. (2) Il paie ses cours en
travaillant dan la teinturerie de sa mère, à repasser des jupes plissées. (p
48).
Adulte,
il travaille dans une maison d’éditions, chez Robert Laffont, le père de
Patrice Laffont (« Des chiffres et des Lettres », plus tard), avec
qui il travaille. (p 58). (3)
Vingt
ans plus tard, il déplore que sa mère attende toujours son comte, seule,
soumise, disponible. (p 67).
En
1975, il ouvre son premier restaurant, rue du Faubourg Saint-Honoré. (p 141).
Il
reçoit toutes les vedettes du cinéma et de la télévision. Les paparazzis
planquent devant son restaurant « La Ciboulette ». (p 174). (4)
Il
fréquente la maison close, appelée aussi « maison de tolérance »,
chez Madame Carmen, rue Fontaine à Pigalle. (5)
Homosexuel
sur le tard, la trentaine bien passée, il fantasme quand même sur le corps des
femmes. (p 177).
Pendant
le SIDA, les prostituées de Pigalle se savent condamnées à mort, sans
l’utilisation des préservatifs. Si elles ont en charge un enfant, elles sont
encore plus angoissées et impuissantes face à un maquereau qui exige du
rendement. (p 217).
Il
n’aime pas Michel Denizot sur Canal Plus. Ils ont travaillé ensemble pendant
cinq ans. Il le trouve froid, sans générosité, cherchant à piéger les invité-es
et les chroniqueurs et chroniqueuses. Il veut se mettre en valeur. (p 233).
Quand
il réalise une chronique de quatre minutes liant humour et pédagogie, il
bénéficie d’une équipe de dix personnes autour de lui. « On faisait de la
télé comme du cinéma pro ». A Canal Plus, l’argent coule à flot. « Maintenant,
on fait de la télé comme du cinéma amateur ». (p 237).
Raconter
un mensonge lui demande un gros effort de mémoire. Dire la vérité peut le
gêner, mais c’est momentané. (p 295).
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(1) Jean‑Pierre Coffe
a été placé par sa mère dans un pensionnat à Nancy qui était
tenu par les Frères des écoles chrétiennes. Cette information
est mentionnée dans les biographies disponibles, notamment sur Wikipédia et la
médiathèque de Nancy (mediatek66.mediatheques.fr)
(2) Jean‑Pierre Coffe a intégré le Cours Simon
aux côtés de Marie‑José Nat et Sami Frey.
Dans
son parcours vers la comédie, Jean‑Pierre Coffe a quitté ses études sans
certificat et a passé le concours d’entrée au Cours Simon. Il a été
admis avec les mêmes condisciples : Marie‑José Nat et
Sami Frey (fr.wikipedia.org)
Pendant sa formation, il a reçu l’enseignement de Jean Chevrin.
« Voulant
devenir comédien, il arrête sa scolarité sans même avoir le certificat d'études
et s'inscrit au Cours Simon, passant le concours avec Marie‑José Nat et Sami
Frey, et y reçoit l'enseignement de Jean Chevrin » (fr.wikipedia.org).
(3) Robert Laffont
était un éditeur et littéraire français né le 30 novembre 1916
à Marseille et décédé le 19 mai 2010 à l’âge de 93 ans (challenges.fr)
Il a fondé les Éditions Robert Laffont en 1941, une maison
d’édition qui a publié de nombreux best‑sellers et œuvres populaires, faisant
de lui un « grand‑père de l’édition française » (challenges.fr)
Vie familiale
- Marié quatre fois ;
- A eu cinq enfants, dont Patrice Laffont,
Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent (challenges.fr)
- Son fils Patrice Laffont a grandi entouré
de livres et a souvent évoqué l’influence de son père dans sa carrière
télévisuelle (diverto.tv)
(4) Une
troupe de paparazzis attendait devant le restaurant « La Ciboulette »
après l’incident de 1979 où Jean‑Pierre Coffe a refusé de servir un
hamburger au président américain Jimmy Carter (tvmag.lefigaro.fr)
- L’événement a eu lieu à la fin d’une conférence à
Saint‑François en Guadeloupe, où Coffe, alors responsable de la
restauration, a refusé la commande de Carter.
- Suite à la sortie du président, une troupe
de paparazzis les attendait à l’extérieur du restaurant,
crépitant de flashs et d’explications, comme décrit dans le récit de
l’anecdote. (Qwant).
(5) Le Carmen
était un hôtel particulier du XIXᵉ siècle, construit en 1875,
qui a servi de maison close de luxe avant de devenir
aujourd’hui un bar‑club.
- Localisation : 34 Rue Duperré,
9ᵉ arrondissement, à deux pas de la place Pigalle (la question mentionne
« rue Fontaine », mais les sources indiquent la rue Duperré) (lexpress.fr)
- Fonction historique : Maison de
tolérance, l’établissement accueillait des clients fortunés et des jeunes
damoiseaux dans des salons privés, une cage dorée et des miroirs
gigantesques (parissecret.com)
- Décor : Rococo, avec des
boiseries, des plafonds hauts, des colonnades et des fauteuils en velours
rouge, rappelant l’époque de la Belle Époque (visitparisregion.com)
- Transformation : Après la loi
Marthe Richard de 1948 qui a fermé les maisons de plaisir, le bâtiment a
été reconverti en club et bar à cocktails, tout en conservant les éléments
décoratifs de son passé sulfureux (timeout.fr)
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