Viols
TF1 aux Prud'hommes
PPDA – Bruel - Hulot
Hélène Devynck
Ils ont éliminé les femmes mais pas l'élément perturbateur
Hommes aux interviews.
TF1 et les Prud’hommes
1. Cas de Bruce Frankel
- Décision : Le conseil des prud’hommes de Boulogne‑Billancourt a condamné TF1 à verser 700 000 € à l’ancien journaliste.
- Motifs : travail dissimulé et licenciement sans cause réelle et sérieuse ; la chaîne a été jugée responsable de 450 000 € de dommages‑et‑intérêts et de 250 000 € pour le licenciement
- Contexte : Frankel, journaliste de 1981 à 2017, a été licencié en 2017 alors qu’il était considéré comme un collaborateur recruté localement. Les juges ont requalifié ses collaborations en contrat à durée indéterminée, estimant qu’il devait être traité comme salarié (lemonde.fr)
2. Cas de Claire Chazal
- Procédure : La journaliste a saisi le conseil des prud’hommes après son licenciement en septembre 2015.
- Motif du licenciement : Le PDG de TF1, Nonce Paolini, l’a convoquée par SMS avant de l’annoncer comme remplaçante. Le licenciement a été jugé sans cause réelle et sérieuse.
- Réclamations : Chazal pouvait prétendre à une indemnité d’au moins 6 mois de salaire brut moyen, selon l’article L 1235‑3 du Code du travail. Elle a négocié une transaction devant le bureau de conciliation, aboutissant à un accord de plusieurs centaines de milliers d’euros (village-justice.com)
3. Cas de Jérôme Bourreau‑Guggenheim
- Décision : TF1 a été condamné à verser 27 000 € à l’ancien responsable du pôle innovation Web pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (humanite.fr)
- Motif : Le licenciement était lié à un e‑mail envoyé à une députée critiquant la Hadopi, transmis à la direction de TF1. Le salarié a demandé 160 000 € de dommages‑et‑intérêts, mais la décision finale a été de 27 000 € (radiofrance.fr)
4. Autres condamnations
- TF1 a également été condamné à verser 575 000 € à Thomas Hugues, ancien joker de Patrick Poivre d’Arvor, pour un licenciement abusif (fr.news.yahoo.com)
- Des salariés ont obtenu des indemnités de 24 000 € dans d’autres affaires, mais ces montants varient selon les circonstances et les jugements locaux (tf1info.fr)
Résumé des révélations d’Hélène Devynck
Contexte général
Dans l’émission « C ce soir » diffusée sur France 5, l’ancienne journaliste de TF1/LCI Hélène Devynck a évoqué les pratiques de la chaîne lorsqu’elle interviewait des personnalités accusées de violences sexuelles, notamment Patrick Bruel et Patrick Poivre‑d’Arvor (PPDA).
Précautions « protection des femmes »
- Devynck affirme que, dans l’émission « 50 Minutes Inside », la production n’envoyait que des journalistes masculins pour interviewer Bruel afin de « protéger les femmes »
- Elle étend ce propos à PPDA, citant la directrice de l’IPJ Catherine Lambret qui, selon elle, n’avait envoyé que des hommes en stage à TF1 pour éviter que des femmes soient exposées à un « prédateur »
Conséquences de cette politique
- Devynck critique cette approche comme une forme de misogynie profonde : « on les élimine pour qu’il n’y ait pas de problème, plutôt que d’éliminer l’élément perturbateur »
- Elle souligne que la protection des femmes se traduit par l’exclusion des femmes du monde professionnel du journalisme, ce qui ne résout pas le problème sous‑jacente.
Réactions et implications
- L’affaire a entraîné des retombées professionnelles pour Bruel : arrêt de sa tournée, annulation de festivals, retrait de ses chansons par certaines radios, et prise de distance de plusieurs émissions télévisées.
- Devynck continue de défendre la présomption d’innocence de Bruel tout en appelant à attendre les conclusions de la justice avant toute condamnation publique (public.fr)
---------------------------
Demande d’annulation du concert de Patrick Bruel à la LDLC Arena.
Le collectif féministe NousToutes Rhône a publié une lettre ouverte officielle afin de réclamer l’annulation pure et simple du concert de Patrick Bruel prévu le 19 novembre à la LDLC Arena de Décines‑Charpieu
Dans cette lettre, l’association dénonce que le chanteur est mis en examen dans plusieurs affaires de violences sexuelles, et que la tenue de l’événement serait incompatible avec la défense des victimes et la décence
Le collectif a également indiqué qu’il menacerait d’organiser une mobilisation plus visible en amont du concert si la demande d’annulation n’était pas satisfaite
La demande a été relayée sur plusieurs plateformes sociales (Facebook, Twitter, Tonic Radio) et a suscité des réactions de la part des autorités locales et de la salle de concert, mais aucune décision d’annulation n’a encore été prise. (Qwant)
----------------------
