Affichage des articles dont le libellé est Madame du Barry. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Madame du Barry. Afficher tous les articles

mardi 6 octobre 2026

Mémoires de madame Campan - Première femme de chambre de Marie-Antoinette

 

Mémoires de madame Campan

Première femme de chambre de Marie-Antoinette

Editions Mercure de France

1988

                                                             Madame Henriette Campan

La France compte 25 millions de Français-es. (p 110)

Elle a été la femme de chambre de Marie-Antoinette pendant 18 ans, entre 1174 et 1792.

Elle écrit ses Mémoires sous le 1er Empire. (p 10)

Jeune fille, elle se prénommait mademoiselle Genet. (p 11)

Elle a aimé Marie-Antoinette et a défendu l’aristocratie. « On connaît les décrets insensés du 4 août qui détruisaient les privilèges ». (p 286) « Nous vivions pour servir et aimer le roi. » (p 287)

Elle garde les bijoux et les diamants de Marie-Antoinette. (p 347)

Ayant travaillé pour Bonaparte après la Révolution, elle a été discréditée auprès des royalistes.

« Il ne faut confier les secrets qu’aux âmes fortes qui n’ont pas peur ». ( 440)


Louis XV.

Les badauds pouvaient le voir manger le dimanche. (p 15)

La Maison du Parc-aux-cerfs était située rue Saint Médéric à Versailles. (p 530) (1)


                                                              Marie-Adélaïde de France

Michelet a participé à la calomnie. Il a affirmé qu’il existait une relation incestueuse entre Louis XV et madame Adélaïde. Le vicomte de Narbonne serait leur enfant. (p 532) (2)

Madame d’Andlau, de la famille de madame de Polignac, a donné des livres pornographiques à madame Adélaïde. Elle a été chassée de Versailles, avec une pension. (p 548) (3)


Marie-Antoinette.

Elle avait des dents mal implantées en mauvais état. (p 537)

La Cour est divisée devant son arrivée à Versailles. Les pour se regroupent autour de Choiseul, les contre autour du duc d’Aiguillon. Marie-Antoinette, « l’Autrichienne », le sait et elle place des gens qui vont lutter contre ses détracteurs. L’historiographe de France, monsieur Moreau, sera écarté de la bibliothèque royale en raison de son accointance avec le duc d’Aiguillon. (p 80)

A Choisy, les spectacles ont lieu deux fois par jour ; La danseuse Guimard, très maigre, à la voix rauque, était meilleure danseuse qu’actrice. Elle excellait dans les parodies burlesques. (p 137)

Le public peut se promener sur les terrasses du château de Versailles, le soir, quand Marie-Antoinette, enceinte, y écoute des concerts à « la fraîche », en 1778. (p 169)

A Marly, le peuple est admis dans les jardins, pendant que Louis XVI et Marie-Antoinette y résident avec la Cour. (p 185)

Quand la Cour joue aux jeux d’argent le soir, le public est admis au balcon pour regarder jusqu’en 1782 ou 1784. Les personnes qui venaient de Paris étaient nourries par Louis XVI, mais ne restaient pas à Marly. (p 188)

Louis XVI avait un gros appétit et aimait surtout les pâtisseries. (p 429)

Elle avait près d’elle deux eunuques. (p 422)

Marie-Antoinette ne pardonne pas à la noblesse qui s’est jetée dans le parti de la Révolution, trahissant leur fonction de rempart de la royauté.

                                                              La princesse de Lamballe 

La princesse de Lamballe quitte Aix-la-Chapelle pour rejoindre Marie-Antoinette à sa demande. Elle ne se fait aucune illusion sur son sort. Elle a fait écrire son testament avant de partir. (p 568) (4)

Marie-Antoinette joue toujours le double jeu après la fuite de Varennes. Barnave se décourage. (p 568) Marie-Antoinette écrit qu’elle accepte la Constitution tout en écrivant le contraire à Mercy. (p 574) Le couple royal est tiraillé entre le parti constitutionnel et les princes français exilés à l’étranger qui sont aussi divisés au sujet de Marie-Antoinette. Ce sera la cause de leur perte. (p 384)

A chaque promenade dans le jardin des Tuileries, Marie-Antoinette est huée par le peuple. Elle ne peut plus sortir. (p 409)

La princesse de Lamballe occupe le pavillon de Flore. (p 411) (5)


Les libelles contre Marie-Antoinette

Elle est attaquée dans le libelle « Le lever de l’aurore ». (p 86) (6)

Elle est nue dans le bain dans de libelle de Soulavie. (p 96) (7)

Un autre libelle est imputé à l’abbé Mercier qui ira à la Bastille à la place du coupable, « chaussé à la Cour », en 1774. (p 542)

Libelle de Goupil. Lieutenant de police, auteur du libelle, escroc, il veut se faire payer 4 000 louis pour le faire disparaître. (p 118) (8)

M. Champcenetz de Riquebourg ne fut pas inquiété pour ses chansons écrites contre la reine. (P 169) (9)

1783 – 1784 – Des libelles circulent sur Marie-Antoinette puisant dans les coffres quand Calonne est ministre des finances.  (10)

1790 – Turin, publication de  « la vie privée de Charles Philippe, ci-devant comte d’Artois » dans laquelle on outrage la reine. (p 550) (11)


La mode

Le chapeau surchargé d’épis de blés, au début du règne de Louis XVI, est le symbole de l’abondance. (p 83)


La noblesse.

Elle a interdit l’armée et les grades d’officiers aux roturiers.

Tout était réservé à la noblesse, y compris à la noblesse pauvre.

Madame Campan pensait que c’étaient les raisons secrètes de la Révolution française. (p 197)


La Révolution française.

René Nicolas de Maupeau fit un don à la Nation de 800 000 livres en 1789. Ce fut le prix pour sa tranquillité. (p 533) (12)

En octobre 1789, Louis XVI chassait quand les femmes sont venues à Versailles réclamer du pain. (p 290)

Madame Campan a des mots durs pour ces femmes : « des poissardes », « des furies » qui en voulaient aux entrailles de Marie-Antoinette. (p 291)

Elle poursuit : « La troupe de cannibales ramène le couple royal à Paris ». A cause de la foule immense, leur fuite a été impossible, même la nuit. (p 296)

Les deux têtes coupées des gardes laissent présager de la suite funèbre. (p 300)

La fuite royale – 20 et 21 juin 1791:

                             Varennes-en-Argonne - Sur la route de la Belgique et de Bruxelles 

Direction Bruxelles, où se trouve la sœur de Marie-Antoinette. Les meubles, les bijoux, les vêtements sont arrivés à Bruxelles avant la fuite. M. Goguelat a été envoyé en avance pour faire le trajet et calculer la durée. (13) (p 353) Marie-Antoinette privilégie son coiffeur, Léonard, en lui confiant tous ses bijoux et ses ordres. (p 571) Ndlr : Cette décision leur sera fatale…

C’est une femme de chambre de Marie-Antoinette qui les a dénoncés, en voyant tous ces préparatifs. Varennes est sur la route de Bruxelles. (p 342) Tout le monde espionne tout le monde. (p 412)

Pendant la fuite, le couple a effectué plusieurs arrêts imprudents. (p 570)

Les ordres de Léonard font que messieurs de Bouillé et de Raigecourt quittent leur poste  avant l’arrivée de Louis XVI. M. de Choiseul part au bout de deux heures. (p 571) (14) A Varennes, Louis XVI et Marie-Antoinette tentent de convaincre M. Sauce, épicier, de les laisser continuer leur route. Mais il a peur et répond qu’il ne veut pas avoir la tête coupée. (p 353) (15)

Arrestation et retour aux Tuileries.

Seule la femme de chambre de Marie-Antoinette peut l’aider. Son portrait est peint et placé devant les sentinelles. La surveillance est totale et le couple se parle peu. (p 345)

Le premier gilet pare-balles (et anti arme blanche) est créé en 1792 pour Louis XVI après la tentative d’assassinat du 20 juin 1792, aux Tuileries.

Les papiers retrouvés dans une cachette créée par F. Gamin dénoncent Louis XVI et serviront à son procès.

Les gardes nationaux assurent le service du couple royal au Temple, à partir du 11 août. (p 576)

En 1794, des loups ont à moitié dévoré Pétion près de Bordeaux, alors qu’il fuyait. (p 570) (16)

Marie-Antoinette croyait qu’elle avait fait le bonheur de tous les peuples…(p 430)


Madame du Barry

                                                   Zamor, le nègre de madame du Barry 

Zamore était un esclave qui portait la traîne de la Du Barry. Il recevait 3000 livres de gratification par an. Il la dénoncera pendant la Révolution. (p 60 et 539) (17)


Littérature.

Le chevalier de Parny est connu pour sa poésie érotique. (p 132) (18)

Madame Geoffrin était la mère nourricière de la philosophie. (p 158) (19)

-----------

 

  1. La maison associée au Parc-aux-Cerfs se trouvait au 4, rue Saint-Médéric, à Versailles ; Louis XV l’acheta en 1755 et la fit revendre en 1771.(Qwant)
  2. Cette hypothèse repose sur des rumeurs tardives, apparues après la chute de la monarchie, et n’est pas étayée : les sources évoquent plutôt une possible liaison entre Louis XV et Françoise de Châlus, mère de Louis de Narbonne, sans preuve définitive. (Qwant)
  3. Les sources indiquent que Marie-Henriette de Polastron, comtesse d’Andlau et tante de Gabrielle de Polignac, fut chassée de la cour pour avoir remis à la princesse Adélaïde un livre jugé infâme ; elles ne précisent pas qu’il s’agissait de livres pornographiques. (Qwant)
  4. Les informations fournies ne précisent pas si la princesse de Lamballe a rédigé son testament avant de quitter Aix-la-Chapelle en 1791. (Qwant)
  5. Appartement de la princesse de Lamballe au Pavillon Flore La princesse de Lamballe occupe cet appartement à partir du 8 octobre 1789. Il donne, à la fois, sur le jardin et sur le pont royal. (Cour Tuileries)

Lors de l'emprisonnement de la famille royale au palais des Tuileries, la princesse de Lamballe occupa le rez-de-chaussée du pavillon et Madame Élisabeth, le premier.

Demeurée auprès de la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée à la prison de La Force. Elle est mise à mort par la foule, venant de quitter son procès, au cours des massacres. (Wikipedia)

Elle est assassinée le 3 septembre. Son cadavre est décapité et sa tête promenée au bout d’une pique, du Temple jusqu’au Palais Royal. Malgré son nom, la Princesse ne vint jamais à Lamballe. (Lamballe Armor Bz)

  1. Quelques semaines après l’avènement de Louis XVI, Marie-Antoinette aurait été visée par le libelle satirique Le Lever de l’aurore, mais son existence et sa circulation ne sont pas établies avec certitude. (Qwant)

Affaire du premier libelle contre Marie-Antoinette, généralement désigné comme Le Lever de l’aurore ou L’Aurore. L’abbé Mercier fut soupçonné d’en être l’auteur et emprisonné à la Bastille. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir qu’il était réellement coupable ni qu’il y fut envoyé délibérément à la place du véritable auteur : l’affaire reste entourée de rumeurs et d’incertitudes.(shs.cairn.info)

  1. Celle-ci souligne que l’épouse du monarque n’entrait pas nue dans son bain parfumé d’essences de fleurs, mais «vêtue d’une longue robe de flanelle boutonnée jusqu’au cou. (Paris-Match)

(8) Petite correction : Goupil n’était pas lieutenant de police, mais inspecteur de police. Le lieutenant de police l’avait chargé d’identifier l’auteur du libelle.

Selon ce récit, Goupil prétendit avoir retrouvé l’imprimeur près d’Yverdon et réclama une forte somme pour obtenir le reste du texte. Il reçut 3 000 louis, puis 1 000 louis supplémentaires. Un autre espion révéla ensuite que Goupil était lui-même l’auteur du libelle et avait déjà été condamné pour escroquerie.  (marie-antoinette.forumactif.org)

(9) Les Mémoires de Mme Campan rapportent que, quinze jours après la diffusion des couplets contre la reine, leur auteur — M. Champcenetz de Riquebourg — était connu publiquement, mais ne fut pas inquiété. (books.google.com)

La phrase que vous citez reprend donc le témoignage de Mme Campan.  (fr.wikisource.org)

(10) Cette formulation renvoie aux libelles qui accusaient Marie-Antoinette de dilapider l’argent de l’État, alors que Calonne était contrôleur général des finances depuis novembre 1783. Ce sont des accusations pamphlétaires, pas la preuve qu’elle puisait réellement dans les coffres du Trésor. (fr.wikipedia.org)

À noter : Calonne était plutôt soutenu par la reine au début de son ministère ; les attaques contre elle s’inscrivaient dans une campagne plus large visant son influence et ses dépenses supposées. (histoire-image.org)(unsansculotte.wordpress.com)

(11) Il s’agit d’une notice bibliographique sur un pamphlet politique anonyme, paru à Turin en 1790 sous le titre Vie privée de Charles-Philippe de France, ci-devant comte d’Artois, frère du roi, et sa correspondance avec ses complices. Le catalogue Google Books recense une édition de 1790 de 95 pages, sans nom d’éditeur (books.google.com); une bibliographie le situe également à Turin cette année-là (fr.wikipedia.org)

Le texte s’en prend au comte d’Artois et contient des attaques contre Marie-Antoinette. Il faut toutefois distinguer l’accusation portée par le pamphlet de faits établis : son titre et son contenu relèvent de la littérature polémique de l’époque.  (books.google.com)

(12) Cette affirmation semble erronée ou, au minimum, non vérifiée. Les sources consultées identifient René-Nicolas de Maupeou comme l’ancien chancelier, mort en 1792, mais ne confirment pas qu’il ait fait un don de 800 000 livres à la Nation en 1789. (larousse.fr)

Il peut s’agir d’une confusion avec un autre membre de la famille Maupeou ou avec un autre donateur. (Qwant)

(13) La fuite de Varennes, en juin 1791. Goguelat, officier chargé de préparer l’itinéraire, aurait été envoyé en reconnaissance pour estimer le temps du voyage vers Montmédy, près de la frontière. La famille royale fut arrêtée à Varennes avant d’atteindre sa destination.

(14) Il s’agit d’un passage sur la fuite de Varennes, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791. Bouillé fils et le comte de Raigecourt, qui attendaient à Varennes, s’étaient couchés et devaient se relever à deux heures pour accueillir le roi. Le retard de la berline a bouleversé le dispositif : les hommes ont quitté leur poste avant son arrivée. Le duc de Choiseul, chargé d’un autre détachement, est lui aussi parti après avoir attendu deux heures. Ces départs ont contribué à l’échec de l’escorte prévue pour la famille royale. (persee.fr) (periegete.com)

(15) Cette scène évoque l’arrestation de la famille royale à Varennes, dans la nuit du 21 au 22 juin 1791, lors de la fuite de Varennes. Louis XVI et Marie-Antoinette tentèrent de convaincre les autorités locales de les laisser franchir le pont et poursuivre leur route vers Montmédy. L’épicier Jean-Baptiste Sauce, procureur-syndic de la commune, aurait hésité, tandis que d’autres, dont le maître de poste Drouet, s’opposaient à leur départ.  (periegete.com)

(16) Proscrit cette année-là, Pétion s’est réfugié en Gironde, puis s’est suicidé avec François Buzot en juin 1794, près de Saint-Magne-de-Castillon. Leurs corps ont été retrouvés quelques jours plus tard, en partie dévorés par des loups. (fr.wikipedia.org)

(17) Zamor — parfois écrit « Zamore » — était un jeune garçon d’origine indienne que Madame du Barry fit venir à la cour. Il fut notamment chargé de porter sa traîne. Plus tard, il se retourna contre elle pendant la Révolution française. (Qwant)

(18) Évariste de Parny (1753–1814), poète français, est notamment connu pour ses Poésies érotiques, publiées en 1778. Il a aussi écrit des élégies et des poèmes satiriques. (Qwant)

(19) C’est une formule qui résume bien le rôle de Madame Geoffrin dans les Lumières. Tenancière d’un salon parisien très fréquenté au XVIIIᵉ siècle, elle accueillait écrivains, philosophes et artistes, et soutenait certains d’entre eux. On peut la dire « mère nourricière » de la philosophie au sens figuré : elle lui offrait un lieu de rencontre et un appui, plutôt qu’elle n’en était elle-même une philosophe au sens strict. (Qwant)

------------------