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lundi 24 novembre 2025

Simone Bertière - La reine et la favorite.

 

Simone Bertière

La reine et la favorite

Editions de Fallois – 2000


Louis XV et Marie Leszczynska :

Louis XV a été couvé, materné, coupé de la vie jusqu’à son mariage avec Marie Leszczynska. (p 167)

En 1733, Madame de Mailly, issue de la noblesse picarde et membre de la suite de la reine une semaine sur trois (p 230), est la première maîtresse de Louis XV, après sept ans de mariage.

Marie Leszczynska attend une fille, Sophie, née en 1734. C’est sa septième fille. (1) Il est mélancolique. (p 229)

Soupers fins et champagne délient la langue du roi. Louis XV s’oppose à Louis XIV : pour lui, l’être est plus important que le paraître (p 234). Sous Louis XIV, la fonction du roi représente les 100%, quand celles de l’homme sont réduites à 0%. Il a entretenu le culte du roi surnaturel. (p 619).

Louis XV s’affranchit de son éducation vers ses trente ans, tout comme l’avait fait Louis XIV. Il s’affiche avec sa maîtresse. (p 239). Marie Leszczynska a perdu la bataille sentimentale. (p 240).

En 1741, la sœur de Madame de Mailly, Pauline, marquise de Vintimille, devient la maîtresse de Louis XV. Enceinte, elle devient acariâtre. Elle meurt des suites de l’accouchement, à cause des saignées. (p 242).

Madame de Mailly reprend du « service ». Mais une de ses sœurs, la cinquième de la fratrie, madame de la Tournelle, exige son renvoi avant de devenir la maîtresse de Louis XV en 1742. (p 246).

En ne touchant plus les écrouelles, Louis XV désacralise la fonction royale. Sa légitimité devient critiquable. (p 621).

Louis XV est touché par les pamphlets. « Réveillez-vous, mânes de Ravaillac ». C’est un appel au meurtre. (p 371). Ndlr : quarante ans avant la Révolution !

Louis XV et le dauphin se sont menés une guerre, creusant l’échec de leur relation. Ni l’un ni l’autre n’a voulu céder. La religion en a été le prétexte. (p 599). La famille royale éclate. Chacun vit sa vie comme il le veut sur le modèle bourgeois. (p 619). Ndlr : ils ont cohabité par nécessité royale…

Les Parlements rejettent les fondements de l’autorité royale en 1766. L’autorité de droit divin est contestée. (p 606).

Louis XV n’ouvre pas la voie vers une monarchie constitutionnelle. (p 607).

La Du Barry :

Etant une prostituée, Louis XV compromet ce qu’il lui restait de dignité. Il ne croyait plus en la monarchie absolue de Louis XIV. Mais il ne choisit ni la monarchie parlementaire, ni la République. (p 614).

Louis XV n’a pas su se mettre en avant. Il a un bilan politique positif pourtant. Les Révolutionnaires s’empareront de cet héritage. Refuser un premier ministre lui a nui. (p 622). Marie Leszczynska a nui à son mari en se rapprochant du parti dévot de l’église qui a refusé la proposition de Louis XV d’un impôt plus juste, le vingtième. Mais par son conformisme, elle a aussi protégé la royauté. (p 624).


Forges-les-Eaux :

Marie Leszczynska va en cure à Forges-les-Eaux, station thermale royale contre la stérilité en 1735. (p 235).

La dauphine Marie-Josèphe va y faire aussi une cure dans l’espoir de tomber enceinte, en 1749. Elle est la mère de Louis XVI. Il était le second garçon de la dauphine, mais l’aîné meurt de la coqueluche quand il avait six mois. Elle mettra au monde sept enfants : 4 fils et trois filles. (p 454).


Jeanne-Antoinette Poisson :

Son père était commissionnaire chez les frères Pâris. (2) Tout n’était pas déclaré jusqu’à ce que la justice se penche sur leurs affaires. Le père de Jeanne-Antoinette  servira de fusible qui saute. Il se réfugiera en Allemagne. Il revient en France quelques années plus tard. Le second procès de 1741 casse la sentence.

En seconde noces, il épouse Madeleine de la Motte, une des plus belles femmes de Paris.  Le Blanc, ministre de la guerre, et Pâris-Montmartel ont profité des voyages de François Poisson pour lutiner auprès de la belle.

Le véritable père de Jeanne-Antoinette est peut-être Charles Le Normant de Tournehem qui l’élèvera pendant le séjour en Allemagne de François Poisson. (p 332).

Elle avait de la famille dans l’entourage de Versailles. Son cousin, Binet, était le premier valet de chambre du dauphin. Le Bel, valet du roi, a été l’amant de la mère de Jeanne-Antoinette (p 326).

Madame Jeanne-Antoinette d’Etiolles portait aussi le surnom de « Bestiole ». (p 366).

Elle est calomniée par madame de Tallard qui se venge car on lui a refusé la place de gouvernante. (p 369). (3)

A trente ans, Madame d’Etiolles n’est plus l’amoureuse folle de ses débuts avec Louis XV. (p 382).

A-t-elle été une « mère maquerelle » entre 1751 et 1765, pendant l’épisode surnommé le Parc-aux-Cerfs ? Non. Les valets de Louis XV se chargeaient de recruter les jeunes filles. C’était de la prostitution de luxe. (p 382). Louis XV leur assurait un avenir, ainsi qu’aux enfants, sans leur accorder  la reconnaissance royale. (p 386).

Madame de Pompadour a régné sur les plaisirs et les jeux tout en étant une « maîtresse de maison accomplie », ce qui portait atteinte à l’institution royale. (p 600). Elle doit se montrer et distraire son amant, Louis XV, qui s’ennuie dans la vie.

Madame de Pompadour ne s’est jamais sentie sereine et en sécurité, contrairement à madame  de Maintenon qui était soutenue par l’église. (p 622). Elle a protégé Louis XV contre les complots. (p 382). Elle s’occupe des « relations publique ». (p 383). Louis XV lui accorde sa confiance car elle est indépendante de toutes les coteries de la Cour. (p 384).

Elle meurt jeune, usée par la lutte pour sa survie.



Jélyotte était un chanteur virtuose. (p 349). (4)

Versailles lance les pamphlets. (p 369). Maurepas est certainement le chef d’orchestre soutenu par la Cour. (p 375). (5)



La noblesse :

- Madame de Bouillon a eu son premier fils à treize ans tout juste. (p 101).

- La fonction naturelle de la noblesse est la guerre. Elle n’aime pas la paix. (p 248).

- Aurore de Königsmarck, suédoise, a un frère qui a séduit l’épouse de l’Electeur Frédéric-Auguste 1er. On le retrouvera emmuré dans la maçonnerie, à l’occasion de travaux. (p 312).

- Stanislas, en Lorraine à Lunéville, est un aïeul de Louis XVI. Le père de Louis XVI, en 1765, meurt après avoir craché du sang provenant des poumons. (Ndlr : tuberculose ?). Stanislas voit son petit-fils mourir d’une tuberculose osseuse, après son arrière petit-fils, le frère de Louis XVI en 1759. (p 587).

- A Versailles, la remise à neuf d’un appartement dure sept mois de travaux (p 609).


Marie-Antoinette, reine, remplira les rôles assumés par la Pompadour. On connaît la fin. (p 625).

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  1. Marie Leszczynska donne naissance à sa fille Sophie en 1734, l'une des dix enfants qu'elle aura avec Louis XV. (Carnet d’histoire).
  2. Les frères Pâris étaient quatre frères financiers et banquiers français, originaires de Moirans en Dauphiné, nés entre 1668 et 1690 et morts entre 1733 et 1770. Ils ont commencé dans le commerce privé avant de devenir munitionnaires des armées. (Universalis).
  3. Madame de Tallard n'a pas été nommée gouvernante des enfants de France, un poste occupé par Marie Isabelle de Rohan de 1735 à 1754. (Wikiital).
  4. Pierre Jélyotte (1713-1797) était un chanteur virtuose français, connu pour sa belle voix et ses qualités dramatiques, bien qu'il ait eu le mauvais goût d'altérer les mélodies avec trop d'ornements. (Musicologie).
  5. Maurepas, ministre de Louis XV, fut disgracié en 1749 pour avoir soutenu des pamphlets et libelles contre la favorite du roi, Madame de Pompadour, et pour son manque de zèle à poursuivre leurs auteurs. (Qwant).

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samedi 13 avril 2024

Evelyne Lever - Madame de Pompadour.

Evelyne Lever

Madame de Pompadour.

Librairie académique Perrin – 2000

 

 

François-Hubert Drouais 

1727 - 1775

Madame de Pompadour (1721 - 1764) au tambour de broderie 

1763 - 1764 

The National Gallery - Londres.

Louis XV anoblit sa maîtresse en tant que marquise en 1745. C'est le tableau le plus respectable et naturel qui existe. Elle est assise dans son appartement à Versailles. 

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Page 20 :

*Mariage du fils unique de Louis XV avec Marie-Thérèse Raphaëlle, infante d’Espagne (après 1742).

*Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle de Bourbon-Espagne née le 11 juin 1726 à Madrid et est la seconde fille du roi Philippe V. (Canalblog).

Qu'est-il arrivé à Louis XV, fils ?

Tenu à l'écart des affaires gouvernementales par son père, Louis était au centre des Dévots, un groupe d'hommes religieux qui espéraient accéder au pouvoir lorsqu'il accéderait au trône. Louis meurt de tuberculose à Fontainebleau en 1765 à l'âge de 36 ans, alors que son père est encore en vie, il ne devient donc jamais roi de France. (Wikipédia).

NDLR : Louis est le père de Louis XVI.

 

Page 23 :

*Binet de Marchais, valet de chambre du dauphin, aurait permis la relation entre Louis XV et Madame d’Etiolles (future marquise de Pompadour, NDLR).

*Il fut aussi premier valet de chambre du dauphin le 26 novembre 1735; contrôleur général de la Maison de la dauphine en 1751. (Wikidata).

Le château de Marchais : Georges René Binet, Premier Valet de Chambre des Dauphins, va reprendre le domaine.

Georges-René Binet , seigneur de Boisgiroult, de Sainte-Preuve, et de Marchais, né le 29 janvier 1688 et décédé le 17 octobre 1761. Valet de chambre de Louis XV. (Wikipédia).

Georges RenéBINET · seigneur de Boisgiroult, de Liesse et de Sainte Preuve, baron de Marchais, gouverneur de Cordouan, officier du roi. (Geneanet).

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La musique.

Page 42 :

On écoute « Armide » de Lully, « Renaud et Armide », de Quinault et Lully (p 89).

Page 131 :

« Cléopâtre » de Fuzelier et Collin de Bramont. (1748). 


Armide: Prologue: Menuet. Gavotte en rondeau.



Collin de Blamont: Les fêtes grecques et romaines - I. Ouverture

Page 148 :

Au théâtre, madame de Pompadour joue Pomone dans l’opéra-ballet « Eléments » de Roy et Destouches. (1749).


Les Eléments - Destouches & Delalande.

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* Les Salonnières :

Madame Geoffrin (p 43).

Madame de Tencin (p 47).

La Comtesse d’Estrades.

Les modes et les réputations se faisaient et se défaisaient dans les salons, la Cour étant hostile aux idées nouvelles (p 139).

 

Page 56 :

On a décrédibilisé l’écriture de madame de Pompadour en faisant croire que Bernis et Voltaire écrivaient ses lettres à sa place.

Page 350 :

Elle a fait tout le contraire de ce qu’elle a écrit :

« Les femmes ne sont pas faites pour décider des ouvrages d’esprit. »

« Les femmes ne sont pas faites pour discuter des affaires. »

 

Page 77 :

Louis XV vivait confiné dans ses palais.

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L’alcoolisme :

Page 58 :

Lors des soupers, le vin de Tokay coulait généreusement chez madame d’Etiolles, en 1745.

Page 96 :

Les repas étaient fortement arrosés de champagne avec Louis XV. (1746).

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Page 94 :

** Nicole du Hausset était sa femme de chambre. Normande, elle devint sa confidente.

Page 120 :

D’une discrétion exemplaire, elle a écrit un livre de souvenirs sur Madame de Pompadour, récits qui ont été expurgés.

 

Page 114 :

Mademoiselle de Maure de l’Opéra de Paris vivait en concubinage avec La Vallière.

Elle débute à l'opéra en 1721 dans le rôle d'Astrée du Phaéton de Jean-Baptiste Lully. Cette période est marquée par sa rivalité avec Marie Pélissier. (Wikipédia).

La Vallière est un descendant de Louise de La Vallière, dite « Mademoiselle de La Vallière », qui fut la maîtresse de Louis XIV de 1661 à 1667.

Page 258 :

Mademoiselle Raime, danseuse à l’Opéra de Paris, vit en ménage avec le mari de madame de Pompadour, monsieur Le Normant.

De son mari, Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles, Madame de Pompadour a eu deux enfants : un fils mort en bas âge et une fille. (Wikipédia).

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La santé défaillante de madame de Pompadour.

Page 155 :

Elle fait une troisième fausse couche (pas d’avortement ? NDLR), en mars 1749.

En 1752, la variole semait la terreur. (p 197).

Page 302 :

Déprimée, elle consulte, en 1757, une sorcière pour connaître les conditions de sa future mort.

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Le Havre.

Page 159 :

A l’été 1749, le couple Louis XV et madame de Pompadour viennent au Havre.

Page 161 :

Ils arrivent après 18 heures, en septembre. La cité est illuminée en leur honneur. Ils dorment à l’Hôtel de Ville, sans confort

Page 162 :

Ils visitent La Corderie, la Manufacture de Tabac et la Citadelle.

Ils rentrent à Versailles après un voyage de retour de deux jours.

Six estampes sur l’arrivée du Roy au Havre sont imprimées en 1753.

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La politique.

Page 153 :

Madame de Pompadour est accusée d’avoir enjôlé puis engeôlé Louis XV.

Elle a aussi développé un talent politique dont le roi ne l’avait pas crue capable.

Page 327 :

En 1761, elle est devenue belliciste et fustige ceux qui ne veulent pas payer l’impôt de guerre.

Page 328 :

Dépensière, elle ne veut rendre de comptes aux députés de ses dépenses et de celles du roi.

Page 329 :

On découvrira des graffitis contre elle et Louis XV sur la statue de Pigalle devant les Tuileries.

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La religion :

Page 154 :

Louis XV refuse de se confesser en 1749. Il refuse de renoncer à ses plaisirs terrestres tout en ayant peur de l’enfer depuis son enfance.

Page 226 :

Louis XV interdit la publication de l’Encyclopédie de Diderot. L’église la critique, considérant qu’elle détruit l’autorité royale. Les maximes contenues dans le livre sont contraires à la religion. Elles ont trop d’esprit d’indépendance et appellent à la révolte.

Page 233 :

Madame de Pompadour organise le mariage religieux de ses trois nièces. L’aînée a treize ans. Après la cérémonie, les fillettes retournent au couvent.

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Le caractère de Louis XV.

Page 195 :

Louis XV était capricieux et en proie à des dépressions chroniques.

Page 205 :

Louis XV était narcissique et épris de lui-même.

Pour satisfaire le roi, madame de Pompadour était prête à tout. (p 197).

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* - Marie-Thérèse Geoffrin, née Rodet, plus connue sous le nom de Madame Geoffrin, née le 6 juin 1699 à Paris et morte le 6 octobre 1777 dans la même ville, est une salonnière française. C'est aussi une femme de lettres. (Wikipédia).

- Claudine Alexandrine Sophie Guérin de Tencin, baronne de Saint-Martin de l’isle de Ré, née le 27 avril 1682 à Grenoble, morte le 4 décembre 1749 à Paris, est une femme de lettres tenant un célèbre salon littéraire de l'époque. Elle est la mère de Jean d'Alembert. (Wikipédia).

- Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville épousa en première noces Charles Jean d'Estrades comte d'Estrades, né en 1709. (Canalblog).

La comtesse d'Estrades est présentée à la cour le 12 septembre 1745. Selon M. de Luynes, le seul bien de Mme d'Estrades est alors un hôtel particulier à Paris. (Siefar).

Elisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville est née en 1715 dans une famille issue de la noblesse désargentée mais acceptée à la cour. (Château Saint Brisson).

La comtesse d'Estrades sera pendant quelques années l'amie intime de Madame de Pompadour, jusqu'au jour où elle la trahira. (Persée).

 

** Nicole Collesson, dite Nicole du Hausset ou Madame du Hausset, née le 14 juillet 1713 et morte le 24 juillet 1801, est la première femme de chambre de madame de Pompadour. Elle a laissé des Mémoires, témoignage historique sur la cour de Louis XV, qui ont été publiés en 1824 et réédités en 1985 au Mercure de France

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Comment est morte Madame de Pompadour ?

Tuberculose.

Elle partage alors son temps entre la capitale et son château de Bellevue, à Meudon. Mais à 42 ans, en 1764, elle meurt d'une congestion pulmonaire à Versailles.

Madame de Pompadour, maîtresse, amie et conseillère de Louis XV, resta auprès de lui jusqu'à sa mort en 1764.

(Château de Versailles).

 

15 avril 1764. Jeanne-Antoinette Poisson rend son dernier soupir au château de Versailles. La marquise de Pompadour n'a que 42 ans. (Paris-Match).

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mardi 6 novembre 2018

Pauline de Pange - "Comment j’ai vu 1900" - Renoir - Rousseau - Voltaire - Louis XV - Mucha


Pauline de Pange
Comment j’ai vu 1900
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1962 – Réédition : 2013

Né le 5 février 1888, elle décède le 29 février 1972.

Elle est l’arrière-arrière petite fille de madame de Staël**. Dans le château de Broglie, Pauline « avait à peine regardé (…) le grand portrait de madame de Staël et la pendule représentant Corinne au Cap Misène. » Sa grand-mère est Célestine de Ségur, cousine de la comtesse de Ségur (écrivaine et autrice des Malheurs de Sophie, Les petites filles modèles). Célestine est la fille du général Philippe de Ségur et « elle descendait, dit-on, de Louis XV* qui fut le père du premier enfant de la marquise de Vintimille née Mailly-Nesle ». Elle adorait Voltaire* et Rousseau*. Célestine ne comprenait pas qu’il y ait un Salon des Indépendants. La famille aime la tradition et condamne la nouveauté : « Tous ces jeunes peintres sont affreusement communs. Ils ne peignent que des choses vulgaires, ils sont tous déséquilibrés. »
Son père, Victor de Broglie, hérite de son père le domaine de Broglie dans l’Eure. « Ce vieux fief fondé par Guillaume le Conquérant s’appelait Chambrais. » « C’est en 1716 que les premiers Broglie de la branche française s’installèrent en Normandie. »
La famille possédait une maison à Dieppe, rue Aguado. « On espérait beaucoup à Dieppe que l’impératrice Eugénie adopterait cette villégiature. » A cause d’une rage de dents, celle-ci n’y revint jamais. « Vers 1890, la vogue de Dieppe bat son plein. » On y croise les Greffulhe, les Bamberger, le prince de Sagan, Robert de Montesquiou. Elisabeth Greffulhe était la tante de Pauline.
Ses parents sont amis de Sir Richard Wallace, et Pauline fréquentera le jardin privé de Bagatelle dont « les pelouses, les bosquets étaient remplis de statues. (…) Diane chasseresse**, Vénus au bain et le Faune cymbalier protégeaient nos jeux. »
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"Soutenons la liberté de la presse. C'est la base de toutes les autres libertés. C'est par là qu'on s'éclaire mutuellement.'
Voltaire
Mémorial des reporters
Bayeux
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Edmond Lévêque
Abbeville, 1814 - Paris, 1875
Diane
Marbre, 1866
Jardin des Tuileries
Paris
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Lire aussi:
voltaire-pensees-vegetariennes

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Page 13 :
En 1928, Zweig explique dans sa préface que Jean-Jacques Rousseau ne pouvait pas avoir d’enfants. Il « claironnera toutes ses anomalies sexuelles avec un zèle suspect et confessera avec repentir, lui, l’auteur de l’Emile, avoir abandonné ses enfants à l’hospice. » Zweig pense que la réalité était encore plus pénible pour Rousseau* et qu’il préférait confesser un mensonge pour pouvoir taire son infertilité qui était une source de souffrance.
Stefan Zweig
Trois poètes de leur vie
Stendhal, Casanova, Tolstoï.
Editions Livre de poche – Belfond
Traduit en français en 1983

2010
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Jean-Baptiste Botul
La vie sexuelle d’Emmanuel Kant
Editions Mille et une nuits – 2 000
Première parution : après 1946.

Botul a connu une brève liaison avec la princesse Marie Bonaparte en 1920 et  a probablement rencontré Stephan Zweig en 1934.

p 40 :
Le mariage des philosophes.
La question est Pourquoi Kant ne s’est-il pas marié ? Botul va examiner la question du mariage des philosophes. « Le stoïcien romain Musinius a écrit un traité intitulé : Pourquoi les philosophes doivent se marier ? où il explique que vivre selon la nature et la raison c’est vivre en couple. » p 39


Mais les Epicuriens et les Cyniques étaient contre le mariage.
Epictète décrit les devoirs conjugaux de façon rebutante. « Le corps du mari appartient à sa femme, et non l’inverse. Et le désir féminin est impérieux. »
Héloïse connaît des amours tragiques avec le philosophe Abélard (surnommé le « Socrate des Gaules ») et lui fait la leçon : « Laisser la philosophie de côté pour un moment, c’est presque la même chose que l’abandonner. Interrompez-la, elle vous abandonne. »
« Se marier ? Elle refuse en citant saint Jérôme, saint Paul, Théophraste, Cicéron. »
« Elle a du couple une vision pessimiste tout en n’étant pas misogyne. »
Héloïse meurt en 1164. Mais Jean-Jacques Rousseau l’admirait par-dessus tout au point d’intituler son plus fameux ouvrage « La Nouvelle Héloïse ».

Sartre et Simone de Beauvoir professaient la maxime d’Abélard et d’Héloïse** : « oui à la philosophie, non au mariage ! »

books.google.fr/books
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 **


Alfred de Musset a écrit: 
"La postérité répètera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre."

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Jean-Jacques Rousseau
"Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits, il devient mûr pour l'esclavage."

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Education et instruction.
La sensibilité humaniste du siècle des Lumières porte un regard neuf sur l’enfance, vu comme un âge de tendresse et d’innocence. Jean-Jacques Rousseau, philosophe, insiste sur le rôle de l’éducation, nécessaire à l’épanouissement de l’adulte en devenir. Les artistes saisissent l’enfant dans ses divertissements, accordent une place de choix à la maternité, longtemps réservée à la Vierge et l’Enfant dans l’art occidental. L’enfant reste un sujet apprécié pour agrémenter divers objets utilitaires.
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Théoriser la pédagogie.
Il s’agit de donner à l’individu des connaissances pus pragmatiques que celles dispensées par l’enseignement des humanités en grec et latin. En 1693, John Locke (1632 – 1704) publie anonymement ses Pensées sur l’éducation, affirmant le rôle majeur des plus jeunes années  ainsi que de l’expérience de l’éducation. Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778) publie en 1762 Emile ou De l’éducation, un traité pédagogique dans lequel il distingue cinq âges auxquels correspondent des phases d’apprentissage adaptées à l’enfant, à l’adolescent et à l’adulte. Il y affirme l’équilibre nécessaire entre plaisir d’apprendre, notamment par le jeu, et développement de la raison par l’expérience sensible.
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Jean-Antoine Houdon

Versailles, 1741 - Paris, 1828

Portrait de l'écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau

1712 - 1778

Lens Louvre 


L'empreinte du visage du philosophe a  été faite quelques heures après sa mort à la demande de son hôte, le marquis de Girardin, par le sculpteur qui a ensuite utilisé le masque en le moulant afin de créer des portraits en buste parfaitement ressemblants.

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Albert Bartholomé 
Thiverval-Grignon, 1848 - Paris, 1928
Monument à Jean-Jacques Rousseau 
Genève, 1712 - Ermenonville, 1778.
Inauguré au Panthéon pour les 200 ans de la naissance de Jean-Jacques Rousseau.
1910 
Haut-relief en plâtre.
Musée d'Orsay 
Paris 

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La chasse à courre:
Page 21 :
Pauline de Pange a conservé des lettres de Sir Wallace où « il décrit la somptueuse vie de château de l’ère victorienne, les séjours du Prince de Galles, les chasses, les chevaux. »
Page 58 :
« Par principe, mes parents ne voyageaient jamais sauf pour les séjours de chasse en Angleterre qui faisaient alors partie du code de l’élégance. »

Frederick de Moucheron 
Emden, 1633 - Amsterdam, 1686
Départ pour la chasse
Petit Palais
Paris

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Chasses cachées des ultra riches

Livre sur le séparatisme.

"La Sologne est devenue un laboratoire du séparatisme des ultra-riches" : un livre-enquête de Jean-Baptiste Forray. (La rep).

Comment les ultra-riches ont colonisé la Sologne et dénaturé la chasse. (La chouette librairie).

Un livre-enquête à paraître sous peu, est allé voir « derrière les hautes clôtures » des domaines de chasse solognots. (La nouvelle république).

Les Nouveaux Seigneurs lève le voile sur le séparatisme des ultra-riches sur fond de souffrance animale (Librairie Sauramps).

Longtemps cantonnée dans l'ombre des puissants, la Sologne rêve tout haut d'abolition des privilèges. Les Nouveaux Seigneurs lève le voile sur le séparatisme. (Le passage culturel).

10 24

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Son éducation :
Page 101 :
Pauline ne connaît pas la règle de trois. Sa mère rira et dira : « Elle en saura toujours assez, moi je ne sais pas faire une addition ! »
Page 114 :
Son oncle Emmanuel de Broglie aimait se moquer du manque d’instruction de Pauline. « Il me tendait une foule de pièges et traquenards qui me mortifiaient et me donnaient envie de pleurer. »
Page 160 :
« Quand on n’a pas de programme et qu’on ne prépare pas aucun examen, on peut tout faire, et pour les filles quelle importance cela a-t-il ? »
Page 161 :
En 1901, Pauline a 13 ans. « Je fus inscrite dans le Cours pour Demoiselles du Grand Monde dirigé (…) par Paul Prat. » N’aimant pas les études, malgré l’aide de sa professeure particulière, elle reprit des leçons particulières rapidement.
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P 40 – La lecture vue par la mère de Paul Eluard :
Et puis, elle aime trop lire : ces livres dont on dit dans certains milieux qu’ils abîment les yeux, elle trouve déjà qu’Eugène (= Paul Eluard, NDLR) en lit trop. Mais, dans les mains d’une jeune fille, ils deviennent scandaleux. Madame Grindel (= la mère de Paul Eluard, NDLR) coud, tricote : elle ne perd pas son temps à lire…comme Gala.

Dominique Bona
Gala
La muse redoutable

Flammarion, 1995
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Les conquêtes coloniales 
Page 144 :
Sa famille éprouve du mépris « pour les conquêtes coloniales de la IIIe République ». Elle pense que ces conquêtes ont été une revanche sur les Allemands, après la défaite française de 1870/1871.
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Prosper Mérimée*:
Page 172 :
Léonor Mérimée est le fils du régisseur du château de Broglie. Il « fera une honorable carrière de peintre ». Il épousera Anne Moreau en 1800 et ils n’auront qu’un seul enfant, Prosper né en 1803. « Deux petits monuments dans le village consacrent ces souvenirs. »

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Prosper Mérimée a été inspecteur général des monuments historiques.
culture/inventai/patrimoine
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Pauline de Pange
Confidences d’une jeune fille
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

Madame André-Jacquemart
Pages 126 à 128 :
Veuve du collectionneur Edouard André, elle est présentée comme une femme « rondouillette, primesautière, très originale. » Bavarde, elle est drôle et admise dans le salon de la famille de Broglie. Elle était bonne et « cherchait à faire plaisir. » On riait de ses erreurs. Elle se trompait dans les plans de table, confondait les personnes entre elles et certaines d’entre elles s’amusaient à la tromper en endossant d’autres identités.
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Pauline de Pange
Confidences d’une jeune fille
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

Le Cadre Noir de Saumur :
Page 131 :
« Mon émotion fut à son comble quand je vis la reprise de haute école des officiers du Cadre Noir de Saumur exécutant leurs plus belles figures. » Elle se considère comme experte compétente pouvant apprécier à sa juste valeur le spectacle.
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Mon dessin de Pauline de Pange:

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Pierre-Auguste Renoir
France, 1841 – 1919
Portrait de jeune fille
Pastel
1879
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse
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Louis XV



La couronne du sacre de Louis XV
D’après la couronne exécutée par Augustin Duflos sur des dessins du joaillier Claude Rondé en 1722.
Argent doré, fac-similé de pierres et perles d’origine.
La couronne du sacre de Louis XV est conservée au Musée du Louvre. Les pierres précieuses ont été remplacées par des imitations. Elle comprenait 282 diamants parmi lesquels le célèbre Sancy, 64 pierres de couleurs et 230 perles.
Palais de Tau
Reims




Pierre Hubert Subleyras
Le sacre de Louis XV
1699 – 1749
1722
Huile sur toile

Le choeur de la cathédrale de Reims est spécialement aménagé pour le sacre de Louis XV le 25 octobre 1722, et richement décoré de tapisseries suspendues à l’avant des tribunes en entre les piliers. Complétées par l’éclat des orfèvreries et des riches broderies par les protagonistes de la scène, les tapisseries créaient un spectaculaire décor dont la magnificence ne pouvait lasser d’impressionner.
Palais de Tau
Reims



Hyacinthe Rigaud (réalisé par son atelier)
Portrait officiel du jeune roi Louis XV en costume du sacre
1720
Musée Saint Rémi
Reims
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Alexis Delle 
Louis XV 
Romans 
Musée de la chaussure 

Alexis-Simon Belle

Peintre, miniaturiste, pastelliste et dessinateur français

Paris, 12 janvier 1674  - 21 novembre 1734

Sa Majesté le Roi Louis XV de France ; adolescent.  (1710-1774)

1723

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Louis XV 
Paris 
Hôtel de la Marine

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Jean-Marc Nattier
Portrait de Marie-Adélaïde de France, dite Madame Adélaïde, fille de Louis XV
1750 – 1751
Huile sur toile
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Lire aussi:

nicolas-de-stael-ciel-honfleur

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Secours Populaire Français
"Les droits de l'enfant grandissent les hommes et les femmes."
Fête de l'Humanité 2019

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A Rouen.

Alfons Mucha

Affichiste

Alfons Mucha, né à Eibenschütz le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939, est un affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d'art tchécoslovaque, fer-de-lance du style Art nouveau.

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Alphonse Mucha 

La Plume 

Affiche - Lithographie en couleurs.

1899  

BNF - Estampes et photographies.

Paris

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Alphonse Mucha 

Sarah Bernhardt dans "La princesse lointaine" d'Edmond Rostand 

1895  

BNF - Arts du spectacle.

Paris

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Quelques femmes dessinées par Mucha.

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Mon dessin d'après Mucha.

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Visages de femmes dessinées par Mucha.

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Alphonse Mucha, 1897.

Rêverie

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Alfons Mucha 

Titanic 

Cherbourg 

Cité de la Mer.

Améthyste - Rubis - Emeraude - Topaze - Parfum Houbigant - Femme lisant.

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Alphonse Mucha  

Quimper 

Musée départemental  breton

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Alfons Mucha

Femmes

L'artiste se lie d'amitié avec Paul Gauguin et partage un atelier avec lui à l'époque de son retour de Tahiti à l'été 1893. (Art wizard).

L'idéalisation de la femme par l'arabesque. Dans l'univers de Mucha, l'arabesque est le motif décoratif phare. (Beaux-arts).

Les femmes fleurs prennent vie sous vos yeux et défilent sur un podium virtuel. Robes colorées, arabesques voluptueuses, motifs inspirés de l'artiste. (Grand Palais – 2023).

Dès ses débuts à Paris, Mucha, né le 24 juillet 1860 à Ivančice et mort à Prague le 14 juillet 1939, photographie ses modèles. (La quotidienne).

Quelle est la technique de Mucha ?

Mucha y réalise un style de composition harmonieux, qu'on appellera plus tard la « formule Q ». Évolution de compositions antérieures où figurent des halos, cette formule incorpore une silhouette assise dans un motif circulaire terminée par une draperie formant la queue de la lettre. (Musée du Luxembourg).

Il est vrai que les affiches, notamment publicitaires, représentant des femmes se sont développées en grande partie vers la moitié du XXème. (WordPress).

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Alfons Mucha

Le printemps et l'été.

Alphonse Mucha's "The Seasons (Spring, Summer)" depicts two ethereal women embodying the essence of these seasons, characterized by flowing dresses and abundant floral elements. Known for his distinctive Art Nouveau style, Mucha's work celebrates natural beauty and elegance, showing his mastery of line and color.

« Les Saisons (Printemps, Été) » d'Alphonse Mucha met en scène deux femmes éthérées, incarnant l'essence de ces saisons, caractérisées par des robes fluides et une profusion d'éléments floraux. Connu pour son style Art nouveau distinctif, l'œuvre de Mucha célèbre la beauté naturelle et l'élégance, témoignant de sa maîtrise du trait et de la couleur.

Alfons Mucha a créé une série de lithographies intitulée Les Saisons en 1896, représentant le printemps et l'été parmi les quatre saisons, avec des couleurs et des motifs caractéristiques de l'Art nouveau. (Le cadeau artistique)

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Alphonse Mucha 

Winter - Hiver

Alphonse Mucha a créé "Winter" (Hiver) en 1897, une œuvre emblématique du mouvement Art Nouveau faisant partie de la série "The Seasons". Cette peinture, de dimensions 32 x 73 cm, personnifie l'hiver avec des motifs organiques et des bordures décoratives typiques du style Art Nouveau. (Qwant).

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L'art nouveau.

1914 

Easter Art.

Art de Pâques.

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Art nouveau.

Mucha a décoré ce magasin.

La "Bijouterie Fouquet" est reconstituée à:

Paris - Musée Carnavalet.

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Alphonse Mucha

Jeanne d'Arc

1909.

En 1909, Alphonse Mucha a peint Maude Adams dans le rôle de Jeanne d'Arc pour promouvoir une représentation unique de la pièce The Maid of Orleans de Friedrich Schiller, jouée le 22 juin 1909 au Harvard University Stadium. (Artchive).

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Fleurs art Déco 

Samaritaine 

Paris

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Joseph Caraud 

1821 - 1905

Soubrette Louis XV 

Huile sur toile

1875

Le Havre 

Abbaye de Graville 

"Petites tables et grand couvert"

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Le Havre

Abbaye de Graville

"Petites tables et grand couvert"

Les soupers fins

Louis XV prépare le chocolat pour ses filles. Il se passionne pour la cuisine.

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