Avignon.
Olivier Galzi et « l'occupation de l'espace public ».
Contexte et mesures
- Le 3 août 2026, la mairie d’Avignon a instauré un arrêté interdisant, sous conditions, l’occupation prolongée de l’espace public (station debout, assise ou allongée) dans une trentaine de rues du centre-ville, notamment les axes majeurs comme la rue de la République ou la rue Carnot. L’arrêté ciblait initialement les lundi au samedi, mais une version révisée a été déposée pour limiter son application aux mercredis, vendredis, samedis et dimanches, de 14h à 23h, en réponse aux critiques sur son imprécision géographique et temporelle.
- Les comportements visés incluent les sollicitations agressives, les insultes, les rixes, ou encore les occupations entravant le libre usage du domaine public. La municipalité affirme que les infractions ne pourront être constatées que sur la base d’éléments matériels vérifiables.
Réactions et recours juridiques
- Deux associations, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et la Ligue des droits de l’Homme, ont déposé un référé suspension et un recours au fond contre l’arrêté dès le 28 août 2026. Elles dénonçaient une mesure stigmatisante envers les personnes précaires et une atteinte aux libertés fondamentales.
- Le 11 septembre 2026, le tribunal administratif de Nîmes a suspendu l’arrêté, estimant que la ville n’avait pas suffisamment précisé les critères (notamment le niveau sonore et la durée des nuisances). La commune a été condamnée à verser 1 000 euros aux associations plaignantes.
- Olivier Galzi a réagi en reconnaissant les lacunes de la première version, mais a réaffirmé sa volonté de retravailler l’arrêté pour le rendre conforme, sans renoncer à son objectif de sécurité et de fluidité dans les rues touristiques. Il a souligné que la décision du tribunal ne remettait pas en cause la légitimité de l’action municipale.
Positionnement politique
- Cet arrêté s’inscrit dans une politique plus large de sécurité et de propreté portée par Olivier Galzi depuis son élection, avec des mesures comme le recrutement d’agents supplémentaires, l’installation de caméras avec intelligence artificielle, ou encore la fermeture administrative de lieux troubles.
- La question de l’occupation de l’espace public reflète aussi un débat plus large sur la gestion des espaces urbains et la prise en compte des publics précaires, que les associations critiquent comme une criminalisation de la pauvreté. (Qwant)
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En 2026, les dernières données officielles indiquent :
- Taux de pauvreté à Avignon : 35 % (source : INSEE, fichier localisé social et fiscal, 2023, publié en 2026)
Ce taux concerne la commune d’Avignon spécifiquement, et non l’ensemble du Vaucluse.
- Taux de pauvreté dans le Grand Avignon (EPCI) : 24,2 % en 2023
Taux de pauvreté dans le Vaucluse : entre 19,5 % et 20 % selon les sources récentes (2025-2026) (lamarseillaise.fr)
Précisions :
- Le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu médian national.
- À Avignon, le revenu médian disponible par ménage est de 17 690 €/an (2021), bien en dessous de la moyenne nationale (23 080 €) (habity.fr)
La pauvreté touche particulièrement les moins de 30 ans (37 % à Avignon) et les locataires (35,3 % sous le seuil de pauvreté) (laprovence.com)
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