Elena
Poniatowska
Cher
Diego, Quiela t’embrasse
Mexico,
1978 – France, 1984.
Editions
Acte Sud.
En
1911 Quiela et Diego Rivera font leur voyage de noces en Normandie ? (p 70). (1)
Elle
est en extase devant lui, un « tourbillon, gourmand ». Il est « fougueux
et gai, tonitruant et égocentrique ». (p 73).
Elle
a été indépendante financièrement et était fière d’être à l’avant-garde de sa
génération. (p 61). Elle entretiendra Diego, sa mère et sa sœur pendant
quelques temps. Elle donnait des cours de dessins, de français et de russe en
1915. (p 71).
Quiela
(= Angelina Puiz) (2) a été la femme de Diego Rivera. Ils se sont séparés
en 1917, quatre ans auparavant. (p 20). En 1921, elle continue de lui écrire.
(p 12). Elle est d’origine russe, de Saint-Petersbourg. (p 15).
Ils
ont en commun un enfant, Dieguito, malade d’une pneumonie. (p 13). Diego n’en
voulait pas. Il ne supportait pas ses pleurs. D’autres femmes se sont occupées
de lui pour l’éloigner du père. (p 54).
L’absence
de Diego est remplacée par les mots : « Ton grand corps remplissait
le studio ». (p 15).
Quiela
le pleure : « Je marche à
l’intérieur de la carapace de ton silence ». (p 16).
Elle
constate que sa vie n’a pas de sens. (p 19).
Devant
les Cézanne exposés dans la galerie Vollard, elle pleure de bonheur. (p 20).
Diego
est retourné au Mexique et n’a pas besoin d’elle. Pour retourner au Mexique, il
part du Havre. (p 72) (3) Elle ne peint plus car elle a besoin qu’on ait besoin
d’elle. L’amour sans retour la réduit à un état cadavérique et la rend malade
d’une pneumonie. (p 25).
Isolée
et seule à Paris, elle perd confiance en sa création artistique. Sa tante
Natasha et son enfant sont morts. (p 37).
Quand
Diego lui envoie de l’argent, il ne joint aucune lettre personnelle. (p 39).
Elle
concrétise sa folie : « Des oiseaux de mauvais augure rodent à
l’intérieur de moi ». (p 43).
Marie
Blanchard est retournée à Bruges. (p 44). (4)
Zadkine
pense que l’on ne peut pas forcer l’amour, même avec de la compassion. (p 45).
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(1) Diego Rivera s’est marié à Anghélina Beloff à Dieppe, en Normandie, en
1911 (vania-marcade.com)
(2)
Enfin, n’oublions pas, mais on l’oublie tout au long
du livre, que ces lettres n’ont pas vraiment été écrites par Angelina Berloff.
Elles sont l’œuvre d’Elena Poniatowska, écrivain mexicain, qui a choisi de
raconter ainsi cette poignante histoire. (Critiques libres).
(3) Du Havre ? C’est littéraire, pas prouvé.
(4) La biographie de l’artiste indique
qu’elle a principalement exposé en Belgique, mais sans préciser la ville (fr.wikipedia.org)
Postérité
Dans son catalogue raisonné publié entre 1992
et 2007, Liliane Caffin Madaule présente María Blanchard comme la plus
importante peintre femme à la fois du cubisme et
de l'art espagnol du XXe siècle.
Malgré une carrière essentiellement parisienne et une bonne représentation dans
les collections françaises, elle est aujourd'hui surtout connue et célébrée en
Espagne, avec de récentes expositions rétrospectives au MAS de Santander en 2008[] et
au musée Reina Sofía de Madrid en
2012-2013. (Wikipedia).
Chronologie
1886
December
8th; born in Guanajuato, Mexico.
1907
Sent
to Spain to study;
travels throughout France, Belgium, Holland, and England. Encounters
the work of the Fauves and Cezanne.
1929
Marries
second wife, Mexican artist, Frida Kahlo. (Art net).
8 décembre ; naissance
à Guanajuato, au Mexique.
1907 - Envoyé en Espagne pour
étudier ; voyage
à travers la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Angleterre. Découverte
de l’œuvre des Fauves et de Cézanne.
1929 - Épouse en secondes noces l’artiste
mexicaine Frida Kahlo. (Artnet)
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