Alexandre Dumas
Gabriel Lambert, le bagnard de l’Opéra
Editions Librio – 2025
« Si une personne écrit trois fautes d’orthographe, cela présage une absence d’éducation ». Ndlr : c’est un préjugé sur l’orthographe. (p 18). (1)
Alexandre Dumas est un des personnages de son roman. Il est à Toulon, au milieu de bagnards. Ndlr : Est-ce une invention ? On imagine difficilement des bagnards qui « aident un particulier », même avec un gardien…(2)
Alexandre Dumas d'après David D'Angers
Château de Saché
Le baron de Faverne détient un secret qui le rend malade. Ses nerfs se raidissent, ses dents se serrent, il entend des bourdonnements dans sa tête. (p 59).
Peut-on se tuer en buvant beaucoup de rhum ? « Non, répond le médecin. Mais on peut attraper une gastro-entérite qui le rendra malade jusqu’à sa probable mort dans cinq ou six ans ». (p 61). Ndlr : l’alcoolisme tue. Les gastro-entérites peuvent tuer aussi, mais de déshydratation. (3)
Marie Granger est une paysanne de Trouville. (p 68).
On ne meurt pas de chagrin. Ndlr : le chagrin peut accélérer le processus… (p 91).
Le Duc d’Orléans a promis que s’il montait sur le trône, il n’y aurait plus de condamnations à mort. (p 117). (4)
Le suicide est une chose commune au bagne. (p 131). (5)
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(1) Facteurs influençant les fautes : fatigue, précipitation, niveau de maîtrise du français, contexte informel, dyslexie, etc.
- Éducation et orthographe : une bonne maîtrise de l’orthographe est souvent liée à la formation scolaire, mais des erreurs ponctuelles sont courantes même chez des personnes bien éduquées.
- Évaluation fiable : pour juger du niveau d’éducation, il faut considérer un ensemble plus large d’indicateurs (qualité de l’expression écrite, vocabulaire, structuration des idées, etc.).
En résumé, trois fautes isolées ne permettent pas de conclure de façon fiable sur le niveau d’éducation d’une personne. (Qwant).
(2) Il est effectivement rare que des bagnards (prisonniers condamnés) aident un particulier, même sous la surveillance d’un gardien, pour plusieurs raisons :
Raison | Explication |
Statut juridique | Les bagnards sont sous la garde de l’État ; toute activité extérieure doit être autorisée par l’administration pénitentiaire. |
Sécurité | Un gardien ne garantit pas que le prisonnier ne profite pas de la situation (vol, fuite, intimidation). |
Réglementation du travail | Le travail des détenus est encadré ; il doit être réalisé dans le cadre d’un programme officiel (atelier, travaux d’intérêt général). |
Stigmatisation | La société perçoit les bagnards comme des personnes à risque, ce qui décourage les particuliers de solliciter leur aide. |
Risques légaux | Un particulier qui emploie un prisonnier sans autorisation s’expose à des sanctions (complicité, mise en danger). |
En résumé, la combinaison du cadre légal strict, des préoccupations de sécurité et de la méfiance sociale rend très improbable qu’un prisonnier aide un particulier, même en présence d’un gardien. (Qwant).
(3) Alcool et santé
- La consommation d’alcool est associée à près de 3 millions de décès par an dans le monde et perturbe l’axe intestin‑foie, favorisant des maladies inflammatoires et des cancers
- Les mycotoxines alimentaires peuvent intensifier la toxicité de l’éthanol dans les cellules hépatiques et intestinales, mais aucun effet à long terme sur la mortalité n’est mentionné (anr.fr)
(4) Dans le texte, le duc d’Orléans apparaît comme une figure de pouvoir et de bienveillance. Un passage du roman commence par :
« Adressez‑vous au duc d’Orléans, tout le monde parle de son bon cœur. Il disait un jour… »
Cette citation montre que le duc est évoqué comme un personnage de référence, à la fois respecté et admiré pour son cœur (gutenberg.org)
D’autres références indiquent que le duc d’Orléans a eu un lien avec Dumas :
- En 1823, il aurait pris Gabriel Lambert comme secrétaire (amazon.fr)
- Le roman lui-même mentionne le duc comme un interlocuteur ou un modèle de noblesse que le protagoniste aspire à atteindre (shs.cairn.info)
(5) Le suicide dans les bagnes
1. La Tragédie de la Kara (1889)
La Tragédie de la Kara constitue l’exemple le plus dramatique de suicide collectif dans un bagne. Entre le 7 et le 8 novembre 1889, vingt prisonniers politiques du bagne de la Kara ont simultanément pris une dose mortelle de morphine en signe de protestation contre les mauvais traitements subis. Parmi eux, quatre femmes (Nadejda Siguida, Maria Kalioujnaïa, Maria Kovalevskaïa, Nadejda Smiritskaïa) et deux hommes (Ivan Kalioujny, Sergueï Bobokhov) sont décédés. Un autre prisonnier, Narman Levikovitch Hekker, a tenté de se suicider par balle, mais n’a pas survécu à l’épreuve.
2. Conséquences politiques
Suite à cette tragédie, le gouvernement a été contraint d’interdire les châtiments corporels à l’encontre des femmes et de fermer le bagne de la Kara. Les prisonniers politiques ont été transférés vers d’autres établissements.
3. Le bagne de la Montagne d’Argent
Le bagne de la Montagne d’Argent est réputé pour son taux de suicide très élevé, d’où son surnom de « bagne de la mort ». Les détenus, désespérés, malades ou soumis à des conditions de vie extrêmement dures, ont souvent tenté l’évasion, ce qui entraînait des représailles cruelles. Dans ce contexte, les suicides étaient un moyen de protestation ou de fuite ultime.
4. Facteurs de suicide
Les récits de la Kara et de la Montagne d’Argent montrent que les suicides dans les bagnes étaient souvent liés à :
- Conditions de détention inhumaines (travaux forcés, malnutrition, isolement).
- Répression politique (châtiments corporels, refus de se lever devant le gouverneur).
- Manque de recours (absence de mécanismes de plainte ou de révision des peines).
- Pression psychologique (grèves de la faim, évasions ratées).
Ces éléments ont conduit à des actes de suicide collectif ou individuel comme forme de résistance ou de désespoir.(fr.wikipedia.org)(franceguyane.fr)(shs.cairn.info)
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