samedi 29 novembre 2025

Flavie Flament - La consolation

 

Flavie Flament

La consolation

Editions JC Lattès – 2016

 

Il lui aura fallu trente ans pour que les souvenirs reviennent à sa mémoire. Elle a pu ainsi mettre des mots sur sa peine, sa souffrance et sa tristesse. Sa mère n’était ni éducatrice, ni protectrice. Son père non plus. Quel courage elle a eu de s’affronter à son passé et de le partager avec nous ! Elle pense qu’elle a été heureuse pendant sa toute petite enfance, avant de plonger dans l‘enfer à l’adolescence.

Le temps et la prescriptibilité (1) sont les amis des criminel-les. Le récit est l’arme des victimes.

 

David Hamilton.

Elle a posé pour David Hamilton, au Cap d’Agde. Dans les années 1970, il était connu pour ses photos floues de jeunes filles en chapeaux à fleurs. (p 85). Il l’a choisie car elle « l’inspire ». (p 86). Elle avait treize ans. (p 99). Il était marié. Sa femme avait posé pour lui à ses douze ans. (p 89). Il était un criminel (p 108), un prédateur pervers vicelard (p 108).

 

Vocabulaire :

Son sexe était un vieux zizi, flasque, une quéquette fatiguée, un mauvais boudin, (p 92). Et j’en passe…

 

Les viols.

Pendant le viol, elle s’échappe de son corps, dominée par le monstre. « Je me suis enfuie ». « J’ai voulu m’envoler ». Son  cœur se verrouille. (p 112 et 114).

Elle ne parlera pas parce qu’elle sait que c’est sa parole contre la sienne. Elle est piégée. Sa mère l’a trahie en l’offrant à cet homme. Pour la remercier, il offre des photos de sa fille nue à sa mère. Elle dit « Oh ! », « Ah ! ».

La tristesse et la honte empêchent Flavie de parler.

 

Ses symptômes post traumatiques.

Elle éprouve du mal être. Elle est à vif. Elle consulte une dizaine de spécialistes. (p 82).

La lutte qu’elle mène contre elle-même la paralyse. Des flashs de mémoire provoquent des attaques de panique. (p 83).

Le crime sexuel ne se voit pas. La confiance en l’autre cesse.

Elle se sent en danger partout. (p 200).

 

La relation avec sa mère.

Sa mère souffre d’être une femme au foyer et de préparer à manger à longueur de journée et d’année. L’alcool l’aide à supporter sa vie. (p 174).

Quand elle veut obtenir ce dont elle rêve, la mère fait du chantage.

Elle est belle et sa mère est « intelligente ». Leurs ambitions ne sont pas les mêmes. C’est la guerre entre elles deux. (p 179).

 

La prostitution.

Sa mère l’emmène aux Champs-Elysées à Paris. Sa « bombe » de fille sert d’appât pour des trentenaires dans le monde du cinéma ou de la musique. Elle ne couche pas avec eux, dans un premier temps. (p 163).

Puis la mère offre sa fille à un vieux Parisien, tous les trois mois. Que reçoit-elle en échange de ces trois nuits ? Une lettre, des rêves, des discussions émoustillées avec une copine ? (p 184).

Un homme de la région parisienne écrit une lettre à sa mère qui attend ses écrits avant de lui envoyer sa fille. Ses fantasmes sont coupables et elle est impunie. (p 195). Sa mère est menteuse et méchante. (p 237).

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(1)   La prescriptibilité est un concept juridique désignant le caractère de ce qui peut être acquis ou éteint par prescription, c'est-à-dire après un certain délai légal. (La langue française).

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Homme macho.

"Il est intransigeant, sans demi-mesure. Aucune discussion n'est possible avec lui. Sauf si tu lui obéis sans condition."

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D Trump - Petite cochonne - Ghislaine Maxwell -

 

D Trump

La statue de la Liberté dit à D Trump « Silence, Piggy ! »

Le président Donald Trump a insulté la journaliste Catherine Lucey en lui disant "Quiet, piggy" alors qu'elle l'interrogeait sur les dossiers Epstein à bord d'Air Force One. (HuffPost).

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D Trump

Ghislaine Maxwell le remercie pour le Thanksgiving.

Ghislaine Maxwell est mentionnée dans le contexte des repas de Thanksgiving servis aux prisonniers célèbres. Elle a été transférée dans un établissement pénitentiaire où elle bénéficie de certains avantages. (Qwant).

À l'occasion de Thanksgiving, les détenus américains auront le droit à un repas amélioré ce jeudi 27 novembre. Un menu qui mettra sans surprise la dinde à l'honneur. (Paris-Match).

Even felons and alleged murderers can get a taste of Thanksgiving while behind bars, including Luigi Mangione, Sean “Diddy” Combs and Ghislaine Maxwell. (N Y post).

Même les criminels et les meurtriers présumés peuvent goûter à Thanksgiving derrière les barreaux, notamment Luigi Mangione, Sean « Diddy » Combs et Ghislaine Maxwell.

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Harcèlement sexuel. 2017. Spectacle 2.

Karin Viard.

"Je suis maltraitée par un homme."

"Avec une main aux fesses, vous pouvez être condamné." 

Les femmes peuvent parler.

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Tanushree Dutta.

Bollywood.

Accuse Nana Patekar.

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Bollywood.

Actrice. Ancienne Miss Univers.

Plainte déposée. 

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Eric Brion.

Il s'est excusé.

Il a déclenché MeToo.

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"Sauvez Willy".

L'acteur enfonce une porte et est brutal avec une femme.

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Patrick Sébastien.

Danseuses légèrement vêtues.

Épinglé pour ses propos sexistes et anti MeToo.

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Patrick Sébastien.

Cybèle,  harcelée, puis renvoyée, porte plainte.

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Zoë Kravitz.

19 ou 20 ans.

"Je peux entrer  dans ta chambre ?"

Inapproprié.

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Abdellatif Kechiche.

 Enquête pour agression sexuelle.

Actrice de 29 ans.

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Pamela Anderson.

Contre MeToo.

Ndlr : il me semble qu'elle a changé son fusil d'épaules depuis.  Elle a révélé avoir été victime de viols.

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James Ellsworth.

Catch.

Photos de nu envoyées à une mineure.

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Lady Gaga.

Harcèlement sexuel : la règle.

Les salaires et les agressions : même combat.

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vendredi 28 novembre 2025

Harcèlement sexuel. 2017. Woody Allen.


16 ans.

Christina Engelhardt. Mannequin.

16 ans. Années 1970.

Avec Woody Allen.

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Filmographie de Woody Allen.

Malaise.

Sa fille l'accuse.

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New York.

Les femmes en fer de lance.

MeToo.

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Vers l’ouest - 1804 – 1806 - Voyage des capitaines Lewis et Clarke depuis l’embouchure du Missouri, jusqu’à l’entrée dans l’Océan Pacifique.

 

Vers l’ouest

1804 – 1806

Editions Cosmopole.

2009.

Voyage des capitaines Lewis et Clarke depuis l’embouchure du Missouri, jusqu’à l’entrée dans l’Océan Pacifique. (1)

 

Les traces françaises :

Ils partent en mai 1804.

Saint-Charles est un ancien village français. (p 20). (2)

Tavern Grove est fréquentée par les trafiquants français.

Ils mangent les daims qu’ils chassent.

Saint-Jean est le dernier village méridional français du Missouri. (p 21). (3)

Les Indien-nnes sont nommé-es les « sauvages », les « naturels » (p 78).

Ils rencontrent deux Français dans un canoë chargé de pelleteries. (p 23). (4)

Chez les Sioux, à Deer Crick River (5), un vieux Français parlait différentes langues indiennes. Il rejoint l’expédition et deviendra le traducteur du groupe. Ils mangent deux ours. (p 25).

 

« Nous reconnûmes la crique nommée « … ». » Ils n’y sont jamais allés, mais l’expédition a été préparée en amont avec des cartes  fabriquées par des sources diverses, Britanniques et Espagnoles, établies avant leur expédition. (p 26). Ils se sont rencontrés avant de partir pour en discuter. L’espionnage fera partie des objectifs de l’expédition américaine.

 

Ils observent un fort français abandonné, après Patt Creek. (p 27). (6)

Ils rencontrent des Indiens (des Sioux ?) accompagnés d’un Français à la crique Maha. (p 37).

 

Ils nomment une crique « Independance creek ». (p 28) Ndlr : aucune carte ne doit couvrir cette partie du voyage.

Quand ils donnent un nouveau nom à un lieu, ils le relient à une observation solaire (latitude de 42°, 1 minute, 3 secondes). (p 28).

 

Un camp Sioux est constitué de quarante tentes. Ils trouvent les femmes laides. (p 40).

Un Français se trouve sur une pirogue parmi les Indiens de la tribu des Tetons ou Teetons (7). Il comprenait et parlait un peu de Sioux. (p 53).

Ils croisent un trafiquant français sur les bords du Missouri, sur la DOG RIVER (Rivière du chien). L’une des femmes parle anglais. (p 58).

Deux Français vivent dans la tribu des Ricaris constituée de 60 huttes (8). Le premier est un trafiquant et le second est interprète. Les femmes font les travaux et plantent des pois, du blé et du tabac. Les femmes sont belles et prévenantes. (p 61 – 62).

Deux Français se sont fait piller leurs armes, munitions et pelleteries par les Mandannes. La neige fait son apparition. (p 64).

 

En novembre, le groupe s’arrête pour construire son campement d’hiver. Les huttes en bois seront entourées d’une palissade. Le Missouri charrie de la glace. Les travaux de la palissade sont interrompus à cause du grand froid. Ils échangent et troquent avec les Indiens Mandannes pendant la Noël de 1804. (p 70).

Les Indiens ont les pieds et les mains gelées. Un Français a la peau du visage qui se décolle à cause du gel. (p 78).

Les bateaux sont pris dans la glace. (p 80).

En 1805, ils parlent des maisons de prostituées chez les Indiens. (p 84).

Des Français ont installé des trappes le long de la rivière pour attraper des castors. (p 87).

Ils se demandent si il existe un lien entre l’absence de pluies et l’absence de bois et de forêt, à Pierre Jaune (Yellow stone river). (p90).

En juillet 1805, un serpent à sonnettes s’embarque dans un canot. (p 123).

Les Indiens donnent la main en signe d’amitié ou enserrent le cou avec un bras. (p 132).

Les Indiens font des provisions d’hiver en cueillant des groseilles, des cenelles et des cerises sauvages (août 1805). Ils fabriquent des gâteaux avec des graines de tournesol, des cormes pillées, mélangé à de la viande. C’est le peuple le plus pauvre qu’ils ont rencontré. (p 133)

Les femmes portent des chemises jusqu’à mi-jambes faites en peau de chèvre, de mouton ou de bouquetin. Une femme en porte une faite en peau de cochon. (p 135).

Les Indiens mangent du saumon séché. (p 136).

Ils troquent 23 chevaux indiens contre des objets qui coûtent entre 3 et 5 dollars chacun. (p 138).

Les Tussapas se nourrissent de baies et de racines. Les Blancs créent des chefs à chaque fois qu’ils rencontrent une tribu. Ils ne connaissent pas l’organisation sociale des Indiens. (p 141).

En mars 1806, une Indienne Chin-ook leur rend plusieurs fois visite. Elle est accompagnée de 15 femmes et vend leurs charmes. Elle « faisait trafic ». (p 202).

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(1)   Le succès de l'expédition est dû en grande partie à la présence de Sacagawea, une guide et interprète shoshone et de Toussaint Charbonneau, un trappeur canadien-français qui épouse Sacagawea à l'âge de 15 ans. Malgré les dangers encourus durant le voyage (rapides du Missouri, faim, froid, attaques d'ours, hostilité des Amérindiens), il n'y eut qu'un seul mort, le sergent Charles Floyd. Il succomba à une maladie dès le début de l'expédition en . (Wikiêdia).

(2)   C'est l'une des deux plus anciennes villes à l'ouest du Mississippi : elle fut fondée en 1765 sous le nom de Les Petites Côtes, par Louis Blanchette, un explorateur canadien-français qui faisait le commerce de fourrures. (Wikipedia).

(3)   Sainte-Geneviève, et non Saint-Jean, est le plus ancien village permanent du Missouri, fondé vers le milieu des années 1730 par des Canadiens français. (Wikipedia).

(4)   Pelleteries : Le terme pelleteries désigne le travail ou commerce des peaux et fourrures, ainsi que les peaux et fourrures elles-mêmes, traitées pour la confection d'articles de fourrure. (Patrimoine rural).

(5)   La Deer Creek est un cours d'eau situé dans l'ouest du Grand Canyon, en Arizona, qui se jette dans le Colorado River. Elle traverse un canyon étroit et se termine par une chute d'eau de 150 pieds appelée Deer Creek Falls. (Wikipedia).

(6)   Le fort Rosalie était un établissement fortifié colonial français situé sur le bord du Mississippi, alors en territoire Natchez, aujourd'hui dans la ville de Natchez dans l'état américain du Mississippi. Fondé par les Français en 1714, il est abandonné en 1804. Il est fortement lié à l'histoire des colons en Louisiane française. Les Natchez massacrent la population du fort le . (Wikipedia).

(7)   La tribu des Sioux Teton est l'une des sept divisions principales des Sioux, vivant principalement dans les Grandes Plaines des États-Unis. (Th panorama).

(8)   Les tribus amérindiennes décrites vivaient dans des huttes de broussailles en forme de dôme ou des huttes de perches couvertes de nattes de joncs, notamment les Karoks, Shastas, Pomos, Maidus et Chumashs. (Medarus).

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Anders Zorn

Swedish - Suède

1860-1920

“In the woods, Dans les bois.”

1893

Private collection. Collection privée.

Anders Zorn, peintre suédois renommé (1860-1920), a créé "In the Woods" (Dans les bois) en 1893, une œuvre appartenant à une collection privée (Anders Zorn).

Anders Zorn, peintre et graveur suédois (1860-1920), est l'auteur de l'œuvre "In the Woods" (Dans les bois) réalisée en 1893. Cette peinture à l'huile sur toile est un exemple marquant de son style impressionniste.

Une figure assise de dos, entourée d'une végétation luxuriante et baignée de lumière filtrée par les arbres.

Sérénité et harmonie avec la nature.

"In the Woods" illustre son talent pour capturer les nuances de la lumière naturelle et les atmosphères paisibles. (Qwant).

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USA

Empire colonial américain et dépossession pour les peuples indigènes.

L'histoire coloniale de l'Amérique du Nord montre que les puissances européennes ont conquis et absorbé les territoires, entraînant la dépossession des peuples indigènes au profit des colons et des nouveaux États.

La déportation des Amérindiens appelée également « Déplacement des Amérindiens » fut une décision du gouvernement des États-Unis dans la première moitié du XIXe.

(Wikipedia).

Dès le début du xvie siècle, des relations commerciales s'ouvrent sur les côtes canadiennes à la suite du contact entre pêcheurs de morue et indigènes de la côte. La traite des fourrures devint rapidement indépendante et d'importance supérieure à la pêche, donnant naissance, dès la fin du siècle, à des compagnies qui cherchaient à s'assurer le monopole. La demande s'accrût, le castor s'épuisa sur la côte littorale, la traite se déplaça alors vers l'intérieur. Français et Hollandais installèrent des comptoirs et entrepôts, sur le Saint-Laurent (1608) et l'Hudson (1614). Les Anglais succédèrent aux Hollandais, et une compétition active s'engagea amenant au xviiie siècle les Français à pénétrer dans les plaines canadiennes. À cette époque d'autres fronts commerciaux existaient dans le sud des États-Unis où des trafiquants anglais achetaient peaux de cerfs et esclaves et dont l'expansion fut stoppée par l'installation des Français en Louisiane (1699). De la Louisiane au Canada en remontant les affluents du Mississippi, les Français remontèrent vers l'ouest. Dans les Plaines, un commerce s'était développé entre les Apaches et les Espagnols installés alors au Nouveau-Mexique depuis 1598 : contre chevaux et marchandises, les Apaches fournissaient peaux de bisons et esclaves, terrorisant les tribus sans défense de l'est des Plaines ; celles-ci accueillirent les Français qui leur fournirent des armes (les Espagnols n'en fournirent jamais aux Indiens), vers le milieu du xviiie siècle. Les Russes poursuivant leur expansion depuis la Sibérie s'étendirent en Alaska où ils établirent des postes de traite sur la côte sud. Au xixe siècle, leur commerce s'étendit sur la côte ouest, remonta vers l'intérieur, le long des cours d'eau sur la côte pacifique de la Colombie britannique, du sud de l'Alaska à l'État de Washington. Avec l'épuisement des loutres de mer au xixe siècle, les Indiens durent se transformer en trafiquants auprès des Indiens de l'intérieur. À l'intérieur, après l'élimination des Français, deux compagnies anglaises rivales se formèrent ; les postes se multiplièrent dans l'Ouest canadien. (Universalis).

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