dimanche 15 mars 2026

Victor Lanoux - Deux heures à tuer au bord de la piscine

 

Victor Lanoux

Deux heures à tuer au bord de la piscine

Editions Cherche Midi

2014

 

Il écrit ce livre quand il a 80 ans. (p 96).

Pour lui, le monde du cinéma et du théâtre est le monde de l’art du mensonge, du faux-semblant, de la supercherie. (p 117).

Son père :

Son père, pour le punir, lui donnait des coups de manche à balai sous la plante des pieds. ( !!!???). (p 28). Son père était violent et donnait des « baffes fulgurantes ». (p 103).

Les femmes :

Elle était enceinte et lui demande « Qu’est-ce que tu comptes faire ? » Lui, de mauvaise foi pense : « Comme si j’y étais pour quelque chose ! »… (p 57).

Sa première femme fait bouillir la marmite. Lui, il fait des petits boulots. (p 75).

En 1963, ils achètent un appartement à Nanterre. Un T4. Avec confort, téléphone  et voiture. (p 92).

Sa femme arrête de travailler. Il en est fier. (p 102).

En 1975, il achète une propriété proche de celle de Pierre Richard. (p 199). La scène où il raconte la mise à mort du coq de Pierre Richard vaut son pesant d’or. (p 202).

Il a produit un film « Une sale affaire », en 1981, tourné au Havre avec Marlène Jobert. (p 207). (1)

Les comédiens :

Sim :

Il a écrit une pièce de théâtre « La Ritournelle » qui parle de sa grand-mère. Sim joua dans la pièce et y gagna ses lettres de noblesse. (p 34). Sim disait que si « je ne rigole pas au moins cinq minutes dans la journée, elle est ratée. » (p 192). Il a partagé sa chambre d’hôtel avec Jacques Brel. (p 225).

Il décrit Anthony Queen comme un « Indien qui pousse des grognements quasimodesques ». (p 37).

Jacques Higelin accompagne Christine Sèvres à la guitare. (p 87). (2)

Gérard Depardieu, en 1972, tourne dans « l’affaire Dominici » et est incontrôlable quand il a bu. Il devient provocateur et violent. Il donne des coups de poings à travers les portes de l’hôtel. Il en est viré. (p 180). A Toulon, il fracasse la vitrine d’un magasin de chapeaux, de colère. (p 181). Jean Gabin appelait Depardieu « Le barjot ». (3)

Gabin appelait Marlène Dietrich « la schleue ». « Elle était chiante ! Elle pensait qu’à faire la bouffe et à son tricot ! J’rigolais pas tous les jours ! » (p 183) Encore de la mauvaise foi…

 

 

Son duo avec Pierre Richard :

Il rencontre Pierre Richard au début des années 1960. (p 75)

Ils écrivent des sketchs absurdes basés sur la confusion et démarrent à l’Ecluse entre Serge Lama et Barbara. (p 79). Ca marche et ils se partagent les 20 francs gagnés chaque soir. (p 84). Ils font la première partie de Georges Brassens. (p 87) Ils rencontrent Fernand Raynaud (pas avenant), Charles Trenet, Jacques Brel (persuadé d’être le meilleur), et Raymond Devos.

Claude Santelli l’embauche à la télévision dans l’émission « Théâtre de Jeunesse ». (p 88).

Chacun rêve d’être acteur. Le couple Lanoux-Richard se sépare. (p 108).

La guerre d’Algérie :

Il a eu honte de lui et de ce qu’il a vu pendant la guerre d’Algérie. (p 48). Il a « obturé, rejeté, effacé et haï » le temps passé là-bas, pendant 26 mois. (p 51).

La vieillesse :

« Plus d’yeux, plus d’oreilles, plus de dents, plus de souffle, et c’est étonnant comme on peut s’en passer. »

Paul Claudel.

« A 80 ans, on fait exactement les mêmes choses qu’à 20 ans, on les fait moins bien, c’est tout ! »

Anatole France.

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(1) Film : Une sale affaire (1981)

  • Réalisateur : Alain Bonnot  (fr.wikipedia.org)
  • Année de sortie : 1981, première diffusion en France le 25 février 1981  (paris-normandie.fr)
  • Lieu de tournage : Le Havre, tourné durant l’automne 1980  (fr.wikipedia.org)
  • Genre : Policier / polar provincial
  • Durée : 95 minutes  (fr.wikipedia.org)

Synopsis : Un agent de la brigade des stupéfiants séduit l’assistante d’un maire d’une ville portuaire impliqué dans un trafic de drogue. En l’aidant à récupérer un dossier, elle voit sa vie de couple et sa famille se briser. Le film se déroule principalement à Le Havre, notamment dans la foire Saint‑Michel et la rue de la République  (fr.wikipedia.org)

(2) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(3) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

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Véronique Genest - 22 v’là Julie !

 

Véronique Genest

22 v’là Julie !

Editions Michel Lafon

2014


Véronique Genest va jouer Julie Lescaut pendant 22 ans. (1) Elle sera commissaire de police sur TF1.


Quand elle discute avec elle-même, elle appelle son double interne « Diablotin ». (p 26). Elle s’adresse directement au lecteur et aux lectrices, comme Vincent Lagaf’. « Vous y êtes ? », ou bien, « Maintenant, vous courez, vous voyez ? ». (p 79).


Elle a beaucoup d’humour. Elle transcrit avec sa phonétique personnelle des phrases en anglais ou des publicités rabâchées. (p 27).

Elle était copine avec Valérie Mairesse qui l’a hébergée souvent. (p 35).

Elle a joué les deux rôles féminins dans « Maupassant » de Michel Drach : Fanny, son premier amour déçu et la Dame en gris. (p 44). (2)

Les jeudis après-midi libres et les samedis à l’école toute la journée ont eu lieu jusqu’en 1972  (p 58). (3)

Martine Monteil a été une des premières femmes commissaires. (4) Elle a dirigé la brigade des stups et de proxénétisme. (p 60).

Pour un épisode, il faut un an de post production et 22 jours de tournage.

En 22 ans, l’équipe de base a vu défiler 1 600 actrices et acteurs. (p 132).

Elle peut perdre 8 kg en deux mois. Sur un tournage, ça se voit. Dans l’épisode « Bernard Uzan », elle était enrobée quand elle arrête quelqu’un et elle est maigre quand elle l’interroge…Le tournage des scènes ne s’enchaînent pas dans le temps. (p 158).

Elle décrit des situations hilarantes. Il pleut. Plan serré. Renaud joue imperturbablement sous une pluie battante. L’équipe autour de lui a le fou rire, sauf lui. (p 213).

Elle est dyslexique et elle se moque d’elle-même. « Et pouillez-moi la ficine de con en fomble », dit-elle au lieu de « Et fouillez-moi la piscine de fond en comble ». (p 244).

« Outé paparazzi, outé ? » Elle regrette que les téléphones portables transforment chacun de nous en paparazzi. (p 237).

La souffrance ne se tarit pas avec les mots, ni avec le temps. Elle prend ses distances et apparaît tout d’un coup, au détour « d’un mot, d’un film, d’une rue, d’une ville, d’une amie, d’un plat ». (p 223).

L’équipe ressent la fin de Julie en approchant du centième épisode. Les auteurs n’y vont pas de main morte. Roland est blessé dans un attentat. Puis, ils ont tué Paul…(p 228).

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(1) Véronique Genest et le rôle de Julie Lescaut

  • Actrice principale : Véronique Genest a incarné la commissaire Julie Lescaut dans la série télévisée Julie Lescaut de 1992 à 2014, couvrant les 22 premières saisons et 101 épisodes de 90 minutes.
    • Source fr.wikipedia.org
  • Participation future : Bien que Véronique Genest ait évoqué la possibilité d’une suite ou d’un retour de son personnage, aucune production officielle n’a confirmé qu’elle reprendra le rôle de Julie Lescaut dans une nouvelle série ou un spin‑off.
    • Source toutelatele.ouest-france.fr, Source starmag.com.

(2) Aucune information dans le contexte fourni qui décrit une œuvre de Guy de Maupassant intitulée « Fanny » ou qui traite d’un premier amour déçu de ce romancier.

Les références disponibles concernent :

  • Un clip vidéo de Nour intitulé « Premier amour » (id youtube.com).
  • Un extrait musical « Thème de Fanny » lié à un film sur Maupassant (id youtube.com).

(3) Les jeudis après‑midi étaient libres jusqu’à la rentrée scolaire de 1972.

  • En 1972, un arrêté du 12 mai a reporté le jour de repos du jeudi au mercredi, ce qui a mis fin aux jeudis libres à partir de septembre 1972  (la-croix.com)

Les samedis après‑midi étaient déjà libérés depuis 1969.

  • Un arrêté du 9 août 1969 a supprimé les cours le samedi après‑midi, réduisant la durée hebdomadaire de la scolarité à 27 heures  (la-croix.com)

Les samedis à l’école toute la journée n’étaient pas encore libérés jusqu’en 1972.

  • Avant 1969, les élèves fréquentaient l’école le samedi matin et l’après‑midi  (europe1.fr)
  • Après 1969, seule l’après‑midi était libre, tandis que le samedi matin restait en cours  (la-croix.com)

(4) Martine Monteil a été l’une des premières femmes commissaires en France.
Elle est entrée à l’École nationale supérieure de la police en 1976, un an après l’ouverture de la profession aux femmes, et a obtenu le grade de major en 1978, ce qui la place parmi les premières femmes à devenir commissaire de police  (fr.wikipedia.org)

Au cours de sa carrière, elle a également été la première femme à diriger plusieurs unités clés (brigades des stupéfiants, répression du proxénétisme, brigade criminelle, etc.) et à occuper le poste de directrice centrale de la Police judiciaire, consolidant ainsi son statut de pionnière dans le domaine  (radiofrance.fr)


Véronique Genest est une actrice française reconnue surtout pour son rôle de commissaire dans la série Julie Lescaut, ayant remporté trois 7 d’Or et d’autres distinctions. Elle est mariée à Meyer Bokobza et mère d’un fils. (Qwant).

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Stéphanie Kalfon - Les parapluies d’Erik Satie.

 

Stéphanie Kalfon

Les parapluies d’Erik Satie

Editions Gallimard – 2017


L’autrice joue sur les mots, les lie et les enchaîne. « A brut, abrupt », (p 98), « Lenteur, lente heure », (p 178).


Sa famille :

Son père était courtier maritime et fan de music-hall. Sa mère, Jane Leslie, est morte peu après avoir mis au monde une petite sœur, à Honfleur. Il avait six ans. (p 68). Sa mère était d’origine écossaise. (1) Le K d’Erik provient de ViKing.  (p 37). (2) Stéphanie Kalfon  associe le mot « Esoterik » à sa personnalité. (p 176). (3) Il est dépressif et mélancolique: « Qu’est-ce que je fais sur Terre ? » Il a le spleen.

Son père s’est remarié. (p 43). Sa grand-mère meurt six ans plus tard, en face du Havre, à Honfleur. Il a douze ans. (p 72). Le dimanche, adulte, il rend visite à son père et à son frère Conrad. (p 147). Conrad et lui ne se verront plus pendant ses dix dernières années de sa vie. (p 187).

Sa santé :

Il était myope. (p 86). Il souffre d’acouphènes, de bourdons dans l’oreille et se fait saigner les oreilles en les tripotant. (p 103).

C’est un homme vexé et blessé. (p 121).

Il écrit à son frère qu’il a faim et qu’il s’ennuie. (p 126).

Il admet qu’il est misanthrope, hypocondriaque et mélancolique. (p 131). (4)

Il ne se lave plus et ne lave plus son linge. « Vive le linge sale ! A bas la propreté ! » (p 138). (5)


Ses logements :

Au 6 rue Cortot, à Paris, il dort le jour et sort la nuit. (6) Il termine sa nuit au Chat Noir. « Je vais m’asseoir au coin de mon froid ». (p 80).

Il est insomniaque et marche pendant la nuit entre Arcueil et Paris, soit 10 km à l’aller et 10 km au retour. (p 53). (7)

Sa misère lui permet d’être libre. Il la cache à tous. Il parle d’autre chose. (p 161, 184). Son frère Conrad l’aide financièrement. (p 167).

Son caractère :

Il était le Maestro des colères. Il explose quand il n’en peut plus et ne peut plus se réfugier dans sa propre intimité. (p 85). Willy l’attaque violemment. (8) Il devient paranoïaque. (p 158).

Il est empli d’amertume, de tristesse, de chagrin, de rancœur. Il ne fait confiance qu’à sa musique. Il est malheureux que les autres le voient comme un « fou ». (p 183).

Sa musique :

Il démarre mal sa carrière musicale en se faisant renvoyer du Conservatoire. Il devra prouver toute sa vie qu’il vaut quelque chose. On a fait de lui un être « minuscule et un raté. » (p 119)

Les rythmes roumains, les czardas sont à l’origine des Gymnopédies. (p 87).

Il écrit le premier ragtime européen « The mysterious Rag » pour le ballet « Parade ». (p 88).

Il ne crée rien pendant dix ans. (p 130).

Il écrit « Trois morceaux en forme de poire » quand il a faim. (p 141).

Les cafés :

Après avoir surmonté sa timidité, il pratique l’humour dans les cafés « Clou, Pousset, Vachette, Billards en bois, etc ». (p 82). (9)

Il passe les 27 dernières années de sa vie à boire tous les soirs et toutes les nuits dans les bars et les cafés. (p 177).


Sa fin de vie :

Il meurt d’une cirrhose du foie. (p 185).

Il est mort à Arcueil, rue Cauchy. (10) Dans son capharnaüm, on a retrouvé deux pianos et 14 parapluies. (p 26). Il devait se sentir protégé avec ses parapluies. (p 178). (11)

Il est enterré à Arcueil. (p 186).


Emile Zola se serait-il suicidé ? (p 141). (12)

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  1. Wikipedia indique que Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d’origine écossaise, et de Jules Alfred Satie  (fr.wikipedia.org)
  2. Né sous le nom de Éric Alfred Leslie Satie, Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d'origine écossaise, et de Jules Alfred Satie, courtier maritime normand, élevé dans la religion anglicane. Il passe sa jeunesse entre la Normandie et Paris]. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a été embauché comme traducteur. Après la mort de leur mère en 1872, Erik et son frère Conrad retournent à Honfleur chez leurs grands-parents paternels, avec qui ils deviennent pratiquants du catholicisme, tandis que leur sœur reste avec leur père à Paris. (Wikipedia).

(3) Le surnom « Esoterik » d’Erik Satie

Erik Satie (1866‑1925) a reçu le surnom « Esoterik Satie » dans le cabaret parisien Chat Noir.
Le humoriste Alphonse Allais, l’un de ses habitués, l’a surnommé ainsi lors d’une de ses performances, soulignant l’aspect mystérieux et « esotérique » de la musique de Satie.

Utilisation du surnom dans la discographie

Le nom a été repris dans plusieurs titres d’enregistrements :

Année

Titre

Artiste

Label

Catalogue

2022

Satie – Piano Music, Vol. 5 : ‘Ésoterik Satie’

Noriko Ogawa

BIS

BIS‑2345

2024

EsotErik Satie (mix/cover)

Jean Darbois

Ces œuvres mettent en avant la période « mystique » de Satie, influencée par le médiéval et l’esoterisme, et utilisent le surnom comme titre évocateur.

Références dans la littérature

Dans le livre Three Piece Suite d’Ian Penman, le surnom est mentionné comme un sobriquet donné à Satie pendant sa collaboration avec Joséphin Peladan, figure du mouvement symboliste et esotérique4.

En résumé, « Esoterik Satie » est un surnom humoristique attribué à Erik Satie par Alphonse Allais dans le cabaret Chat Noir, et il est aujourd’hui utilisé dans des titres d’enregistrements et des références littéraires pour souligner l’aspect mystique et esotérique de la musique de Satie.

Références :

  1. Lino Guerreiro, « Esotérik – Lino Guerreiro », 2014.
  2. BIS eClassical, « Satie – Piano Music, Vol. 5 : ‘Ésoterik Satie’ », 2022.
  3. ArkivMusic, « Satie: Piano Music, Vol. 5 – “Esoterik Satie” », 2022.
  4. Transactions with Beauty, « On Esoterik Satie », 2023.

(4) Erik Satie reconnaît dans le texte « Mémoires d'un amnésique » qu’il se considère misanthrope, hypocondriaque et mélancolique :

« C'est ainsi que je pris goût pour la misanthropie ; que je cultivai l'hypocondrie ; et que je fus le plus mélancolique (de plomb) des humains. »  (classicalmusicguide.com)

  1. ) Il était souvent sans ressources et écrivait alors à son frère Conrad pour qu’il le dépanne : « Mon linge de corps pue (…) Vive le linge sale, à bas la propreté ! ». Cet homme qui vivait dans un minuscule appartement de banlieue sans confort était néanmoins coquet et ne sortait pas sans son chapeau melon. (Journal Zebuline).

(6) Erik Satie à 6 rue Cortot, Paris

Erik Satie a résidé dans un placard de 3 m × 3 m au 6 rue Cortot (18ᵉ arrondissement) de 1896 à 1898.
Dans cette chambre exiguë, sans chauffage, il devait dormir le jour et composer la nuit : « « Monsieur le pauvre » le jour, « gymnopédiste » la nuit »  (18dumois.info)

Conditions de vie

  • Taille : 3 m × 3 m, si petite que son lit bloquait la porte.
  • Confort : il dormait habillé, avec des vêtements empilés pour se donner un semblant de chaleur.
  • Activité : il y composait certaines de ses Pièces froides et partagea la chambre avec la peintre Suzanne Valadon.

Héritage

  • Le lieu a été transformé en Musée‑Placard d’Erik Satie (le plus petit musée du monde) jusqu’à sa fermeture en 2008  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, à 6 rue Cortot, Erik Satie a vécu dans une chambre minuscule où il dormait le jour et travaillait la nuit, illustrant son mode de vie bohème et son engagement musical. (Qwant).

(7) Erik Satie, le marcheur nocturne entre Paris et Arcueil

Erik Satie est parfois décrit comme un marcheur nocturne qui se déplaçait entre le nord de Paris et sa banlieue sud, Arcueil. Cette image vient d’un article qui souligne son habitude de parcourir ces deux lieux la nuit : « le marcheur nocturne, du nord de Paris à sa banlieue sud »  (balises.bpi.fr)

(8) Henry Gauthier-Villars, dit Willy (1859-1931), journaliste, critique musical et romancier, époux de Colette, était hostile à Satie, qui le lui rendait bien. Willy réussit même en 1913 à publier dans un numéro de La Revue musicale, une parodie des Dix Commandements « dirigée, en fait, contre “Dieubussy” et signée “Erit Satis”, en espérant ainsi brouiller Satie avec son meilleur ami ». L’inimitié qu’entretenaient Willy et Satie durera vingt-deux ans. (Cairn).

(9)

Billards en bois (Montmartre)

Anciennement appelé Aux Billards en Bois, ce lieu est devenu La Bonne Franquette en 1925, sous l’influence de Francisque Poulot. Situé sur la rue Saint‑Rustique, il a accueilli de nombreux artistes du 19ᵉ siècle (Pissarro, Degas, Renoir, Van Gogh, Toulouse‑Lautrec, etc.) et est aujourd’hui réputé pour son ambiance conviviale, sa cuisine française et sa devise « Aimer, Manger, Boire et Chanter » .

labonnefranquette.com


Café

Localisation connue

Source

Café Pousset

Boulevard Montmartre, 75018 Paris

cartorum.fr

Café Pousset

Le Café Pousset est situé sur le Boulevard Montmartre à Paris, dans le 18ᵉ arrondissement. C’est l’un des cafés historiques de la zone, comme indiqué dans la carte postale ancienne référencée  (cartorum.fr)

C’est dans les cafés, l’Auberge du Clou, où Debussy lui succédera, et le deuxième Chat Noir, qu’il élabore ces petites musiques qui ont fait le tour du monde, les Gymnopédies et les Gnossiennes, musiques laconiques, longuement ruminées, qui distillent nonchalamment la nostalgie cicatrisée d’un monde disparu et une sensualité légèrement anorexique, anti-wagnérienne. « Il recherchait les sons anciens, la pensée les avait tués », dira le compositeur américain John Cage… Ces oeuvres n’en possèdent pas moins une volonté de pouvoir sur les âmes, en imprimant plus qu’en exprimant des images sonores à prétention curative. (France archives gouv)

Café Vachette

  • Adresse historique : à l’angle du Boulevard Poissonnière et de la rue du Faubourg Montmartre.
  • Ambiance : réputé pour son cuisine excellente et ses soirs tardifs où la clientèle comprenait littérateurs et « Bousingots ».
  • Références littéraires : Gérard de Nerval évoque un verre d’absinthe au café Vachette avant de dîner chez Désiré et Baurain, soulignant son rôle de lieu de rencontre pour les artistes du XIXᵉ siècle. (Qwant)

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Jean Anouilh - Vive Henri IV ! Ou La Galigaï -

 

Jean Anouilh

Vive Henri IV !

Ou La Galigaï

Editions La table Ronde

2000


Première représentation de la pièce de théâtre : 1977, à la Maison de la Culture de Créteil.


Le sujet de la pièce est Leonora, la femme de Concini, et non pas Henri IV. Elle sera jugée, après la mort d’Henri IV. Le 15 mai 1610, la mère du roi Louis XIII (1), devient régente. L’enrichissement et le pouvoir de Leonora sur la reine ont créé beaucoup de jaloux-ses qui ne voulaient ni d’elle, ni de son mari, au pouvoir.

Leonora Dori:

Elle fut offerte, enfant, à  la princesse Marie de Médicis, pour l’amuser. (2) Elle était punie avec des coups que l’on ne pouvait pas donner à la princesse. Elle a aussi été son souffre-douleur. (p 19).

Leonora a acquis de l’ascendant sur Marie et d’un mot pouvait lui faire aimer ou non quelque chose. Elle monnaie ses services d’entremetteuse en se faisant offrir des robes neuves à la place des robes usées offertes par Marie. (p 24 et 28).

Pour pouvoir aller à la cour de France, et rester près de la future reine de France, Marie fait adopter la paysanne Leonora par un vieux noble désargenté, Galigaï. (3) Un accord financier est signé entre les deux parties. Galigaï est ainsi sauvé de la ruine. (p 31). Henri IV n’est pas content de devoir composer avec La Galigaï (p 58).

La Galigaï négocie son futur mariage avec Concini avec Henriette d’Entragues, la maîtresse d’Henri IV. (4) En échange de son aide, elle agira pour qu’Henriette, jeune accouchée, revienne à la Cour. (p 108).

Leonora fut décapitée, puis brûlée. (10)

Concini :

Il est issu d’une famille noble ruinée. Il trouve que le plus beau métier au monde est d’être « maquereau ». (p 44)

Concini et Leonora scellent un pacte pour assurer leur avenir sur le dos de la France. (p 65)

Il navigue entre la Duchesse de Verneuil (= Henriette d’Entragues, la maîtresse du roi) (3a) dont il est l’amant, la reine, chastement au début, et La Galigaï. Il est promu écuyer du roi. (p 113).

Concini retrouvait la reine, Marie de Médicis, toutes les nuits, en passant par un pont d’amour reliant sa maison et l’appartement de la reine. (p 15). (5)

Il a été à deux doigts du pouvoir royal après la mort d’Henri IV. Le marquis de Lugnes organisa son assassinat. (6)

Marie de Médicis :

Elle a giflé Henri IV pendant une dispute. Il est humilié. (p 190). (7)

Ravaillac :

Il a fait des dettes et est allé en prison. Depuis, son avenir est bouché. Les portes lui sont fermées. (p 136). Il est commandité, sans le savoir, par Epernon, colonel des Suisses, lieutenant général de l’Infanterie, responsable de l’ordre du Palais. (8) Guise, Condé et Henriette sont de mèche avec Epernon.  (p 205 et 2015). (9)

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(1) Le 15 mai 1610 : la régence de Marie de Médicis

Le 15 mai 1610, Marie de Médicis, mère du jeune roi Louis XIII, est officiellement confirmée régente du royaume.

  • Après l’assassinat d’Henri IV le 14 mai, le dauphin de neuf ans proclame devant le Parlement que sa mère doit gouverner le pays pendant son minorité.
  • Cette décision est prise par le roi lui‑même, car même mineur, c’est en son nom que le royaume est dirigé.
  • La régence donne à Marie de Médicis pleine autorité sur l’administration et les affaires de l’État, marquant le début de son gouvernement de 1610‑1614.

« Le 15, Louis XIII, âgé de neuf ans, confirme devant le Parlement sa volonté de nommer sa mère à la tête du gouvernement : c'est au roi — et à lui seul — que revient la décision puisque, même mineur, c'est en son nom que le royaume est gouverné. »  (lhistoire.fr)
« Le jeune roi Louis XIII n’a que neuf ans et la reine mère Marie de Médicis se fait dès le 15 mai confirmer dans le rôle de régente par le Parlement. »  (cassius.e-monsite.com)

Ainsi, le 15 mai 1610 marque le point de départ officiel de la régence de Marie de Médicis, mère de Louis XIII.

(2) Léonora Dori a été offerte, enfant, à la princesse Marie de Médicis.
Elle a grandi à Florence, au palais Pitti, en tant que demoiselle de compagnie de la princesse. Selon les sources, Léonora, originaire d’une famille modeste (son père était charpentier), a été élevée dans la résidence du grand‑duc de Toscane et a accompagné Marie de Médicis dès son enfance  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, dès son plus jeune âge, Léonora était déjà liée à la future reine, ce qui a posé les bases de leur relation étroite qui perdura jusqu’à la fin de la vie de la princesse.

  1. Elle parvint à obtenir comme nouveau patronyme, le nom de Galigaï, celui d'une vieille famille florentine bientôt éteinte : « Elle s’est fait appeler depuis quelques années de Galigay, qui est le nom d’une illustre famille de Florence, ayant permission de Monsieur le grand duc de prendre le nom & les armes de ceste famille, dont il ne restoit plus qu’un vieil homme, lequel neantmoins n’a jamais voulu pour rien au monde luy vendre la maison de ses predecesseurs. »[ (Wikipedia).

(3a) Duchesse de Verneuil – Henriette d’Entragues

  • Identité : Henriette d’Entragues, noble française du XVIIᵉ siècle.
  • Rôle à la cour : Maîtresse du roi Henri IV de France (vers 1599‑1600).
  • Titre : Reçut le duché de Verneuil en 1600, d’où le titre « Duchesse de Verneuil ».
  • Mariage : Épousa Charles de Valois, duc d’Angoulême, en 1605.
  • Dates : Née vers 1582 ; décédée en 1657

(4) Négociation du mariage de Leonora Galigaï avec Concini grâce à Henriette d’Entragues

Les archives de la cour de France montrent que le mariage de Leonora Galigaï (aussi appelée Galigaï) à Concini n’a pas été un simple accord entre deux Italiens, mais le résultat d’une manœuvre conjointe qui mobilisa la maîtresse du roi, Henriette d’Entragues.

  • Influence de Henriette
    Leonora et Concini ont sollicité l’aide de Henriette pour obtenir l’accord du roi. Selon les récits, Henriette a été convaincue de soutenir leur cause en échange de son intervention auprès d’Henri IV, qui était alors très attaché à elle. Cette coopération a permis de flatter le roi et de lui faire accepter le mariage, même si le roi était initialement réticent à l’idée d’un couple italien à la cour. (laplumeetlerouleau.over-blog.com)
  • Ménage à trois
    En échange de l’aide de Henriette, Leonora et Concini ont persuadé Marie de Médicis d’accepter une forme de ménage à trois, ce qui a facilité la mise en place du mariage. Le résultat fut la conjuration de la reine et la nomination de Leonora comme dame d’atours de la reine, ainsi que la prise de poste de Concini comme premier maître d’hôtel de la reine. (sh6e.com)
  • Date du mariage
    Le mariage a été célébré le 12 juillet 1601. Après la cérémonie, les deux époux ont pris possession de l’appartement de Leonora au Louvre, où ils ont consolidé leur influence à la cour. (laplumeetlerouleau.over-blog.com)

(5) Concini (Concino Concini, 1569‑1617) était le favori et le ministre de Marie de Médicis après la mort du roi Henri IV.

Marie de Médicis (1575‑1642) a effectivement bénéficié de l’influence de Concini, ce qui a suscité de nombreuses rumeurs à la cour. (Qwant)

Ascension à la cour de Henri IV

Marie de Médicis soumise aux volontés du couple Concini. Gravure d'après un dessin d'Alphonse de NeuvilleXIXe siècle.

Présent dans l'entourage de Marie de Médicis, il rencontre et demande en mariage Léonora Galigaï, dont la présence est indispensable à la reine. Henri IV s'oppose un temps à ce mariage avant d'y consentir en juillet 1601]. Sa présence au côté de la reine ne satisfait pas le roi qui aimerait le voir, lui et son épouse, s’éloigner de son entourage[]. Finalement, le roi trouve en lui un partenaire de jeu de cartes agréable. Il lui confie quelques missions diplomatiques et le nomme premier maître d'hôtel et premier écuyer, s'en faisant ainsi un homme bien placé pour surveiller et influencer la reine[]. (Wikipedia).

(6) Le marquis de Luynes (Albert de Luynes) a organisé l’assassinat de Concino Concini : le 24 avril 1617, Louis XIII, avec l’aide de son ami Albert de Luynes, a fait tuer le maréchal d’Ancre  (herodote.net)

(7) Usé par des années de gouvernance et de disputes avec son épouse, il roule en carrosse quand celle-ci s’arrête, gênée par une charrette de foin.  (Ouest France). NDLR :  Gifle ? Je n’ai rien trouvé sur Internet, mais pourquoi pas ?

(8) Les historiens ne disposent d’aucune source fiable attestant que François Ravaillac aurait été « commandité » par le duc d’Epernon.

  • François Ravaillac : assassin du roi Henri IV (1610), agissant selon ses convictions religieuses et sans lien avéré avec une conspiration officielle.
  • Jean Louis de Nogaret, duc d’Epernon : favori d’Henri III, nommé gouverneur de la Navarre et chancelier de France, mais il n’a jamais occupé le poste de colonel des Suisses ni de lieutenant‑général de l’infanterie. (Qwant).

Même si François Ravaillac, un fervent catholique à la santé mentale précaire, a juré avoir agi seul, plusieurs théories avancent le contraire. Certaines avancent que c’était le dessein du duc d’Épernon, un proche d’une ancienne maîtresse du roi. D’autres que Marie de Médicis aurait attendu son couronnement pour ensuite se débarrasser du roi. (Radio Canada).

(9) Le récit de France‑Pittoresque évoque une alliance présumée entre Henriette d’Entragues et le duc d’Epernon pour l’assassinat du roi, mais il souligne que ces accusations n’ont jamais été confirmées et que les preuves restent douteuses  (france-pittoresque.com)

Le même article mentionne Condé comme ayant fui la France avec sa femme, mais il ne l’associe pas à une conspiration avec Epernon  (france-pittoresque.com)

Après une enquête minutieuse, Jean-Christian Petitfils propose une thèse inattendue sur l'assassinat du roi Henri IV. Cet ouvrage, rédigé comme une véritable enquête policière, apporte une nouvelle contribution à l'une des énigmes de l'histoire de France, concernant les motivations de Ravaillac, qui entretenait des liens avec les Guise, le duc d'Epernon et la marquise de Verneuil.

L'assassinat d'Henri IV: mystères d'un crime - Jean-Christian Petitfils - Google Livres

(10) Les sources décrivent son exécution :

  • Le 8 juillet 1617, Léonora Dori, dite la Galigaï, est décapitée à la place de Grève à Paris  (lepoint.fr)
  • Elle est accusée de sorcellerie et condamnée à mort  (tombes-sepultures.com)
  • Son corps est ensuite brûlé, et ses biens sont confisqués  (tombes-sepultures.com)

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Agressions contre des militantes NousToutes : Vendée, Brest, Auxerre.

 

Agressions contre des militantes NousToutes : synthèse des faits

1. Agression en Vendée

Dans la commune de La Roche-sur-Yon (Vendée), une bénévole du collectif NousToutes 85 a été agressée en marge de son village associatif. L’incident a été signalé par l’association qui a immédiatement dénoncé la violence  (ouest-france.fr)

2. Agression à Brest (municipales 2026)

  • Date : 8 mars 2026, quelques jours avant le premier tour des élections municipales.
  • Lieu : Rue Henri Waquet, devant la pépinière d’entreprises de Mezheven.
  • Victime : une militante de la liste du candidat divers gauche Réza Salami, collant des affiches.
  • Agresseurs : plusieurs individus cagoulés/masqués qui ont brûlé son matériel de collage.
  • Conséquences : plainte déposée par l’équipe de Réza Salami (20minutes.fr)
  • Réactions :
    • Brest en Commun et la France Insoumise ont condamné l’acte, le qualifiant de « honte pour la République »  (francebleu.fr)
    • Le maire sortant François Cuillandre a également dénoncé la violence  (francebleu.fr)
    • L’ancienne députée Jean‑Charles Larsonneur a appelé à la vigilance collective  (francebleu.fr)

3. Agression à Auxerre (8 mars 2026)

  • Lieu : stand de NousToutes à Auxerre.
  • Agresseurs : personnes ayant crié « Vive l’extrême‑droite », cherchant à détruire les pancartes.
  • Conséquence : l’atelier a subi des dommages, mais aucune blessure grave n’a été signalée  (infolibertaire.net)

4. Cadre général

Ces incidents illustrent la montée de la violence contre les militantes féministes en France. NousToutes continue de mobiliser ses membres et de dénoncer ces actes, appelant à la protection des droits des femmes et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles  (noustoutes.org)

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