samedi 16 mai 2026

Charles Baudelaire et Jeanne Duval

 


Charles Baudelaire et Jeanne Duval

1. Qui était Jeanne Duval

Jeanne Duval (Florine Jeanne Gabrielle Prosper, dite Jeanne Duval) était une comédienne franco‑haïtienne née le 18 novembre 1818 à Port‑au‑Prince et décédée le 20 décembre 1868 à Saint‑Denis. Elle fut la maîtresse et la muse du poète Charles Baudelaire

Son identité a longtemps été entourée de mystère : son vrai nom, ses origines exactes (Haïti, La Réunion, Saint‑Domingue, Saint‑Barthélemy…) et même sa date de naissance ont fait l’objet de nombreuses hypothèses 

. Elle était souvent décrite comme une mulâtresse ou une « Vénus noire »

2. La relation amoureuse

Baudelaire et Duval se rencontrèrent en 1842 (entre le 9 avril et le 27 mai) à Montmartre 

Leur liaison fut marquée par de fréquentes séparations et réconciliations :

  • Septembre 1856 : nouvelle rupture 
  • Début 1859 : ils vivent de nouveau ensemble, puis Baudelaire s’installe seul à Honfleur  (fr.wikipedia.org)

Ils partageaient un domicile à l’Île Saint‑Louis, 6 rue de la Femme‑Sans‑Tête (aujourd’hui rue Le Regrattier)  (fr.wikipedia.org)

3. Influence sur l’œuvre de Baudelaire

Jeanne Duval fut la source d’une grande partie de la poésie de Baudelaire :

  • « La Chevelure », « Les Bijoux », « Le Balcon », « Le Léthé », « Les Bijoux », « Les bos », « Femmes damnées », « Les Métamorphoses du vampire » (lacauselitteraire.fr)
  • Elle inspira également des poèmes comme « Le serpent qui danse » et « La chevelure » (branchesculture.com)

Son image fut aussi capturée par Baudelaire lui‑même dans un dessin à l’encre de Chine daté du 27 février 1865, conservé aujourd’hui au Musée d’Orsay  (lessaintsperes.fr)

4. Contexte social et politique

Duval, femme noire et métisse, vivait dans une France oscillant entre empire et république. Son statut de mulâtresse la rendait « scandaleuse » aux yeux de certains contemporains, mais elle demeurait libre et indépendante 

Sa présence à Paris, ainsi que son rôle de muse, ont été perçus comme un défi aux normes sociales de l’époque  (pandesmuses.fr)

5. Autres relations de Baudelaire

Au cours de leur liaison, Baudelaire a également entretenu des infidélités :

  • 1852 : relation avec Apollonie Sabatier, dite « la Présidente » 
  • 1854 : affection pour l’actrice Marie Daubrun, source de Invitation au voyage

Ces épisodes ont parfois provoqué la jalousie de Duval, mais la relation entre les deux a continué à se nourrir de passion et de création  (lacauselitteraire.fr)

 

Charles Baudelaire – Statue – Honfleur

Dans le Jardin des Personnalités de Honfleur, un buste de Charles Baudelaire est exposé parmi les nombreuses figures historiques et culturelles de la ville.

  • Le jardin, inauguré en 2004 par Michel Lamarre, couvre 10 hectares et se situe sur une ancienne vasière de l’estuaire de la Seine.
  • Les bustes sont disposés dans des « bateaux‑jardins » qui servent de supports décoratifs.
  • Le buste de Baudelaire a été réalisé par l’artiste Christian Champagne et est identifié comme une œuvre d’art public à Honfleur  (fr.wikipedia.org)

- Portrait de Jeanne Duval – 1865

  • Auteur : Charles Baudelaire
  • Date : 27 février 1865 (annotation de Auguste Poulet‑Malassis)
  • Technique : encre noire à la plume (encre de Chine)
  • Dimensions : 20,5 cm × 14,5 cm (H × L)  (collections.louvre.fr)

Contexte

  • Le portrait est l’un des quatre dessins que Baudelaire a réalisés de Jeanne Duval, sa maîtresse de couleur, dont la vie et l’apparence ont inspiré plusieurs poèmes du « cycle de Jeanne » dans Les Fleurs du mal  (artcurial.com)
  • La main de Baudelaire y est annotée « Quaerens /quem/ devoret » et la main de Poulet‑Malassis indique « Dessin de Baudelaire 27 fév. 1865 »

Provenance et collection

  • Louvre (Département des Arts graphiques) – numéro d’inventaire RF 41644, Recto, acquis en 1988 via Drouot, Hôtel, Paris (collections.louvre.fr)
  • Musée d’Orsay – copie achetée en 1988 (public sale) et conservée dans la collection du musée  (musee-orsay.fr)

-         Constantin Guys - Portrait d'une femme brune - Portrait de Jeanne Duval – 1860

Le fichier Constantin Guys – Jeanne Duval (présumé).jpg est présenté sur Wikipédia comme un portrait présumé de Jeanne Duval, la compagne de Charles Baudelaire, réalisé par le peintre Constantin Guys (1802‑1892)  (fr.wikipedia.org)

  • Support / Technique : lavis, encre, aquarelle 
  • Dimensions : 21,4 × 15,2 cm 
  • Provenance : collection Jean Bonna ; la photo du fichier a été prise par Naomi Wenger (latribunedelart.com)
  • Date de création : le contexte fourni ne précise pas la date exacte de la réalisation de l’œuvre. Le titre mentionne « 1860 », mais aucune source dans le contexte ne confirme cette année ; il s’agit donc d’une information non vérifiée  (fr.wikipedia.org)

Il est important de noter que le portrait de Jeanne Duval présenté au Musée d’Orsay est une œuvre de Charles Baudelaire, et non de Constantin Guys  (musee-orsay.fr)

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Chaïm Soutine – 3 Femmes -



Chaïm Soutine – 3 Femmes

Arbre couché – 1923

  • Lieu : Musée de l’Orangerie, Paris

Contexte et description

  • Peint à Cagnes dans le Midi‑de‑la‑France, l’œuvre fait partie d’une série détaillant un ensemble de maisons étagées sur une colline, cachées par un grand arbre au premier plan1.
  • Le tronc couché crée un mouvement de diagonale ascendante, tandis que les mouvements du feuillage donnent une impression de vivacité à la composition1.
  • L’arbre masque à moitié le regroupement d’habitations et presque entièrement le ciel bleu, accentuant le contraste entre le premier plan et le fond1.
  • Le thème de l’arbre revient à plusieurs reprises dans la carrière de Soutine, notamment dans L’Arbre de Vence (1929) et dans ses paysages de Chartres ou de Champigny1.

Footnotes

  1. Musée de l’Orangerie – Arbre couché (id 1) 2 3 4

- Femme à la robe bleue  - Vers 1924

Cette œuvre fait partie du « période mature » de Soutine, caractérisée par des formes distordues et une intensité émotionnelle marquée. Elle est exposée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et porte le numéro d’inventaire AMVP 1137 (navigart.fr)

- La femme en rouge - Vers 1923-1924

Dans cette toile d’une grande intensité, Chaïm Soutine nous livre un portrait féminin où la couleur rouge domine avec une force quasi tellurique. (VMuseum)

Le tableau « La femme en rouge », peint vers 1923-1924, a ainsi été vendu au prix de 8 383 296 euros (frais compris), un peu plus que son estimation initiale, en mai 2019 à New York (Sotheby’s). (France Estimations)

- La fiancée – 1923

Provenance

Contexte de la création

Probablement peint à Cagnes-sur-Mer (sud de la France)

  • Le portrait représente une jeune femme, figure mince, visage allongé, vêtue d’une robe blanche éclatante.
  • La technique de Soutine utilise des coups de pinceau longs et courbes, avec des éclaboussures de vert, bleu et jaune sur le blanc, donnant un effet irisé aux plis de la robe.
  • La peau est peinte avec des touches de rose à rouge, soulignant la structure des mains et certaines zones du visage, créant un contraste saisissant.
  • L’artiste exploite cette composition pour récomposer le monde réel à travers ses propres émotions, révélant une audace expressionniste marquée (musee-orangerie.fr)

Notes supplémentaires

  • L’œuvre est conservée dans la collection Jean Walter et Paul Guillaume au Musée de l’Orangerie.
  • Le format vertical encadre parfaitement la figure, accentuant son élégance et sa présence. (Qwant)

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Sophie Taeuber-Arp - Suite

 

Sophie Taeuber-Arp

Untitled

Sans titre

1932

Avant Garde artist

Artiste d'avant-garde

Abstract painting with two triangular forms in red abd blue, four circles and thin black lines all against a white background

Peinture abstraite composée de deux formes triangulaires rouges et bleues, de quatre cercles et de fines lignes noires, le tout sur fond blanc.

Dimensions : 48 × 48 cm (approx.) – la taille exacte n’est pas précisée dans les sources disponibles, mais la reproduction mentionnée par King & McGaw indique une œuvre de taille moyenne  (kingandmcgaw.com)

Points clés

  • Œuvre abstraite : Sans titre est une peinture géométrique caractéristique de la période d’avant‑garde de Sophie Taeuber‑Arp, membre du mouvement dada à Zurich.

Sans titre (1932) reste un exemple marquant de l’engagement de Sophie Taeuber‑Arp dans l’abstraction géométrique, et son accessibilité via des reproductions d’art permet de le découvrir dans de nombreux contextes décoratifs.

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Mabel Normand - Star à Hollywood - Comique - Réalisatrice -

 

Biographical portrayals of Mabel Normand portray her as a no-talent casting couch diva (CHAPLIN) or as someone trying to escape comedy because she wants to be a dramatic star (MACK & MABEL) Written by men and running from a reality that terrifies them: A beautiful woman just as funny as the boys.

Les biographies de Mabel Normand la présentent tantôt comme une diva sans talent, adepte des abus sexuels lors des castings (CHAPLIN), tantôt comme une actrice cherchant à fuir la comédie pour devenir une star dramatique (MACK & MABEL). Écrites par des hommes qui fuient une réalité qui les terrifie : une femme magnifique, tout aussi drôle que les hommes.

Mabel Normand : une star féminine du burlesque

Mabel Normand (9 novembre 1892 – 23 février 1930) était une actrice, réalisatrice, scénariste et productrice américaine. Elle est reconnue comme la seule star féminine de l’âge d’or du burlesque et a marqué le cinéma muet par son sens de l’humour et sa présence scénique  (fr.wikipedia.org)

Carrière comique

  • Débuts : elle commence au cinéma en 1910 à la Vitagraph, puis travaille avec D.W. Griffith et les studios Biograph
  • Keystone : en 1912, elle rejoint la Keystone Company de Mack Sennett et participe à de nombreuses comédies muettes, souvent aux côtés de Charlie Chaplin  (fr.wikipedia.org 
  • Collaboration avec Chaplin : elle apparaît dans le court‑métrage Mabel’s Strange Predicament (1914) où Chaplin joue le rôle de Charlot. Le film illustre la dynamique comique entre les deux artistes et montre que Mabel était tout aussi drôle que les hommes de son époque  (instagram.com)

Réalisations

  • Elle a co‑réalisé des films avec Chaplin, notamment Charlot et le Mannequin (Mabel’s Married Life) et Charlot garçon de café (Caught in a Cabaret)
  • En 1918, elle joue le rôle de Mickey dans le long‑métrage dramatique Mickey de F. Richard Jones et James Young, ce qui lui apporte un succès supplémentaire

Vie personnelle et fin de carrière

  • Après plusieurs scandales (implication dans l’assassinat de William Desmond Taylor et un incident impliquant son chauffeur), sa carrière est entachée et elle quitte finalement la Keystone en 1923
  • Elle épouse en 1926 l’acteur Lew Cody et continue de tourner quelques films avec Hal Roach
  • Mabel décède de tuberculose à Monrovia, Californie, en 1930, à l’âge de 37 ans, et est enterrée à Los Angeles  (fr.wikipedia.org)

En résumé, Mabel Normand était une actrice comique exceptionnelle, reconnue pour son humour et son talent sur le plan de la comédie muette. Elle a collaboré avec des figures majeures comme Mack Sennett et Charlie Chaplin, démontrant que son sens de la comédie était tout aussi puissant que celui des hommes de son temps. (Qwant)

Pour en savoir plus: 

Les petits maîtres du burlesque américain, 1902-1929 - Mabel Normand - CNRS Éditions

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François Ruffin - Bande dessinée - Critiques - Racisme - Soumission - Police - Karl Marx -

 

François Ruffin

Bande dessinée

Il critique K Marx

Il se plaint du temps chronophage de l'Elu

Commentaire : « Il fait les trois huit ».

Le député de gauche de la Somme vient de publier une bande dessinée, avec l’aide d’un scénariste et de onze dessinateurs. Il y raconte ses combats passés et actuels. (Ouest France).

BD Les Aventures de François Ruffin, député-reporter - Une BD collective pour raconter une France solidaire et combative. (BDThèque). Ndlr: ?

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François Ruffin

Bande dessinée

Il tente de se présenter de gauche mais il a un discours raciste, de soumission à la police et veut faire taire ceux qui résistent

Commentaire : Pas mieux que Bardella.

François Ruffin a publié en 2026 la BD « Les aventures de François Ruffin député‑reporter – Picardie Splendor ».
Les réactions se sont rapidement divisées :

  • Un ton « de gauche » : le créateur se présente comme un député et reporter engagé, mais la narration est très centrée sur son propre rôle de héros.
  • Des scènes controversées : dans une scène, il exige d’un homme maghrébin, dans un train, qu’il respecte la police (threads.com)
  • Un manque de confrontation : selon la critique de SensCritique, lorsqu’un personnage fait des commentaires racistes, Ruffin ne réagit pas, ne contredit pas (senscritique.com)
  • Une critique de droite : le même article qualifie la BD de « une BD de droite » et souligne qu’elle « tempère les ardeurs et les révoltes » plutôt que de les soutenir  (senscritique.com)

Points clés

Aspect

Observation

Source

Position politique

Présenté comme un député de gauche, mais la BD est perçue comme de droite par certains critiques.

senscritique.com

Relation à la police

Il exige le respect de la police d’un homme maghrébin.

threads.com

Réaction au racisme

Il ne contredit pas les propos racistes qui apparaissent dans la BD.

senscritique.com

Silence des résistants

La BD est critiquée pour ne pas donner de voix aux personnes qui résistent.

senscritique.com

Conclusion

Les critiques indiquent que la BD de François Ruffin présente un discours qui, bien que revendiqué comme « de gauche », comporte des éléments de soumission à la police et un manque de confrontation face au racisme.

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