Situation à Carcassonne : arrêté anti‑mendicité, subventions, presse et opposition jeune.
1. Arrêté anti‑mendicité
- Le maire Christophe Barthès (RN) a adopté un arrêté anti‑mendicité le 3 avril 2026 et l’a modifié le 8 avril 2026 pour étendre son périmètre à d’autres rues.
- L’arrêté interdit la mendicité accompagnée de comportements « agressifs ou insistants », d’une installation prolongée ou répétée entravant la circulation, de l’occupation d’accès d’immeubles ou d’équipements publics, ainsi que de la sollicitation des automobilistes aux carrefours et ronds‑points.
- Il est valable jusqu’au 30 juin 2026 et s’applique du lundi au samedi de 11 h à 23 h, y compris les jours de marché et les jours fériés.
- La LDH le juge « disproportionné » et l’attaque en justice, en déposant un recours en annulation et un référé‑suspension devant le tribunal administratif de Montpellier. (ladepeche.fr)
2. Subventions aux associations
- La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) bénéficiait d’une subvention de 300 € et d’un bureau gratuit trois jours par semaine.
- Après le dépôt du recours contre l’arrêté, le maire a supprimé la subvention et l’accès aux locaux.
- Il a annoncé que la somme serait réaffectée à 500 € pour les maraudes locales.
- La LDH considère cette mesure comme une tentative d’autoritarisme visant à supprimer les contre‑pouvoirs. (lindependant.fr)
3. Presse et médias
- Le maire a critiqué plusieurs médias locaux (La Dépeche, L’Indépendant, Midi Libre), les accusant de manque de neutralité et de salir la ville.
- Il a annoncé la fin des subventions publiques aux médias, estimant qu’ils bénéficiaient de financements publics (ex. 37 350 € pour le pôle culturel, 21 210 € pour la communication générale, 17 000 € pour les annonces légales).
- Il a déclaré que ces fonds seraient réalloués pour améliorer le quotidien des Carcassonnais. france3-regions.franceinfo.fr
4. Opposition et jeunesse
- L’opposition municipale, regroupée sous la bannière Carcassonne Unie, a réagi rapidement après l’élection du maire RN.
- Des figures de l’opposition (Alix Soler‑Alcaraz, Marion Forata, Maria Conquet, Daniel Iché, Eric Ciaparra) dénoncent les mesures du RN, notamment l’arrêté anti‑mendicité, le retrait du drapeau européen et la hausse des indemnités des élus.
- Le groupe prépare la création d’une association politique ouverte pour prolonger son action au-delà du conseil municipal, avec un rendez‑vous prévu le 16 avril 2026.
- La jeunesse est mobilisée : des jeunes de la ville se mobilisent pour défendre les droits des plus vulnérables et contester les mesures perçues comme discriminatoires. (lefilactu.fr)
En résumé, l’arrêté anti‑mendicité de Carcassonne a déclenché une réaction en chaîne : suppression de subventions à la LDH, remise en cause des financements publics aux médias, et mobilisation d’une opposition, y compris des jeunes, qui cherche à défendre la démocratie locale et les droits fondamentaux. (Qwant).
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