Vidéosurveillance
à Sarreguemines – 15 caméras supplémentaires
- Le conseil municipal de Sarreguemines a voté
l’achat et l’installation de quinze caméras de vidéosurveillance
supplémentaires.
- Cette extension s’inscrit dans la volonté d’améliorer
le parc existant, qui compte déjà plus d’une centaine de
caméras réparties sur le territoire communal.
- Les images sont centralisées au Centre de
surveillance urbain (CSU) de la police municipale, installé
depuis le 1 octobre 2008.
- Le CSU a pour mission principale de prévenir
l’insécurité et de lutter contre la délinquance
grâce à la vidéosurveillance.
Ces
nouvelles caméras viendront donc renforcer la couverture du réseau déjà en
place, tout en poursuivant les objectifs de prévention et de sécurité publique
de la ville (republicain-lorrain.fr)
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Point
de critique
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Principaux
arguments
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Utilité
marginale pour les enquêtes
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Une
étude menée entre 2017 et 2020 (CREOGN) montre que seules 5,9 %
des affaires résolues (22 sur 1939) ont pu être élucidées grâce aux images de
vidéosurveillance. La contribution est surtout notable pour les cambriolages
(≈ 11 %) et reste très faible pour les violences (≈ 5 %).
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Débat
politique et idéologique
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Au
sein de la gauche, la députée de La France insoumise Mathilde Panot affirme
que les caméras « n’ont jamais prouvé leur utilité » et réclame leur
suppression. Le PS, en revanche, souligne leur rôle dans les enquêtes, ce qui
montre une division nette autour du sujet.
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Respect
de la vie privée
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La
législation impose que les caméras ne filment que le public et que les
enregistrements soient détruits rapidement (max 30 jours hors procédure
judiciaire). Malgré ces règles, le simple fait d’être filmé en espace public
suscite des inquiétudes quant à la surveillance permanente.
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Proportionnalité
et nécessité
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Les
commissions de vidéoprotection évaluent chaque projet selon le critère de
proportionnalité : le nombre de caméras doit répondre à un besoin réel et ne
pas excéder ce qui est indispensable. Certaines communes sont critiquées pour
installer des caméras « en excès » sans justification claire.
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Coût
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Le
financement des réseaux (ex. Woippy ≈ 600 k€ pour 124 caméras) est souvent
jugé élevé au regard des résultats obtenus, surtout quand les économies
réalisées par la baisse de la délinquance sont difficiles à quantifier de
façon indépendante.
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Synthèse
Les
critiques en Moselle portent surtout sur l’efficacité réelle
(les images ne permettent de résoudre qu’une petite partie des affaires), les
atteintes potentielles à la vie privée et le rapport coût‑bénéfice.
Le débat politique reflète ces tensions : certains acteurs demandent la
suppression des systèmes, tandis que d’autres insistent sur leur utilité
ponctuelle pour la sécurité.
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Guillaume
Gormand, enseignant‑chercheur en criminologie à Sciences Po Grenoble,
a mené plusieurs études (thèse 2017, enquête 2021) sur l’efficacité de la
vidéosurveillance publique.
- Pas d’effet dissuasif : il montre
que, contrairement à ce que prétendent souvent les décideurs, la présence
de caméras n’empêche pas les infractions. Les délinquants s’adaptent
simplement aux caméras, voire changent de méthode, mais ne sont pas
découragés par leur simple existence (lemonde.fr)
- Faible contribution aux enquêtes :
selon ses analyses, la vidéosurveillance ne participe qu’à 1 %–3 % de la
résolution des affaires sur la voie publique ; dans une étude de 1 939
enquêtes (2017‑2020) seulement 22 ont pu être élucidées grâce à des
images, soit 1,13 % du total, et 5,87 % des affaires élucidées ont
bénéficié d’une contribution vidéo (ina.fr)
- Sous‑exploitation des systèmes :
la plupart des caméras installées en France ne sont pas réellement
exploitées, en partie à cause du volume de données, de la mauvaise qualité
technique de certaines caméras et des difficultés de coopération entre les
forces de l’ordre et les propriétaires des équipements (lemonde.fr)
- Coût et complexité : déployer un
réseau suffisant pour être réellement efficace demanderait des dizaines de
milliers de caméras et des ressources importantes pour le stockage, la
maintenance et le visionnage, ce qui n’est pas compatible avec les
finances publiques locales (aefinfo.fr)
En
résumé, Gormand argue que la vidéosurveillance, telle qu’elle est aujourd’hui
mise en œuvre, n’est pas un outil de prévention efficace et
que son impact réel sur la résolution des crimes reste très limité.
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Point
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Explication
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Faits
récents
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Le
27 mars 2026, des caméras de vidéosurveillance de la mairie de Fresnes ont
filmé une intrusion et le saccage du bâtiment. Les images ont rapidement
circulé sur les réseaux, montrant les assaillants cagoulés et les dégâts
matériels.
Ces enregistrements ont été diffusés sans autorisation de la collectivité. (lefigaro.fr)
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Base
légale
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- Article 226‑1
du Code pénal : la captation, l’enregistrement ou la transmission
d’images d’une personne dans un lieu privé sans son consentement est puni
d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.
- Article 226‑2 du Code pénal : la diffusion, la mise à
disposition ou l’utilisation de ces enregistrements sans le consentement de
la personne constitue une infraction punie des mêmes peines que l’article 226‑1.
Ces deux articles s’appliquent aux images de vidéosurveillance lorsqu’elles
sont rendues publiques sans autorisation. (lexbase.fr)
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Obligations
de la mairie
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- CNIL :
la vidéoprotection doit être déclarée, les personnes filmées doivent être
informées, et les images ne peuvent être conservées que deux semaines
maximum, sauf nécessité d’enquête.
- Les images ne peuvent être utilisées que comme preuves judiciaires
ou pour la sécurité publique ; toute diffusion au grand
public est prohibée.
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Sanctions
possibles
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- Pour
le responsable de la diffusion : 1 an d’emprisonnement + 45 000 €
d’amende (article 226‑1/226‑2).
- Pour la collectivité si elle ne respecte pas les règles de
conservation ou de sécurisation : amende pouvant atteindre 225 000 €
(article 226‑7).
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Recours
pour les victimes / la collectivité
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1.
Déposer plainte auprès du commissariat ou du parquet (délit
d’atteinte à la vie privée).
2. Demander la suppression des contenus diffusés aux
hébergeurs (loi sur la protection des données).
3. Saisir la CNIL pour vérifier le respect des obligations
de conservation et de sécurité.
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Bonnes
pratiques
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-
Limiter l’accès aux enregistrements aux seules autorités habilitées.
- Masquer les visages des personnes non impliquées avant toute diffusion
interne.
- Conserver les images au maximum deux semaines et les
détruire ensuite.
- Informer le public de l’existence du dispositif via panneaux et mentions
légales.
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Diffusion
illicite des images issues des dispositifs de vidéosurveillance de la mairie de
Fresnes.
En
résumé
La diffusion non autorisée des images de vidéosurveillance de la mairie de
Fresnes constitue une infraction pénale (articles 226‑1 et 226‑2 du Code
pénal). La collectivité doit respecter les exigences de la CNIL (information,
durée de conservation, sécurité) et, en cas de fuite, les personnes concernées
peuvent porter plainte et demander la suppression des contenus. (Qwant)
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Aux
États-Unis, un mouvement baptisé « Deflock » appelle à détruire les caméras de vidéosurveillance
de Flock Safety, capables d'identifier.
Deflock :
un mouvement de sabotage contre les caméras ALPR de Flock Safety
·
Origine –
Le mouvement DeFlock est apparu à la fin 2024 aux États-Unis.
Il a été lancé par des militants qui dénoncent le réseau de caméras de lecture
de plaques d’immatriculation (ALPR) exploité par Flock Safety,
entreprise fondée en 2017 à Atlanta
·
Cible principale
– Flock Safety déploie des caméras autonomes alimentées par énergie solaire. À
l’été 2025, l’entreprise comptait 92 000 caméras dans 49 États,
reliées à plus de 4 800 agences de police et 3 000
organisations privées (HOA, entreprises, écoles)
·
Fonctionnement du
système – Les caméras scannent les plaques d’immatriculation (plus de 20 milliards
de lectures par mois) et transmettent les données via le réseau TALON
à de nombreuses agences, y compris l’ICE, sans contrôle judiciaire préalable
Les ONG
comme l’EFF et l’ACLU qualifient ce réseau d’« infrastructure nationale de
surveillance de masse »
·
Organisation du
mouvement – En 2024, le développeur Will Freeman
(Colorado) a créé le site deflock.org / DeFlock.me, une carte
open‑source qui recense les emplacements des caméras. En 2025, le site
répertoriait plus de 76 000 lecteurs à travers le pays
·
Tactiques de
sabotage – Les militants publient des vidéos sur TikTok (hashtags
#flock, #deflock) appelant à « prendre conscience de la surveillance et agir ».
Ils s’attaquent aux pylônes supportant les caméras ou les aveuglent avec des
lasers suffisamment puissants pour perturber l’électronique
·
Incidents notables
– Entre avril et octobre 2025, Jeffrey Scott Sovern, ingénieur
de 41 ans, a détruit 13 caméras de façon autonome
En
février 2026, le journaliste Brian Merchant a indiqué que ces
sabotages semblent non coordonnés (ladn.eu)
·
Réaction juridique
– Flock Safety a envoyé des lettres de cessation‑et‑défaut à DeFlock.me,
invoquant le droit des marques. L’Electronic Frontier Foundation (EFF)
a défendu le site, le considérant comme une expression protégée par le Premier
Amendement
·
Impact politique
– Des militants et organisations de défense de la vie privée font pression sur
les autorités locales pour bloquer ou résilier les contrats
d’ALPR, et obtiennent parfois des succès (eff.org)
En
résumé, Deflock est un mouvement né en 2024 qui combine sensibilisation
en ligne, cartographie participative et sabotage
physique pour contester le déploiement massif des caméras de Flock
Safety, perçues comme une menace pour la vie privée et les libertés civiles. (Qwant)
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Suez
a lancé, en avril 2026, une phase d’expérimentation de
vidéosurveillance connectée à un réseau 5 G privé sur un site industriel situé
à Évreux.
- Objectif : disposer d’une solution
d’urgence de déploiement sécurisé, plus agile que les réseaux filaires,
pour protéger les sites industriels et gérer rapidement les crises.
- Technologie : des caméras Axis P32
équipées d’un boîtier « backbox » qui intègre directement la connect
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