Kenneth Anger
Hollywood Babylone
Editions Tristram – 2013
Edition San Francisco – 1975
Le
propre du génie consiste en une capacité à survivre. (p 220).
Et
après cette lecture, il en faut pour survivre à Hollywood !
Les
propriétés :
Un
voyeur :
Ince
possédait une propriété dans laquelle il avait fait installer une galerie
secrète avec vue sur les chambres de ses invité-es célèbres d’Hollywood. (p
118)
Alla
Nazimova possède une propriété sur Sunset Boulevard, « Le Jardin
d’Allah ».(16). Elle produit le film « Salomé ». Elle présente à
Rudolph Valentino à deux homosexuelles qu’il épousa. Il aimait les femmes
fortes. Il meurt à 31 ans dans des circonstances inexpliquées. (P 126). (17)
Erich
von Stroheim :
Il
est le spécialiste des scènes orgiaques.(18) Tout ce qu’il a tourné a été
détruit et les actrices, très bien payées, ont été soumises à la loi du
silence. Il a usé de la fortune de Gloria Swanson et de Joseph Kennedy pour
tourner dans un studio barricadé. (19) Etait-ce par vengeance contre le studio
Universal ? (p 132).
Il
était sadique. (20) Tout comme Selznick. (p 178). (21)
Les
relations amoureuses :
Clara
Bow eut Gary Grant et John Wayne (tacleur de l’équipe de football à
l’université de Californie du Sud) parmi ses nombreux amants. (p 150)
Greta
Garbo et John Gilbert vécurent une idylle. Après la rupture, par dépit, il
épousa Ina Claire. (p 155) Garbo assiste à l’enterrement de Murnau. A cause de
sa réputation d’homosexuel pédophile, peu de personnes y assisteront. (22) Garbo
est discrète sur ses relations amoureuses. Il y a des rumeurs sur sa relation
avec Salka Viertel. (p 180) Garbo était toujours à l’heure au studio, même à
l’aube. (p 295)
La
santé mentale :
Clara
Bow est rejointe à l’hôpital psychiatrique par Buster Keaton qui sombre pendant
l’arrivée du parlant, sous le poids de l’alcool et de ses difficultés
conjugales.. (p 165)
Frances
Farmer fut internée en sanatorium. Elle était victime de crises paranoïaques,
de violences et d’alcoolisme. Elle subit, pendant trois mois, une cure de Sakel
qui est interdit maintenant. (p 227) (23)
Les
actrices à la santé mentale fragile : Clara Bow, Gail Russell, Gene
Thierney, Frances Farmer. (p 232) (24)
Judy
Garland se suicida à Londres. (p 300) ( 25)
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(16) Alla Nazimova possédait une propriété sur Sunset Boulevard appelée « Le Jardin d’Allah »
- Acquisition : Elle a acheté la maison espagnole californienne située au 8080 Sunset Boulevard en 1919 (notrecinema.com)
- Nom : La propriété fut surnommée Le Jardin d’Allah et, plus tard, transformée en hôtel du même nom (reddit.com)
- Usage : Après l’achat, elle y a vécu et a finalement perdu la propriété, mais l’établissement a continué à porter le nom Le Jardin d’Allah (reddit.com)
(17) Rudolph Valentino est décédé le 23 août 1926 à New York, à l’âge de 31 ans.
La cause officielle de son décès est une septicémie survenue après une opération chirurgicale pour un ulcère gastrique aigu qui s’était perforé, entraînant une péritonite (fr.wikipedia.org)
Les récits qui évoquent un cancer de l’estomac ou des circonstances « inexpliquées » ne sont pas corroborés par les sources historiques fiables. Les documents médicaux et les communiqués de l’hôpital indiquent clairement que la mort de Valentino était liée à des complications d’un ulcère perforé, et non à un mystère ou à un crime
(grincheuxmarrant.canalblog.com)
(18) Erich von Stroheim est reconnu comme un réalisateur qui a souvent exploré la sexualité décadente et les orgies dans ses œuvres.
- Dans Folies de femmes (1921), il dépeint une société corrompue par l’argent et la sexualité
- La Veuve joyeuse (1925) est un film qui transforme une opérette en une histoire d’orgies dans une cour royale (fr.wikipedia.org)
- Le film Les Rapaces (1924) et d’autres titres de l’époque contiennent également des scènes très explicites, illustrant son penchant pour le débauche et la violence érotique (lemonde.fr)
- Un extrait de DVDClassik mentionne que les moments les plus crus de ses films incluent des orgies (dvdclassik.com)
(19) Est‑ce que Erich von Stroheim a usé de la fortune de Gloria Swanson et de Joseph Kennedy ?
Les documents disponibles montrent que la collaboration entre Gloria Swanson, Joseph Kennedy et Erich von Stroheim a entraîné des pertes financières importantes pour Swanson, mais que Stroheim n’a pas directement « usé » la fortune de Kennedy.
- Financement initial
Joseph Kennedy, alors financier de Swanson, a accordé à la star un prêt de 700 000 $ pour soutenir ses projets cinématographiques. Ce prêt a été utilisé en partie pour couvrir les dépenses de production de Erich von Stroheim sur le film Queen Kelly (observer.com)
- Coût du projet
Stroheim était réputé pour ses tournages longs et coûteux. Le film Queen Kelly a nécessité des millions de dollars de dépenses supplémentaires, et le projet a finalement été abandonné sans être terminé, laissant Swanson avec une dette accrue (ebsco.com)
- Rôle de Kennedy
Kennedy a réorienté les fonds de Swanson vers son propre studio Pathé, en utilisant la dette pour financer les coûts de Stroheim, tout en s’assurant que Swanson reste responsable du remboursement (observer.com)
- Conclusion
Bien que Stroheim ait été le directeur du projet qui a épuisé les ressources de Swanson, il n’a pas directement exploité la fortune de Kennedy. Au contraire, Kennedy a utilisé la dette de Swanson pour financer Stroheim, ce qui a conduit à la perte financière de la star. (Qwant)
(20) Erich von Stroheim est reconnu pour la violence, la méchanceté et la folie sadique qui dominent ses films.
Cette propension se manifeste tant dans ses choix de scénarios que dans la façon dont il dirige ses acteurs, créant des scènes où la cruauté est mise en avant sans nécessairement s’inscrire dans un cadre BDSM conventionnel.
Exemples de sadisme cinématographique
- Les Rapaces (Greed) – Le film, adapté du roman McTeague, présente des scènes de violence extrême et de manipulation des personnages, illustrant la cupidité et le sadisme de ses protagonistes. (universalis.fr)
- Folies de Femmes (Foolish Wives) – Stroheim y prend un petit plaisir sadique à jouer avec les apparences et à manipuler les femmes, créant une atmosphère de tromperie et d’humiliation. (shangols.canalblog.com)
- The Crime of Dr. Crespi – Une scène marquante montre un chirurgien sadique qui injecte un virus à son rival, accompagné d’un rictus sadique rappelant la nature monstrueuse de Stroheim. (playitagain.unblog.fr)
Persona et réputation
Stroheim a cultivé l’image de l’homme que vous aimerez haïr, un personnage à la fois charismatique et cruel, qui se reflète dans ses œuvres et dans son approche de la réalisation. Cette réputation de sadisme a contribué à son statut de cinéaste maudit, souvent en conflit avec les producteurs et soumis à des mutilations de son travail. (industrie-culturelle.fr)
(21) David O. Selznick est souvent décrit comme un mogul à la fois visionnaire et despote. Il a façonné Hollywood tout en imposant ses exigences aux artistes, notamment aux actrices.
- Contrôle de casting
Selznick ne laissait pas le hasard décider du casting. Il a imposé Joan Fontaine au rôle principal de Rebecca, même si la communauté l’appelait « la femme de bois » pour son manque de talent perçu (troiscouleurs.fr)
Il a également insisté pour que Olivia de Havilland joue Melanie dans Autant en emporte le vent, promettant des avantages en échange de sa coopération (telerama.fr)
- Exigences créatives
Le producteur intervenait fréquemment dans les scénarios et le montage, rédigeant des mémos détaillés et imposant des plans aux réalisateurs, ce qui se traduisait par une pression supplémentaire sur les actrices (lacinemathequedetoulouse.com)
- Relations personnelles
Il a entretenu une liaison avec Jennifer Jones avant de l’épouser en 1949, et l’a soutenue dans sa carrière, bien qu’il ait parfois été accusé d’exploitation (close-upmag.com)
- Impact sur les carrières
Malgré son autorité, Selznick a permis à plusieurs actrices de briller : Katharine Hepburn, Ingrid Bergman, Vivien Leigh, Jennifer Jones et Joan Fontaine ont toutes travaillé sous son patronage, obtenant des rôles majeurs et, dans certains cas, des Oscars (lacinemathequedetoulouse.com)
(22) Murnau’s Death Mask
In 1931, seven days before the premiere of his film Tabu, he allowed a fourteen year-old Filipino boy named Garcia Stevenson to ride his limo. And for some absolutely bizarre reason, he let the boy drive the Packard vehicle beside him.
Stevenson, driving too fast and swerving to avoid a truck, eventually crashed against an electric pole, killing the legendary film director. Garcia was not hurt, nor the other person in the car, but Murnau’s head was cracked open on a roadside pole and he died at hospital shortly afterwards. He was 42 years old.
While the scandalous rumors surrounding Murnau's death resulted in the appearance of only a handful of mourners at his funeral, Garbo showed up during the interment. Garbo also commissioned a death mask of him, which she kept on her desk during her years in Hollywood (not for her whole life, as many may think). Decades later, Garbo gave the Mask to Murnau’s family.
Murnau was later entombed on Southwest Cemetery (Südwest-Kirchhof Stahnsdorf) in Stahnsdorf near Berlin. (Garbo for ever)
Le masque mortuaire de Murnau En 1931, sept jours avant la première de son film Tabou, il autorisa un jeune Philippin de quatorze ans, Garcia Stevenson, à monter dans sa limousine. Et, pour une raison tout à fait étrange, il le laissa conduire la Packard à côté de lui. Stevenson, roulant trop vite et faisant des embardées pour éviter un camion, finit par percuter un poteau électrique, tuant le légendaire réalisateur. Garcia et l'autre passager de la voiture s'en sortirent indemnes, mais Murnau eut le crâne fracassé contre un poteau et mourut peu après à l'hôpital. Il avait 42 ans. Si les rumeurs scandaleuses entourant la mort de Murnau firent que seule une poignée de personnes assistèrent à ses funérailles, Garbo se présenta à l'inhumation. Elle commanda également un masque mortuaire qu'elle conserva sur son bureau pendant ses années à Hollywood (et non toute sa vie, contrairement à ce que beaucoup pourraient croire). Des décennies plus tard, Garbo offrit le masque à la famille de Murnau. Murnau a ensuite été enterré au cimetière du sud-ouest (Südwest-Kirchhof Stahnsdorf) à Stahnsdorf, près de Berlin.
(23) La cure de Sakel : interdite aujourd’hui
La cure de Sakel (ou insulinothérapie) est une thérapie psychiatrique qui consistait à provoquer des comas hypoglycémiques par injection d’insuline afin de traiter la schizophrénie.
Cette méthode, développée par le psychiatre Manfred Sakel dans les années 1930, a été largement pratiquée jusqu’aux années 1960, mais elle a été abandonnée pour plusieurs raisons :
- Effets secondaires graves : obésité, lésions cérébrales, convulsions, voire mortalité
- Manque de bénéfice spécifique : les comas insuliniques ne supprimaient pas la schizophrénie mieux que l’anesthésie générale, comme le montre un essai clinique randomisé de 1957
- Remplacement par des neuroleptiques : ces médicaments offrent une efficacité plus sûre et plus contrôlable.
En conséquence, la cure de Sakel n’est plus utilisée aujourd’hui et est considérée comme interdite dans la pratique médicale moderne (fr.wikipedia.org)
(24) Actrices mentionnées dans le contexte
- Clara Bow – Actrice emblématique du cinéma muet, surnommée « The It Girl » (excerpts.numilog.com)
- Gail Russell – Actrice née en 1924, connue notamment pour The Uninvited (1944)
- Gene Tierney – Actrice célèbre pour Leave Her to Heaven (1945) (imdb.com)
- Frances Farmer – Actrice mentionnée dans le même document qui parle du « puits de la folie de Hollywood »
Le thème de la « folie » à Hollywood
Le PDF intitulé UNE SAISON A HOLLYWOOD évoque un « puits de la folie de Hollywood » et y cite Clara Bow, Gail Russell, Gene Tierney et Frances Farmer
Cette référence suggère que ces actrices ont été associées, dans la narration populaire ou dans les médias, à des histoires de santé mentale ou de troubles psychologiques, un sujet souvent exploré dans les récits sur Hollywood des années 1930‑1950.
« puits de la folie de Hollywood – Clara Bow, Gail Russell, Gene Tierney… »
(excerpts.numilog.com)
(25) Elle est décédée le 22 juin 1969 dans son appartement londonien, à l’âge de 47 ans, d’une surdose accidentelle de barbituriques
Détails
- Décès : La chanteuse a été retrouvée inanimée dans la salle de bain de leur logement loué à Belgravia, à Londres (lemonde.fr)
- Cause : La police et la médecine légale ont conclu à une surdose accidentelle ; aucune trace d’intention suicidaire n’a été trouvée
- Tentatives antérieures : Bien qu’elle ait tenté de se suicider à plusieurs reprises dans sa vie, aucune tentative n’a été liée à son décès final (latimes.com)
- Contexte : Elle souffrait de problèmes de santé chroniques (hépatite, fatigue, troubles rénaux, etc.) et d’une dépendance aux médicaments, facteurs qui ont contribué à l’accident (biography.com)
Après 40 ans de carrière et un Golden Globe, Judy Garland a connu une fin des plus tragiques, ponctuée de tentatives de suicide à répétition et d'addiction à la drogue. (Vanity Fair)
Stevie Phillips se souvient encore aujourd’hui avec effroi du jour où Judy Garland a essayé de s’immoler par le feu. La scène se passe en 1961. (Voici)
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