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jeudi 21 mai 2026

Jennifer Lesieur - Rose Valland - L’espionne à l’œuvre

 

Jennifer Lesieur

Rose Valland

L’espionne à l’œuvre

Editions Robert Laffont

2023

 


L’art détruit par les nazis:

Dans les années 1930, le parti nazi voulait gouverner jusqu’aux consciences. L’art nouveau = art dégénéré = anti pureté aryenne. (p 18)

Le 20 mars 1939, ils brûlent les œuvres dans la caserne de pompiers de Berlin. (1)

Les œuvres de Masson et de Dali sont détruites au couteau par les nazis, à Paris. (p 74).

En juillet 1943, ils lacèrent et brûlent des œuvres de Picasso, Klee, Ernst, Léger. (p 75).

Leurs intentions criminelles étaient faites dans le but de haïr, dénigrer et anéantir autrui. (p 148).

 

Goering : (2)

Goering, le numéro 2 du régime nazi, s’est servi en œuvres d’art en Hollande et en Pologne, avant Paris. (p 10)

Il a détourné pour lui-même, sans payer, un millier d’œuvres d’art. (p 45). Il est riche et avare. (p 58). Il a pillé entre 1933 et 1944 (p 128). Il a volé Hitler pour son propre plaisir. (p 146)

Vichy laissait faire. (p 52)

Puis Goering ne croit plus à la puissance des Allemands, après la perte de 300 000 soldats allemands à Stalingrad. Il se drogue avec de la morphine (p 73).

Il cache les œuvres à Berchtesgaden, dans un lieu secret, dans la forêt de Schorfheide,  avant son arrestation et après le dynamitage de sa propriété de Carinhall.  (p 127) (3)

 


Familles juives pillées :

A Paris : (p 12)

Edouard et Maurice de Rothschild. Collection privée. La famille récupèrera tout à la fin de la guerre. (p 122).

Georges Wildenstein – Collection privée.

Famille Seligmann – Collection privée.

David-Weill – Collection privée – (p 34)

Alphonse Kann – Collection privée - (p34)

Veil-Picard – (p 40).

Paul Rosenberg – Marchand d’art – (p 41)

Berheim-Jeune – Galerie d’art (p 41).

Lévy de Bension – Collectionneur privé – (p 64)

Löwenstein – Collectionneur privé – (p 64)

Watson – Collectionneur privé – (p 64)

Collection Bacri – (p 70).

L.L. Dreyfus – Meubles – Collection privée - (p 79)

Famille Drey – Galerie d’art – (p 158)

Wanda Landowska – Claveciniste – (p 159).

38 000 logements parisiens seront vidés. (p 74)

Corrèze :

Adolphe Schloss – Collection privée – (p 77).

Aux Pays-Bas : (p 30)

Jacques Goustikker – Marchand d’art.

Les Allemands n’ont pas touché aux œuvres de la collection nationale, mais se sont servi dans les collections privées.

 

Les marchands d’art collaborationnistes :

Jean-François Lefranc – Marchand d’art – (p 52).

Gustav Rochlitz – Galeriste allemand - Paris – (p 58)

Jacques Beltrand – (p 70)

Walter Bornheim – (p 157)

Hildebrandt Gurlitt – (p 157)

Hermann Voss – (p 157)

 

             Rose Valland et son amie Joyce Heer

Rose Valland : (4)

Depuis 1933, Jean Zay organise l’exode des musées parisiens dans des châteaux, abbayes, monastères. (p 19). La Tapisserie de Bayeux a été transférée au château de Chambord. (p 23). La Joconde repose au château de Montal (p 143). (5)

Rose Valland  rêvait d’être conservatrice de musée, mais la profession était fermée aux femmes. La première sera Jacqueline Bouchot-Saupique. (p 153) (6)

Les femmes éduquées sont préférées aux femmes instruites. (p 12).

En 1941, elle commence une liste de tout ce que les Allemands ont pillé parmi les œuvres d’art stockées au Jeu de Paume. Elle transmet les informations à Jacques Jaujard au Louvre. (p 49 et 51).

En 1941, elle est enfin payée. (p 54).

Elle n’a jamais pensé à vendre son âme pour obtenir un peu plus de confort. (p 67)

En 1945, toutes les œuvres cachées sont rentrées au Louvre. (p 100)

Après la guerre, Rose Valland se méfie de tout le monde et ne veut pas donner ses notes. (p 102).

Elle assiste au procès de Nuremberg en tant que membre de la CRA (6) en février 1946, pendant les 3 jours dédiés à l’art volé. (p 147).

Elle restera 8 ans en Allemagne, cherchant à qui rendre les objets volés. Elle devient capitaine des Beaux-Arts, officier experte. (p 155). Elle sera médaillée de la Légion d’honneur. Elle reçoit la médaille de la Liberté américaine. (p 157)  Elle restitue les œuvres dans la justice et l’équité. (p 166).

Elle a récupéré 61 000 œuvres d’art et en a restitué 45 000. (p 179).



Les œuvres d’art en Allemagne :

Les œuvres d’art pillées étaient stockées à Münich, Füssen, Buxheim (monastère en Bavière), Amstetten, Kogl (Autriche), Nikolsburg (détruite par les bombardements en Tchécoslovaquie). (p 78 et 158)

Hitler fait transférer les œuvres à Steinberg (mines de sel en Autriche) en 1944. (p 85)

Châteaux de Hohenschwangau  et Neuschwanstein – (p 106)

Mines de cuivre de Siegen, près de Cologne – (p 108)

Près de Stuttgart : Mines de sel de Heilbronn (p 109, de Kochendorf (p 110), d’Altaussee en Autriche (p 111),

A Altaussee, la valeur marchande du million d’oeuvres d’art et d’objets volés s’élevait à 3 milliards de dollars. Il faudra 7 ans pour la vider. (p 122).

 


Il n’y a que 37 Vermeer certifiés au monde. (p 60). (7)

Fernandel déjeunait chaque jour au cercle allemand. (p 68) (8)

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(1) Brûlage d’œuvres à la caserne des pompiers de Berlin (mars 1939)

En mars 1939, la cour de la caserne des pompiers de Berlin a été le lieu d’un acte de destruction d’art. Selon le chapitre 3 de Le Troisième Reich : l’État hitlérien (Cairn.info)  (shs.cairn.info), les œuvres de Gauguin, Van Gogh et Picasso – ainsi que d’autres pièces jugées « sans valeur » – ont été brûlées. L’événement a fait partie de la politique nazie de dépouillement et de destruction d’œuvres d’art considérées comme indésirables. Environ mille œuvres ont été incinérées dans la cour de la caserne.

(2) Hermann Göring

Hermann Göring (Rosenheim, 12 janvier 1893 – Nuremberg, 15 octobre 1946) était un militaire, homme politique et criminel de guerre allemand, l’un des dirigeants les plus proches d’Adolf Hitler dans le Troisième Réich (fr.wikipedia.org)                                   

Vie militaire et aviation

Après avoir servi comme sous‑lieutenant d’infanterie, il s’est reconverti dans l’aviation en 1915, devenant un as de la Première Guerre mondiale avec 22 victoires  (larousse.fr)

Il a terminé la guerre comme capitaine, décoré de l’Ordre du Mérite (fr.wikipedia.org)

Ascension au sein du parti nazi

Rejoignant le NSDAP en 1922, il fut nommé chef des SA et, après le putsch de la Brasserie de 1923, il s’exila en Suède  (larousse.fr)

En 1933, il fut nommé ministre sans portefeuille, ministre de l’intérieur de Prusse et commissaire à l’aviation

Il créa la Gestapo en 1933 et fut commandant en chef de la Luftwaffe à partir de 1935  (fr.wikipedia.org)

Rôle dans le régime nazi

Göring contrôlait une grande partie de l’économie allemande, supervisait le plan de réarmement de 1936 et était chargé de la production de guerre  (universalis.fr)

Il était également Reichsmarschall, le plus haut grade de la Wehrmacht  (larousse.fr)

Procès et mort

Condamné à mort par pendaison par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1946, il s’empoisonna dans sa cellule avant l’exécution  (fr.wikipedia.org)

(3) Propriété de Carinhall – Hermann Göring

 

Carinhall était la résidence de campagne du Reichsmarschall Hermann Göring, haut dignitaire nazi.
Elle a été construite en 1933 sur un terrain d’environ 120 hectares de la forêt de Schorfheide, à une soixantaine de kilomètres au nord‑nord‑est de Berlin, entre les lacs Großdöllner See et Wuckersee

Objectifs et symbolisme

  • Nom : Carinhall (en hommage à la première épouse de Göring, Carin Göring, décédée en 1931) et à la mythique Valhalla
  • Fonction : pavillon de chasse néo‑médiéval, mais aussi futur musée de la collection d’art de Göring, qu’il avait commencé à constituer après la Première Guerre mondiale
  • Dépouille de Carin : rapatriée en 1934 pour éviter la profanation de sa tombe en Suède, avec une cérémonie à laquelle participait Adolf Hitler

Infrastructures

  • Le complexe comprenait un cinéma, un gymnase, un bain de vapeur russe, un salon de réception de taille de nef d’église, ainsi que deux circuits de trains électriques miniatures dans les combles et sous‑sols
  • La collection d’art (gothique, Renaissance, etc.) était exposée dans des salles dédiées, et une partie a été mise à l’abri dans la mine de sel d’Altaussee en 1943  (fr.wikipedia.org)

Fin de la propriété

  • En avril 1945, pour empêcher que la résidence ne tombe aux mains de l’Armée rouge, Göring ordonna sa démolition par une équipe de démolition de la Luftwaffe. La plupart des bâtiments furent détruits, ne laissant que les deux piliers d’entrée et quelques fondations  (ww2gravestone.com)
  • La dépouille de Carin Göring fut alors dissimulée dans une tombe de fortune creusée en forêt  (fr.wikipedia.org)

(4) Rose Valland : conservatrice, résistante et sauveuse d’œuvres d’art

Rose Valland (1 novembre 1898 – 18 septembre 1980) était une conservatrice de musée et une résistante française. Née à Saint‑Étienne‑de‑Saint‑Geoirs dans l’Isère, elle a consacré sa vie à la protection du patrimoine culturel pendant l’Occupation allemande et à la restitution des œuvres volées par les nazis.

Formation et débuts professionnels

Éducation : Après des études à l’École normale d’institutrices de Grenoble (1914‑1918), elle poursuit le dessin et l’histoire de l’art à l’École nationale des beaux‑arts de Lyon, puis à l’École des Beaux‑Arts de Paris. Elle obtient un diplôme de l’École du Louvre (1931) et plusieurs certificats d’études supérieures à l’Institut d’art et d’archéologie.

Premiers postes : En 1932, elle devient attachée bénévole au musée des peintures et sculptures étrangères du Jeu de Paume, où elle participe à la catalogage des collections et à l’organisation d’expositions.

Titularisation : En 1941, elle est officiellement salariée et attachée de conservation au Jeu de Paume.

Rôle pendant l’Occupation

Le Jeu de Paume est réquisitionné par les nazis comme dépôt central des œuvres spoliées par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR).

  • Rose Valland, malgré les suspicions, continue de travailler dans le musée. Elle consigne minutieusement les mouvements d’œuvres : noms des propriétaires, destinations, transporteurs, numéros de caisse, etc. Ces registres deviennent la base de la récupération artistique après la guerre. (fr.wikipedia.org)
  • En mai 1945, elle rejoint l’état‑major de la première armée du général de Lattre de Tassigny et obtient le grade de lieutenant, puis de capitaine. Elle collabore avec la Commission de récupération artistique (CRA) pour retrouver plus de 60 000 objets volés. (jeudepaume.org) (fr.wikipedia.org)

Carrière post‑guerre

Conservatrice des Musées nationaux : En 1952, à 54 ans, elle est nommée conservatrice.

Publications : En 1961, elle publie Le Front de l’art, puis en 1963 son mémoire sur Aquile e et les origines byzantines de la Renaissance.

 Gestion des archives : À partir de 1968, elle s’attèle au classement du fonds d’archives de la récupération artistique.
    Décès : Elle meurt à Ris‑Orangis le 18 septembre 1980, dans l’anonymat. (fr.wikipedia.org)
Héritage
    La base de données Rose Valland répertorie de façon exhaustive les œuvres MNR, leur historique et, le cas échéant, leur restitution aux ayants‑droits. Elle est librement consultable par tous. (jeudepaume.org)
    Sa vie a été rendue publique dans plusieurs ouvrages et médias, notamment la biographie de Jennifer Lesieur (2023) qui souligne son courage et son rôle décisif dans la sauvegarde de 60 000 œuvres. (livredepoche.com)
    Des portraits et des articles de Le Figaro, L’Obs et France Inter témoignent de son engagement et de son impact sur la culture française. (livredepoche.com) (radiofrance.fr)
    (5) Le château de Montal a servi de dépôt pour les collections nationales, notamment le Musée du Louvre, à partir de mai 1943.
    La Joconde y est arrivée le 13 mars 1943, emballée dans une caisse à trois pastilles rouges, et y est restée jusqu’en 1945 
    Elle était placée dans la salle des gardes, près d’une fenêtre transformée en porte, afin d’être la première à être évacuée en cas de danger  (chateau-montal.fr)
    Après la libération, la Joconde a été ramenée à Paris le 15 juin 1945  (actu.fr)
(6) Jacqueline Marie Louise Joséphine Henriette Bouchot (née Bouchot, 1893 – 1975) était une professeure à l’École du Louvre et la première femme conservatrice du musée du Louvre. Elle a exercé de nombreuses fonctions au sein du Louvre et a participé activement à la protection du patrimoine pendant la Seconde Guerre mondiale.
Vie et formation
    Naissance : 20 juin 1893 à Paris, fille de Henri Bouchot, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, et de Claire Chevalier 
    Éducation : Étudiante à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis à l’École du Louvre, où elle soutenait une thèse sur Jean Gigoux en 1919 

  • Mariage : Épousa Georges Saupique (1889‑1961), sculpteur, et résidèrent à 105 rue Notre‑Dame‑des‑Champs  (wikimonde.com)

Carrière professionnelle

Période

Rôle

Lieu

1925‑1939

Chargée de mission

Département des Peintures, Musée du Louvre

1940‑1944

Secrétaire de la Direction des Musées nationaux

Sous la direction de Jacques Jaujard

1945‑1963

Conservatrice

Cabinet des dessins du Louvre

1963

Conservatrice en chef

Cabinet des dessins du Louvre

1955‑1963

Professeure

École du Louvre

Elle a également été intermédiaire entre Rose Valland et Jacques Jaujard, participant à la sauvegarde des œuvres volées par les nazis (agorha.inha.f

Distinctions et honneurs

  • Officier d’académie (1935) 
  • Chevalière de la Légion d’honneur (1948) et Officière (1963) 
  • Médaille de la Résistance française (1948) 
  • Officier de l’ordre de Nassau (1954) 
  • Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres (1957) 
  • Officier de l’Instruction publique (1958) 
  • Organisation d’expositions internationales et de conférences, notamment sur les primitifs français (1930)  (pop.culture.gouv.fr)

Rôle dans la protection du patrimoine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bouchot‑Saupique a collaboré avec Jacques Jaujard pour la sauvegarde des collections du Louvre, travaillant notamment comme secrétaire de la Direction des Musées nationaux et en tant qu’intermédiaire avec Rose Valland   (agorha.inha.fr)

(6) Le CRA dans l’armée française

Le CRA (Centre de Renseignement et d’Analyse) est une unité de l’Armée de l’air chargée de collecter, fusionner et analyser les données provenant des capteurs aériens. Son rôle principal est de fournir des informations exploitables pour la DRM (Détection, Réaction, Mitigation) et d’intégrer ces données dans la chaîne de renseignement aérien de la France.

« Le CRA exploite et fusionne les données des capteurs air pour la DRM et la chaîne de renseignement air. Il analyse et exprime les besoins spécifiques de l’armée. »  (cf2r.org)

(7) À ce jour, il n'existe que 37 tableaux connus de Johannes Vermeer (1632-1675). Un 38e pourrait-il bientôt être ajouté à la prestigieuse liste ? (Connaissance des arts – 2023)

Combien de tableaux ont été peints par Johannes Vermeer ? Seuls 36 tableaux de Johannes Vermeer sont parvenus jusqu'à nous. De son vivant, il n'en a probablement pas produit plus de 60, ce qui représente un nombre très modeste par rapport aux peintres de son temps. (Google art et culture).

(8) Certains, comme Charles Trénet, rompent leur contrat lorsqu’ils se rendent compte que des officiers nazis sont assis au premier rang. D’autres ont moins de scrupules. Fernandel chante à Radio-Paris, la radio du Maréchal Pétain. Tous les jours, il mange au Cercle allemand et quand on lui demande pourquoi, il répond « Parce que c’est bon ! »   (Hérodote)

Sous l'Occupation, Don Camillo déjeune au cercle allemand et roucoule sur les ondes de Radio-Paris, la radio qui ment et qui est allemande. (Causeur)

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32 personnes ont lu cet article.


jeudi 23 avril 2026

Bernard Grasset était un collaborateur. Pas de procès.

 

Occupation. 1940- 1945.

Censure et restriction de papier.

Règles de l'occupant allemand.

Bernard Grasset.

Il écrit qu'il soutient la censure. 

Zèle dans la collaboration.

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Il publie Pierre Drieu la Rochelle et quatre auteurs appréciés par les nazis.

Polémique sur sa collaboration.

Il a des partisans.

Il n'y a pas eu de procès.

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Prise de position en faveur de la censure nazie.

Publication d'auteurs appréciés par les nazis.

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11 personnes ont lu cet article.


jeudi 19 mars 2026

Fascisme - Faut-il aller voir "Les rayons et les ombres"? Non.

 

Critiques de Les Rayons et les Ombres (Xavier Giannoli).

Critiques et réserves

  • Le Nouvel Obs avertit que le film risque de présenter un « salaud » à l’écran, mais le juge « magistral et glacial » et recommande de le voir malgré ce risque  (nouvelobs.com)
  • Certains critiques s’interrogent sur la possibilité de réhabilitation de Jean Luchaire, soulignant que le personnage est parfois dépeint comme un pacifiste avant de devenir collaborateur, ce qui peut rendre difficile de le détester  (lepoint.fr)
  • Le film est critiqué pour sa longueur (3 h 15) qui peut fatiguer le spectateur, mais la plupart estiment que la durée est justifiée par la complexité du récit (inthemoodforcinema.com)
  • Des passages du film sont décrits comme « exhilarants » mais aussi « difficiles » à suivre, notamment les scènes de débauche et de ballet dionysiaque qui reflètent la déchéance idéologique  (linfotoutcourt.com)

Les critiques convergent vers une appréciation de la qualité artistique et de la complexité narrative du film, tout en soulevant des interrogations sur la présentation de Jean Luchaire et la longueur de l’œuvre. (Qwant).

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Jean Luchaire

  • Jean Luchaire (21 juillet 1901 – 22 février 1946) était un journaliste et patron de presse français. Il a fondé le mensuel Notre temps puis, en 1940, le journal collaborationniste Les Nouveaux Temps et a occupé des postes de direction dans la presse parisienne sous Vichy. Après la libération, il a été traduit en justice pour collaboration avec l’ennemi et fusillé au fort de Châtillon en février 1946  (fr.wikipedia.org)
  • Il était marié à Françoise Besnard et père de cinq enfants, dont Corinne.

Corinne Luchaire

  • Corinne Luchaire (11 février 1921 – 22 janvier 1950) était actrice française. Elle a débuté sur scène à seize ans, puis est devenue une vedette du cinéma français dans les années 1930, notamment dans Prison sans barreaux (1938) et Le Dernier tournant (1939)  (fr.wikipedia.org)
  • La guerre a interrompu sa carrière : atteinte de tuberculose, longs séjours en sanatorium et arrêt de ses tournages à partir de 1940  (fr.wikipedia.org)
  • Pendant l’Occupation, elle a fréquenté les milieux collaborationnistes, a eu des liaisons, un mariage bref et une fille avec un officier allemand. Elle a tenté de se suicider à deux reprises, est devenue secrétaire de son père et a fui avec sa famille à Sigmaringen avant d’être arrêtée en Italie  (fr.wikipedia.org)
  • Après la guerre, elle a été incarcérée à Fresnes et condamnée à dix ans d’indignité nationale en 1946  (fr.wikipedia.org)
  • En 1949, elle publie son autobiographie Ma drôle de vie, qui témoigne de son parcours et de son expérience de la collaboration  (fr.wikipedia.org)
  • Elle décède en 1950, à l’âge de 28 ans, des suites de la tuberculose  (fr.wikipedia.org)

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Cinéma

Les rayons et les ombres

Xavier Giannoli

Jean Luchaire Corinne Luchaire

Leurs choix sont exonérés par la maladie

Résistants vicieux et opportunistes

Collabos avec la barbarie nazie

Danger pendant la montée du racisme en France.

L'Humanité

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NDLR: on nous présente Jean Dujardin comme un "acteur sympathique". Sauf qu'il aime bien l'extrême droite:

Jean Dujardin a incarné la vie de Sylvain Tesson.

Dans le long‑métrage Sur les chemins noirs, réalisé par Denis Imbert et sorti en 2023, Jean Dujardin joue le rôle principal, celui de Pierre Girard, un écrivain‑voyageur qui, après un grave accident, décide de traverser la France à pied. Ce personnage est une adaptation du récit autobiographique de Sylvain Tesson portant le même titre, qui raconte son propre accident et son périple de rédemption.

  • Film : Sur les chemins noirs (2023)
  • Réalisateur : Denis Imbert
  • Acteur principal : Jean Dujardin (incarnant Pierre Girard, l’équivalent de Sylvain Tesson)
  • Source du scénario : le livre autobiographique de Sylvain Tesson (publié 2016)

Ainsi, Jean Dujardin a effectivement tourné la vie de Sylvain Tesson en la représentant sur grand écran, transformant les événements réels de l’écrivain en une œuvre cinématographique dramatique et contemplative.

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Fascisme

« Les rayons et les ombres »

Dérapage incontrôlé de la promo

P Collin sur Siegmaringen - Luchaire et tuberculose ?

Film sorti deux jours avant les Municipales.

Sortie du film Les Rayons et les Ombres par rapport aux élections municipales

Le film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli a été mis en salle le 18 mars 2026  (cinemas-lumiere.com)
Cette date se situe entre les deux tours des élections municipales françaises : le premier tour a eu lieu le 15 mars et le second le 22 mars 2026. Ainsi, le film est sorti trois jours après le premier tour et quatre jours avant le second tour des municipales, ce qui correspond à la description « entre les deux tours » mentionnée dans la source  (liberation.fr)

Le podcast « Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux » de Philippe Collin aborde la figure de Jean Luchaire dans l’épisode 4 / 8, intitulé « La divine surprise » : il décrit son rôle de propagandiste et de commissaire à l’information au sein de la colonie de Sigmaringen  (radiofrance.fr)

On en profite pour analyser le parcours de Jean Luchaire, commissaire à l'information de ce gouvernement exilé en gestation. Intellectuel initialement de gauche, marqué par un pacifisme viscéral hérité de la Grande Guerre, découvrez comment il s'engage pleinement dans la collaboration dès l'automne 1940, propageant l'idée d'une Europe nouvelle en collaboration avec l'Allemagne nazie. Philippe Collin retrace comment la famille du patron de presse, ancrée à gauche dans l'entre-deux-guerres, atterrit à Sigmaringen, obsédée par l'idée d'une Europe bolchévisée et voyant l'Allemagne nazie comme le seul rempart face à la marée communiste.

La divine surprise : épisode 4/8 du podcast Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux | France Inter
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Fascisme

« Les rayons et les ombres »

Dérapage incontrôlé de la promo

Débats sur antisémitisme, nazisme et fascisme

Déviation sur Mélenchon et PS-LFI.

Lors de la promotion, le film a été présenté comme une œuvre qui « pose la question la plus simple et la plus inconfortable : qu’aurions‑nous fait à leur place ? »  (cinehig.clionautes.org)

Cette approche, qui place la caméra du côté des collabos plutôt que des justes, a rapidement déclenché des débats publics. Les médias ont souligné que les discussions autour du film se sont orientées vers l’antisémitisme, le nazisme et le fascisme (liberation.fr)

Le film a ainsi été perçu comme un miroir de la situation actuelle, notamment en ce qui concerne les accusations d’antisémitisme contre La France insoumise (liberation.fr)

Déviation vers Mélenchon et PS‑LFI

Les critiques ont également fait le lien entre le film et la politique actuelle, en particulier avec Jean‑Luc Mélenchon et le PS‑LFI. Le débat a été utilisé pour dévier la discussion vers ces figures politiques, en les associant aux thèmes de l’antisémitisme et du fascisme évoqués par le film  (liberation.fr)

Cette stratégie a alimenté la polémique et a contribué à la perception d’un « dérapage incontrôlé » de la promotion, où le film est devenu un point de référence pour des accusations politiques plus larges  (liberation.fr)

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Fascisme

« Les rayons et les ombres»

Dérapage incontrôlé de la promo

Débat, controverse

Amplification des débats politiques

Film dépassé ou utilisé ?

Libération a exprimé une forte réserve, le qualifiant d’« uchronie fasciste » et accusant le réalisateur de réhabiliter Jean Luchaire (lefigaro.fr)

Cette critique a été accompagnée d’une dénonciation de ce que le quotidien appelle « confusionnisme glamour »  (lefigaro.fr)

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Fascisme

J Dujardin poursuit sa réhabilitation et promotion du film sur un collabo de première grandeur

Polémique sur son film « Les rayons et les ombres »

Jean Dujardin, la réhabilitation du film « Les Rayons et les Ombres »

Position de l’acteur

  • Défense active : Jean Dujardin a refusé de « calmer le jeu » et a choisi d’assumer pleinement la polémique entourant son rôle de Jean Luchaire, figure de la collaboration.
  • Citation : « Non mais c’est bien, j’aime bien quand ça gratte » 
  • Objectif : Il considère le film comme une occasion d’ouvrir un débat sur l’histoire nationale, affirmant que le cinéma doit « servir à ça » : raconter des personnages complexes pour susciter la discussion 

Réponse aux critiques

  • Historiens : Certains historiens contestent la représentation de la collaboration et accusent le film de « minimiser le rôle de la Résistance »(huffingtonpost.fr)
  • Réponse de Giannoli : Le réalisateur, surpris par la tournure politique du débat, rappelle avoir collaboré avec des historiens et justifie les « torsions cinématographiques » nécessaires à l’adaptation (ozap.com)
  • Réponse de Dujardin : Il ne voit pas le film comme un pataquès mais comme un moyen d’éclairer « un petit peu » de la complexité historique 

Impact et chiffres

  • Audience : Le film a déjà attiré près de 800 000 spectateurs en salles, malgré la controverse (huffingtonpost.fr)
  • Sortie : Le long‑métrage, réalisé par Xavier Giannoli, est sorti mi‑mars 2026 (fr.wikipedia.org)

Thème

Détails

Réactions

Exactitude historique

Le film est accusé d’« approximations » et de « torsions cinématographiques » qui, selon certains historiens, minimisent le rôle de la Résistance et humanisent la collaboration 

(huffingtonpost.fr)

Historiens et critiques soulignent des déficits de chronologie (ex. : dates de procès mal alignées) et l’absence de certains personnages clés, comme les autres enfants de Luchaire ou les liens avec les Gestapistes français 

(lemonde.fr)

Débat moral

Giannoli affirme que le film ne cherche pas à excuser le personnage mais à montrer sa complexité. Il insiste sur le fait que le récit scénaristique n’est pas une thèse historique, mais une adaptation cinématographique 

(huffingtonpost.fr)

Certains critiques voient dans cette approche une déshumanisation de la Résistance et une romantisation de l’extrême droite

(gala.fr)

Réaction des acteurs

Jean Dujardin a déclaré qu’il ne cherchait pas à calmer le jeu mais à « faire gratter » le public, considérant le cinéma comme un moyen d’ouvrir le débat historique 

(huffingtonpost.fr)

Dujardin a également évoqué son hésitation initiale à accepter le rôle, conscient de la sensibilité du sujet 

(gala.fr)


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