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jeudi 21 mai 2026

Jennifer Lesieur - Rose Valland - L’espionne à l’œuvre

 

Jennifer Lesieur

Rose Valland

L’espionne à l’œuvre

Editions Robert Laffont

2023

 


L’art détruit par les nazis:

Dans les années 1930, le parti nazi voulait gouverner jusqu’aux consciences. L’art nouveau = art dégénéré = anti pureté aryenne. (p 18)

Le 20 mars 1939, ils brûlent les œuvres dans la caserne de pompiers de Berlin. (1)

Les œuvres de Masson et de Dali sont détruites au couteau par les nazis, à Paris. (p 74).

En juillet 1943, ils lacèrent et brûlent des œuvres de Picasso, Klee, Ernst, Léger. (p 75).

Leurs intentions criminelles étaient faites dans le but de haïr, dénigrer et anéantir autrui. (p 148).

 

Goering : (2)

Goering, le numéro 2 du régime nazi, s’est servi en œuvres d’art en Hollande et en Pologne, avant Paris. (p 10)

Il a détourné pour lui-même, sans payer, un millier d’œuvres d’art. (p 45). Il est riche et avare. (p 58). Il a pillé entre 1933 et 1944 (p 128). Il a volé Hitler pour son propre plaisir. (p 146)

Vichy laissait faire. (p 52)

Puis Goering ne croit plus à la puissance des Allemands, après la perte de 300 000 soldats allemands à Stalingrad. Il se drogue avec de la morphine (p 73).

Il cache les œuvres à Berchtesgaden, dans un lieu secret, dans la forêt de Schorfheide,  avant son arrestation et après le dynamitage de sa propriété de Carinhall.  (p 127) (3)

 


Familles juives pillées :

A Paris : (p 12)

Edouard et Maurice de Rothschild. Collection privée. La famille récupèrera tout à la fin de la guerre. (p 122).

Georges Wildenstein – Collection privée.

Famille Seligmann – Collection privée.

David-Weill – Collection privée – (p 34)

Alphonse Kann – Collection privée - (p34)

Veil-Picard – (p 40).

Paul Rosenberg – Marchand d’art – (p 41)

Berheim-Jeune – Galerie d’art (p 41).

Lévy de Bension – Collectionneur privé – (p 64)

Löwenstein – Collectionneur privé – (p 64)

Watson – Collectionneur privé – (p 64)

Collection Bacri – (p 70).

L.L. Dreyfus – Meubles – Collection privée - (p 79)

Famille Drey – Galerie d’art – (p 158)

Wanda Landowska – Claveciniste – (p 159).

38 000 logements parisiens seront vidés. (p 74)

Corrèze :

Adolphe Schloss – Collection privée – (p 77).

Aux Pays-Bas : (p 30)

Jacques Goustikker – Marchand d’art.

Les Allemands n’ont pas touché aux œuvres de la collection nationale, mais se sont servi dans les collections privées.

 

Les marchands d’art collaborationnistes :

Jean-François Lefranc – Marchand d’art – (p 52).

Gustav Rochlitz – Galeriste allemand - Paris – (p 58)

Jacques Beltrand – (p 70)

Walter Bornheim – (p 157)

Hildebrandt Gurlitt – (p 157)

Hermann Voss – (p 157)

 

             Rose Valland et son amie Joyce Heer

Rose Valland : (4)

Depuis 1933, Jean Zay organise l’exode des musées parisiens dans des châteaux, abbayes, monastères. (p 19). La Tapisserie de Bayeux a été transférée au château de Chambord. (p 23). La Joconde repose au château de Montal (p 143). (5)

Rose Valland  rêvait d’être conservatrice de musée, mais la profession était fermée aux femmes. La première sera Jacqueline Bouchot-Saupique. (p 153) (6)

Les femmes éduquées sont préférées aux femmes instruites. (p 12).

En 1941, elle commence une liste de tout ce que les Allemands ont pillé parmi les œuvres d’art stockées au Jeu de Paume. Elle transmet les informations à Jacques Jaujard au Louvre. (p 49 et 51).

En 1941, elle est enfin payée. (p 54).

Elle n’a jamais pensé à vendre son âme pour obtenir un peu plus de confort. (p 67)

En 1945, toutes les œuvres cachées sont rentrées au Louvre. (p 100)

Après la guerre, Rose Valland se méfie de tout le monde et ne veut pas donner ses notes. (p 102).

Elle assiste au procès de Nuremberg en tant que membre de la CRA (6) en février 1946, pendant les 3 jours dédiés à l’art volé. (p 147).

Elle restera 8 ans en Allemagne, cherchant à qui rendre les objets volés. Elle devient capitaine des Beaux-Arts, officier experte. (p 155). Elle sera médaillée de la Légion d’honneur. Elle reçoit la médaille de la Liberté américaine. (p 157)  Elle restitue les œuvres dans la justice et l’équité. (p 166).

Elle a récupéré 61 000 œuvres d’art et en a restitué 45 000. (p 179).



Les œuvres d’art en Allemagne :

Les œuvres d’art pillées étaient stockées à Münich, Füssen, Buxheim (monastère en Bavière), Amstetten, Kogl (Autriche), Nikolsburg (détruite par les bombardements en Tchécoslovaquie). (p 78 et 158)

Hitler fait transférer les œuvres à Steinberg (mines de sel en Autriche) en 1944. (p 85)

Châteaux de Hohenschwangau  et Neuschwanstein – (p 106)

Mines de cuivre de Siegen, près de Cologne – (p 108)

Près de Stuttgart : Mines de sel de Heilbronn (p 109, de Kochendorf (p 110), d’Altaussee en Autriche (p 111),

A Altaussee, la valeur marchande du million d’oeuvres d’art et d’objets volés s’élevait à 3 milliards de dollars. Il faudra 7 ans pour la vider. (p 122).

 


Il n’y a que 37 Vermeer certifiés au monde. (p 60). (7)

Fernandel déjeunait chaque jour au cercle allemand. (p 68) (8)

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(1) Brûlage d’œuvres à la caserne des pompiers de Berlin (mars 1939)

En mars 1939, la cour de la caserne des pompiers de Berlin a été le lieu d’un acte de destruction d’art. Selon le chapitre 3 de Le Troisième Reich : l’État hitlérien (Cairn.info)  (shs.cairn.info), les œuvres de Gauguin, Van Gogh et Picasso – ainsi que d’autres pièces jugées « sans valeur » – ont été brûlées. L’événement a fait partie de la politique nazie de dépouillement et de destruction d’œuvres d’art considérées comme indésirables. Environ mille œuvres ont été incinérées dans la cour de la caserne.

(2) Hermann Göring

Hermann Göring (Rosenheim, 12 janvier 1893 – Nuremberg, 15 octobre 1946) était un militaire, homme politique et criminel de guerre allemand, l’un des dirigeants les plus proches d’Adolf Hitler dans le Troisième Réich (fr.wikipedia.org)                                   

Vie militaire et aviation

Après avoir servi comme sous‑lieutenant d’infanterie, il s’est reconverti dans l’aviation en 1915, devenant un as de la Première Guerre mondiale avec 22 victoires  (larousse.fr)

Il a terminé la guerre comme capitaine, décoré de l’Ordre du Mérite (fr.wikipedia.org)

Ascension au sein du parti nazi

Rejoignant le NSDAP en 1922, il fut nommé chef des SA et, après le putsch de la Brasserie de 1923, il s’exila en Suède  (larousse.fr)

En 1933, il fut nommé ministre sans portefeuille, ministre de l’intérieur de Prusse et commissaire à l’aviation

Il créa la Gestapo en 1933 et fut commandant en chef de la Luftwaffe à partir de 1935  (fr.wikipedia.org)

Rôle dans le régime nazi

Göring contrôlait une grande partie de l’économie allemande, supervisait le plan de réarmement de 1936 et était chargé de la production de guerre  (universalis.fr)

Il était également Reichsmarschall, le plus haut grade de la Wehrmacht  (larousse.fr)

Procès et mort

Condamné à mort par pendaison par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1946, il s’empoisonna dans sa cellule avant l’exécution  (fr.wikipedia.org)

(3) Propriété de Carinhall – Hermann Göring

 

Carinhall était la résidence de campagne du Reichsmarschall Hermann Göring, haut dignitaire nazi.
Elle a été construite en 1933 sur un terrain d’environ 120 hectares de la forêt de Schorfheide, à une soixantaine de kilomètres au nord‑nord‑est de Berlin, entre les lacs Großdöllner See et Wuckersee

Objectifs et symbolisme

  • Nom : Carinhall (en hommage à la première épouse de Göring, Carin Göring, décédée en 1931) et à la mythique Valhalla
  • Fonction : pavillon de chasse néo‑médiéval, mais aussi futur musée de la collection d’art de Göring, qu’il avait commencé à constituer après la Première Guerre mondiale
  • Dépouille de Carin : rapatriée en 1934 pour éviter la profanation de sa tombe en Suède, avec une cérémonie à laquelle participait Adolf Hitler

Infrastructures

  • Le complexe comprenait un cinéma, un gymnase, un bain de vapeur russe, un salon de réception de taille de nef d’église, ainsi que deux circuits de trains électriques miniatures dans les combles et sous‑sols
  • La collection d’art (gothique, Renaissance, etc.) était exposée dans des salles dédiées, et une partie a été mise à l’abri dans la mine de sel d’Altaussee en 1943  (fr.wikipedia.org)

Fin de la propriété

  • En avril 1945, pour empêcher que la résidence ne tombe aux mains de l’Armée rouge, Göring ordonna sa démolition par une équipe de démolition de la Luftwaffe. La plupart des bâtiments furent détruits, ne laissant que les deux piliers d’entrée et quelques fondations  (ww2gravestone.com)
  • La dépouille de Carin Göring fut alors dissimulée dans une tombe de fortune creusée en forêt  (fr.wikipedia.org)

(4) Rose Valland : conservatrice, résistante et sauveuse d’œuvres d’art

Rose Valland (1 novembre 1898 – 18 septembre 1980) était une conservatrice de musée et une résistante française. Née à Saint‑Étienne‑de‑Saint‑Geoirs dans l’Isère, elle a consacré sa vie à la protection du patrimoine culturel pendant l’Occupation allemande et à la restitution des œuvres volées par les nazis.

Formation et débuts professionnels

Éducation : Après des études à l’École normale d’institutrices de Grenoble (1914‑1918), elle poursuit le dessin et l’histoire de l’art à l’École nationale des beaux‑arts de Lyon, puis à l’École des Beaux‑Arts de Paris. Elle obtient un diplôme de l’École du Louvre (1931) et plusieurs certificats d’études supérieures à l’Institut d’art et d’archéologie.

Premiers postes : En 1932, elle devient attachée bénévole au musée des peintures et sculptures étrangères du Jeu de Paume, où elle participe à la catalogage des collections et à l’organisation d’expositions.

Titularisation : En 1941, elle est officiellement salariée et attachée de conservation au Jeu de Paume.

Rôle pendant l’Occupation

Le Jeu de Paume est réquisitionné par les nazis comme dépôt central des œuvres spoliées par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR).

  • Rose Valland, malgré les suspicions, continue de travailler dans le musée. Elle consigne minutieusement les mouvements d’œuvres : noms des propriétaires, destinations, transporteurs, numéros de caisse, etc. Ces registres deviennent la base de la récupération artistique après la guerre. (fr.wikipedia.org)
  • En mai 1945, elle rejoint l’état‑major de la première armée du général de Lattre de Tassigny et obtient le grade de lieutenant, puis de capitaine. Elle collabore avec la Commission de récupération artistique (CRA) pour retrouver plus de 60 000 objets volés. (jeudepaume.org) (fr.wikipedia.org)

Carrière post‑guerre

Conservatrice des Musées nationaux : En 1952, à 54 ans, elle est nommée conservatrice.

Publications : En 1961, elle publie Le Front de l’art, puis en 1963 son mémoire sur Aquile e et les origines byzantines de la Renaissance.

 Gestion des archives : À partir de 1968, elle s’attèle au classement du fonds d’archives de la récupération artistique.
    Décès : Elle meurt à Ris‑Orangis le 18 septembre 1980, dans l’anonymat. (fr.wikipedia.org)
Héritage
    La base de données Rose Valland répertorie de façon exhaustive les œuvres MNR, leur historique et, le cas échéant, leur restitution aux ayants‑droits. Elle est librement consultable par tous. (jeudepaume.org)
    Sa vie a été rendue publique dans plusieurs ouvrages et médias, notamment la biographie de Jennifer Lesieur (2023) qui souligne son courage et son rôle décisif dans la sauvegarde de 60 000 œuvres. (livredepoche.com)
    Des portraits et des articles de Le Figaro, L’Obs et France Inter témoignent de son engagement et de son impact sur la culture française. (livredepoche.com) (radiofrance.fr)
    (5) Le château de Montal a servi de dépôt pour les collections nationales, notamment le Musée du Louvre, à partir de mai 1943.
    La Joconde y est arrivée le 13 mars 1943, emballée dans une caisse à trois pastilles rouges, et y est restée jusqu’en 1945 
    Elle était placée dans la salle des gardes, près d’une fenêtre transformée en porte, afin d’être la première à être évacuée en cas de danger  (chateau-montal.fr)
    Après la libération, la Joconde a été ramenée à Paris le 15 juin 1945  (actu.fr)
(6) Jacqueline Marie Louise Joséphine Henriette Bouchot (née Bouchot, 1893 – 1975) était une professeure à l’École du Louvre et la première femme conservatrice du musée du Louvre. Elle a exercé de nombreuses fonctions au sein du Louvre et a participé activement à la protection du patrimoine pendant la Seconde Guerre mondiale.
Vie et formation
    Naissance : 20 juin 1893 à Paris, fille de Henri Bouchot, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, et de Claire Chevalier 
    Éducation : Étudiante à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis à l’École du Louvre, où elle soutenait une thèse sur Jean Gigoux en 1919 

  • Mariage : Épousa Georges Saupique (1889‑1961), sculpteur, et résidèrent à 105 rue Notre‑Dame‑des‑Champs  (wikimonde.com)

Carrière professionnelle

Période

Rôle

Lieu

1925‑1939

Chargée de mission

Département des Peintures, Musée du Louvre

1940‑1944

Secrétaire de la Direction des Musées nationaux

Sous la direction de Jacques Jaujard

1945‑1963

Conservatrice

Cabinet des dessins du Louvre

1963

Conservatrice en chef

Cabinet des dessins du Louvre

1955‑1963

Professeure

École du Louvre

Elle a également été intermédiaire entre Rose Valland et Jacques Jaujard, participant à la sauvegarde des œuvres volées par les nazis (agorha.inha.f

Distinctions et honneurs

  • Officier d’académie (1935) 
  • Chevalière de la Légion d’honneur (1948) et Officière (1963) 
  • Médaille de la Résistance française (1948) 
  • Officier de l’ordre de Nassau (1954) 
  • Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres (1957) 
  • Officier de l’Instruction publique (1958) 
  • Organisation d’expositions internationales et de conférences, notamment sur les primitifs français (1930)  (pop.culture.gouv.fr)

Rôle dans la protection du patrimoine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bouchot‑Saupique a collaboré avec Jacques Jaujard pour la sauvegarde des collections du Louvre, travaillant notamment comme secrétaire de la Direction des Musées nationaux et en tant qu’intermédiaire avec Rose Valland   (agorha.inha.fr)

(6) Le CRA dans l’armée française

Le CRA (Centre de Renseignement et d’Analyse) est une unité de l’Armée de l’air chargée de collecter, fusionner et analyser les données provenant des capteurs aériens. Son rôle principal est de fournir des informations exploitables pour la DRM (Détection, Réaction, Mitigation) et d’intégrer ces données dans la chaîne de renseignement aérien de la France.

« Le CRA exploite et fusionne les données des capteurs air pour la DRM et la chaîne de renseignement air. Il analyse et exprime les besoins spécifiques de l’armée. »  (cf2r.org)

(7) À ce jour, il n'existe que 37 tableaux connus de Johannes Vermeer (1632-1675). Un 38e pourrait-il bientôt être ajouté à la prestigieuse liste ? (Connaissance des arts – 2023)

Combien de tableaux ont été peints par Johannes Vermeer ? Seuls 36 tableaux de Johannes Vermeer sont parvenus jusqu'à nous. De son vivant, il n'en a probablement pas produit plus de 60, ce qui représente un nombre très modeste par rapport aux peintres de son temps. (Google art et culture).

(8) Certains, comme Charles Trénet, rompent leur contrat lorsqu’ils se rendent compte que des officiers nazis sont assis au premier rang. D’autres ont moins de scrupules. Fernandel chante à Radio-Paris, la radio du Maréchal Pétain. Tous les jours, il mange au Cercle allemand et quand on lui demande pourquoi, il répond « Parce que c’est bon ! »   (Hérodote)

Sous l'Occupation, Don Camillo déjeune au cercle allemand et roucoule sur les ondes de Radio-Paris, la radio qui ment et qui est allemande. (Causeur)

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mercredi 11 février 2026

Art - Restitution - Afrique du Sud - Jeu "Relooted" - Bénin - Nigeria - Algérie - Mali - Kali'nas - Dépouilles - Guyane - G-B - Inde - Waffen‑SS - Pays-Bas - Toon Kelder -

 

Art

Restitution à l'Afrique

Jeu « Relooted »

Afrique du Sud

Studio Nyamakop

Dérober les oeuvres dans les musées occidentaux.

Relooted est un jeu vidéo d’action narratif afrofuturiste développé par le studio sud‑africain Nyamakop et prévu pour sortir le 10 février 2026. Le jeu place les joueurs dans la peau de Nomali et de son équipe de « voleurs éthiques » qui infiltrent des musées occidentaux afin de récupérer des artefacts africains pillés durant la colonisation et de les rapatrier à leurs pays d’origine. Cette démarche narrative se veut un acte de réappropriation culturelle et une critique des institutions muséales qui dissimulent ces œuvres dans leurs réserves  (billetweb.fr)

Le jeu se distingue par son approche de la restitution : les joueurs volent aux voleurs, c’est‑à‑dire qu’ils dérobent des artefacts aux musées pour les rendre à leurs propriétaires légitimes. Cette mécanique est présentée comme un symbole de justice culturelle. Le jeu propose également une bande‑son authentique, utilisant de vrais instruments africains et des rythmes complexes, afin de donner une voix réelle à la narration  (fisheyeimmersive.com)

Le jeu est perçu comme un acte de résistance culturelle, utilisant le média le plus moderne pour « régler des comptes avec le passé et construire son propre futur »  (gamesidestory.com)

Il est également vu comme un moyen d’engager les joueurs dans la réflexion sur la restitution des biens culturels, en les faisant vivre l’expérience de la récupération d’artefacts réels  (fisheyeimmersive.com)

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Objets pillés pendant la colonisation : quels retours sont prévus ?

1. Le cadre légal qui ouvre la voie

  • Le Sénat a adopté le 28 janvier 2026 une loi‑cadre visant à faciliter la restitution des biens culturels acquis de façon illicite pendant la colonisation française.
  • Cette loi remplace le principe d’inaliénabilité qui obligeait auparavant une loi spécifique pour chaque restitution.
  • Elle s’applique aux biens acquis entre 1815 et 1972 et prévoit l’intervention d’une commission nationale permanente et d’un comité scientifique bilatéral pour évaluer le caractère illicite de l’appropriation.
  • Le texte a été voté à l’unanimité à la Chambre haute et transmis à l’Assemblée nationale pour débat d’été (beauxarts.com)

2. Retours déjà réalisés

Pays

Objets

Année de restitution

Bénin

26 pièces monumentales (statue de Béhanzin, éléments d’architecture, objets religieux)

2021 (aterrissage à Cotonou)

Nigeria

20 œuvres d’art, dont des bronzes du royaume du Bénin

2022 (rendu par les autorités allemandes)

Ces restitutions illustrent la mise en œuvre du principe de « fait du prince » qui a été remplacé par une méthode plus rigoureuse (artnewspaper.fr)

3. Demandes en cours et à court terme

  • Algérie réclame des effets personnels de l’émir Abdelkader.
  • Mali demande des pièces du trésor de Ségou pillé en 1890.
  • Bénin a déjà reçu 26 objets mais continue de demander d’autres, notamment la statue du dieu Ogun.
  • D’autres demandes sont déposées par des pays africains, mais elles restent en attente d’évaluation par la commission et le comité scientifique.
  • Le projet de loi prévoit que ces demandes puissent être traitées à court terme une fois les critères d’inaliénabilité et d’illégalité vérifiés (beauxarts.com)

4. Perspectives

  • La loi vise à « aboutir à de l’authenticité » dans la réponse française, sans « déni ni repentance », mais en reconnaissant l’histoire coloniale 
  • Elle est considérée comme un outil de dialogue culturel et un moyen de renforcer les liens avec les anciennes colonies 
  • Les débats portent sur la portée de la responsabilité coloniale et sur la possibilité d’une décision constitutionnelle, mais le risque est jugé limité (liberation.fr) 
  • 04 26 

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Restitution des dépouilles Kali'nas à la Guyane

Contexte juridique

  • Le gouvernement français soutient une proposition de loi sénatoriale visant à rapatrier les dépouilles d’Amérindiens Kali'nas conservées au Musée de l’Homme à Paris.

Acteur

Rôle

Catherine Pégard (ministre de la Culture)

Annonce le soutien du gouvernement et explique le cadre législatif

la1ere.franceinfo.fr

lcp.fr

Jean‑Victor Castor (député de Guyane)

Représente les descendants et souligne l’importance de la restitution

la1ere.franceinfo.fr

Corinne Toka Devilliers (présidente de l’association Moliko Alet+Po)

Milite pour la restitution et exprime la fierté du peuple Kali'nas

la1ere.franceinfo.fr

Cécile Kouyouri (cheffe coutumière d’Iracoubo)

Souligne l’importance historique et la création d’un mémorial à Iracoubo

la1ere.franceinfo.fr

Signification culturelle

  • Les dépouilles, exhibées dans un « zoo humain » au XIXe siècle, ont été déterrées pour alimenter les collections anthropologiques du musée
  • Leur restitution est considérée comme un grand pas pour la dignité humaine et la reconnaissance de l’histoire traumatique des Kali'nas

Prochaines étapes

  • Après l’examen sénatorial, le texte sera soumis à la procédure accélérée pour être adopté rapidement.
  • Une fois adopté, les dépouilles seront remises à la Guyane et intégrées dans le mémorial inauguré en août 2024 à Iracoubo  (la1ere.franceinfo.fr)

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Ndlr : la restitution des œuvres d’art et des objets de valeur  fait débat. C’est dur de rendre ce qui a été volé, détourné, obtenu de manière occulte…

New York

Zohran Mamdani demande la restitution du diamant Koh-i-Noor

Joyau. Inde.

Zohran Mamdani est le maire de New York. Le 29 avril 2026, avant de rencontrer le roi Charles III au mémorial du 11 septembre, il a exhorté le souverain britannique à rendre le diamant Koh‑i‑Noor à l’Inde 

Le diamant Koh‑i‑Noor

  • Poids : 105,6 carats (≈ 21,12 grammes) 
  • Lieu actuel : exposé à la Tour de Londres, orne la couronne de la reine 
  • Histoire : découvert dans les mines de Golconda (Inde) au XVIIᵉ siècle, il a traversé les mains de l’empire moghol, du shah de Perse, des rois d’Afghanistan, des maharadjahs sikhs du Pendjab, avant d’être acquis par la Compagnie des Indes orientales et remis à la reine Victoria en 1850 
  • Controverses : l’Inde réclame sa restitution depuis 1947 , tandis que l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan revendiquent également la propriété 

Réactions à la déclaration de Mamdani

  • Certains ont qualifié la remarque d’« insulte à notre roi »(gentside.com)
  • Le roi Charles III n’a pas encore commenté  (tf1info.fr)
  • Le parti anti‑immigration Reform UK a réagi négativement  (gentside.com)

Contexte politique

  • La restitution du diamant est un sujet polémique au Royaume‑Uni : la reine Camilla a refusé de le porter lors de son couronnement en 2023 
  • Le premier ministre David Cameron a déjà exprimé en 2010 que la restitution laisserait le British Museum vide  (tf1info.fr)

En résumé, le maire de New York, Zohran Mamdani, a demandé au roi Charles III de rendre le diamant Koh‑i‑Noor, un joyau de la couronne britannique dont l’Inde revendique la restitution depuis l’indépendance. La déclaration a suscité des réactions variées, allant de l’insulte au roi à l’absence de commentaire officiel de la part de la monarchie. (Qwant)

05 26

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Œuvre d’art retrouvée chez les descendants d’Hendrik Seyffardt

« Portrait d’une jeune fille » de l’artiste néerlandais Toon Kelder est l’œuvre qui a refait surface dans la maison des descendants de Hendrik Seyffardt, commandant d’une unité de la Waffen‑SS aux Pays‑Bas.
Le tableau, qui portait une étiquette Goudstikker et le numéro 92 gravé sur son cadre, provient de la célèbre collection spoliée par les nazis du marchand d’art juif Jacques Goudstikker (france24.com)

Contexte historique

Hendrik Seyffardt était l’un des collaborateurs les plus hauts placés aux Pays‑Bas. Il a commandé une unité de volontaires néerlandais de la Waffen‑SS sur le front de l’Est et a été assassiné par des résistants en 1943  (franceinfo.fr)

Découverte et enquête

Un membre anonyme de la famille Seyffardt a alerté le détective néerlandais Arthur Brand, qui a confirmé que le tableau avait été acquis lors de la vente aux enchères de 1940, où le lot 92 correspondait à Portrait d’une jeune fille  (i24news.tv)

Brand a mené une enquête interne, vérifiant l’étiquette et le numéro du cadre, et a identifié le tableau comme une pièce spoliée par les nazis  (france24.com)

Restitution

Les avocats des héritiers de Goudstikker ont demandé la restitution du tableau. Cependant, le vol étant prescrit, la police ne peut pas intervenir, et le comité néerlandais de restitution ne peut contraindre les particuliers à restituer l’œuvre  (franceinfo.fr)

Le membre de la famille souhaite que le tableau soit rendu aux héritiers de Goudstikker, estimant que la médiatisation est le seul moyen d’obtenir la restitution  (france24.com)

En résumé : « Portrait d’une jeune fille » de Toon Kelder, originaire de la collection Goudstikker, a été retrouvé chez les descendants de Hendrik Seyffardt aux Pays‑Bas. La restitution est demandée par les héritiers de Goudstikker, mais les contraintes juridiques rendent l’action difficile. (Qwant)

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jeudi 31 juillet 2025

Art - Restitution - Sénégal - Tchad - Ethiopie - Algérie - Côte d'Ivoire. Hermann Goering - Bruno Lohse -

 

Art

Restitution

Sénégal

Tchad

Ethiopie

Algérie

Côte d'Ivoire

Loi en septembre

L'Humanité

En septembre 2025, la France prévoit d'examiner au Sénat une loi-cadre historique pour faciliter la restitution de biens culturels réclamés par plusieurs pays africains, notamment le Sénégal (10 000 objets), le Tchad (10 000), l'Éthiopie (3 000), ainsi que la Côte d'Ivoire (148 pièces), dans un contexte de pressions croissantes depuis le rapport Sarr-Savoy de 2018. (Seneplus).

Longtemps attendue, la future loi-cadre devrait permettre à la France de faciliter la restitution notamment aux pays africains des œuvres pillées pendant la colonisation. (Le Point).

Seules deux lois ont abouti jusqu'ici : la restitution de 26 trésors au Bénin et d'un sabre au Sénégal (2020), et celle du tambour "djidji ayôkwé" à la Côte d'Ivoire (2025). (Amitiefm).

Toute restitution devra être validée par un décret en Conseil d’Etat ou par le truchement d’un accord intergouvernemental. (Le Monde).

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Art

Restitution forcée

Tableau repéré dans une annonce d'une vente d'une maison appartenant à un ancien nazi. Argentine

L'Humanité

Un tableau volé par les nazis, attribué à Giuseppe Ghislandi, a été repéré dans une annonce immobilière en Mar del Plata et a été rendu aux autorités argentines après perquisitions, dans le cadre de restitution des œuvres spoliées.

Une œuvre spoliée par les nazis vient d’être repérée en Argentine. Le tableau, volé à un marchand d’art juif d’Amsterdam en 1940, a été identifié grâce à une annonce immobilière.

(Sud Ouest).

Le domicile du couple en possession de cette œuvre spoliée pendant la guerre a été perquisitionné et celui-ci a finalement rendu la toile à la justice. (Libération).

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Restitution

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« Le marché des nazis pilleurs d'art »

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J Petropoulos

Bruno Lohse

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Restitution des œuvres d’art pillées par les nazis

  • Le processus vise à retrouver et à restituer les œuvres volées entre 1933 et 1945 à leurs propriétaires légitimes.
  • Environ 600 000 pièces ont été volées, expropriées ou saisies : 200 000 en Allemagne et Autriche, 100 000 en Europe de l’Ouest et 300 000 en Europe de l’Est  (fr.wikipedia.org)
  • À la fin de la guerre, les Alliés ont sécurisé un grand nombre d’œuvres et les ont restituées à leurs pays d’origine, mais environ 10 000 œuvres restent non restituées et dispersées dans des collections publiques ou privées  (fr.wikipedia.org)
  • Le marché international de l’art a facilité la circulation de ces pièces, souvent sans provenance claire  (fr.wikipedia.org)

Bruno Lohse et Hermann Goering

  • Lohse, membre de l’SS depuis 1933 et du parti nazi en 1937, a été nommé par Goering à la tête de l’ERR (Einsatzstab Reichsleiter Alfred Rosenberg) à Paris  (ww2gravestone.com)
  • De novembre 1940 à novembre 1942, il a organisé 20 expositions de l’art pillé au Jeu de Paume, permettant à Goering de sélectionner 594 pièces pour sa collection privée  (ww2gravestone.com)
  • En tant que directeur adjoint de l’ERR à Paris (1942‑1944), Lohse supervisait le vol systématique d’au moins 22 000 œuvres, majoritairement provenant de familles juives  (ww2gravestone.com)
  • Ses actions ont contribué à la construction de la vaste collection personnelle de Goering, notamment à Carinhall, et ont été reconnues par Hitler avec la Croix du Mérite de Guerre, 2ᵉ classe  (ww2gravestone.com)

En résumé, la restitution des œuvres nazies reste un enjeu majeur, tandis que des individus comme Bruno Lohse, agissant sous l’autorité de Hermann Goering, ont joué un rôle central dans le pillage et la commercialisation de ces pièces. (Qwant).

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Restitution du tambour parleur Djidji Ayôkwé à la Côte d’Ivoire

Le tambour parleur Djidji Ayôkwé, un instrument sacré de la communauté Atchan (également appelée Ebrié), a été restitué à la Côte d’Ivoire le 20 février 2026 lors d’une cérémonie officielle à Paris.

  • Lieu : Musée du quai Branly‑Jacques Chirac, Paris.
  • Participants : Rachida Dati, ministre de la Culture française, et Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie ivoirienne, ainsi que d’autres hauts responsables des deux pays.
  • Acte : signature de l’acte de transfert de propriété et remise matérielle du tambour, concluant la procédure de restitution.  (culture.gouv.fr)

Contexte historique

  • Le tambour a été volé en 1916 à Adjamé (une commune d’Abidjan) par les autorités coloniales françaises.
  • Il a été conservé au musée d’ethnographie du Trocadéro (maintenant Musée du quai Branly) depuis 1929, où il était enregistré sous le numéro 30.5.1.
  • La Côte d’Ivoire a déposé une demande officielle de restitution le 1 août 2019, suivie d’un engagement du président français Emmanuel Macron lors du Sommet Afrique‑France en 2021.
  • La loi n° 2025‑644 du 16 juillet 2025 a autorisé la sortie du tambour des collections publiques françaises, dérogeant à l’inaliénabilité des collections. Elle fixait un délai d’un an pour le transfert, soit avant le 17 juillet 2026.  (m.quaibranly.fr)

02 26

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