Art
Restitution à l'Afrique
Jeu « Relooted »
Afrique du Sud
Studio Nyamakop
Dérober les oeuvres dans les musées occidentaux.
Relooted est un jeu vidéo d’action narratif afrofuturiste développé par le studio sud‑africain Nyamakop et prévu pour sortir le 10 février 2026. Le jeu place les joueurs dans la peau de Nomali et de son équipe de « voleurs éthiques » qui infiltrent des musées occidentaux afin de récupérer des artefacts africains pillés durant la colonisation et de les rapatrier à leurs pays d’origine. Cette démarche narrative se veut un acte de réappropriation culturelle et une critique des institutions muséales qui dissimulent ces œuvres dans leurs réserves (billetweb.fr)
Le jeu se distingue par son approche de la restitution : les joueurs volent aux voleurs, c’est‑à‑dire qu’ils dérobent des artefacts aux musées pour les rendre à leurs propriétaires légitimes. Cette mécanique est présentée comme un symbole de justice culturelle. Le jeu propose également une bande‑son authentique, utilisant de vrais instruments africains et des rythmes complexes, afin de donner une voix réelle à la narration (fisheyeimmersive.com)
Le jeu est perçu comme un acte de résistance culturelle, utilisant le média le plus moderne pour « régler des comptes avec le passé et construire son propre futur » (gamesidestory.com)
Il est également vu comme un moyen d’engager les joueurs dans la réflexion sur la restitution des biens culturels, en les faisant vivre l’expérience de la récupération d’artefacts réels (fisheyeimmersive.com)
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Objets pillés pendant la colonisation : quels retours sont prévus ?
1. Le cadre légal qui ouvre la voie
- Le Sénat a adopté le 28 janvier 2026 une loi‑cadre visant à faciliter la restitution des biens culturels acquis de façon illicite pendant la colonisation française.
- Cette loi remplace le principe d’inaliénabilité qui obligeait auparavant une loi spécifique pour chaque restitution.
- Elle s’applique aux biens acquis entre 1815 et 1972 et prévoit l’intervention d’une commission nationale permanente et d’un comité scientifique bilatéral pour évaluer le caractère illicite de l’appropriation.
- Le texte a été voté à l’unanimité à la Chambre haute et transmis à l’Assemblée nationale pour débat d’été (beauxarts.com)
2. Retours déjà réalisés
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Pays |
Objets |
Année de restitution |
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Bénin |
26 pièces monumentales (statue de Béhanzin, éléments d’architecture, objets religieux) |
2021 (aterrissage à Cotonou) |
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Nigeria |
20 œuvres d’art, dont des bronzes du royaume du Bénin |
2022 (rendu par les autorités allemandes) |
Ces restitutions illustrent la mise en œuvre du principe de « fait du prince » qui a été remplacé par une méthode plus rigoureuse (artnewspaper.fr)
3. Demandes en cours et à court terme
- Algérie réclame des effets personnels de l’émir Abdelkader.
- Mali demande des pièces du trésor de Ségou pillé en 1890.
- Bénin a déjà reçu 26 objets mais continue de demander d’autres, notamment la statue du dieu Ogun.
- D’autres demandes sont déposées par des pays africains, mais elles restent en attente d’évaluation par la commission et le comité scientifique.
- Le projet de loi prévoit que ces demandes puissent être traitées à court terme une fois les critères d’inaliénabilité et d’illégalité vérifiés (beauxarts.com)
4. Perspectives
- La loi vise à « aboutir à de l’authenticité » dans la réponse française, sans « déni ni repentance », mais en reconnaissant l’histoire coloniale
- Elle est considérée comme un outil de dialogue culturel et un moyen de renforcer les liens avec les anciennes colonies
- Les débats portent sur la portée de la responsabilité coloniale et sur la possibilité d’une décision constitutionnelle, mais le risque est jugé limité (liberation.fr)
- 04 26
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Restitution des dépouilles Kali'nas à la Guyane
Contexte juridique
- Le gouvernement français soutient une proposition de loi sénatoriale visant à rapatrier les dépouilles d’Amérindiens Kali'nas conservées au Musée de l’Homme à Paris.
Signification culturelle
- Les dépouilles, exhibées dans un « zoo humain » au XIXe siècle, ont été déterrées pour alimenter les collections anthropologiques du musée
- Leur restitution est considérée comme un grand pas pour la dignité humaine et la reconnaissance de l’histoire traumatique des Kali'nas
Prochaines étapes
- Après l’examen sénatorial, le texte sera soumis à la procédure accélérée pour être adopté rapidement.
- Une fois adopté, les dépouilles seront remises à la Guyane et intégrées dans le mémorial inauguré en août 2024 à Iracoubo (la1ere.franceinfo.fr)
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