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mercredi 11 février 2026

Art - Restitution - Afrique du Sud - Jeu "Relooted" - Bénin - Nigeria - Algérie - Mali - Kali'nas - Dépouilles - Guyane -

 

Art

Restitution à l'Afrique

Jeu « Relooted »

Afrique du Sud

Studio Nyamakop

Dérober les oeuvres dans les musées occidentaux.

Relooted est un jeu vidéo d’action narratif afrofuturiste développé par le studio sud‑africain Nyamakop et prévu pour sortir le 10 février 2026. Le jeu place les joueurs dans la peau de Nomali et de son équipe de « voleurs éthiques » qui infiltrent des musées occidentaux afin de récupérer des artefacts africains pillés durant la colonisation et de les rapatrier à leurs pays d’origine. Cette démarche narrative se veut un acte de réappropriation culturelle et une critique des institutions muséales qui dissimulent ces œuvres dans leurs réserves  (billetweb.fr)

Le jeu se distingue par son approche de la restitution : les joueurs volent aux voleurs, c’est‑à‑dire qu’ils dérobent des artefacts aux musées pour les rendre à leurs propriétaires légitimes. Cette mécanique est présentée comme un symbole de justice culturelle. Le jeu propose également une bande‑son authentique, utilisant de vrais instruments africains et des rythmes complexes, afin de donner une voix réelle à la narration  (fisheyeimmersive.com)

Le jeu est perçu comme un acte de résistance culturelle, utilisant le média le plus moderne pour « régler des comptes avec le passé et construire son propre futur »  (gamesidestory.com)

Il est également vu comme un moyen d’engager les joueurs dans la réflexion sur la restitution des biens culturels, en les faisant vivre l’expérience de la récupération d’artefacts réels  (fisheyeimmersive.com)

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Objets pillés pendant la colonisation : quels retours sont prévus ?

1. Le cadre légal qui ouvre la voie

  • Le Sénat a adopté le 28 janvier 2026 une loi‑cadre visant à faciliter la restitution des biens culturels acquis de façon illicite pendant la colonisation française.
  • Cette loi remplace le principe d’inaliénabilité qui obligeait auparavant une loi spécifique pour chaque restitution.
  • Elle s’applique aux biens acquis entre 1815 et 1972 et prévoit l’intervention d’une commission nationale permanente et d’un comité scientifique bilatéral pour évaluer le caractère illicite de l’appropriation.
  • Le texte a été voté à l’unanimité à la Chambre haute et transmis à l’Assemblée nationale pour débat d’été (beauxarts.com)

2. Retours déjà réalisés

Pays

Objets

Année de restitution

Bénin

26 pièces monumentales (statue de Béhanzin, éléments d’architecture, objets religieux)

2021 (aterrissage à Cotonou)

Nigeria

20 œuvres d’art, dont des bronzes du royaume du Bénin

2022 (rendu par les autorités allemandes)

Ces restitutions illustrent la mise en œuvre du principe de « fait du prince » qui a été remplacé par une méthode plus rigoureuse (artnewspaper.fr)

3. Demandes en cours et à court terme

  • Algérie réclame des effets personnels de l’émir Abdelkader.
  • Mali demande des pièces du trésor de Ségou pillé en 1890.
  • Bénin a déjà reçu 26 objets mais continue de demander d’autres, notamment la statue du dieu Ogun.
  • D’autres demandes sont déposées par des pays africains, mais elles restent en attente d’évaluation par la commission et le comité scientifique.
  • Le projet de loi prévoit que ces demandes puissent être traitées à court terme une fois les critères d’inaliénabilité et d’illégalité vérifiés (beauxarts.com)

4. Perspectives

  • La loi vise à « aboutir à de l’authenticité » dans la réponse française, sans « déni ni repentance », mais en reconnaissant l’histoire coloniale 
  • Elle est considérée comme un outil de dialogue culturel et un moyen de renforcer les liens avec les anciennes colonies 
  • Les débats portent sur la portée de la responsabilité coloniale et sur la possibilité d’une décision constitutionnelle, mais le risque est jugé limité (liberation.fr) 
  • 04 26 

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Restitution des dépouilles Kali'nas à la Guyane

Contexte juridique

  • Le gouvernement français soutient une proposition de loi sénatoriale visant à rapatrier les dépouilles d’Amérindiens Kali'nas conservées au Musée de l’Homme à Paris.

Acteur

Rôle

Catherine Pégard (ministre de la Culture)

Annonce le soutien du gouvernement et explique le cadre législatif

la1ere.franceinfo.fr

lcp.fr

Jean‑Victor Castor (député de Guyane)

Représente les descendants et souligne l’importance de la restitution

la1ere.franceinfo.fr

Corinne Toka Devilliers (présidente de l’association Moliko Alet+Po)

Milite pour la restitution et exprime la fierté du peuple Kali'nas

la1ere.franceinfo.fr

Cécile Kouyouri (cheffe coutumière d’Iracoubo)

Souligne l’importance historique et la création d’un mémorial à Iracoubo

la1ere.franceinfo.fr

Signification culturelle

  • Les dépouilles, exhibées dans un « zoo humain » au XIXe siècle, ont été déterrées pour alimenter les collections anthropologiques du musée
  • Leur restitution est considérée comme un grand pas pour la dignité humaine et la reconnaissance de l’histoire traumatique des Kali'nas

Prochaines étapes

  • Après l’examen sénatorial, le texte sera soumis à la procédure accélérée pour être adopté rapidement.
  • Une fois adopté, les dépouilles seront remises à la Guyane et intégrées dans le mémorial inauguré en août 2024 à Iracoubo  (la1ere.franceinfo.fr)

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mercredi 19 novembre 2025

Nigeria - Enlèvement d'écolières -

 

Nigeria

25 écolières enlevées

Rançons.

Vingt-cinq écolières ont été enlevées dans la nuit du 16 au 17 novembre dans l'État de Kebbi, au nord-ouest du Nigeria, par des hommes armés équipés d'armes sophistiquées, dans un pays où les enlèvements contre rançons sont fréquents. (France 24).

  • Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est confronté depuis plusieurs années à des vagues d'enlèvements ciblant les élèves, souvent dans le but d'obtenir des rançons.
  • Cet événement rappelle tragiquement le kidnapping de Chibok en 2014, où des dizaines de lycéennes avaient été enlevées par des hommes armés, suscitant une mobilisation internationale. (Qwant).

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