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samedi 28 mars 2026

Enseignement - Grandes écoles - Noblesse - Entre-soi - Femmes diplômées - Samuel Paty au Panthéon - Militarisme - Occupations -

 

Noblesse

Surreprésentation des familles nobles dans les grandes écoles françaises deux siècles après la Révolution.

Deux siècles après la Révolution française, une étude récente montre que les descendants de familles nobles restent surreprésentés dans les établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux.

1. Résultats clés de l’étude

Indicateur

Valeur

Référence

Probabilité d’intégrer une grande école (période récente 1990‑2015)

6 à 9 fois supérieure à la moyenne nationale

france24.com

Probabilité d’intégrer une grande école (début du XXᵉ siècle)

11 à 15 fois supérieure

france24.com

Répartition dans la population française

1 personne sur 500 d’origine aristocratique

france24.com

Répartition dans les grandes écoles

1 étudiant sur 50 d’origine aristocratique

france24.com

Écart hommes/femmes

Les hommes sont davantage surreprésentés que les femmes, bien que l’écart se soit réduit

france24.com

,

insee.fr

2. Méthodologie

  • Échantillon : 269 917 dossiers de dix grandes écoles (ENA, ENS Ulm, ESPCI Paris, École polytechnique, École des Ponts, Télécom Paris, Mines Paris, ESSEC, ESCP, Sciences Po) entre 1911 et 2015.
  • Identification des ascendants nobles : noms à particule et liste de l’Association d’entraide de la noblesse française (ANF).
  • Analyse : comparaison des chances d’admission entre les étudiants d’origine aristocratique et le reste de la population. |  (insee.fr)

3. Répartition par type d’établissement

  • Historiquement concentrés à Sciences Po, les descendants de la noblesse sont aujourd’hui uniformément répartis entre les écoles les plus prestigieuses.
  • Les écoles de commerce affichent les niveaux de surreprésentation les plus élevés. |  (france24.com)

 Interprétation

  • Malgré l’abolition des privilèges juridiques, des hiérarchies historiques persistent.
  • Les descendants de la noblesse semblent avoir perdu une part de leur domination financière, mais maintiennent un réseau d’entre-soi et investissent dans le capital scolaire. | (france24.com)
En résumé, deux siècles après la Révolution, les descendants de familles nobles ont entre six et neuf fois plus de chances d’intégrer les grandes écoles françaises que le reste de la population, avec une présence notable dans les écoles de commerce et une surreprésentation plus marquée chez les hommes. Ces résultats soulignent la persistance de mécanismes de reproduction sociale au-delà de la suppression officielle des privilèges aristocratiques. (Qwant)

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Belgique - Les femmes toujours plus nombreuses à décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur.

Les femmes de 25 à 34 ans sont de plus en plus nombreuses à être titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, creusant l’écart avec les hommes. Cet écart, qui était de 5,9 points de pourcentage en 2000, a atteint 15,1 points de pourcentage en 2025, ressort-il des chiffres publiés jeudi par Statbel.

(…) Différences entre régions

Les disparités régionales sont également notables.

Bruxelles affiche le taux le plus élevé de diplômés de l’enseignement supérieur parmi les 25-34 ans avec 63,5% en 2025.

En Flandre, ce chiffre est inférieur de 10 points de pourcentage (53,5%), tandis qu’en Wallonie, il chute à 46,3%.

Dans chacune des trois régions, l’écart entre hommes et femmes continue de se creuser, atteignant notamment 16,2 points de pourcentage en Wallonie.

les-femmes-toujours-plus-nombreuses-a-decrocher-un-diplome-de-l-enseignement-superieur

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Enseignement

« Samuel Paty au Panthéon »

Transmission, explication et émancipation par la connaissance

République précieuse.

Un comité de soutien nommé « Samuel Paty : un professeur au Panthéon » a lancé un appel à la panthéonisation de l’enseignant d’histoire‑géographie assassiné le 16 octobre 2020. Le comité, créé le 31 mars 2024, souhaite que Samuel Paty soit reconnu comme figure républicaine et héro de l’enseignement(la-croix.com)

 

Argumentation des partisans

Un héros du quotidien

Les initiateurs affirment que Paty ne doit pas être réduit à une victime de terrorisme, mais à un professeur qui a refusé de se mettre en retrait et qui a continué à enseigner malgré les menaces (marianne.net)


Joëlle Alazard, présidente de l’Association des professeurs d’histoire‑géographie, souligne que sa panthéonisation serait un signal fort aux enseignants et un message de soutien à l’école républicaine(radiofrance.fr)

 

La transmission comme valeur républicaine

Le comité insiste sur le rôle de Paty dans la transmission des valeurs de la République : liberté d’expression, laïcité et émancipation par la connaissance. Il est présenté comme un exemple de laïcité émancipatrice qui a incarné les idéaux des Lumières face à l’obscurantisme (la-croix.com)

Un symbole national

Samuel Paty est déjà perçu comme un symbole national. Sa panthéonisation serait, selon les signataires, une façon de nommer clairement ce qui s’est passé et d’adresser un message clair aux enseignants(franceinfo.fr)

Opposition du ministre de l’Éducation

Le ministre Édouard Géffray a déclaré qu’il n’était pas favorable à l’entrée de Paty au Panthéon « à titre personnel » 

Il rappelle que le Panthéon est « réservé à ceux qui, par leur création ou leur engagement, ont marqué l’histoire de la nation » (rtl.fr)

Réflexion nécessaire

Le ministre a également indiqué que la panthéonisation doit être réfléchie, soulignant la différence entre une victime de terrorisme et une figure ayant un apport individuel déterminant 

Il a rappelé que la décision appartient au président Emmanuel Macron(franceinfo.fr)

Pétition :

Pétition • Samuel Paty : un professeur au Panthéon - France • Change.org

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Militarisme

Lycée Claude Monet à Paris bloqué contre la militarisation et les coupes budgétaires.

Le lycée Claude Monet du 13ᵉ arrondissement de Paris a été bloqué par des élèves le vendredi dernier (2025) pour dénoncer la militarisation de l’éducation et les coupes budgétaires qui menacent les moyens scolaires. Le mouvement, qui s’inscrit dans une mobilisation nationale, a vu ses participants porter des slogans tels que « La jeunesse emmerde le militarisme » et « Bloquons tout » (facebook.com)

Objectifs revendiqués

Les élèves réclament la fin de l’austérité dans l’éducation :

  • Maintien des options et spécialités (Histoire‑art, langues, littérature, civils étrangers, paramédical).
  • Préservation des dédoublements en histoire‑géographie dans les filières technologiques.
  • Amélioration des moyens humains (surveillants, infirmières).
  • Fin du service national universel et de la militarisation de l’enseignement.
    Ces revendications sont liées à la volonté d’éviter la suppression de programmes et de garantir un avenir digne aux lycéens (revolutionpermanente.fr)

Réseau national

Le blocage parisien fait partie d’une série d’actions organisées dans plusieurs villes : Grenoble, Marseille, Rennes, Lyon et Le Havre. Les mobilisations partagent le même message anti‑guerre et anti‑austérité, et se sont souvent accompagnées de rassemblements pacifiques ou de blocages d’établissements scolaires (facebook.com)

Présence policière

Les vidéos et publications indiquent que la police était présente aux abords du lycée, chargant la foule de manière « chaotique » et utilisant des sprays de gel irritant. Aucun incident violent n’est rapporté dans le contexte parisien, contrairement à la situation au Havre où la police a utilisé des sprays et des lanceurs de balles de défense (revolutionpermanente.fr)

04 26 

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