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mercredi 3 juin 2026

Gwenaëlle Aubry - Saint Phalle - Monter en enfance

 

Gwenaëlle Aubry

Saint Phalle

Monter en enfance

Editions Stock – 2021

 


L’inceste :

On n’appelle pas les hommes par leur prénom, comme on le fait pour les femmes, les mannequins, les actrices, les autrices. Mais Niki étant une femme, iels l’appelleront « Niki ».

Elle vivait dans une famille aisée, le père étant un banquier aristocrate, sa famille possédant une domestique noire (p 144).


A douze ans, son père lui fait faire des fellations. (p 13). L’inceste possède « des rouages dans une machine destructrice ». C’est une mécanique de guerre. Son père, en ne se révoltant pas est un lâche. Il se défoule sur sa fille. (p 35). Niki a porté en elle le poids d’elle-même morte, enfant. (p 60)

L’enfant traquée en grandissant va survivre et créer. On la voit dans deux films : 


1976 : « « Un rêve plus long que la nuit »

 

1973 :  « Daddy » (p 42).

Sa tante Marie-Louise a tiré au revolver sur un ancien amant. (p 81).



L’art :

L’art n’est pas une thérapie. (p 32)

« La pierre de folie » de J. Bosch est vue par Breton comme « une opération de sorcellerie par laquelle les mages tirent de la tête des dragons leurs pierres merveilleuses ». (p 33).

Louise Bourgeois a été violée comme Niki de Saint Phalle ? (p 42) (1)

Autre femme victime de viols par le père : Barbara, (2), Valérie Solanas. (3) (p 46 et 139). Solanas voulait tirer au pistolet sur les hippies, les filles à papa, les femmes-mecs avides de domination. (p 140)

Femmes internées : Niki de Saint Phalle et Sylvia Plath (3) (p 49). Sylvia Plath, en couple avec Ted Hugues, se suicide en mettant sa tête dans le four, à trente ans.

Prostitution : Valérie Solanas (4) et Saartjie Baartman dans les soirées mondaines (p 145) (5)

Paris :


Elle vit à Paris impasse Ronsin. Elle y emménage en 1961 avec Tinguely, (le rival ? l’égal ? p 154) après Brancusi, Max Ernst et Jim Metcalf. (6) (p 70). Elle emmagasine des couteaux, des ciseaux, des rasoirs, des tournevis sous le matelas. Ces objets tranchants sont protecteurs pour elle. Elle est internée plus tard. (p 79) Soko a mis en musique et chanté les messages échangés avec Tinguely. (p 91) (7) . Il l’a trompée à qui mieux mieux, surtout des jeunettes. (p 155).

 


Dans « Hon », ils diffusent une vidéo dans un court métrage avec Greta Garbo (Stockholm, 1966). (p 92) (8)


Les Nanas :

En Californie, la reine Califia, amazone noire, possède un corps robuste et un cœur passionné. Elle est à la tête de nombreuses guerrières et de cinquante griffons.  (p 58).

Elle a créé « le jardin des Tarots » (9), autofinancé, pour prouver qu’une femme avait la possibilité de rêver en grand. (p 152)

Vocabulaire :

Scorpionique (p 75) :  (adjectif) : qui se rapporte au scorpion, que ce soit à l’animal lui‑même, à ses caractéristiques (forme, piqûre, comportement) ou à l’astrologie (le signe du Scorpion).

Exemples d’usage :

  • Une piqûre scorpionique : morsure ou piqûre provoquée par un scorpion.
  • Une personnalité scorpionique : traits associés au signe astrologique du Scorpion (intensité, secret, passion).(Qwant)

Sibylle (p 82) : Sibylle – terme qui désigne :

Sens

Description

Mythologie

Prophétesse de l’Antiquité, souvent associée à des oracles grecs ou romains.

Prénom

Nom féminin d’origine grecque, signifiant « prophétesse ».

Magazine

Revue de mode et de culture féminine publiée en Allemagne de 1956 à 1995.

Botanique

Nom commun de certaines espèces de plantes du genre Sibyll (rare).

(Qwant)

Mercurielles (p 87) : Plante annuelle dicotylédone, de la famille des Euphorbiacées, souvent considérée comme une mauvaise herbe dans les champs cultivés, utilisée comme remède laxatif. Mellite, miel de mercuriale. (Centre de ressources textuelles et lexicales)

Rifloir (p 89) : subst. masc.Lime de formes variées selon l'usage auquel elle est destinée, généralement formée d'une lame aux extrémités recourbées que l'on tient par le milieu et qui est utilisée par les graveurs. (Centre de ressources textuelles et lexicales)

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(1) Niki de Saint Phalle : plusieurs passages décrivent son abus parental (ex. « l’année de ses 11 ans, elle est violée par son père » ) (shs.cairn.info)

Louise Bourgeois : les extraits mentionnent son œuvre et son influence artistique, mais aucun élément ne parle d’une expérience d’abus sexuel  (ladepeche.fr)

(2) Barbara (nom de naissance Monique Serf) était une chanteuse française dont la carrière a été marquée par un traumatisme profond : l’inceste perpétré par son père jusqu’à ses 19 ans.

  • Cette réalité est confirmée par plusieurs sources : France Musique note que « Barbara est victime d’inceste jusqu’à ses 19 ans »  (radiofrance.fr)

Télérama précise que « Barbara, victime d’inceste lors de son enfance, évoque la relation douloureuse avec son père »  (telerama.fr)

Le contexte familial

  • Le père de Barbara a quitté le foyer en 1949, alors qu’elle avait 19 ans, mettant fin à l’abus  (telerama.fr)
  • La guerre a déjà bouleversé son enfance, mais l’inceste a constitué un traumatisme supplémentaire, qu’elle a souvent exprimé dans ses textes  (radiofrance.fr)

Révélation et expression artistique

  • Barbara a exprimé sa douleur à travers ses chansons et, plus tard, dans son autobiographie posthume Il était un piano noir… Mémoires interrompus (1998)  (gala.fr)
  • Plusieurs titres abordent directement ou métaphoriquement ce drame :
    • « Nantes » (1964) — une chanson écrite à la mort de son père, qui reflète l’abus  (telerama.fr)
    • « Mon enfance » (1968) — une réflexion sur les souvenirs les plus douloureux de son enfance 

« L’Aigle noir » (1970) — souvent interprétée comme une métaphore de l’inceste 

    • « Au cœur de la nuit » (1967) — autre œuvre où la souffrance est évoquée  (radiofrance.fr)

(3) Valérie Solanas affirme avoir été victime d’inceste de la part de son père, Louis Solanas

Cette expérience traumatisante est mentionnée dans plusieurs biographies et articles qui décrivent son enfance difficile, marquée par des violences familiales et des abus sexuels.

« Solanas affirme avoir été victime d’inceste de la part de son père » (fr.wikipedia.org)

 (3) Elle était une poète américaine née en 1932 à Jamaica Plain, Massachusetts. Elle a publié son premier poème à l’âge de huit ans, a étudié à Smith College et a écrit plus de quatre‑cents poèmes avant son décès en 1963  (allpoetry.com)

Le rôle du mannequin dans son œuvre

Dans son poème « The Munich Mannequins » (publié posthumément dans Ariel 1965), Plath emploie le mannequin comme symbole : il représente la façon dont la société réduit les femmes à des objets de beauté artificielle, les empêchant de « procréer » ou de s’épanouir pleinement  (poemanalysis.com)

Le poème critique la pression de la perfection et l’objectification des femmes, notamment dans le contexte de la Munich d’après‑guerre 

« Perfection is terrible, it cannot have children… » – le poème montre que la quête de la perfection empêche la vie et la créativité  (en.wikipedia.org)

Sylvia Plath a été internée à l’hôpital psychiatrique en 1953 après une crise dépressive marquée par un premier essai de suicide. Elle y a passé six mois avant de reprendre ses études au Smith College (shs.cairn.info)

Durant ces séjours, elle a reçu plusieurs traitements, dont l’électroconvulsivothérapie, une méthode couramment utilisée à l’époque pour traiter les dépressions sévères  (fr.wikipedia.org)

Ces épisodes d’internement ont profondément marqué son œuvre, notamment dans La Cloche de détresse, où elle décrit les circonstances de sa première dépression et de son internement.

Diagnostic : À l’âge de vingt‑deux ans, Niki de Saint Phalle a été diagnostiquée schizophrène (fondation-fondamental.org)

et a été hospitalisée en psychiatrie.

Découverte artistique : Pendant son internement, elle a découvert la peinture et le collage, ce qui a marqué le début de sa carrière artistique et de sa guérison par l’art

Évolution : Elle a subi une courte période de surveillance psychiatrique, incluant des électrochocs, avant de se consacrer pleinement à la création artistique (shs.cairn.info)

(4) Prostitution de Valérie Solanas

Valérie Solanas a vécu à New York au milieu des années 1960 principalement de mendicité et de prostitution

Cette période de sa vie a été décrite comme une phase de survie où elle se prostituait pour subvenir à ses besoins tout en continuant à poursuivre ses études secondaires (fr.wikipedia.org)

Les récits de cette époque soulignent qu’elle n’avait pas d’autres moyens de subsistance et qu’elle utilisait la prostitution comme moyen de gagner de l’argent pour rester à New York

 

Ces expériences ont influencé son écriture, notamment dans la pièce Up your ass (Dans ton cul), qui raconte l’histoire d’une jeune prostituée misérable (thierrymurat.canalblog.com)

(5) Prostitution de Saartjie Baartman dans les soirées mondaines

Saartjie Baartman, surnommée la « Vénus Hottentote », a été exploité·e comme attraction payante après son arrivée à Paris en 1814.

  • Elle a été retraitée de ses spectacles de foire pour être présentée comme un objet de désir lors de soirées mondaines, où elle devait exposer son corps et se laisser chevaucher par des bourgeois en quête de sensations exotiques  (nofi.media)
  • Le montreur d’animaux Réaux l’a vendue à un prostituteur qui l’a poussée à pratiquer la prostitution pour survivre, la forçant à prendre des poses obscènes et à se livrer à des actes sexuels devant des clients fortunés  (mouvementdunid.org)
  • Cette exploitation a conduit à une dépression et à un alcoolisme qui ont précipité sa mort prématurée en 1815  (nofi.media)

En résumé, Saartjie Baartman a été réduite à un objet de désir dans les soirées mondaines, puis exploité·e dans la prostitution, illustrant la brutalité et la déshumanisation dont elle a été victime. (Qwant)

(6) Brâncuși, Max Ernst et James Metcalf – Impasse Ronsin

Présence artistique dans l’Impasse Ronsin

Artiste

Période d’activité dans l’Impasse

Rôle / Contribution

Constantin Brâncuși

4 décennies (fin XIXᵉ s‑début XXᵉ)

Sculpteur renommé, son atelier a été recréé au Centre Pompidou. Il a façonné l’identité de la ruelle comme lieu de création durable.

tinguely.ch

Max Ernst

1953‑1955

Peintre surréaliste, il a vécu et travaillé dans l’Impasse, contribuant à la diversité des pratiques artistiques présentes.

tinguely.ch

James Metcalf

1956‑1965

Sculpteur américain, successeur de Max Ernst, il a continué la tradition d’artistes internationaux dans la ruelle.

revue-circe.uvsq.fr

Contexte de l’exposition « Impasse Ronsin » (Musée Tinguely)

L’exposition, ouverte du 16 décembre 2020 au 5 avril 2021, présente plus de 50 artistes et plus de 200 œuvres créées dans l’Impasse Ronsin.

  • Elle met en lumière la pluralité des identités artistiques, allant de l’avant‑garde à l’académisme, et inclut les artistes mentionnés ci‑dessus.
  • Le parcours de l’exposition s’appuie sur le plan architectural original de la colonie, offrant une expérience immersive entre œuvres et anecdotes.  (e-flux.com)

  •  

    The work of Niki De Saint Phalle comes alive in "Loveletter," a new single by pop singer Soko inspired by the late Franco-American artist. Just as Soko's romantic lament takes form in the words of Saint Phalle, so does artist, curator and filmmaker Aaron Rose animate the artist's drawings from her 1971 artist book "My Love, Where Shall We Make Love?," which expands and enlivens the motion implicit in Saint Phalle's accordion-folding book. The constellation of characters in "My Love," including voluptuous, feminine nanas, are flattened, art brut-style illustrations of sculptural figures that Saint Phalle exhibited in museums and public parks the world over. These figures helped Saint Phalle advance her career-long inquiry into the quirks and intricacies of devotion.

    L'œuvre de Niki de Saint Phalle prend vie dans « Loveletter », le nouveau single de la chanteuse pop Soko, inspiré par l'artiste franco-américaine disparue. De même que la complainte romantique de Soko se concrétise à travers les mots de Saint Phalle, l'artiste, commissaire d'exposition et cinéaste Aaron Rose anime les dessins de l'artiste extraits de son livre d'artiste de 1971, « My Love, Where Shall We Make Love ? », amplifiant et vivifiant le mouvement implicite de l'ouvrage accordéon de Saint Phalle. La constellation de personnages de « My Love », parmi lesquels des grand-mères voluptueuses et féminines, sont des illustrations aplaties, dans le style de l'art brut, de figures sculpturales que Saint Phalle a exposées dans des musées et des parcs publics du monde entier. Ces figures ont contribué à approfondir sa recherche, menée tout au long de sa carrière, sur les particularités et les subtilités de la dévotion.

    (8) Parmi les œuvres monumentales de Niki de Saint Phalle : Hon. Une femme de 28 mètres de longueur, réalisée avec son mari Jean Tinguely et exposée de juin à septembre 1966 au Musée d'art moderne de Stockholm. Les visiteurs pouvaient entrer dans la sculpture par son sexe et découvrir d'autres œuvres à l'intérieur...

    En 1966, Niki de Saint Phalle a conçu, en collaboration avec Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt, une Nana monumentale et accessible au public au Moderna Museet de Stockholm, intitulée Hon (Museum Tinguely Basel).

    (9) Le Jardin des Tarots

    Le Jardin des Tarots (Giardino dei Tarocchi) est un parc artistique situé à Garavicchio, une frazione de Capalbio dans la province de Grosseto, en Toscane, Italie. Il se trouve au cœur de la Maremme, à environ 45 min de Civitavecchia et à 1 h de Viterbe  (fr.wikipedia.org)

    Création et conception

  • Artiste : Niki de Saint Phalle (1930‑2002), sculptrice franco‑américaine, a conçu le jardin entre 1979 et 1993
  • Structure : 22 sculptures monumentales représentant les 22 arcanes majeurs du tarot. Les œuvres mesurent entre 12 m et 15 m de hauteur, sont construites en béton recouvert d’une armature métallique soudée à la main, ce qui les rend antisismiques
  • Décor : Les sculptures sont ornées de mosaïques en miroir, de verre de Murano et de céramiques polychromes. Certaines, comme l’Impératrice, sont habitées et comportent un appartement aménagé par l’artiste  (fr.wikipedia.org)
  • Entrée : Le pavillon d’entrée circulaire a été conçu par l’architecte Mario Botta  (bouger-voyager.com)
  • Financement : Le projet a été financé en grande partie par la vente des œuvres de Niki de Saint Phalle et par des donateurs locaux  (fr.wikipedia.org)

Ouverture et gestion

Horaires et tarifs (2025)

  • Période d’ouverture : du 1 avril au 15 octobre.
  • Horaires : de 14h30 à 19h30.
  • Tarif : 10,50 € par adulte, avec possibilité de tarifs réduits selon la politique de la fondation  (cityzeum.com)

Points forts à visiter

  • Le Magicien : main recouverte de miroirs, intérieur peint par Alan Davie.
  • La Grande Papesse : hommage aux jardins de Bomarzo.
  • La Roue de la Fortune : sculpture mécanique réalisée par Jean Tinguely.
  • L’Impératrice : sculpture de 15 m, intérieure aménagée en appartement.
  • Le Chariot, le Pape, la Mort, le Diable, le Monde, le Fou, etc. : chaque arcanum est représenté par une œuvre colorée et imposante.
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mardi 24 février 2026

Régine Deforges - L’enfant du 15 août - Mémoires - Insultes -

 

Régine Deforges

L’enfant du 15 août

Mémoires

Editions Robert Laffont.

2013

 

Homosexuelle, elle a été durement punie à l’adolescence, en étant renvoyée du collège en 3e. Elle n’a pas poursuivi d’études. Son premier mariage est sans amour. Sa maison d’édition de livres érotiques la menée au bord du gouffre. Elle a failli être jetée en prison.

Elle était dépressive et a lutté avec ses petits poings pour tenter d’imposer sa liberté. Elle a souvent perdu. Jean-Jacques Pauvert (1) ne l’a pas épousée, ils avaient une fille ensemble. Il l’a déçue. Elle s’est plus amusée avec les femmes qu’avec les hommes. Elle s’est demandée pourquoi elle s’était infligée tous ces mauvais traitements pour des hommes qu’elle n’aimait pas. Elle a côtoyé le gratin parisien qui ne l’a pas aidée quand elle a connu des difficultés financières. C’était le « chacun pour soi ». Toute sa vie, elle a cherché à être acceptée et aimée (non sans mal…). (p 431). Elle a voulu fuir la médiocrité et l‘avenir qui lui était promis. (p 480). Elle rêvait de Paris. Elle y deviendra libraire, éditrice et écrivaine.

 

La lessive :

Les femmes se retrouvaient autour de la lessive pendant la bugée. (2) Elles méditaient et déliaient leur langue dans des éclats de rire. Elles faisaient la sieste après manger puis reprenaient le travail. (p 36).

La fin de la seconde guerre mondiale :

A la fin de la guerre, elle assiste au « spectacle des femmes rasées et tondues, avec une croix gammée noire sur la tête. Elle a eu honte et les femmes insultées et humiliées la poursuivent encore. (p 50).

Pendant l’épuration, les personnes étaient exécutées sans procès, d’autres jetées dans des puits. (p 51).

Beate Uhse, la reine de la pornographie allemande (usines, entrepôts), a été une fervente nazie. (p 240). (3)

L’homosexualité :

Amoureuse des femmes, homosexuelle, elle aime la conquête, seulement. (p 164).

Elle préfère les porte jarretelles, plus érotiques que les bas nylon. (p 234).

Elle participe à des partouzes dans les milieux bourgeois. (p 235).

L’édition :

En 1967, elle publie « Le con d’Irène » de Louis Aragon. Elle est convoquée à la police. Elle est menacée de lourdes amendes, inculpée pour outrages aux bonnes mœurs et condamnée. (p 228).

En 1969, elle crée « La Bibliothèque privée contemporaine » consacrée à  la littérature érotique. (p 232).

Dans « Les cahiers volés », elle a raconté son expérience terrifiante de la meute déchaînée contre elle. Elle avait écrit dans son journal intime son amour pour une fille. Sa sœur la trahira.  A quinze ans, elle va découvrir la douleur, la peur, les pleurs, la haine, les insultes, les moqueries. (p 337)

A la demande de Jean-Pierre Ramsay, elle écrit « La bicyclette bleue » qui est une version inspirée « d’Autant en emporte le vent ». (p 355). Au bout de cent pages, elle s’éloigne du roman américain de Margaret Mitchell. Elle laisse libre cours à son imagination. (p 357). Les trois tomes sont des succès et elle devient riche. Elle peut rembourser ses dettes. (p 388). Les descendants de Margaret Mitchell lui intentent un procès pour plagiat. Gaumont voulait faire un film, en 1988, de la « Bicyclette bleue ». (p 423). En 1991, elle gagne son procès en cassation. (p 425).

Quand les Editions Ramsay déposent le bilan, Denoël ne lui verse pas ses droits d’auteur sur « Noir tango ». Endettée, son mari la sauve. (p 426).

Jean-Jacques Pauvert :

Lassée, elle n‘aime plus Jean-Jacques Pauvert. (p 331). Il reconnaîtra leur fille, Camille, quand elle était adulte et mariée. Jalouse de sa mère, elle lui reproche de ne pas avoir été reconnue quand elle était enfant. (p 442).

Second mariage :

Elle épouse Pierre Wiazemsky (4) , petit-fils de Jeanne Mauriac, et fils de Claire Mauriac. (p 335). Son père, Yvan Wiazemsky, était officier de cavalerie et fait prisonnier du côté de Compiègne. (p 356). Le Prince Wiazemsky, lieutenant de l’armée russe, est fait prisonnier par les Allemands. Il leur servit d’interprète. En 1945, il réintègre l’armée française. Il rencontre Claire Mauriac, ambulancière, à Berlin. Ils se marient en 1946 à Paris. (p 381). Pierre a pour ancêtre Anne de Kiev. Son mari, Henri 1er, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant. (5) Anne de Kiev disait descendre de Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand. Certains rois de France ont porté le prénom de Philippe. (p 373). (6)

François Mitterrand :

On ne sait pas si elle a été la maîtresse de François Mitterrand. Elle est ambiguë et le suggère. Ils sont tous les deux place de la Bastille, le soir de son élection en 1981. Elle assiste ensuite à plusieurs repas. (p 344).

Le féminisme :

En 1968, la mésentente avec les féministes est consommée. Elle les trouve « naïves, idiotes et sans intérêt ». Elles la surnomment de « pornographe collabo ». (p 233).

Les artistes :

Au moulin d’Andé, François Truffaut, Louis Malle, Robert Enrico, Jean-Paul Rappeneau y sont séjourné. (p 324). (7)

Quand elle rencontre Georges Simenon, il lui raconte ses relations scabreuses avec sa domestique. (p 457).

Histoire :

Radegonde a fondé le monastère de Sainte-Croix de Poitiers pour y recevoir les filles de la noblesse qui y étudiaient le grec, le latin, l’hébreu, la médecine. (p 352).

Mathilde a offert la « Mora » à Guillaume le Conquérant. Le bateau a été construit à Barfleur.

La Mora signifie « L’Enchanteresse ». (p 372). (8)

Elle part en Argentine et travaille sur Eva Peron. Le couple a accueilli des nazis pourchassés par les Alliés après la guerre. (p 390).

Les cartes de Tarot proviennent de Chine, de Palestine. Quand Charles VI sombre dans la folie, on pense le distraire avec les cartes qui se sont répandues en Europe, dessinées par de grands artistes. L’Eglise les a interdites. (p 429).

Sous le trou des Halles à Paris, on trouvait l’emplacement du cimetière des Innocent-es. (p 326). (9)

L’Abbé Pierre :

Elle est invitée par l’Abbé Pierre et partage un repas insipide. En partant, il l’embrasse sur le coin des lèvres et elle n’a pas aimé ça. Elle lui écrit, à sa demande, des histoires mettant en scène des lesbiennes. (p 407).

Cuba :

Elle aime une chanteuse cubaine, Omara Portuondo. (10) (p 416). Puis Ketty Angel. (11) (p 418). Elle dévore les livres de Leonardo Padura Fuentes. (12) (p 438).

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(1) Contributions majeures

  • Réédition de Sade : premier éditeur à publier les œuvres complètes de Sade sous son propre nom, sortant le divin marquis de la clandestinité (fr.wikipedia.org)
  • Histoire d’O : roman érotique publié en 1954, dont l’auteur, Dominique Aury, ne révéla sa véritable identité qu’en 1994  (radiofrance.fr)
  • Collection Libertés : format poche (9 cm × 18 cm) avec couverture en papier kraft, illustrée par des graphistes comme Jacques Darche et Pierre Faucheux  (fr.wikipedia.org)
  • Bibliothèque internationale d’érotologie : série de publications d’œuvres érotiques et de littérature marginale.
  • Découverte d’auteurs : Albertine Sarrazin, Brigitte Lozerec'h, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Michel Bernard, Jean Carrière, etc.  (universalis.fr)

Marié à plusieurs reprises, a été en couple avec l’écrivaine et éditrice Régine Deforges. (Qwant).

(2) La bugée désigne une grande lessive communautaire, surtout dans le sud de la France, où les femmes du village se réunissaient pour laver le linge de maison.
Cette pratique, d’origine provençale (bugado en provençal), se caractérisait par l’utilisation de cendres pour blanchir le linge avant l’invention du savon au XVIIᵉ siècle. Elle se déroulait généralement au printemps et à l’automne, et constituait un événement social important, ponctué de repas, de chants et de danses  (fr.wikipedia.org)

(3) Beate Uhse n’est pas attestée comme une fervente nazie.

  • Elle a volé pour la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui la place dans une armée nazi‑contrôlée  (portrait-culture-justice.com), mais le fait d’être pilote ne constitue pas une preuve d’engagement idéologique.
  • Les sources ne mentionnent pas de participation active à la propagande, aux politiques raciales ou à d’autres activités nazies.
  • Au contraire, après la guerre, elle a rapidement lancé une entreprise de vente d’articles de contraception et d’érotisme, se concentrant sur la libération sexuelle plutôt que sur la politique nazie  (theguardian.com)

(4) Pierre Wiazemsky, connu sous le pseudonyme Wiaz, est un dessinateur de presse français né le 29 avril 1949 à Rome (Italie)  (gw.geneanet.org)
Il est issu d’une famille aristocratique russe : son père, Yvan Wiazemsky, est héritier du titre de prince Wiazemsky et de comte Levachov, tandis que sa mère, Claire Mauriac, est la fille de l’écrivain François Mauriac  (gw.geneanet.org)

Parcours artistique

  • Études : après des études secondaires à Janson‑de‑Sailly, il se forme au dessin publicitaire et pratique le pointillisme.
  • Premiers travaux : ses dessins apparaissent dans les magazines Pop Music et Best à partir de 1968, puis dans la presse musicale Rock & Folk  (larousse.fr)
  • Nouvel Observateur : il rejoint le Nouvel Observateur en 1972, où il bénéficie d’un espace réservé pour ses caricatures politiques. Ses œuvres ciblent la classe dirigeante, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy  (larousse.fr)
  • Collaborations : il travaille également pour La Croix, Libération, Rouge (hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire) et d’autres publications comme Sciences et Avenir ou Nouvelles Littéraires  (larousse.fr)
  • Illustrations : en 2010, il illustre des mots du Petit Larousse pour l’édition anniversaire  (larousse.fr)

(5) Henri Ier, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant.
Henri Ier a pris la tutelle de son neveu, Guillaume II de Normandie, après le départ de Robert le Magnifique pour la Terre Sainte en 1035  (fr.wikipedia.org)

Il l’a soutenu contre ses barons et l’a aidé à reprendre le contrôle de son duché, notamment lors de la bataille de Val‑ès‑Dunes en 1047  (chateauxmedievaux.com)

Ainsi, Henri Ier a joué un rôle de tuteur et de protecteur pour le futur duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. (Qwant).

(6) Rois de France portant le prénom Philippe

Roi

Numéro

Début règne

Fin règne

Épithète

Philippe II

II

1180

1223

Auguste

Philippe III

III

1270

1285

le Hardi

Philippe IV

IV

1285

1314

le Bel

Philippe V

V

1316

1322

le Long

Philippe VI

VI

1328

1350

de Valois

Philippe I

I

1643

1661

le Long

(7) Les sources indiquent que le Moulin d’Andé a été un lieu de résidence et de tournage pour plusieurs figures majeures de la Nouvelle Vague française.

  • François Truffaut y a tourné des scènes de Les 400 coup et de Jules et Jim (moulinande.e-monsite.com)
  • Louis Malle a également séjourné et y a travaillé sur ses projets cinématographiques  (moulinande.e-monsite.com)
  • Robert Enrico a passé du temps dans le moulin, notamment pour des tournages  (moulinande.e-monsite.com)
  • Jean‑Paul Rappeneau a été présent dans les années 1960, y écrivant et tournant  (moulinande.e-monsite.com)

Ces visites ont contribué à faire du Moulin d’Andé un repaire d’artistes et un lieu emblématique de la Nouvelle Vague. (Qwant).

(8) Dans certains contextes littéraires ou folkloriques, la Mora désigne une figure féminine surnommée « l’enchanteresse ». Cette appellation provient notamment de la mythologie ibérique et des légendes où la Mora est présentée comme une créature séductrice ou ensorcelante. (Qwant).

(9) Le cimetière des Innocents était situé sous l’actuelle zone des Halles à Paris (le « trou des Halles »). Il a été fermé et désaffecté au XVIIIᵉ siècle, puis les restes ont été transférés au cimetière du Père‑Lachaise.

(10) Elle est reconnue comme l’une des figures emblématiques de la musique cubaine, notamment grâce à son rôle de “Novia del feeling” et à sa participation au projet Buena Vista Social Club en 1996  (evene.lefigaro.fr)

Parcours musical

  • Débuts : elle a commencé à Radio Cadena Habana puis a intégré le cuarteto D'Aida en 1952, où elle a chanté aux côtés de sa sœur Haydée (africultures.com)
  • Solo : en 1967, elle se lance dans une carrière solo qui l’amène à l’Olympia de Paris et au Carnegie Hall de New York  (africultures.com)
  • Albums : son premier album solo, Magia Negra, a été enregistré en 1959 pour le label cubain Velvet (africultures.com)
  • Collaborations : elle a travaillé avec des musiciens tels que Julio Gutiérrez, Juanito Márquez, Chucho Valdés et Roberto Fonseca (radiofrance.fr)
  • Performances internationales : elle a donné des concerts à Paris, Tokyo, New York, et a participé à des festivals en Espagne, au Mexique, en Finlande, et au Canada  (montunocubano.com)

Distinctions

  • Latin Grammy Awards : elle a reçu plusieurs prix, dont un Latin Grammy Award pour un album de musique tropicale contemporaine en 2009 et un autre en 2023, ainsi qu’un Latin Grammy Lifetime Achievement Award en 2019  (spectable.com
  • Nominations : elle a été nominée à plusieurs reprises pour des Grammy Awards (spectable.com)

Vie personnelle

Sa mère provenait d’une famille espagnole et a épousé un joueur de baseball cubain noir. Omara a commencé à danser à l’âge de quinze ans au Tropicana, où elle a été repérée par la directrice de l’établissement  (evene.lefigaro.fr)

(11) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(12)

Année

Titre (original)

Titre (français)

Distinctions

1991

Pasado perfecto

Passé parfait

Prix des Amériques insulaires 2002

1994

Vientos de cuaresma

Vents

1997

Máscaras

Prix Café Gijón 1995, Prix Hammet 1998

1998

Paisaje de otoño

Prix Hammet 1999

2000

La cola de la serpiente

2001

Adiós Hemingway

2005

La neblina del ayer

2013

Herejes

2018

La transparencia del tiempo

2022

Personas decentes

Autres romans : L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014), Poussière dans le vent (2021)  (booknode.com)

Vie et convictions

  • Reste à Cuba malgré la critique de son œuvre, affirmant que « ma littérature est complètement cubaine »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Considéré comme un écrivain qui « décrit la société cubaine sans se lancer dans le racolage »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Son travail est souvent vu comme un moyen de contourner la censure tout en exposant les réalités sociales de l’île  (fr.m.wikipedia.org)

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“Nique ta mère”, “Ta mère la pute” : pourquoi ce sont toujours les mamans qu’on insulte ?

Elles n’ont rien demandé. Pourtant, les mères sont constamment insultées ou au centre d’injures. “Nique ta mère”, “Ta mère la pute”, “Fils de pute”… On les entend dans les cours de récré, dans la rue et aussi beaucoup dans les textes de rap. “Enculé d’fils de putain, aucun soutien, je me souviens” (Damso), “J’vais niquer des mères, fils de pute tu fais l’homme” (Madrane) ou encore “Vas-y nique ta mère […] petit enfant de pute va dire à ta mère qu’elle aille acheter mon CD. Si elle veut pas, cette petite salope j'pisserai sur sa tombe quand elle sera décédée” (Gradur), pour ne citer que quelques exemples. JoeyStarr et Kool Shen ont même fait de (Suprême) “NTM” leur nom de groupe dans les années ‘90… Mais pourquoi ce sont toujours aux mères qu’on s’en prend ?

(…) Se réapproprier les insultes.

Certains mouvements tentent de se réapproprier des insultes. On l’a vu récemment lorsque la première dame de France, Brigitte Macron a traité de "sales connes" des militantes féministes venues manifester contre la tenue du spectacle d’Ary Abittan. De nombreuses féministes se sont alors revendiquées de "sale conne" pour renverser le stigmate et riposter à leur manière. Idem pour le mot anglais "queer" qui se traduit par "bizarre" ou "tordu" et qui était à l’origine une insulte homophobe. Aujourd’hui, il a largement perdu son côté péjoratif pour être le fameux "Q" dans LGBTQIA +. Alors les mamans pourraient-elles se réapproprier ces insultes qu’elles se prennent à tort et à travers ? Elles pourraient, mais ce n’est pas facile. Il y a quand même très peu d’insultes qui sont comme ça retournées vers l’envoyeur et qui trouvent une nouvelle signification. "Il y a une jubilation immédiate à le faire, mais ça n’empêche que l’insulte a été dite et que la blessure est bien là", indique Laurence Rosier.

Et si en 2026 on laissait les mamans tranquilles ?

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Amélie Mauresmo et la question de la tolérance en France

Amélie Mauresmo est une ancienne championne de tennis française, ancienne numéro 1 mondiale et première femme à avoir entraîné des joueurs masculins de haut niveau.
En 1999, alors qu’elle atteignait la finale de l’Open d’Australie, elle a révélé publiquement son homosexualité 
(fr.wikipedia.org)
Ce geste a marqué un tournant dans la visibilité des athlètes LGBTQ+ en France et a été salué comme un acte de tolérance et d’authenticité.
Cependant, son coming‑out a suscité de nombreuses critiques de la part de certains médias et spectateurs, comme le montre le post de 2016 où elle est décrite comme ayant reçu « beaucoup de critiques après ses propos » 
(facebook.com)
Malgré ces réactions négatives, Mauresmo a poursuivi sa carrière et est devenue un exemple de résilience et de promotion de la diversité dans le sport français.
Au fil des années, elle a occupé plusieurs postes influents (consultante pour France Télévisions, entraîneuse d’Andy Murray, directrice du tournoi de Roland‑Garros) qui lui ont permis de promouvoir l’inclusion et la tolérance au sein de la communauté tennis et au-delà. Sa réputation, décrite comme « singulière » et « authentique » dans le Figaro, reflète son rôle de ambassadrice de la tolérance et de la diversité dans le sport français 
 (lefigaro.fr)
En résumé, Amélie Mauresmo est un symbole de tolérance en France grâce à son coming‑out, à son parcours sportif exceptionnel et à son engagement continu pour l’inclusion dans le tennis et les médias sportifs. (Qwant).

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