Viols
Carré Otis
Ex top model
1980 - 1890
« On nous passait de prédateur en prédateur »
Coulisses sombres de la mode.
Carré
Otis (née Carré Sutton), ancienne top‑model américaine, a pris la
parole pour dénoncer les violences sexuelles qui se déroulaient dans le monde
de la mode dans les années 1980‑1990. Elle décrit un environnement où « on
nous passait de prédateur en prédateur », soulignant la complicité et
l’impunité qui régnaient dans l’industrie.
Témoignage de Carré Otis
- Origines et carrière
Carré Otis a été repérée en 1991 en Californie, envoyée à
New York puis transférée à Paris par l’agence Elite. Dès son
arrivée, elle a été hébergée dans l’appartement du directeur européen Gérald Marie,
où elle a subi des abus physiques et sexuels - Abus et impunité
Elle raconte que Gérald Marie l’a frappée, lui a imposé son
autorité et l’a soumise à des comportements inappropriés dès les premiers
jours de son séjour à Paris. Ces expériences se sont étendues sur
plusieurs années, illustrant la culture de l’impunité qui
entourait les dirigeants d’agences de mannequins - Appel à la justice
En 2021, Carré Otis a déposé une plainte contre Gérald Marie
aux États‑Unis, profitant d’une mesure qui a étendu la prescription pour
les abus sexuels sur mineurs à New York. Elle a également participé à des
témoignages devant la brigade de protection des mineurs à Paris, où elle a
détaillé les violences subies (lemonde.fr)
Enquête
collective
Carré Otis fait partie d’une dizaine d’anciens mannequins qui ont
demandé la mise en place d’une prescription des crimes sur mineurs, afin de
pouvoir porter plainte même après plusieurs années. Cette initiative vise à
briser le silence qui a longtemps protégé les agresseurs dans le secteur de la
mode (liberation.fr)
Réactions
médiatiques
Son récit a été relayé par plusieurs médias, notamment Le Monde, Sud Ouest
et Le Matin, qui ont souligné la gravité des accusations et la
nécessité d’une action judiciaire contre Gérald Marie et d’autres
responsables de l’industrie (sudouest.fr)
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Notre enquête sur Patrick Bruel accusé d’agressions
sexuelles, deux femmes belges témoignent : "C’est un prédateur"
Deux
femmes accusent Patrick Bruel d’agression et de tentative d’agression sexuelle
en Belgique. L’une d’entre elles a porté plainte. 16 et 22 ans plus tard elles
osent prendre la parole. Pour l’enquête, nous avons recueilli leur témoignage.
(…) C’est en partie
pour éviter de s’exposer aux critiques, que Marie a, elle, préféré rester
anonyme. "Pour les personnes qui n’ont pas vécu ça, c’est parfois
compliqué de comprendre ce qui se passe réellement dans cette relation de
pouvoir. Souvent, on m’a dit, – Oui, mais bon, quand même, c’est quand même
agréable de se faire draguer par Patrick Bruel - mais ce n’est pas de la
drague. C’est du harcèlement".
Pas de commentaire
Nous avons contacté
l’avocat de Patrick Bruel, Christophe Ingrain, par rapport à ces deux
témoignages belges, il n’a pas souhaité faire de commentaire.
À ce stade, Patrick
Bruel est accusé par dix femmes en France et en Belgique de violences
sexuelles. Trois ont porté plainte, dont une pour viol.
patrick-bruel-accuse-d-agressions-sexuelles-notre-enquete-recueille-le-temoignage-de-deux-femmes-belges
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Viol
Enfance
Cunnilingus forcé
La cour d'appel de Paris nie et est archaïque
Refus de reconnaître le viol.
Résumé de la décision de
la Cour d’appel de Paris
La
Cour d’appel de Paris a jugé que les cunnilingus imposés de façon
répétée à une enfant ne constituent pas un viol mais
une agression sexuelle.
Cette décision a été confirmée par la chambre criminelle de la Cour de
cassation, qui a souligné que les éléments constitutifs du viol ne sont pas
réunis dans ce cas précis. (Qwant)
Pourquoi la décision est
perçue comme « archaïque » ?
- Absence de pénétration : Le droit
français ne reconnaît le viol que lorsqu’il y a pénétration, même
minimale. Le cunnilingus ne remplit pas ce critère, même
s’il est forcé et répétitif.
- Évolution des mentalités : De
nombreux juristes et associations de défense des droits des victimes
soutiennent que la définition actuelle du viol est trop restrictive et ne
protège pas suffisamment les victimes d’abus sexuels non pénétrants.
- Critique publique : Le refus de
reconnaître ces actes comme viols est souvent dénoncé comme une injustice
et un retard dans l’évolution du droit pénal français.
Références
- Définition et éléments constitutifs du viol :
- Décision de la Cour d’appel de Paris et de la Cour
de cassation : (actu.dalloz-etudiant.fr)
En
résumé, la Cour d’appel de Paris a jugé que les actes de cunnilingus
forcés, même répétitifs et commis sur une mineure, ne remplissent pas les
critères juridiques du viol, les qualifiant plutôt d’agression sexuelle. Cette
position a été confirmée par la Cour de cassation, suscitant des critiques
quant à la protection juridique des victimes d’abus sexuels non pénétrants.
(Qwant)
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