Le site d’Entremont (Aix en Provence)
L’oppidum celto-ligure d’Entremont
est fondé vers 180/170 avant J-C en bordure du plateau de Puyricard au nord
d’Aix en Provence. En 123 avant J-C le consul romain Caïus Sextius Calvinus
prend la ville avant de fonder Aquae Sextiae Salluviorum en contre-bas du plateau. C’est dire que
l’existence d’Entremont a une durée de vie très brève.
Ce site appartient à la
civilisation Celto-Ligure qui se développe entre le VI e et le II e siècle
avant J-C, dans l’arrière pays marseillais. Les Ligures, installés en Provence
au même titre que les Etrusques, ont assimilé les Celtes.
Trois têtes et certains fragments
attestent la présence de sculptures féminines auprès des guerriers. Trois
morceaux plus particulièrement nous permettent de voir l’une d’entre
elles : assise en tailleur, elle est coiffée d’un voile qui descend le
long de son dos et se termine par des franges. Elle est vêtue d’une cape courte
à carreaux terminée par une bordure visible à l’encolure et sur la cuisse
gauche. Un torque orne son cou.
Actuellement les archéologues
pensent que ce sont les femmes qui portaient les situles, ces récipients qui
contenaient le vin nécessaire aux libations ; elles participaient donc aux
cérémonies en l’honneur des héros.
Elles se trouvaient sur ou entre
les genoux des guerriers. Ces têtes d’ennemis démontrent la force de celui qui
les tient, une force d’autant plus importante que l’ennemi abattu est puissant.
Cinq têtes assemblées. Un
ensemble de quatre têtes est découvert par Alfred d’Aubergue en 1877 ; ce
n’est qu’en 1974 que la cinquième découvert en 1946 reprendra sa place.
« Le statuaire d’Entremont
constitue un ensemble unique d’époque préromaine » écrivait Fernand Benoît
l’instigateur des fouilles systématiques en 1946. Les fragments retrouvés de 18
à 20 statues nous renseignent précieusement sur ces personnages du second âge
de fer méditerranéen dont l’art reste typiquement celtique.
Ces statues représentent
l’aristocratie celto-ligure parmi laquelle on distingue des cavaliers et des
guerriers assis, attitude gauloise du dialogue et de l’écoute et, plus
original, des femmes.
Elles proviennent de plusieurs
oppida ou de lieux culturels dans des fermes isolées et furent transportées
dans la ville lorsque les familles s’y regroupèrent afin de mieux se protéger
du danger grandissant.
Les céramiques marseillaises à pâte claire
La production marseillaise imite
les céramiques d’Italie ou de Grèce notamment dans les formes ouvertes telles
les mortiers, les jattes et les coupes. Les cruches ont des contours dont
l’origine est plus typiquement locale.
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Découverte de Gaulois enterrés assis à Dijon.
Les fouilles préventives menées sur le site de l’école Joséphine‑Baker à Dijon ont mis au jour une série de sépultures gauloises atypiques : des corps déposés en position assise.
- Nombre de tombes : 13 découvertes en 2024, suivies de 5 nouvelles en 2026, pour un total de 18 individus (inrap.fr)
- Localisation : rue Turgot, à l’extrémité sud de l’ancien jardin du couvent des Cordeliers, dans la cour de l’école (inrap.fr)
- Période : datées du second âge du Fer (≈ 300 – 200 avant J.-C.) grâce à des artefacts (brassard en roche noire) et à la datation des fosses (inrap.fr)
- Disposition des corps : assis sur le fond de fosses circulaires d’environ 1 m de diamètre, dos appuyé contre la paroi orientale, regard vers l’ouest, jambes fléchies (inrap.fr)
- Caractéristiques : absence de mobilier personnel, sauf un brassard, et présence de traces de blessures sur certains individus (inrap.fr)
- Contexte archéologique : ces sépultures ne sont pas intégrées à une nécropole classique mais se situent à proximité de zones pouvant correspondre à des espaces cultuels, suggérant une intention symbolique plutôt qu’une simple exclusion (bienpublic.com)
- Signification : la découverte renforce l’idée que Dijon était un centre gaulois important, avec une pratique funéraire rare et codifiée, partagée par quelques sites en France et en Suisse (nationalgeographic.fr)
03 26
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