mercredi 12 août 2015

Les têtes coupées à Entremont, près d'Aix en Provence


Le site d’Entremont (Aix en Provence)
L’oppidum celto-ligure d’Entremont est fondé vers 180/170 avant J-C en bordure du plateau de Puyricard au nord d’Aix en Provence. En 123 avant J-C le consul romain Caïus Sextius Calvinus prend la ville avant de fonder Aquae Sextiae Salluviorum en contre-bas du plateau. C’est dire que l’existence d’Entremont a une durée de vie très brève.
Ce site appartient à la civilisation Celto-Ligure qui se développe entre le VI e et le II e siècle avant J-C, dans l’arrière pays marseillais. Les Ligures, installés en Provence au même titre que les Etrusques, ont assimilé les Celtes.



Trois têtes et certains fragments attestent la présence de sculptures féminines auprès des guerriers. Trois morceaux plus particulièrement nous permettent de voir l’une d’entre elles : assise en tailleur, elle est coiffée d’un voile qui descend le long de son dos et se termine par des franges. Elle est vêtue d’une cape courte à carreaux terminée par une bordure visible à l’encolure et sur la cuisse gauche. Un torque orne son cou.
Actuellement les archéologues pensent que ce sont les femmes qui portaient les situles, ces récipients qui contenaient le vin nécessaire aux libations ; elles participaient donc aux cérémonies en l’honneur des héros.






 Têtes coupées.
Elles se trouvaient sur ou entre les genoux des guerriers. Ces têtes d’ennemis démontrent la force de celui qui les tient, une force d’autant plus importante que l’ennemi abattu est puissant.
Cinq têtes assemblées. Un ensemble de quatre têtes est découvert par Alfred d’Aubergue en 1877 ; ce n’est qu’en 1974 que la cinquième découvert en 1946 reprendra sa place.
« Le statuaire d’Entremont constitue un ensemble unique d’époque préromaine » écrivait Fernand Benoît l’instigateur des fouilles systématiques en 1946. Les fragments retrouvés de 18 à 20 statues nous renseignent précieusement sur ces personnages du second âge de fer méditerranéen dont l’art reste typiquement celtique.
Ces statues représentent l’aristocratie celto-ligure parmi laquelle on distingue des cavaliers et des guerriers assis, attitude gauloise du dialogue et de l’écoute et, plus original, des femmes.
Elles proviennent de plusieurs oppida ou de lieux culturels dans des fermes isolées et furent transportées dans la ville lorsque les familles s’y regroupèrent afin de mieux se protéger du danger grandissant.
Les céramiques marseillaises à pâte claire
La production marseillaise imite les céramiques d’Italie ou de Grèce notamment dans les formes ouvertes telles les mortiers, les jattes et les coupes. Les cruches ont des contours dont l’origine est plus typiquement locale.
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Découverte de Gaulois enterrés assis à Dijon.

Les fouilles préventives menées sur le site de l’école Joséphine‑Baker à Dijon ont mis au jour une série de sépultures gauloises atypiques : des corps déposés en position assise.

  • Nombre de tombes : 13 découvertes en 2024, suivies de 5 nouvelles en 2026, pour un total de 18 individus (inrap.fr)
  • Localisation : rue Turgot, à l’extrémité sud de l’ancien jardin du couvent des Cordeliers, dans la cour de l’école (inrap.fr)
  • Période : datées du second âge du Fer (≈ 300 – 200 avant J.-C.) grâce à des artefacts (brassard en roche noire) et à la datation des fosses (inrap.fr)
  • Disposition des corps : assis sur le fond de fosses circulaires d’environ 1 m de diamètre, dos appuyé contre la paroi orientale, regard vers l’ouest, jambes fléchies (inrap.fr)
  • Caractéristiques : absence de mobilier personnel, sauf un brassard, et présence de traces de blessures sur certains individus (inrap.fr)
  • Contexte archéologique : ces sépultures ne sont pas intégrées à une nécropole classique mais se situent à proximité de zones pouvant correspondre à des espaces cultuels, suggérant une intention symbolique plutôt qu’une simple exclusion (bienpublic.com)
  • Signification : la découverte renforce l’idée que Dijon était un centre gaulois important, avec une pratique funéraire rare et codifiée, partagée par quelques sites en France et en Suisse (nationalgeographic.fr)

03 26

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