Hantavirus et Javier Milei – résumé des faits
Contexte
sanitaire
L’Argentine a enregistré 101 cas confirmés de hantavirus
durant la saison 2025‑2026, dépassant le seuil d’épidémie. Parmi eux, 42
cas ont été signalés en 2026, avec un taux de mortalité de 31 %
et 32 décès recensés Le virus identifié est la variante Andes Sur,
la seule hantavirus connue pour se transmettre entre humains. L’épidémie a été
amplifiée par un incident sur le cruise ship MV Hondius, où trois
personnes sont décédées et cinq autres infectées
- Réaction du gouvernement de Milei
Le président Javier Milei a accusé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de politiciser la crise sanitaire afin de remettre en cause la décision de l’Argentine de se retirer de l’organisation. Il a affirmé que la santé nationale ne dépendait pas de l’appartenance à l’OMS et que la coopération technique pouvait se faire sans subordination politique
Le ministère de la Santé a déclaré qu’il maintiendrait un suivi épidémiologique actif et poursuivrait les échanges d’informations avec d’autres pays, tout en refusant d’être soumis à des conditions imposées par l’OMS (upi.com)
- Retrait de l’Argentine de l’OMS
L’Argentine a officiellement quitté l’OMS le 17 mars 2026 (déjà annoncé en avril 2025). Le retrait a été motivé par des « profondes différences sur la gestion sanitaire » et l’« influence politique de certains États », notamment la pandémie de Covid‑19 et les confinements imposés sous l’ancien gouvernement (franceinfo.fr)
Le gouvernement a insisté sur le fait que cette décision resterait inchangée et que l’Argentine continuerait à coopérer régionalement de façon indépendante, sans « subordination politique » à des organisations internationales
- Mesures locales
À Ushuaïa, la capitale de la région où le MV Hondius a accosté, les autorités ont ordonné des tests de rats et la collecte d’échantillons pour contrôler la propagation du virus, après que la première infection apparue chez un couple néerlandais lors d’une excursion d’observation d’oiseaux - Statistiques régionales
Selon le Pan‑American Health Organization, l’Argentine présente le plus haut taux d’incidence de hantavirus dans la région, dépassant même les pays où le virus est endémique comme le Brésil et le Chili. La prévention reste le moyen le plus efficace contre l’épidémie (upi.com)
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Hantavirus et pandémie :
Le hôpital Bichat à Paris a été désigné comme établissement de référence pour l’isolement des passagers français rapatriés du MV Hondius (sante.lefigaro.fr)
- Les cinq ressortissants français ont été immédiatement mis en quarantaine à l’hôpital Bichat dès leur arrivée le 10 mai (sante.lefigaro.fr)
L’établissement dispose de chambres équipées de flux d’air afin de limiter la contamination et les patients y resteront jusqu’à nouvel ordre
Prêt à une pandémie ?
Le contexte fourni ne mentionne pas de dispositif spécifique de préparation à une pandémie à l’hôpital Bichat.
- Le décret du 11 mai fixe des mesures d’isolement et de quarantaine pour les cas contacts, mais il ne décrit pas de plan d’épidémie à grande échelle (tf1info.fr)
- Aucune information n’indique que l’hôpital Bichat possède un protocole de gestion d’une pandémie ou qu’il a été évalué pour cette situation (sante.lefigaro.fr)
En résumé, l’hôpital Bichat est opérationnel pour l’isolement immédiat des patients infectés par l’hantavirus, mais le contexte ne fournit aucune preuve de sa préparation à une pandémie généralisée. (Qwant).
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Hantavirus
L'OMS cherche les financements que les USA ont supprimés
Ndlr : Et dissensions internes !
Hantavirus : Financements retirés par les États‑Unis et tensions internes
1. Retrait des financements américains
- Sous l’administration Trump, les États‑Unis se sont retirés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
- Ce retrait a entraîné une réduction du budget de l’OMS de 6,8 milliards à 4,2 milliards de dollars cette année
- L’OMS cherche donc à compenser ces pertes en mobilisant d’autres sources de financement, notamment auprès d’autres États membres et de partenaires privés (facebook.com)
2. Divergences avec les recommandations de l’OMS
- Les autorités sanitaires américaines n’ont pas suivi les recommandations de l’OMS concernant la mise en quarantaine des cas contacts (lesechos.fr)
- L’OMS a rappelé que la quarantaine stricte de 42 jours est recommandée pour les malades et les contacts, période correspondant à l’incubation du virus
- Les États‑Unis ont adopté une approche plus souple, justifiant qu’ils ne veulent pas « créer une panique publique » (publicsenat.fr)
3. Dissensions internes aux États‑Unis
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L’Argentine et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
1. Décision de retrait
Le président argentin Javier Milei a annoncé le 5 février 2025 que son pays quitterait l’OMS, suivant l’exemple de Donald Trump qui avait fait de même l’année précédente. La décision a été officialisée le 17 mars 2025 par le ministère des Affaires étrangères, après avoir respecté les procédures internationales
2. Motifs invoqués
Milei a cité plusieurs raisons :
- « Profondes différences dans la gestion sanitaire » : notamment la gestion du Covid‑19, où l’Argentine a appliqué un confinement de cinq mois en 2020, l’un des plus durs au monde, et a critiqué les « quarantaines éternelles » de l’OMS (lemonde.fr)
- « Influence politique de certains États » : l’argument selon lequel les recommandations de l’OMS ne reposent pas sur la science mais sur des intérêts politiques (lefigaro.fr)
Souveraineté : l’idée que l’OMS ne doit pas intervenir dans la souveraineté nationale, surtout en matière de santé
3. Conséquences immédiates
- L’Argentine reste membre de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), qui agit comme bureau régional de l’OMS pour les Amériques. Le retrait ne signifie donc pas une sortie totale de la coopération sanitaire régionale (lemonde.fr)
- Le pays continuerait à promouvoir la coopération internationale via des accords bilatéraux et des forums régionaux, tout en préservant sa souveraineté en matière de santé (lefigaro.fr)
- La contribution financière de l’Argentine à l’OMS était d’environ 4,4 millions ∗par an pour le cycle 2022‑2023,et∗∗4,1 millions pour le cycle 2024‑2025, montant qu’elle a honoré avant le retrait (lemonde.fr)
4. Réactions et implications politiques
Le retrait est vu comme un alignement automatique avec les États‑Unis, renforçant la position de Milei auprès de son homologue américain. Des spécialistes comme Federico Merke et Andrea Oelsner soulignent que cette démarche érode la crédibilité de l’Argentine sur la scène internationale
- La décision intervient dans un contexte plus large de politiques controversées de Milei, notamment l’interdiction des traitements et chirurgies de transition de genre chez les mineurs, et un scepticisme climatique qui remet en cause l’Accord de Paris (liberation.fr)
- Le retrait a une portée symbolique : il rappelle le retrait américain et peut influencer la position de l’Argentine sur l’Accord de Paris, bien que le pays indique qu’il n’a pas encore pris de décision définitive à ce sujet (lefigaro.fr)
5. Reconnaissance internationale
Le Conseil exécutif de l’OMS a recommandé à l’Assemblée mondiale de la santé de valider le retrait argentin, et plusieurs pays ont exprimé leur soutien, bien que la Suisse ait demandé davantage d’informations avant de prendre une décision finale (swissinfo.ch)
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