Reculs de Valérie Pécresse dans le financement des lycées.
Contexte
général
Depuis qu’elle dirige la région Île‑de‑France, Valérie Pécresse a fait
des lycées l’un de ses points focaux. Elle a notamment retiré des subventions
aux établissements privés les plus chics, appliqué une austérité plus forte
pour les lycées situés dans les quartiers populaires, et accéléré la
numérisation des manuels scolaires. Ces mesures sont perçues comme un recul
pour le financement du privé et un déséquilibre entre les établissements
Décisions récentes
- Retrait de subventions : la région a décidé de retirer les aides aux lycées privés afin de respecter la loi, tout en maintenant son orientation globale.
- Austérité : les lycées des quartiers populaires subissent des coupes budgétaires plus importantes que leurs homologues plus aisés.
- Numérisation forcée : mise en place rapide de la numérisation des manuels, ce qui impose des coûts supplémentaires aux établissements.
- Tarifs des cantines : augmentation prévue de 1,77 % à la rentrée 2026, ce qui affecte surtout les familles à revenus modestes.
- Projets de construction : annulation d’un projet de construction de lycée, ce qui limite l’accès à l’éducation dans certaines communes (humanite.fr)
Réactions locales
- La commune de Bagneux revendique la construction d’un lycée et soutient la mobilisation contre les reculs de la région. Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à cette mobilisation, indiquant qu’elle ne compte pas changer de cap (facebook.com)
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Enseignement
Créer des emplois
Revaloriser les personnels, augmenter les salaires
L'école doit avoir des moyens
Snes FSU
Sophie Venetitay
État de la revalorisation salariale et des moyens pour l’enseignement en 2026
Budget alloué à la revalorisation des salaires
Le projet de loi de finances 2026 prévoit 4,2 milliards d’euros pour revaloriser les salaires des enseignants, mais les experts soulignent que ces fonds restent insuffisants pour répondre aux besoins de l’ensemble du personnel de l’Éducation nationale (senat.fr)
Situation salariale actuelle
- Point d’indice : le point d’indice de la fonction publique est gelé à 4,92278 € depuis juillet 2023 et restera inchangé en 2026
- Salaire moyen : un enseignant titulaire gagne en moyenne 2 920 € net par mois (2023) (blog-rh.com)
- Évolution par ancienneté :
- 10 ans : 2 321 € net (échelon 7)
- 20 ans : 2 644 € net (échelon 10)
- 30 ans : 3 167 € net (hors‑classe) (lessentieldeleco.fr)
- Primes et compléments : ISAE/ISOE, prime d’attractivité, indemnité REP/REP+ et Pacte enseignant restent inchangés, mais ne compensent pas l’absence de hausse du point d’indice (blog-rh.com)
Effectifs et création d’emplois
- Effectif total : 1,2 million de personnes rémunérées, dont 712 806 enseignants publics et 139 946 privés
- Enseignants contractuels : 9 % du personnel, soit 81 283 postes, avec une hausse notable dans le second degré
- Personnel non‑enseignant : près de 353 k emplois, majoritairement en assistance éducative (AESH), en hausse de 54,2 % depuis 2015
- Création de postes : la montée du nombre d’AESH est liée à la mise en œuvre de l’école inclusive (senat.fr)
Besoin de moyens pour les écoles
Les écoles nécessitent davantage de moyens matériels et humains pour soutenir la qualité de l’enseignement :
- Personnel de soutien (AESH, assistants d’éducation) pour accompagner les élèves en situation de handicap
- Équipements pédagogiques et infrastructures modernes pour répondre aux exigences d’une école inclusive (senat.fr)
- Formation continue pour les enseignants afin de maintenir la qualité pédagogique malgré l’absence de hausse salariale (blog-rh.com)
Conclusion
En 2026, la France dispose d’un budget de 4,2 milliards d’euros pour la revalorisation salariale, mais les salaires restent figés et les marges budgétaires ne permettent pas d’augmenter les rémunérations. Les enseignants contractuels et le personnel de soutien voient leur nombre croître, notamment grâce à l’école inclusive. Pour que l’école dispose des moyens nécessaires, il faudra combiner création d’emplois, amélioration des conditions de travail et révision des politiques salariales. (Qwant)
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Dessin d'un entrepôt en feu « il suffisait de nous payer suffisamment pour vivre »
Drawing of a burning warehouse “all you had to do was pay us enough to live”
Les faits se sont déroulés dans le nuit du 6 au 7 avril près de Los Angeles aux États-Unis. Vers minuit et demi, Chamel Abdulkarim, un travailleur de 29 ans, employé de NFI Industries, un fournisseur de services logistiques pour la Kimberly-Clark Corporation, visiblement en situation de détresse et en colère, se révolte contre son patron. Il considère ne pas être bien payé, et s’est vengé. « À mauvaise paye, mauvais travail », disait Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste de la CGT, théoricien du sabotage, au siècle dernier. (Contre attaque).
Chamel
Abdulkarim, âgé de 29 ans, était employé chez NFI
Industries, un prestataire de services logistiques pour la Kimberly‑Clark
Corporation.
Vers minuit et demi, la nuit du 6 au 7 avril près de
Los Angeles, il a déclenché un incendie dans l’entrepôt de la
société.
- Il a allumé des palettes de papiers hygiéniques, couches et mouchoirs à l’aide d’un briquet, comme le montre une vidéo qu’il a partagée en story sur les réseaux sociaux.
- L’incendie a consumé 1,2 million de mètres cubes de stocks, obligeant 175 pompiers à intervenir pour maîtriser le brasier.
- Aucun blessé n’a été signalé, mais l’infrastructure a été gravement endommagée, perturbant la distribution de plus de 50 millions de consommateurs.
Après
l’incident, Chamel Abdulkarim a été arrêté et mis
en détention. Il fait face à deux chefs d’accusation
d’incendie criminel.
Ces faits illustrent la colère de certains travailleurs face à des conditions
salariales qu’ils jugent insuffisantes, comme le souligne le récit de
l’article. (Qwant).
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