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jeudi 19 mars 2026

Fascisme - Faut-il aller voir "Les rayons et les ombres"? Non.

 

Critiques de Les Rayons et les Ombres (Xavier Giannoli).

Critiques et réserves

  • Le Nouvel Obs avertit que le film risque de présenter un « salaud » à l’écran, mais le juge « magistral et glacial » et recommande de le voir malgré ce risque  (nouvelobs.com)
  • Certains critiques s’interrogent sur la possibilité de réhabilitation de Jean Luchaire, soulignant que le personnage est parfois dépeint comme un pacifiste avant de devenir collaborateur, ce qui peut rendre difficile de le détester  (lepoint.fr)
  • Le film est critiqué pour sa longueur (3 h 15) qui peut fatiguer le spectateur, mais la plupart estiment que la durée est justifiée par la complexité du récit (inthemoodforcinema.com)
  • Des passages du film sont décrits comme « exhilarants » mais aussi « difficiles » à suivre, notamment les scènes de débauche et de ballet dionysiaque qui reflètent la déchéance idéologique  (linfotoutcourt.com)

Les critiques convergent vers une appréciation de la qualité artistique et de la complexité narrative du film, tout en soulevant des interrogations sur la présentation de Jean Luchaire et la longueur de l’œuvre. (Qwant).

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Jean Luchaire

  • Jean Luchaire (21 juillet 1901 – 22 février 1946) était un journaliste et patron de presse français. Il a fondé le mensuel Notre temps puis, en 1940, le journal collaborationniste Les Nouveaux Temps et a occupé des postes de direction dans la presse parisienne sous Vichy. Après la libération, il a été traduit en justice pour collaboration avec l’ennemi et fusillé au fort de Châtillon en février 1946  (fr.wikipedia.org)
  • Il était marié à Françoise Besnard et père de cinq enfants, dont Corinne.

Corinne Luchaire

  • Corinne Luchaire (11 février 1921 – 22 janvier 1950) était actrice française. Elle a débuté sur scène à seize ans, puis est devenue une vedette du cinéma français dans les années 1930, notamment dans Prison sans barreaux (1938) et Le Dernier tournant (1939)  (fr.wikipedia.org)
  • La guerre a interrompu sa carrière : atteinte de tuberculose, longs séjours en sanatorium et arrêt de ses tournages à partir de 1940  (fr.wikipedia.org)
  • Pendant l’Occupation, elle a fréquenté les milieux collaborationnistes, a eu des liaisons, un mariage bref et une fille avec un officier allemand. Elle a tenté de se suicider à deux reprises, est devenue secrétaire de son père et a fui avec sa famille à Sigmaringen avant d’être arrêtée en Italie  (fr.wikipedia.org)
  • Après la guerre, elle a été incarcérée à Fresnes et condamnée à dix ans d’indignité nationale en 1946  (fr.wikipedia.org)
  • En 1949, elle publie son autobiographie Ma drôle de vie, qui témoigne de son parcours et de son expérience de la collaboration  (fr.wikipedia.org)
  • Elle décède en 1950, à l’âge de 28 ans, des suites de la tuberculose  (fr.wikipedia.org)

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Cinéma

Les rayons et les ombres

Xavier Giannoli

Jean Luchaire Corinne Luchaire

Leurs choix sont exonérés par la maladie

Résistants vicieux et opportunistes

Collabos avec la barbarie nazie

Danger pendant la montée du racisme en France.

L'Humanité

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NDLR: on nous présente Jean Dujardin comme un "acteur sympathique". Sauf qu'il aime bien l'extrême droite:

Jean Dujardin a incarné la vie de Sylvain Tesson.

Dans le long‑métrage Sur les chemins noirs, réalisé par Denis Imbert et sorti en 2023, Jean Dujardin joue le rôle principal, celui de Pierre Girard, un écrivain‑voyageur qui, après un grave accident, décide de traverser la France à pied. Ce personnage est une adaptation du récit autobiographique de Sylvain Tesson portant le même titre, qui raconte son propre accident et son périple de rédemption.

  • Film : Sur les chemins noirs (2023)
  • Réalisateur : Denis Imbert
  • Acteur principal : Jean Dujardin (incarnant Pierre Girard, l’équivalent de Sylvain Tesson)
  • Source du scénario : le livre autobiographique de Sylvain Tesson (publié 2016)

Ainsi, Jean Dujardin a effectivement tourné la vie de Sylvain Tesson en la représentant sur grand écran, transformant les événements réels de l’écrivain en une œuvre cinématographique dramatique et contemplative.

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Fascisme

« Les rayons et les ombres »

Dérapage incontrôlé de la promo

P Collin sur Siegmaringen - Luchaire et tuberculose ?

Film sorti deux jours avant les Municipales.

Sortie du film Les Rayons et les Ombres par rapport aux élections municipales

Le film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli a été mis en salle le 18 mars 2026  (cinemas-lumiere.com)
Cette date se situe entre les deux tours des élections municipales françaises : le premier tour a eu lieu le 15 mars et le second le 22 mars 2026. Ainsi, le film est sorti trois jours après le premier tour et quatre jours avant le second tour des municipales, ce qui correspond à la description « entre les deux tours » mentionnée dans la source  (liberation.fr)

Le podcast « Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux » de Philippe Collin aborde la figure de Jean Luchaire dans l’épisode 4 / 8, intitulé « La divine surprise » : il décrit son rôle de propagandiste et de commissaire à l’information au sein de la colonie de Sigmaringen  (radiofrance.fr)

On en profite pour analyser le parcours de Jean Luchaire, commissaire à l'information de ce gouvernement exilé en gestation. Intellectuel initialement de gauche, marqué par un pacifisme viscéral hérité de la Grande Guerre, découvrez comment il s'engage pleinement dans la collaboration dès l'automne 1940, propageant l'idée d'une Europe nouvelle en collaboration avec l'Allemagne nazie. Philippe Collin retrace comment la famille du patron de presse, ancrée à gauche dans l'entre-deux-guerres, atterrit à Sigmaringen, obsédée par l'idée d'une Europe bolchévisée et voyant l'Allemagne nazie comme le seul rempart face à la marée communiste.

La divine surprise : épisode 4/8 du podcast Sigmaringen, le crépuscule des bourreaux | France Inter
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Fascisme

« Les rayons et les ombres »

Dérapage incontrôlé de la promo

Débats sur antisémitisme, nazisme et fascisme

Déviation sur Mélenchon et PS-LFI.

Lors de la promotion, le film a été présenté comme une œuvre qui « pose la question la plus simple et la plus inconfortable : qu’aurions‑nous fait à leur place ? »  (cinehig.clionautes.org)

Cette approche, qui place la caméra du côté des collabos plutôt que des justes, a rapidement déclenché des débats publics. Les médias ont souligné que les discussions autour du film se sont orientées vers l’antisémitisme, le nazisme et le fascisme (liberation.fr)

Le film a ainsi été perçu comme un miroir de la situation actuelle, notamment en ce qui concerne les accusations d’antisémitisme contre La France insoumise (liberation.fr)

Déviation vers Mélenchon et PS‑LFI

Les critiques ont également fait le lien entre le film et la politique actuelle, en particulier avec Jean‑Luc Mélenchon et le PS‑LFI. Le débat a été utilisé pour dévier la discussion vers ces figures politiques, en les associant aux thèmes de l’antisémitisme et du fascisme évoqués par le film  (liberation.fr)

Cette stratégie a alimenté la polémique et a contribué à la perception d’un « dérapage incontrôlé » de la promotion, où le film est devenu un point de référence pour des accusations politiques plus larges  (liberation.fr)

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Fascisme

« Les rayons et les ombres»

Dérapage incontrôlé de la promo

Débat, controverse

Amplification des débats politiques

Film dépassé ou utilisé ?

Libération a exprimé une forte réserve, le qualifiant d’« uchronie fasciste » et accusant le réalisateur de réhabiliter Jean Luchaire (lefigaro.fr)

Cette critique a été accompagnée d’une dénonciation de ce que le quotidien appelle « confusionnisme glamour »  (lefigaro.fr)

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Fascisme

J Dujardin poursuit sa réhabilitation et promotion du film sur un collabo de première grandeur

Polémique sur son film « Les rayons et les ombres »

Jean Dujardin, la réhabilitation du film « Les Rayons et les Ombres »

Position de l’acteur

  • Défense active : Jean Dujardin a refusé de « calmer le jeu » et a choisi d’assumer pleinement la polémique entourant son rôle de Jean Luchaire, figure de la collaboration.
  • Citation : « Non mais c’est bien, j’aime bien quand ça gratte » 
  • Objectif : Il considère le film comme une occasion d’ouvrir un débat sur l’histoire nationale, affirmant que le cinéma doit « servir à ça » : raconter des personnages complexes pour susciter la discussion 

Réponse aux critiques

  • Historiens : Certains historiens contestent la représentation de la collaboration et accusent le film de « minimiser le rôle de la Résistance »(huffingtonpost.fr)
  • Réponse de Giannoli : Le réalisateur, surpris par la tournure politique du débat, rappelle avoir collaboré avec des historiens et justifie les « torsions cinématographiques » nécessaires à l’adaptation (ozap.com)
  • Réponse de Dujardin : Il ne voit pas le film comme un pataquès mais comme un moyen d’éclairer « un petit peu » de la complexité historique 

Impact et chiffres

  • Audience : Le film a déjà attiré près de 800 000 spectateurs en salles, malgré la controverse (huffingtonpost.fr)
  • Sortie : Le long‑métrage, réalisé par Xavier Giannoli, est sorti mi‑mars 2026 (fr.wikipedia.org)

Thème

Détails

Réactions

Exactitude historique

Le film est accusé d’« approximations » et de « torsions cinématographiques » qui, selon certains historiens, minimisent le rôle de la Résistance et humanisent la collaboration 

(huffingtonpost.fr)

Historiens et critiques soulignent des déficits de chronologie (ex. : dates de procès mal alignées) et l’absence de certains personnages clés, comme les autres enfants de Luchaire ou les liens avec les Gestapistes français 

(lemonde.fr)

Débat moral

Giannoli affirme que le film ne cherche pas à excuser le personnage mais à montrer sa complexité. Il insiste sur le fait que le récit scénaristique n’est pas une thèse historique, mais une adaptation cinématographique 

(huffingtonpost.fr)

Certains critiques voient dans cette approche une déshumanisation de la Résistance et une romantisation de l’extrême droite

(gala.fr)

Réaction des acteurs

Jean Dujardin a déclaré qu’il ne cherchait pas à calmer le jeu mais à « faire gratter » le public, considérant le cinéma comme un moyen d’ouvrir le débat historique 

(huffingtonpost.fr)

Dujardin a également évoqué son hésitation initiale à accepter le rôle, conscient de la sensibilité du sujet 

(gala.fr)


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