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dimanche 15 mars 2026

Stéphanie Kalfon - Les parapluies d’Erik Satie.

 

Stéphanie Kalfon

Les parapluies d’Erik Satie

Editions Gallimard – 2017


L’autrice joue sur les mots, les lie et les enchaîne. « A brut, abrupt », (p 98), « Lenteur, lente heure », (p 178).


Sa famille :

Son père était courtier maritime et fan de music-hall. Sa mère, Jane Leslie, est morte peu après avoir mis au monde une petite sœur, à Honfleur. Il avait six ans. (p 68). Sa mère était d’origine écossaise. (1) Le K d’Erik provient de ViKing.  (p 37). (2) Stéphanie Kalfon  associe le mot « Esoterik » à sa personnalité. (p 176). (3) Il est dépressif et mélancolique: « Qu’est-ce que je fais sur Terre ? » Il a le spleen.

Son père s’est remarié. (p 43). Sa grand-mère meurt six ans plus tard, en face du Havre, à Honfleur. Il a douze ans. (p 72). Le dimanche, adulte, il rend visite à son père et à son frère Conrad. (p 147). Conrad et lui ne se verront plus pendant ses dix dernières années de sa vie. (p 187).

Sa santé :

Il était myope. (p 86). Il souffre d’acouphènes, de bourdons dans l’oreille et se fait saigner les oreilles en les tripotant. (p 103).

C’est un homme vexé et blessé. (p 121).

Il écrit à son frère qu’il a faim et qu’il s’ennuie. (p 126).

Il admet qu’il est misanthrope, hypocondriaque et mélancolique. (p 131). (4)

Il ne se lave plus et ne lave plus son linge. « Vive le linge sale ! A bas la propreté ! » (p 138). (5)


Ses logements :

Au 6 rue Cortot, à Paris, il dort le jour et sort la nuit. (6) Il termine sa nuit au Chat Noir. « Je vais m’asseoir au coin de mon froid ». (p 80).

Il est insomniaque et marche pendant la nuit entre Arcueil et Paris, soit 10 km à l’aller et 10 km au retour. (p 53). (7)

Sa misère lui permet d’être libre. Il la cache à tous. Il parle d’autre chose. (p 161, 184). Son frère Conrad l’aide financièrement. (p 167).

Son caractère :

Il était le Maestro des colères. Il explose quand il n’en peut plus et ne peut plus se réfugier dans sa propre intimité. (p 85). Willy l’attaque violemment. (8) Il devient paranoïaque. (p 158).

Il est empli d’amertume, de tristesse, de chagrin, de rancœur. Il ne fait confiance qu’à sa musique. Il est malheureux que les autres le voient comme un « fou ». (p 183).

Sa musique :

Il démarre mal sa carrière musicale en se faisant renvoyer du Conservatoire. Il devra prouver toute sa vie qu’il vaut quelque chose. On a fait de lui un être « minuscule et un raté. » (p 119)

Les rythmes roumains, les czardas sont à l’origine des Gymnopédies. (p 87).

Il écrit le premier ragtime européen « The mysterious Rag » pour le ballet « Parade ». (p 88).

Il ne crée rien pendant dix ans. (p 130).

Il écrit « Trois morceaux en forme de poire » quand il a faim. (p 141).

Les cafés :

Après avoir surmonté sa timidité, il pratique l’humour dans les cafés « Clou, Pousset, Vachette, Billards en bois, etc ». (p 82). (9)

Il passe les 27 dernières années de sa vie à boire tous les soirs et toutes les nuits dans les bars et les cafés. (p 177).


Sa fin de vie :

Il meurt d’une cirrhose du foie. (p 185).

Il est mort à Arcueil, rue Cauchy. (10) Dans son capharnaüm, on a retrouvé deux pianos et 14 parapluies. (p 26). Il devait se sentir protégé avec ses parapluies. (p 178). (11)

Il est enterré à Arcueil. (p 186).


Emile Zola se serait-il suicidé ? (p 141). (12)

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  1. Wikipedia indique que Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d’origine écossaise, et de Jules Alfred Satie  (fr.wikipedia.org)
  2. Né sous le nom de Éric Alfred Leslie Satie, Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d'origine écossaise, et de Jules Alfred Satie, courtier maritime normand, élevé dans la religion anglicane. Il passe sa jeunesse entre la Normandie et Paris]. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a été embauché comme traducteur. Après la mort de leur mère en 1872, Erik et son frère Conrad retournent à Honfleur chez leurs grands-parents paternels, avec qui ils deviennent pratiquants du catholicisme, tandis que leur sœur reste avec leur père à Paris. (Wikipedia).

(3) Le surnom « Esoterik » d’Erik Satie

Erik Satie (1866‑1925) a reçu le surnom « Esoterik Satie » dans le cabaret parisien Chat Noir.
Le humoriste Alphonse Allais, l’un de ses habitués, l’a surnommé ainsi lors d’une de ses performances, soulignant l’aspect mystérieux et « esotérique » de la musique de Satie.

Utilisation du surnom dans la discographie

Le nom a été repris dans plusieurs titres d’enregistrements :

Année

Titre

Artiste

Label

Catalogue

2022

Satie – Piano Music, Vol. 5 : ‘Ésoterik Satie’

Noriko Ogawa

BIS

BIS‑2345

2024

EsotErik Satie (mix/cover)

Jean Darbois

Ces œuvres mettent en avant la période « mystique » de Satie, influencée par le médiéval et l’esoterisme, et utilisent le surnom comme titre évocateur.

Références dans la littérature

Dans le livre Three Piece Suite d’Ian Penman, le surnom est mentionné comme un sobriquet donné à Satie pendant sa collaboration avec Joséphin Peladan, figure du mouvement symboliste et esotérique4.

En résumé, « Esoterik Satie » est un surnom humoristique attribué à Erik Satie par Alphonse Allais dans le cabaret Chat Noir, et il est aujourd’hui utilisé dans des titres d’enregistrements et des références littéraires pour souligner l’aspect mystique et esotérique de la musique de Satie.

Références :

  1. Lino Guerreiro, « Esotérik – Lino Guerreiro », 2014.
  2. BIS eClassical, « Satie – Piano Music, Vol. 5 : ‘Ésoterik Satie’ », 2022.
  3. ArkivMusic, « Satie: Piano Music, Vol. 5 – “Esoterik Satie” », 2022.
  4. Transactions with Beauty, « On Esoterik Satie », 2023.

(4) Erik Satie reconnaît dans le texte « Mémoires d'un amnésique » qu’il se considère misanthrope, hypocondriaque et mélancolique :

« C'est ainsi que je pris goût pour la misanthropie ; que je cultivai l'hypocondrie ; et que je fus le plus mélancolique (de plomb) des humains. »  (classicalmusicguide.com)

  1. ) Il était souvent sans ressources et écrivait alors à son frère Conrad pour qu’il le dépanne : « Mon linge de corps pue (…) Vive le linge sale, à bas la propreté ! ». Cet homme qui vivait dans un minuscule appartement de banlieue sans confort était néanmoins coquet et ne sortait pas sans son chapeau melon. (Journal Zebuline).

(6) Erik Satie à 6 rue Cortot, Paris

Erik Satie a résidé dans un placard de 3 m × 3 m au 6 rue Cortot (18ᵉ arrondissement) de 1896 à 1898.
Dans cette chambre exiguë, sans chauffage, il devait dormir le jour et composer la nuit : « « Monsieur le pauvre » le jour, « gymnopédiste » la nuit »  (18dumois.info)

Conditions de vie

  • Taille : 3 m × 3 m, si petite que son lit bloquait la porte.
  • Confort : il dormait habillé, avec des vêtements empilés pour se donner un semblant de chaleur.
  • Activité : il y composait certaines de ses Pièces froides et partagea la chambre avec la peintre Suzanne Valadon.

Héritage

  • Le lieu a été transformé en Musée‑Placard d’Erik Satie (le plus petit musée du monde) jusqu’à sa fermeture en 2008  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, à 6 rue Cortot, Erik Satie a vécu dans une chambre minuscule où il dormait le jour et travaillait la nuit, illustrant son mode de vie bohème et son engagement musical. (Qwant).

(7) Erik Satie, le marcheur nocturne entre Paris et Arcueil

Erik Satie est parfois décrit comme un marcheur nocturne qui se déplaçait entre le nord de Paris et sa banlieue sud, Arcueil. Cette image vient d’un article qui souligne son habitude de parcourir ces deux lieux la nuit : « le marcheur nocturne, du nord de Paris à sa banlieue sud »  (balises.bpi.fr)

(8) Henry Gauthier-Villars, dit Willy (1859-1931), journaliste, critique musical et romancier, époux de Colette, était hostile à Satie, qui le lui rendait bien. Willy réussit même en 1913 à publier dans un numéro de La Revue musicale, une parodie des Dix Commandements « dirigée, en fait, contre “Dieubussy” et signée “Erit Satis”, en espérant ainsi brouiller Satie avec son meilleur ami ». L’inimitié qu’entretenaient Willy et Satie durera vingt-deux ans. (Cairn).

(9)

Billards en bois (Montmartre)

Anciennement appelé Aux Billards en Bois, ce lieu est devenu La Bonne Franquette en 1925, sous l’influence de Francisque Poulot. Situé sur la rue Saint‑Rustique, il a accueilli de nombreux artistes du 19ᵉ siècle (Pissarro, Degas, Renoir, Van Gogh, Toulouse‑Lautrec, etc.) et est aujourd’hui réputé pour son ambiance conviviale, sa cuisine française et sa devise « Aimer, Manger, Boire et Chanter » .

labonnefranquette.com


Café

Localisation connue

Source

Café Pousset

Boulevard Montmartre, 75018 Paris

cartorum.fr

Café Pousset

Le Café Pousset est situé sur le Boulevard Montmartre à Paris, dans le 18ᵉ arrondissement. C’est l’un des cafés historiques de la zone, comme indiqué dans la carte postale ancienne référencée  (cartorum.fr)

C’est dans les cafés, l’Auberge du Clou, où Debussy lui succédera, et le deuxième Chat Noir, qu’il élabore ces petites musiques qui ont fait le tour du monde, les Gymnopédies et les Gnossiennes, musiques laconiques, longuement ruminées, qui distillent nonchalamment la nostalgie cicatrisée d’un monde disparu et une sensualité légèrement anorexique, anti-wagnérienne. « Il recherchait les sons anciens, la pensée les avait tués », dira le compositeur américain John Cage… Ces oeuvres n’en possèdent pas moins une volonté de pouvoir sur les âmes, en imprimant plus qu’en exprimant des images sonores à prétention curative. (France archives gouv)

Café Vachette

  • Adresse historique : à l’angle du Boulevard Poissonnière et de la rue du Faubourg Montmartre.
  • Ambiance : réputé pour son cuisine excellente et ses soirs tardifs où la clientèle comprenait littérateurs et « Bousingots ».
  • Références littéraires : Gérard de Nerval évoque un verre d’absinthe au café Vachette avant de dîner chez Désiré et Baurain, soulignant son rôle de lieu de rencontre pour les artistes du XIXᵉ siècle. (Qwant)

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Le parapluie en forme de robe

Marisol Misenta

Aka Isol

Argentine artist and illustrator of children's picture books.

Marisol Misenta

Alias Isol

Artiste et illustratrice argentine de livres d'images pour enfants.

Marisol Misenta – alias Isol

Marisol Misenta, née le 6 mars 1972 à Buenos Aires, est une artiste pluridisciplinaire argentine. Elle est surtout reconnue sous le pseudonyme Isol.

Parcours artistique

  • Peintre, illustratrice et auteure de livres pour enfants.
  • Chanteuse : elle a collaboré dans le duo musical SIMA avec son frère Federico Zypce et a participé à des projets pop et classiques.
  • Formation : école nationale Rogelio Yrurtia puis l’Université de Buenos Aires (Académie des beaux‑arts) avant de se consacrer à l’illustration et à l’écriture.

Œuvres et style

  • Son premier livre, Life of Dogs (1997), a reçu une mention honorable au concours « Au bord du vent » du Fonds de la culture économique du Mexique.
  • Elle privilégie l’humour, l’absurde et un style marqué par la ligne, avec des dessins informels inspirés de la bande dessinée.
  • Ses livres sont publiés dans plus de 20 pays (Mexique, Espagne, France, Suisse, Corée, États‑Unis, Argentine, etc.).
  • Parmi ses titres les plus connus : Petit , le monstre, Tic Tac (avec Jorge Luján), Nocturno, Loose Threads (2024).

Distinctions

  • Prix Astrid Lindgren (2008, 2013) – récompense internationale pour l’ensemble de son travail.
  • Mention spéciale du Prix Hans Christian Andersen (2006‑2007).
  • Golden Apple Award à la Biennale d’illustration de Bratislava (2003).
  • Quórum Awards (Mexique) – médaille d’argent pour Avoir un petit canard est utile.
  • Sélection dans The White Ravens (Munich) en 2002, 2003, 2004. (Qwant)

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mardi 24 février 2026

Jeanne Champion - Suzanne Valadon

 

Jeanne Champion

Suzanne Valadon

Presses de la Renaissance

1984

 

Elle était petite avec ses 1 m 54. (p 52).

 

Son enfance :

Sa mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille, Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller vivre à Paris où elles vont connaître la misère.

La petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.

Elle dessine depuis l’âge de 9 ans.

Après être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre 12 et 15 ans. (p 39).

Elle perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p 52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra architecte. (p 76)). (2)

Elle est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p 176).

 

Modèle.

Elle pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux muses ». (p 62). (3)

Elle a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la campagne ». (p 76 et 82). (4)

Marie gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut arrêter de travailler et s’occuper de son fils.  (p 82).

Pour Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un bistrot ». (p 88). (5)

C’est Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans « Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)

 

Suzanne, adulte :

Après Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7) Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).

Suzanne expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8)  Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre 14-18. (p 269).

André Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).

 

La rue Cortot.

Erik Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir  a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra aussi. (10)

 

Maurice Utrillo :

Son fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long de sa vie.

En 1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère Madeleine. (p 148).

Violent, bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter les barrières. (p 171).

Suzanne et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr : on ne sait pas soigner les troubles mentaux.

Exaspérée par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il commence à peindre. (p 220).

Maurice souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat ! (p 229).

Utrillo connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon » (p 238).

Les policiers le battent. (p 239).

D’après Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).

Il entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es lui donne envie de pleurer. (p 258).

Il vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre 15 à 20 litres par jour. (p 265).

Suzanne est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p 265).

Le couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles. L’argent coule à flot. (p 277)

Utter est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).

Maurice a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).

 

Erik Satie :

Il est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue Cortot ». ( p 126).

Il écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).

Il joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)

Après la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat « Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)

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(1) Le Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.

Boissy était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans les archives de la scène artistique de l’époque  (musees-occitanie.fr)

Bien qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).

(2) Qui est Miquel Utrillo ?

Miquel Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre, décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.

  • Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma, où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
  • En plus de son activité artistique, il a exercé la profession d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte (excerpts.numilog.com)
  • Son parcours scientifique (météorologie, astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres (hal.science)

(3) Au centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses (allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu intemporel et idéal de l’Art  (mba-lyon.fr)

  • À gauche, Vision antique évoque une Grèce primitive idéale.
  • À droite, Inspiration chrétienne représente l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
    Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections sur le palier  (lecurieuxdesarts.fr)

La participation de Valadon

  • À quinze ans, Suzanne Valadon a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
  • Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
  • Selon les sources, elle a devient la maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la ville et la Danse à Bougival (1883)  (roussard.com)

« Toujours à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne) “le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »  (roussard.com)

(4) Suzanne Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog : « Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes (le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)

(5) Suzanne Valadon est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes » (1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café, capturant l’atmosphère parisienne de l’époque  (bridgemanimages.com)

(6) Le tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur claire  (harvardartmuseums.org)

Le style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit de la modèle  (harvardartmuseums.org)

Le modèle – Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover (en.wikipedia.org)

Sa présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque  (en.wikipedia.org)

(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis, un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après lequel elle épousa André Utter.

« En 1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »  (pandesmuses.fr)
« Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change. Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »  (artbasel.com)
« A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens. Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »  (roussard.com)
« Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie, qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »  (fr.wikipedia.org).

(8)   Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date d’exposition  (mbam.qc.ca)

  Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année  (museunacional.cat).

(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.

Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André Utter.

(Musée de Montmartre).

Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).

(10) Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898  (fr.wikipedia.org)

Auguste Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877 selon certaines sources).

  • Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette (paris.visites.jpkmm.free.fr)
  • Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir »  (oh-oui.com)
  • D’autres références précisent que l’artiste y a séjourné pendant la même période  (museedemontmartre.fr), (beauxarts.com), (montmartre-addict.com).

12 rue Cortot

Maison du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre dédié à l’histoire et aux artistes de la butte  (fr.wikipedia.org)

 

6 rue Cortot

Domicile de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

8 rue Cortot

Résidence de Edmond Heuzé et David Laksine (1901) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

(11) Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour (livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle production  (eriksatie.fr)

Origine : Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou)  (journals.openedition.org)

Uspud est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre  (cambridge.org)

(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?

Erik Satie était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois, mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge du Clou.

  • Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes » permettait à Satie d’improviser de courts récitals  (montmartre-secret.com)
  • Le même texte précise que Satie devient second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre Claude Debussy  (totems.over-blog.org)
  • La liste des cabarets de Montmartre inclut également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie (marcel-legay.com)

En revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune source ne le décrit comme y jouant au piano  (eve-adam.over-blog.com)

Il y est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.

(13) Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.

Plusieurs explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui aurait formulée Claude Debussy.

« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la nécessité »[]. (Wikipedia).

  • Le seul passage qui évoque la princesse Murat est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et de sa belle‑fille Violette Murat  (fr.wikipedia.org)
  • Aucun des autres extraits (id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).
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Suzanne Valadon

Victorine ou la tigresse

1919

Victorine ou la tigresse est un portrait expressif de la muse et modèle de Valadon, illustrant son style caractéristique de figure féminine forte et indépendante. (Qwant)

  • Signature : « Suzanne Valadon 1919 » (en haut à gauche)  (christies.com)

Provenance

  • Propriété de Jonas Netter à Paris, puis transmise par héritage au propriétaire actuel.
  • Actuellement dans une collection privée  (facebook.com)

Expositions

  • Paris, Galerie Georges Petit, juin 1932 (exposition n° 24)  (christies.com)
  • Musée Toulouse‑Lautrec, Albi
  • Fondation de l’Hermitage, Lausanne
  • Musée Kawamura, Chiba
  • Divers autres expositions (ex. Utrillo, Valadon 1979, Les Peintres de Zborowski 1994, Modigliani et son époque 1997)  (christies.com)

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vendredi 14 novembre 2025

Michael Lonsdale - « Mes étoiles. Les rencontres qui ont éclairé mon chemin. »

 

Michael Lonsdale

« Mes étoiles

Les rencontres qui ont éclairé mon chemin. »

Editions Bayard – 2018

 

Il a été un enfant naturel que l’on avait caché, comme son grand-père, enfant adultérin,  qui avait eu honte de son enfance. Acteur, il a voulu être aimé (p  178). Tombée amoureuse du père de Michael, sa mère cache la naissance de l’enfant à son propre père (= le grand-père de Michael) pendant cinq ans, de peur de ne plus recevoir la pension qu’il lui versait (p 216).

Sa mère, Simone, était passionnée de théâtre. Avec son premier mari, marin, elle a monté une pièce à Naples (p 215).

 

Marguerite Duras était angoissée (p 61). Elle parlait des heures entières avec Delphine Seyrig sur les droits des femmes (p 22). Marguerite Duras a permis à Michael de s’exprimer. Il a refusé la Comédie française (p 30). La mère de Marguerite Duras, dans un « Barrage contre le Pacifique », ruine la famille en voulant construire un barrage contre les marées du Pacifique qui brûle les récoltes. Ndlr : est-ce l’inverse ? On lui a vendu un terrain inexploitable à cause des marées.  L’achat de cette terre a ruiné la famille. Ceux qui la lui ont vendue le savaient. Marguerite Duras a dit « Oui, je veux de l’argent parce que ça emm…les mecs qu’une femme gagne plus qu’eux (p 43). Pour Duras, l’écriture était sacrée. Ndlr : pas toujours…

 

 

Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault formaient un couple fusionnel. Ils se téléphonaient chaque jour pendant des heures entières. Ils ont dirigé le théâtre d’Orsay (p 16).

 

Michael Lonsdale était amoureux de Delphine Seyrig, mais elle vivait avec Sami Frey, place des Vosges. Féerique, enchanteresse, aérienne, intelligente en tout, elle représentait la femme idéale.

Le film sur l’avortement effectué par Harvey Karman a été tourné dans l’appartement de Delphine (p 20).

(Le film Histoires d'A, réalisé par Charles Belmont et Marielle Issartel en 1973, montre la méthode d'avortement par aspiration popularisée par Harvey Karman, et a été tourné en partie dans un appartement à Paris. Harvey Karman est venu présenter cette technique dans un appartement situé place des Vosges. (Radio France).)

 

Alcoolisme :

Marguerite Duras :

En 1979, au théâtre, pendant la pièce « Navire Night », l’alcool avait pris une place prépondérante dans la vie de Marguerite Duras. Quand Marguerite demandait une bouteille, son assistante s’exécutait.

Michael se met aussi à boire car le conflit entre le metteur en scène Claude Régy et Marguerite Duras le mine. (Collaboration artistique intense et une recherche commune autour de la théâtralité. (Ina).)

Il tombe après avoir bu du whisky (p 30). Il n’a jamais vu Marguerite ivre. L’alcool était un tranquillisant pour lutter contre ses angoisses (p 33).

Elle cesse de boire pendant un long moment, mais elle recommence à Trouville, aux Roches Noires qui était un ancien palace du Second Empire (p 38).

- Marina Vlady sombre dans l’alcoolisme après la mort de son compagnon, Léon Schwartzenberg. Catherine Binet l’aidera à sortir de sa dépression (p 64).

Il pense qu’on boit parce qu’on est malheureux. Ndlr : pas toujours… L’alcool désinhibe, donne du courage pour aller jusqu’au bout d’une certaine folie.

- Samuel Beckett buvait beaucoup (p 108).

- Ionesco buvait trop (p 197).

 

Jean Tardieu a fréquenté Germaine Taillefer et sa mère était proche de Camille Saint-Saëns.

Jean Tardieu utilisait une expression de Guillaume de Machaut : « Voir-dit » (p 49).

Il était ami avec Raymond Queneau (p 59).

 

Erik Satie a dit : « J’emm… l’art, je lui dois trop de noiseries » (p 51). (Ndlr : mot inventé).

 

Erik Satie :

L'exposition "Erik Satie. L’esprit symphonique, le courage artistique" s'est déroulée du 5 juillet au 3 novembre 2025 au musée Eugène-Boudin à Honfleur, célébrant le centenaire de la mort du compositeur. (Ville Honfleur).

Erik Satie, né à Honfleur en 1866, est une figure majeure de la musique moderne. Fondateur de la musique moderne, il a marqué les musiciens du groupe des Six (Darius Milhaud, Georges Auric, Francis Poulenc) et a influencé des artistes comme John Cage. Sa maison d'enfance à Honfleur est aujourd'hui un lieu de visite. (Qwant).

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Pendant la guerre d’Algérie, il est renversé en France par une voiture de l’armée américaine. A l’hôpital, il rencontre un soldat blessé en Algérie qui avait torturé des femmes et leur avait coupé les oreilles et le nez par vengeance. Ce soldat avait été plaqué par sa fiancée ! (p 80).

 

George Sand était une femme d’entreprise. Elle gérait 20 hectares avec des familles qui vivaient dessus. Elle recevait 20 personnes à table chaque jour. Tout le monde mangeait pareil. Elle a secouru, sous Napoléon III, des prisonniers ou déportés.

Aimant la nature, elle prévoit que « si on n’y prend garde, la fin de la planète viendra par dessèchement, sans catastrophe nécessaire, par la faute de l’homme » (p 119).

 

Hypathie a été assassinée par l’évêque d’Alexandrie, Cyrille. Elle est la fille de Théon. Femme cultivée, elle est accusée d’un double péché : elle possède la connaissance qui est injustement opposée à la foi (p 134). (Hypatie, fille de Théon d'Alexandrie, était une mathématicienne et philosophe grecque du IVe siècle, connue pour ses travaux en astronomie et ses enseignements à Alexandrie. Théon, son père, était le dernier directeur du musée de la bibliothèque d'Alexandrie et un enseignant influent. (Bib maths).)

 

Quand André Malraux s’est séparé de Clara, il y a eu un grand froid entre Malraux et Marcel Arland qui avait jugé André. Il s’était mal conduit, mais on ne sait pas pourquoi (p 164). Mais ils se sont rabibochés et Marcel a mis en avant leurs cinquante ans d’amitié en 1976, au décès de Malraux (p 165).

 

Pierre Fresnay et Yvonne Printemps. Elle venait aux répétitions au théâtre pour surveiller les jolies actrices. Il n’a plus travaillé qu’avec des hommes. S’il rentrait tard chez eux, il trouvait porte close (p 184). (Ils se rencontrent en 1931, alors qu'ils sont tous deux mariés (Fresnay avec Berthe Bovy et Printemps avec Sacha Guitry). Après leurs divorces respectifs, ils forment un couple inséparable, bien qu'ils ne se soient jamais mariés. Leur collaboration artistique est prolifique : ils jouent ensemble dans huit films, dont La Dame aux camélias (1934), Trois valses (1938) et La Valse de Paris (1949). (Qwant).)

 

Laurent Terzieff. Il a connu une enfance terrible et effrayante. Le père attrapait les enfants par le col, les suspendait dans le vide, de l’autre côté de la fenêtre, en disant « Qu’est-ce que je vais faire de toi ? » Sa sœur s’est suicidée en se défenestrant (p 195).

 

Hamlet était-il blond ? (p 196). (Des informations manquent sur l'apparence physique du personnage d'Hamlet dans la pièce de Shakespeare. (Qwant).)

 

Aimé Césaire et la culture : « C’est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s’accommoder du monde et le rendre digne de l’homme ».

« J’ai toujours eu un espoir parce que je crois en l’homme. C’est peut-être stupide, la voie de l’homme est d’accomplir l’humanité, de prendre conscience de soi-même ». 2004.

(p 202).

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La pluie d'étoiles se transforme en pluie de boulons.

Ndlr : ils proviennent de tout ce qui vole dans l'espace: satellites, capsules, vaisseaux, fusées, etc

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Romaine Brooks

Spring – Printemps

Technique : Huile sur toile – style symboliste, souvent associée à des thèmes d’allegorie et de féminité  (arthistoryproject.com)

Sujet : La peinture représente une femme entourée de fleurs, évoquant la renaissance et la beauté féminine  (facebook.com)

Spring s’inscrit dans la période symboliste de Brooks, où elle explorait des thèmes de la nature, de la féminité et de l’allegorie  (arthistoryproject.com)

L’œuvre est parfois comparée à d’autres symbolistes, comme The Dream de Henri Rousseau, bien qu’elle conserve un style distinctif de Brooks  (instagram.com)

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John Everett

Mariana

1851.

Tableau intitulé "Mariana" de John Everett Millais (1851) Il représente une femme qui s'est levée après avoir travaillé à une tapisserie, et se tient les reins comme quelqu'un qui souffre du dos.

John Everett Millais (1829–1896) was a founding member of the Pre‑Raphaelite Brotherhood. In 1851 he painted Mariana, an oil on mahogany panel that depicts the melancholic heroine from Shakespeare’s Measure for Measure and the subject of Alfred Tennyson’s poem of the same name.

John Everett Millais (1829-1896) était un membre fondateur de la Confrérie préraphaélite. En 1851, il peignit Mariana, une huile sur panneau d'acajou représentant l'héroïne mélancolique de « Mesure pour mesure » de Shakespeare et sujet du poème éponyme d'Alfred Tennyson.

La peinture illustre la solitude et la désespérance de la jeune femme, thèmes chers aux deux artistes (atsunnyside.blog)

Cadre intérieur : Un intérieur gothique, aux arches pointues et aux vitraux, crée une atmosphère de mystère et de mélancolie 

Éléments symboliques :

  • Stained‑glass windows (= vitraux) représentant l’Annunciation, inspirés des vitraux de la chapelle de Merton College, Oxford
  • Un mouse (= souris) qui court sur le sol, rappelant un passage de Tennyson 
  • Une needle (= aiguille) dans la main de Mariana, soulignant son travail d’embroiderie et son désir d’échapper à la réalité 

Un prie‑dieu et une lampe, témoignant de la foi et de la solitude (arthur.io)   Couleurs et textures : Le drapé en velours, les bijoux dans la ceinture et le contraste entre le bleu sombre du vêtement et les vitraux lumineux montrent la maîtrise de la lumière et de la couleur de Millais 

Mariana – personnage de Mesure pour Mesure (Shakespeare).

Mariana est une jeune femme de Vienne, betrothed (fiancée) à Angelo, l’un des officiers de la cour.
Son dowry (dot) a été perdu dans un naufrage, ce qui entraîne son rejet par Angelo et la laisse seule dans une moated grange (grange entourée de douves) (poetryfoundation.org)

Contexte de la pièce

  • Mesure pour Mesure est une comédie dramatique de William Shakespeare qui explore les thèmes de la justice, de la moralité et de la rédemption.
  • Mariana apparaît comme un personnage secondaire, mais son sort illustre la fragilité des femmes dans la société de l’époque et la déception qui découle de l’abandon.
  • La scène la plus mémorable est celle où Angelo la refuse, la laissant isolée et désespérée (shakespearegeek.com)

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