Aux USA et en France : "T'as les moyens. T'auras tout. T'as pas les moyens? T'auras rien." "Tu veux mourir de mort violente? Tu te fais contrôler par la police." Le sexe n'est pas un "travail". Soutien aux Palestinien-nes , aux Libanais-es, aux Iranien-nes. En 1832, Jeanne DEROIN disait : "Plutôt le célibat, que l'esclavage (NDLR : du mariage)". En 2024, 1 adulte français-e sur 3 est célibataire. 685 683'vues. Google attaque mon blog en supprimant des articles. Je vais sur Qwant maintenant.
L’autrice joue sur les mots, les lie et les enchaîne. « A brut, abrupt », (p 98), « Lenteur, lente heure », (p 178).
Sa famille :
Son père était courtier maritime et fan de music-hall. Sa mère, Jane Leslie, est morte peu après avoir mis au monde une petite sœur, à Honfleur. Il avait six ans. (p 68). Sa mère était d’origine écossaise. (1) Le K d’Erik provient de ViKing. (p 37). (2) Stéphanie Kalfon associe le mot « Esoterik » à sa personnalité. (p 176). (3) Il est dépressif et mélancolique: « Qu’est-ce que je fais sur Terre ? » Il a le spleen.
Son père s’est remarié. (p 43). Sa grand-mère meurt six ans plus tard, en face du Havre, à Honfleur. Il a douze ans. (p 72). Le dimanche, adulte, il rend visite à son père et à son frère Conrad. (p 147). Conrad et lui ne se verront plus pendant ses dix dernières années de sa vie. (p 187).
Sa santé :
Il était myope. (p 86). Il souffre d’acouphènes, de bourdons dans l’oreille et se fait saigner les oreilles en les tripotant. (p 103).
C’est un homme vexé et blessé. (p 121).
Il écrit à son frère qu’il a faim et qu’il s’ennuie. (p 126).
Il admet qu’il est misanthrope, hypocondriaque et mélancolique. (p 131). (4)
Il ne se lave plus et ne lave plus son linge. « Vive le linge sale ! A bas la propreté ! » (p 138). (5)
Ses logements :
Au 6 rue Cortot, à Paris, il dort le jour et sort la nuit. (6) Il termine sa nuit au Chat Noir. « Je vais m’asseoir au coin de mon froid ». (p 80).
Il est insomniaque et marche pendant la nuit entre Arcueil et Paris, soit 10 km à l’aller et 10 km au retour. (p 53). (7)
Sa misère lui permet d’être libre. Il la cache à tous. Il parle d’autre chose. (p 161, 184). Son frère Conrad l’aide financièrement. (p 167).
Son caractère :
Il était le Maestro des colères. Il explose quand il n’en peut plus et ne peut plus se réfugier dans sa propre intimité. (p 85). Willy l’attaque violemment. (8) Il devient paranoïaque. (p 158).
Il est empli d’amertume, de tristesse, de chagrin, de rancœur. Il ne fait confiance qu’à sa musique. Il est malheureux que les autres le voient comme un « fou ». (p 183).
Sa musique :
Il démarre mal sa carrière musicale en se faisant renvoyer du Conservatoire. Il devra prouver toute sa vie qu’il vaut quelque chose. On a fait de lui un être « minuscule et un raté. » (p 119)
Les rythmes roumains, les czardas sont à l’origine des Gymnopédies. (p 87).
Il écrit le premier ragtime européen « The mysterious Rag » pour le ballet « Parade ». (p 88).
Il ne crée rien pendant dix ans. (p 130).
Il écrit « Trois morceaux en forme de poire » quand il a faim. (p 141).
Les cafés :
Après avoir surmonté sa timidité, il pratique l’humour dans les cafés « Clou, Pousset, Vachette, Billards en bois, etc ». (p 82). (9)
Il passe les 27 dernières années de sa vie à boire tous les soirs et toutes les nuits dans les bars et les cafés. (p 177).
Sa fin de vie :
Il meurt d’une cirrhose du foie. (p 185).
Il est mort à Arcueil, rue Cauchy. (10) Dans son capharnaüm, on a retrouvé deux pianos et 14 parapluies. (p 26). Il devait se sentir protégé avec ses parapluies. (p 178). (11)
Il est enterré à Arcueil. (p 186).
Emile Zola se serait-il suicidé ? (p 141). (12)
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Wikipedia indique que Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d’origine écossaise, et de Jules Alfred Satie (fr.wikipedia.org)
Né sous le nom de Éric Alfred Leslie Satie, Erik Satie est le fils de Jane Leslie Anton, d'origine écossaise, et de Jules Alfred Satie, courtier maritime normand, élevé dans la religion anglicane. Il passe sa jeunesse entre la Normandie et Paris]. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a été embauché comme traducteur. Après la mort de leur mère en 1872, Erik et son frère Conrad retournent à Honfleur chez leurs grands-parents paternels, avec qui ils deviennent pratiquants du catholicisme, tandis que leur sœur reste avec leur père à Paris. (Wikipedia).
(3) Le surnom « Esoterik » d’Erik Satie
Erik Satie (1866‑1925) a reçu le surnom « Esoterik Satie » dans le cabaret parisien Chat Noir. Le humoriste Alphonse Allais, l’un de ses habitués, l’a surnommé ainsi lors d’une de ses performances, soulignant l’aspect mystérieux et « esotérique » de la musique de Satie.
Utilisation du surnom dans la discographie
Le nom a été repris dans plusieurs titres d’enregistrements :
Année
Titre
Artiste
Label
Catalogue
2022
Satie – Piano Music, Vol. 5 : ‘Ésoterik Satie’
Noriko Ogawa
BIS
BIS‑2345
2024
EsotErik Satie (mix/cover)
Jean Darbois
–
–
Ces œuvres mettent en avant la période « mystique » de Satie, influencée par le médiéval et l’esoterisme, et utilisent le surnom comme titre évocateur.
Références dans la littérature
Dans le livre Three Piece Suite d’Ian Penman, le surnom est mentionné comme un sobriquet donné à Satie pendant sa collaboration avec Joséphin Peladan, figure du mouvement symboliste et esotérique4.
En résumé, « Esoterik Satie » est un surnom humoristique attribué à Erik Satie par Alphonse Allais dans le cabaret Chat Noir, et il est aujourd’hui utilisé dans des titres d’enregistrements et des références littéraires pour souligner l’aspect mystique et esotérique de la musique de Satie.
Transactions with Beauty, « On Esoterik Satie », 2023.
(4) Erik Satie reconnaît dans le texte « Mémoires d'un amnésique » qu’il se considère misanthrope, hypocondriaque et mélancolique :
« C'est ainsi que je pris goût pour la misanthropie ; que je cultivai l'hypocondrie ; et que je fus le plus mélancolique (de plomb) des humains. » (classicalmusicguide.com)
) Il était souvent sans ressources et écrivait alors à son frère Conrad pour qu’il le dépanne : « Mon linge de corps pue (…) Vive le linge sale, à bas la propreté ! ». Cet homme qui vivait dans un minuscule appartement de banlieue sans confort était néanmoins coquet et ne sortait pas sans son chapeau melon. (Journal Zebuline).
(6) Erik Satie à 6 rue Cortot, Paris
Erik Satie a résidé dans un placard de 3 m × 3 m au 6 rue Cortot (18ᵉ arrondissement) de 1896 à 1898. Dans cette chambre exiguë, sans chauffage, il devait dormir le jour et composer la nuit : « « Monsieur le pauvre » le jour, « gymnopédiste » la nuit » (18dumois.info)
Conditions de vie
Taille : 3 m × 3 m, si petite que son lit bloquait la porte.
Confort : il dormait habillé, avec des vêtements empilés pour se donner un semblant de chaleur.
Activité : il y composait certaines de ses Pièces froides et partagea la chambre avec la peintre Suzanne Valadon.
Héritage
Le lieu a été transformé en Musée‑Placard d’Erik Satie (le plus petit musée du monde) jusqu’à sa fermeture en 2008 (fr.wikipedia.org)
Ainsi, à 6 rue Cortot, Erik Satie a vécu dans une chambre minuscule où il dormait le jour et travaillait la nuit, illustrant son mode de vie bohème et son engagement musical. (Qwant).
(7) Erik Satie, le marcheur nocturne entre Paris et Arcueil
Erik Satie est parfois décrit comme un marcheur nocturne qui se déplaçait entre le nord de Paris et sa banlieue sud, Arcueil. Cette image vient d’un article qui souligne son habitude de parcourir ces deux lieux la nuit : « le marcheur nocturne, du nord de Paris à sa banlieue sud » (balises.bpi.fr)
(8) Henry Gauthier-Villars, dit Willy (1859-1931), journaliste, critique musical et romancier, époux de Colette, était hostile à Satie, qui le lui rendait bien. Willy réussit même en 1913 à publier dans un numéro de La Revue musicale, une parodie des Dix Commandements « dirigée, en fait, contre “Dieubussy” et signée “Erit Satis”, en espérant ainsi brouiller Satie avec son meilleur ami ». L’inimitié qu’entretenaient Willy et Satie durera vingt-deux ans. (Cairn).
(9)
Billards en bois (Montmartre)
Anciennement appelé Aux Billards en Bois, ce lieu est devenu La Bonne Franquette en 1925, sous l’influence de Francisque Poulot. Situé sur la rue Saint‑Rustique, il a accueilli de nombreux artistes du 19ᵉ siècle (Pissarro, Degas, Renoir, Van Gogh, Toulouse‑Lautrec, etc.) et est aujourd’hui réputé pour son ambiance conviviale, sa cuisine française et sa devise « Aimer, Manger, Boire et Chanter » .
labonnefranquette.com
Café
Localisation connue
Source
Café Pousset
Boulevard Montmartre, 75018 Paris
cartorum.fr
Café Pousset
Le Café Pousset est situé sur le Boulevard Montmartre à Paris, dans le 18ᵉ arrondissement. C’est l’un des cafés historiques de la zone, comme indiqué dans la carte postale ancienne référencée (cartorum.fr)
C’est dans les cafés, l’Auberge du Clou, où Debussy lui succédera, et le deuxième Chat Noir, qu’il élabore ces petites musiques qui ont fait le tour du monde, les Gymnopédies et les Gnossiennes, musiques laconiques, longuement ruminées, qui distillent nonchalamment la nostalgie cicatrisée d’un monde disparu et une sensualité légèrement anorexique, anti-wagnérienne. « Il recherchait les sons anciens, la pensée les avait tués », dira le compositeur américain John Cage… Ces oeuvres n’en possèdent pas moins une volonté de pouvoir sur les âmes, en imprimant plus qu’en exprimant des images sonores à prétention curative. (France archives gouv)
Café Vachette
Adresse historique : à l’angle du Boulevard Poissonnière et de la rue du Faubourg Montmartre.
Ambiance : réputé pour son cuisine excellente et ses soirs tardifs où la clientèle comprenait littérateurs et « Bousingots ».
Références littéraires : Gérard de Nerval évoque un verre d’absinthe au café Vachette avant de dîner chez Désiré et Baurain, soulignant son rôle de lieu de rencontre pour les artistes du XIXᵉ siècle. (Qwant)
Sa
mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au
monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille,
Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller
vivre à Paris où elles vont connaître la misère.
La
petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se
prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.
Elle
dessine depuis l’âge de 9 ans.
Après
être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre
12 et 15 ans. (p 39).
Elle
perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie
d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p
52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec
Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de
connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra
architecte. (p 76)). (2)
Elle
est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p
176).
Modèle.
Elle
pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux
muses ». (p 62). (3)
Elle
a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la
campagne ». (p 76 et 82). (4)
Marie
gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut
arrêter de travailler et s’occuper de son fils.(p 82).
Pour
Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un
bistrot ». (p 88). (5)
C’est
Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans
« Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)
Suzanne,
adulte :
Après
Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle
dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à
la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7)
Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).
Suzanne
expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8) Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre
14-18. (p 269).
André
Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).
La
rue Cortot.
Erik
Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra
aussi. (10)
Maurice
Utrillo :
Son
fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long
de sa vie.
En
1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère
Madeleine. (p 148).
Violent,
bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il
ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter
les barrières. (p 171).
Suzanne
et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr :
on ne sait pas soigner les troubles mentaux.
Exaspérée
par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il
commence à peindre. (p 220).
Maurice
souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat !
(p 229).
Utrillo
connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon »
(p 238).
Les
policiers le battent. (p 239).
D’après
Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).
Il
entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es
lui donne envie de pleurer. (p 258).
Il
vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se
fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre
15 à 20 litres par jour. (p 265).
Suzanne
est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p
265).
Le
couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles.
L’argent coule à flot. (p 277)
Utter
est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).
Maurice
a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).
Erik
Satie :
Il
est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de
Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine
d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue
Cortot ». ( p 126).
Il
écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au
début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la
lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).
Il
joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)
Après
la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat
« Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)
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(1) Le
Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.
Boissy
était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il
est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans
les archives de la scène artistique de l’époque (musees-occitanie.fr)
Bien
qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de
chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures
qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).
(2) Qui est Miquel Utrillo ?
Miquel
Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre,
décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.
Il a écrit de nombreux articles
pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma,
où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
En plus de son activité artistique, il a exercé la profession
d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte
ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte (excerpts.numilog.com)
Son parcours scientifique (météorologie,
astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre
l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres (hal.science)
(3) Au
centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses
(allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du
soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de
l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu
intemporel et idéal de l’Art (mba-lyon.fr)
À gauche, Vision antique évoque une Grèce
primitive idéale.
À droite, Inspiration chrétienne représente
l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du
Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections
sur le palier (lecurieuxdesarts.fr)
La participation de
Valadon
À quinze ans, Suzanne Valadon
a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la
composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
Selon les sources, elle a devient la
maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il
l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la
ville et la Danse à Bougival (1883) (roussard.com)
« Toujours
à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne)
“le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »(roussard.com)
(4) Suzanne
Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les
œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog :
« Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes
(le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses
baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)
(5) Suzanne Valadon
est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes »
(1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un
bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café,
capturant l’atmosphère parisienne de l’époque (bridgemanimages.com)
(6) Le
tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné
vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et
une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa
chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur
claire (harvardartmuseums.org)
Le
style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et
de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit
de la modèle (harvardartmuseums.org)
Le modèle – Suzanne Valadon
Suzanne Valadon
(née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une
chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été
la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour
plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover (en.wikipedia.org)
Sa
présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie
nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque (en.wikipedia.org)
(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis
Suzanne
Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis,
un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à
l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où
Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après
lequel elle épousa André Utter.
« En
1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de
change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »(pandesmuses.fr) « Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change.
Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »(artbasel.com) « A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens.
Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »(roussard.com) « Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie,
qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »(fr.wikipedia.org).
(8) Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon
est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date
d’exposition (mbam.qc.ca)
Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une
épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la
galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année (museunacional.cat).
(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.
Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier
mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue
Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André
Utter.
(Musée de Montmartre).
Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).
(10)
Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à
Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898 (fr.wikipedia.org)
Auguste
Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à
Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877
selon certaines sources).
Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint
des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette (paris.visites.jpkmm.free.fr)
Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend
hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir » (oh-oui.com)
D’autres références précisent que l’artiste y a
séjourné pendant la même période (museedemontmartre.fr),
(beauxarts.com), (montmartre-addict.com).
12 rue Cortot
Maison
du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre
dédié à l’histoire et aux artistes de la butte (fr.wikipedia.org)
6 rue Cortot
Domicile
de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891)
(fr.m.wikipedia.org)
8 rue Cortot
Résidence
de Edmond Heuzé et David Laksine (1901)
(fr.m.wikipedia.org)
(11)
Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite
en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour
(livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul
personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a
été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été
jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et
que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle
production (eriksatie.fr)
Origine
: Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois
après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie
de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré
plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou) (journals.openedition.org)
Uspud
est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie
et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La
Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien
qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite
auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été
réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre (cambridge.org)
(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?
Erik Satie
était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois,
mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge
du Clou.
Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de
l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes »
permettait à Satie d’improviser de courts récitals (montmartre-secret.com)
Le même texte précise que Satie devient
second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre
Claude Debussy (totems.over-blog.org)
La liste des cabarets de Montmartre inclut
également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie (marcel-legay.com)
En
revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune
source ne le décrit comme y jouant au piano (eve-adam.over-blog.com)
Il y
est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.
(13)
Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les
plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.
Plusieurs
explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme
souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus
communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui
aurait formulée Claude Debussy.
« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en
sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle
forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises
musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le
souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la
nécessité »[].
(Wikipedia).
Le seul passage qui évoque la princesse Murat
est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique
qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et
de sa belle‑fille Violette Murat(fr.wikipedia.org)
Aucun des autres extraits
(id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert
d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).
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Suzanne Valadon
Victorine ou la tigresse
1919
Victorine
ou la tigresse est un portrait expressif de la muse et modèle de Valadon,
illustrant son style caractéristique de figure féminine forte et indépendante. (Qwant)
Signature :
« Suzanne Valadon 1919 » (en haut à gauche) (christies.com)
Provenance
Propriété de Jonas Netter à Paris, puis
transmise par héritage au propriétaire actuel.
Actuellement dans une collection privée (facebook.com)
Expositions
Paris, Galerie Georges Petit, juin 1932 (exposition
n° 24) (christies.com)
Musée Toulouse‑Lautrec, Albi
Fondation de l’Hermitage, Lausanne
Musée Kawamura, Chiba
Divers autres expositions (ex. Utrillo, Valadon 1979,
Les Peintres de Zborowski 1994, Modigliani et son époque 1997)
(christies.com)
Lieu de création : Wargemont, près de
Dieppe, Normandie, où Renoir a passé l’été 1879 dans la propriété de la famille
Bérard (fanderenoir1.wordpress.com)
Collection
: Carmen
Thyssen‑Bornemisza, Madrid(fanderenoir1.wordpress.com)
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Auguste Renoir
Le Pont Neuf
1872
Vue aérienne du Pont Neuf, le plus ancien pont de Paris,
baigné par la lumière d’un matin d’été. La scène est animée par des passants,
des chevaux et des bateaux, peints avec des coups rapides qui créent une
atmosphère bleutée et lumineuse (artchive.com)
L’artiste a intégré son frère cadet, Edmond Renoir, à deux
reprises dans la composition. Edmond aidait Pierre‑Auguste à capturer le
mouvement des piétons en les ralentissant sur le pont, ce qui a permis à
l’artiste de les esquisser avec précision (culturezvous.com).
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Auguste
Renoir
La
Seine à Argenteuil.
Lieu
de conservation
Musée d’Orsay, Paris (source musee-orsay.fr)
Provenance
1922 – collection Durand‑Ruel
1951 – collection de M. et Mme Albert
Charpentier
1951 – don au Louvre (arrêté
du 13 oct. 1951)
1986 – transfert au Musée d’Orsay
(source musee-orsay.fr)
Expositions
notables
1922 – Galerie Paul Rosenberg (Paris)
1955 – Impressionnistes et Précurseurs
(Brive‑la‑Gaillarde, La Rochelle, Rennes)
Réalisée depuis l’atelier
de la rue Cortot, la toile capture l’atmosphère bohème de Montmartre et la
convivialité des guinguettes de la Belle Époque (france-memoire.fr)
Présentée à la troisième
exposition des Impressionnistes en 1877, elle a rapidement été reconnue
comme un chef‑d’œuvre du mouvement impressionniste (france-memoire.fr)
Renoir y dépeint une foule
animée : danseurs, buveurs, amis du peintre, illustrant la vie parisienne
de l’époque. La composition se distingue par une diagonale qui sépare le
premier plan (tables, conversations) du deuxième plan (danseurs) et du
troisième plan (bâtiments et orchestre) (fr.wikipedia.org)
Technique et esthétique
Le peintre utilise des
touches de lumière et d’ombre pour reproduire les effets de la lumière
naturelle traversant le feuillage, créant une ambiance bleutée et
lumineuse (fr.wikipedia.org)
Les couleurs pastel (bleu,
rose, beige) confèrent légèreté et douceur à la scène, tandis que le flou
est présent partout, la profondeur étant indiquée par la taille des personnages
plutôt que par la netteté (fr.wikipedia.org)
La toile illustre la
capacité de Renoir à capturer le mouvement et l’émotion d’une foule en
pleine effervescence, un élément qui a suscité à l’époque des critiques
sur la dissolution des formes (beauxarts.com)
Albert
André – Renoir et son modèle. 1913
Albert André (1869‑1954) a réalisé en 1913
un portrait de Pierre‑Auguste Renoir.
Le modèle de cette œuvre est donc Renoir lui‑même, qu’il a représenté
de face dans un tableau à l’huile sur toile.
Titre de l’œuvre
: Portrait de Renoir (titre attribué).
Date de production
: 1913.
Technique
: huile sur toile.
Signature
: Albert André 1913(parismuseescollections.paris.fr)
Exposition
: l’œuvre a été exposée au Musée du Château des Ducs de Wurtemberg en
2015, et se trouve actuellement au Musée d’Art Moderne de la Ville de
Paris, en dépôt au Musée Renoir de Cagnes‑sur‑Mer (parismuseescollections.paris.fr)
Illustration
: une image de ce portrait est disponible sur Wikimedia Commons,
confirmant l’attribution à André et la présence de Renoir comme
modèle (commons.wikimedia.org)
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Auguste
Renoir
11
femmes
-
Femme au puits
Provenance
Retrouvée en Allemagne après la Seconde Guerre
mondiale.
Confiée à la garde des musées nationaux en 1951.
Attribuée au Musée du Louvre (galerie du
Jeu de Paume) en 1951, puis transférée au Musée d’Orsay (Paris)
de 1983 à 1989.
Déposée au Musée des Beaux‑Arts Jules‑Chéret
à Nice en 1995.
Actuellement conservée à la Maison de Renoir,
Domaine des Collettes, Cagnes‑sur‑Mer(musee-orsay.fr)
-
La loge
Représente un couple (une femme et
un homme) dans une loge de théâtre.
La femme, vêtue d’une robe blanche à rayures
noires, tient un bouquet de roses, tandis que l’homme, avec ses jumelles
d’opéra, observe l’assistance.
Les modèles sont Edmond Renoir, frère
cadet de l’artiste, et Nini Lopez (surnommée « tête de
poisson »), première apparition de la jeune Montmartroise dans l’œuvre de
Renoir (fr.wikipedia.or
Exposition
et réception
Exposée à la première exposition du groupe des
impressionnistes à Paris en 1874(courtauld.ac.uk
La toile a suscité des critiques partagées :
certains louaient la technique et l’observation, d’autres critiquaient la
représentation de la femme comme « victime de la mode » (courtauld.ac.uk)
-
Madame Colonna Romano
La
peinture représente Gabrielle Colonna‑Romano (née Gabrielle Dreyfus,
1883‑1981), actrice de la Comédie‑Française et épouse de Pierre Renoir.
Elle est assise, de trois‑quarts, vêtue d’une robe blanche fluide, coiffée et
coiffée de façon élégante (pop.culture.gouv.fr)
Provenance
L’œuvre a été retrouvée en Allemagne après la
Seconde Guerre mondiale et confiée à la garde des musées nationaux
en 1950.
Elle a ensuite été attribuée au Musée du Louvre
(1954‑1976), déposée au Musée Masséna, Nice (1976‑1989), puis transférée
au Musée d’Orsay (1995) et enfin déposée à la maison de Renoir, Domaine
des Collettes, Cagnes‑sur‑Mer (musee-orsay.fr)
-
Madame Stephen Pichon
L’œuvre
est conservée au Musée d'Orsay à Paris, dans la collection du
musée Renoir, mais n’est pas exposée en salle au moment de la dernière mise à
jour (musee-orsay.fr)
-
Portrait de Madame Paul Bérard- 1879
Auguste
Renoir a réalisé ce portrait en 1879, représentant la femme de Paul
Bérard. L’œuvre est conservée au Château‑Musée de Dieppe, où elle est exposée
en permanence.
-
Femme et anges
-
La lecture du rôle
Dans
cette petite peinture, Renoir capture un instant théâtral d’une femme en buste,
légèrement de trois‑quarts vers la gauche, les mains jointes et le bras droit
reposant sur son épaule. Le peintre utilise des couleurs profondes et
contrastées : des bleus pour le vêtement et des roses pour les carnations,
donnant à la figure féminine une présence marquante. L’œuvre, de taille
réduite, appartient à la famille des miniatures et illustre la maîtrise de
Renoir de la lumière et de la couleur typique de son époque impressionniste.
Lieu
actuel : Musée des Beaux‑Arts de Reims, France.
-
Femme se peignant – 1907 – 1908
Cette
œuvre, représentant une femme se peignant, fait partie de la période tardive de
Renoir, caractérisée par un style impressionniste plus mature. Elle est exposée
au Musée d’Orsay et est cataloguée sous le numéro RF 2016.
-
Grande laveuse accroupie- 1917
La sculpture faisait partie d’un projet plus vaste,
la « Grande laveuse » étant destinée à accompagner un « Forgeron » (un
homme travaillant le feu). Elle illustre la dichotomie élémentaire entre
l’eau et le feu (pop.culture.gouv.fr)
Renoir, atteint de rhumatismes, dessinait et
dirigeait la main de Guino pour réaliser cette œuvre monumentale, qui
reste son chef‑d’œuvre sculptural (christies.com)
La
Grande laveuse accroupie est ainsi un exemple marquant de la transition de
Renoir vers la sculpture, réalisé en collaboration avec Guino et conservé
aujourd’hui au Musée d’Orsay.
-
Femme à la lettre – 1890
La
jeune femme est vue de trois‑quarts, assise, la tête reposant sur sa main
droite, tenant une lettre dans la main gauche. Sa pose, plutôt figée, rappelle
les figures de fantaisie du XVIIIᵉ siècle de Jean‑Honoré Fragonard ;
pourtant, Renoir y insuffle une gaîté et une fraîcheur
caractéristiques de son style. Les tons rouges de la jupe et des bretelles
contrastent avec la blancheur du corsage et les nuances de bleu du tablier et
du fond, un usage de couleur exceptionnel chez l’artiste.
La
même modèle a été représentée dans d’autres œuvres de Renoir, notamment deux
toiles debout avec un panier d’oranges pour le marchand Paul Durand‑Ruel,
ainsi qu’une esquisse à la sanguine et une aquarelle. Une toile intitulée Jeune
bretonne conserve également cette jeune fille. (Qwant)
-
Misia Sert - 1904
Date
de création : 1904 – l’année où Misia Sert (née Godebska,
1872‑1950) a fêté ses 32 ans et obtenu son divorce.
Renoir
a réalisé plusieurs portraits de Misia Sert, estimés à sept ou huit
versions. Chaque portrait nécessitait trois séances de trois jours par semaine
pendant un mois, témoignant de l’engagement artistique de l’artiste envers la
muse. Le portrait de 1904 est l’un des plus célèbres et illustre la glamour
et la poise de la figure, tout en suggérant une certaine turmoil
émotionnelle, car elle regarde directement le spectateur sans se concentrer
pleinement sur lui. (Nationalgallery.org.uk)
Misia Sert
était surnommée la « Queen of Paris » par les journaux locaux et était une
figure centrale du cercle artistique parisien de la fin du XIXe siècle. (Qwant).
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Auguste Renoir
9 jeunes filles
- Portrait de jeune fille lisant
Date : 1886
La toile fait partie de la Collection Olivier Senn au MuMa. Elle a été donnée par Madame Veuve Robert Boyez née Masana‑Mas en 2004, dans la même filiation que les autres œuvres de Renoir acquises par le musée, notamment Tête d’enfant et pomme (facebook.com) Cette donation s’inscrit dans la tradition de Charles‑Auguste Marande (1936) et d’Hélène Senn‑Foulds (2004), qui a également donné cinq œuvres de Renoir appartenant à son grand‑père, Olivier Senn (muma-lehavre.fr)
- Portrait de Nini Lopez – 1876
œuvre de la collection Olivier Senn, actuellement exposée au MuMa – Musée d’art moderne André Malraux à Le Havre (muma-lehavre.fr)
Modèle : Nini Lopez, jeune Montmartroise surnommée « Nini‑Gueule‑de‑Raie », qui fut le modèle favori de Renoir entre 1875 et 1879 (muma-lehavre.fr)
Contexte artistique : l’œuvre illustre la recherche de Renoir sur les reflets changeants de la lumière, réalisée probablement près d’une fenêtre donnant sur le jardin de son atelier rue Cortot (muma-lehavre.fr)
Technique particulière : la toile a été redressée verticalement à partir d’un paysage horizontal, ce qui laisse des traces de coups de pinceau épais sous‑jacents (muma-lehavre.fr)« Le Portrait de Nini Lopez est peint en 1876, l’année où le peintre donne le meilleur de lui‑même dans d’éblouissantes compositions comme La Balançoire ou le Bal du moulin de la Galette » (muma-lehavre.fr)
- Portrait de jeune fille
Date : 1879
La Fondation Bemberg a récemment organisé une exposition intitulée Chefs d’œuvre de la collection Bemberg à la Fondation de l’Hermitage, Lausanne, qui a mis en avant 132 peintures et dessins, dont ce pastel de Renoir.
L’exposition a été présentée du 5 mars 2021, et l’œuvre a été photographiée pour les supports de communication (Instagram, site web). Citation (dessinoriginal.com) (instagram.com) (fykmag.com)
Provenance
L’œuvre fait partie de la collection privée de Georges Bemberg, qui a rassemblé des pièces majeures du XIXᵉ et XXᵉ siècle.
La Fondation Bemberg est actuellement en travaux de rénovation, mais les œuvres restent exposées dans l’hôtel d’Assézat. Citation (deparlemonde.com) (fykmag.com)
- Jeune fille assise – 1909
Musée d’Orsay, Paris (inventaire RF 2018) (musee-orsay.fr) Modèle : la jeune femme représentée est la modèle Hélène Bellon (connu du musée d’Orsay)
(collections.louvre.fr)
Cette peinture appartient à la dernière période créative de Renoir et illustre son intérêt pour la lumière et la couleur dans la représentation de figures féminines. (Qwant)
- Portrait de Julie Manet -1894
Lieu : Musée Marmottan‑Monet, Paris
Contexte : Ce portrait a été commandé par la famille Manet en 1887 et représente Julie Manet (née 1878, décédée 1966), fille de Berthe Morisot et nièce d’Édouard Manet. Renoir a travaillé sur la toile « par petits morceaux », ce qui diffère de sa méthode habituelle, et le résultat montre une surface très fine, presque émaillée, typique de son style tardif (fr.wikipedia.org)
« Le portrait de Julie Manet constitue un magnifique exemple des recherches formelles de Renoir à cette époque, notamment pour l’aspect très fini, presque émaillé de la surface picturale » (musee-orsay.fr)
Exposition : Le tableau a été présenté dans le cadre de l’exposition Julie Manet, la mémoire impressionniste au Musée Marmottan‑Monet (octobre 2021‑mars 2022) (coupefileart.com)
« Pierre Auguste Renoir – Portrait de Julie Manet, 1894, huile sur toile, musée Marmottan‑Monet » (coupefileart.com)
- Portrait de Mademoiselle Victorine de Bellio – 1892
Musée Marmottan‑Monet, Paris, où l’œuvre a été déposée en 1940 grâce à la donation de la famille de Victorine de Bellio (marmottan.fr)
Contexte
Victorine de Bellio (née 1863 – 1957) était la fille unique de Georges de Bellio, un médecin et collectionneur d’impressionnisme.
Le portrait a été peint l’année du mariage de Victorine avec Eugène Donop de Monchy et est resté dans la famille avant d’être confié au musée (marmottan.fr)
- Sur le rivage – 1883
Lieu représenté : Bien que le tableau porte le nom de Guernesey, la plage est probablement proche de Dieppe, sur la côte normande, selon les interprétations des sources (fr.wikipedia.org)
Lieu : Metropolitan Museum of Art, New York (acquis en 1929, legs de Mme H.O. Havemeyer)
fr.wikipedia.org
Contexte de création
Inspiration italienne : Renoir a voyagé en Italie (1881‑1882) et a été profondément influencé par la Renaissance, notamment par Raphaël. Cette influence se manifeste dans la recherche d’une « période sèche » où contours et modélisation priment sur la technique impressionniste (fr.wikipedia.org)
Séjour à Guernesey : À la fin de l’été 1883, l’artiste a passé environ un mois à Saint‑Pierre‑Port, capitale de Guernesey, où il a observé rochers, falaises et la baie du Moulin Huet. Il a réalisé quinze tableaux durant ce séjour, dont Au bord de la mer (fr.wikipedia.org)
Modèle : Aline Charigot, petite amie de l’époque et future épouse (mariée en 1890). Elle est représentée assise dans un fauteuil en osier, regardant le spectateur (artisangallery.fr)
- Gabrielle au jardin vers 1905
Lieu : Musée de l’Orangerie, Paris, France (musee-orangerie.fr)
L’œuvre est une représentation de la jeune Gabrielle, l’une des modèles fréquentes de Renoir, dans un jardin.
Elle illustre le style post‑impressionniste de l’artiste, caractérisé par des couleurs vives et une lumière douce. (Qwant).
- Le parapluie – 1881-1886
Lieu actuel : Hugh Lane Municipal Gallery (Irlande) et National Gallery (Londres) (wikiart.org)
Une rue parisienne animée, six personnages (trois femmes, deux enfants, un homme) occupent le premier plan, tandis qu’une foule derrière eux ferme presque la perspective du boulevard.
Le quart supérieur de l’image est dominé par une canopée d’au moins une douzaine de parapluies.
Les personnages de droite (mère et deux filles, femme de profil) sont peints de façon impressionniste, avec des touches rapides et des tons lumineux de bleu, vert et orange, tandis que ceux de gauche (jeune femme au panier, homme derrière elle) présentent des contours plus nets, reflétant l’influence d’Ingres et d’un style plus linéaire.
Les vêtements montrent une évolution de la mode, attestant de l’écart de quatre ans entre les deux parties du tableau.
« J’étais arrivé à la fin de l’impressionnisme… » – Renoir, à Ambroise Vollard (cineclubdecaen.com)
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Auguste Renoir
Les deux soeurs Yvonne et Christine Lerolle au piano
4 tableaux
Richard Guino - Pierre Auguste Renoir
Richard Guino, un sculpteur catalan, a
collaboré avec Pierre-Auguste Renoir de 1913 à 1917,
servant de mains pour le peintre atteint de polyarthrite
rhumatoïde, et contribuant ainsi à des œuvres majeures de la sculpture moderne.
(Qwant)
À la
fin des années 1910, Pierre‑Auguste Renoir souffrait de polyarthrite
rhumatoïde qui l’empêchait de modeler. Le marchand d’art Ambroise
Vollard cherchait alors un sculpteur capable de traduire ses idées en
trois dimensions. Après avoir refusé Aristide Maillol, Vollard a
recommandé Richard Guino, un jeune catalan de 23 ans, qui a accepté le
projet en 1913 (beauxarts.com)
- La leçon de piano – 1889
La
composition représente deux jeunes filles au piano.
La fille assise regarde
attentivement la partition, tandis que la fille debout
semble prête à tourner une page (1st-art-gallery.com)
Les deux portent des robes rouges, créant une
atmosphère chaleureuse et douce (artsdot.com)
Acquise en 1944, la peinture est
conservée au Joslyn Art Museum à Omaha,
Nebraska, États‑Unis (fr.wikipedia.org)
D’autres versions ou reproductions existent,
notamment au Musée d’Orsay à Paris (fr.wikipedia.org)
Contexte
artistique
Renoir a abordé à plusieurs reprises le thème des
jeunes filles jouant du piano, comme dans Femme au piano (1875)
et d’autres œuvres de la même période (fanderenoir.wordpress.com)
- Les deux soeurs Yvonne et Christine Lerolle au piano - 1897 – 1898
·Le tableau représente les deux sœurs Yvonne
(à gauche, au piano) et Christine (à droite, tournant les pages de la
musique).
·À l’époque, elles avaient 18 et 20 ans
respectivement (wga.hu)
·Le décor est la salle de séjour familiale, où
l’on voit deux toiles de Edgar Degas accrochées au mur, appartenant à
la collection de leur père, Henry Lerolle(wga.hu)
·La musique jouait un rôle central dans la
famille Lerolle, qui organisait des soirées musicales et invitait régulièrement
le compositeur Claude Debussy(wga.hu)
-Jeunes filles au piano – 1892
·La peinture appartient à la période
dite nacrée de Renoir (1890‑1897), période où son style se rapproche
d’un classicisme plus souple que l’impressionnisme pur.
·Le tableau représente deux jeunes filles
jouant du piano, un thème que Renoir avait déjà exploré en 1889 avec La
leçon de piano et qu’il reprendra en 1897 dans Yvonne et Christine
Lerolle au piano(fr.wikipedia.org)
·Renoir utilisait des modèles réels, notamment
les sœurs Yvonne et Christine Lerolle, qui servaient aussi à d’autres œuvres de
la même période (fr.wikipedia.org)
·Six versions différentes de
la composition ont été réalisées, dont une version conservée au Musée de
l’Orangerie à Paris et une autre au Metropolitan Museum of Art, New‑York.
·Des esquisses et pastels de même taille
existent également dans des collections privées (musee-orsay.fr)
Albert André - Renoir peignant en famille – 1901
Albert André (1869‑1954) était un peintre post‑impressionniste
français et ami de longue date d’Auguste Renoir. En 1901, il a réalisé
une œuvre intitulée « Renoir peignant en famille », qui
représente le maître en plein atelier entouré de sa famille.
- Jeunes filles au piano – 1892
- Les filles de Catulle Mendès, Huguette, Claudine et
Helyonne – 1888
·Renoir a réalisé cette peinture en quelques
semaines et l’a exposée au Salon de 1888.
·La toile représente les trois filles de
l’écrivain Catulle Mendès assises devant un piano, dans un intérieur
bourgeois.
·L’œuvre est considérée comme l’une des plus
ambitieuses parmi les vingt‑quatre pièces soumises par Renoir à l’Exposition
des Impressionnistes de cette année.
Collection : Metropolitan Museum of Art, New York – The Walter H. and
Leonore Annenberg Collection (don de 1998, succession 2002) (metmuseum.org)
Richard Guino -Pierre-Auguste Renoir
- 4 versions d’une leçon de piano
Version
Lieu
Date
Dimensions
Source
Original
Joslyn Art
Museum, Omaha
(Nebraska, USA)
1891
55 × 46 cm
paletteglantine.book.fr
Version 1
Musée d’Orsay, Paris
1891
56 × 46 cm
musee-orsay.fr
Version 2
Metropolitan
Museum of Art, New York
1891
–
musee-orsay.fr
Version 3
Collection privée (2 exemplaires)
1891
–
musee-orsay.fr
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Auguste Renoir
9 Nues
Albert André- Renoir peignant
L'œuvre Renoir peignant d'Albert
André, réalisée en 1919, est une huile sur toile
représentant Auguste Renoir en train de peindre.
- Femme vue de dos
Dans Femme vue de dos, Renoir
se livre à une étude attentive de la lumière sur la peau de son modèle et sur
sa chevelure. (Muma Le Havre).
L'œuvre représente une femme de
dos, son dos nu tourné vers le spectateur. Les coups de pinceau
caractéristiques de Renoir et son utilisation de la lumière et de l'ombre
créent un sentiment d'intimité. (app fta art)
- Caryatides
Les Cariatides (1909) de Pierre-Auguste
Renoir est une œuvre impressionniste représentant des nu
féminin, également appelée Deux baigneuses.
L’œuvre
a été acquise aux enchères en 1939 par le galeriste juif Grégoire
Schusterman (franceinfo.fr)
Après
la Seconde Guerre mondiale, elle a été récupérée par les Alliés, transportée à
Munich puis rapatriée en France (franceinfo.fr)
Elle
a été conservée successivement au musée du Louvre, au musée d’Orsay, au musée
Masséna, au musée des Beaux‑Arts Jules‑Chéret de Nice, puis au musée Renoir de
Cagnes‑sur‑Mer (franceinfo.fr)
Le
16 mai 2024, la France a restitué l’œuvre aux ayants‑droits de Grégoire
Schusterman (franceinfo.fr)
- Les Grandes Baigneuses
Les
Grandes Baigneuses est un tableau d’Auguste Renoir réalisé
entre 1884 et 1887. Il marque la fin de sa « période
ingresque » et représente l’essor d’un style plus discipliné et
classique qui s’éloigne de l’impressionnisme.
Contexte de création
Période : 1884‑1887, période
ingresque.
Lieu de conservation : depuis
1963, Philadelphia Museum of Art à Philadelphie, Pennsylvanie,
tandis qu’une étude se trouve au musée Renoir de Cagnes‑sur‑Mer, près du
musée d’Orsay.
Exposition : première exposition
publique en 1887 à l’exposition internationale de Georges Petit, où le
tableau fut intitulé Essai de peinture décorative(fr.wikipedia.org)
Les deux modèles principaux sont Suzanne Valadon
(brune, peintre et mère de Maurice Utrillo) et Aline Charigot
(blonde, future épouse de Renoir).
- Nu assis
- Femme nue
- Gabrielle à la rose – 1911
Dans
cette peinture, Renoir représente Gabrielle Renard, l’un de
ses modèles favoris, dans un décor neutre. La jeune femme brune et hâlée porte
une blouse presque transparente, ouverte sur ses seins, et se tient avec une
rose dans les cheveux au-dessus de l’oreille gauche, tandis qu’elle tient une
autre rose de couleur rose foncé à la main droite sur une table recouverte
d’une nappe rouge. Les fleurs symbolisent la jeunesse du modèle et la volupté
malicieuse de ses chairs (fr.wikipedia.org)
Renoir
a abandonné la phase de dessin rigoureux pour adopter un coup de
pinceau pâteux, caractéristique de sa maturité tardive, qui confère à
la figure une grandeur rappelant le style de Rubens (fr.wikipedia.org)
Le cadre
choisi par l’artiste est un style Louis XV en bois sculpté,
orné de coquilles et de volutes, reflétant son préférence pour les cadres
artisanaux plutôt que les modèles en plâtre (fr.wikipedia.org)
- Les Baigneuses - 1918 -1919
À
partir de 1910, Renoir se reconcentre sur le nu en plein air,
créant de grands tableaux qui témoignent de son amour pour la nature
atemporelle. Les Baigneuses est considéré comme son testament
pictural ; il est décédé en décembre 1919, et le tableau a été donné à
l’État en 1923 par ses fils, dont le cinéaste Jean Renoir(musee-orsay.fr)
Description visuelle
Le
tableau représente deux modèles allongés au premier plan et trois baigneuses
jouant au fond, posés dans le grand jardin de Cagnes‑sur‑Mer (Sud de
la France). Le paysage méditerranéen évoque la tradition classique italienne et
grecque, soulignant la sensualité des modèles, la richesse des
couleurs et la plénitude des formes. Renoir s’inspire des nus de Titien
et de Rubens, qu’il admirait particulièrement (musee-orsay.fr)
Réception
Les
Baigneuses est l’un des chefs‑d’œuvre tardifs de Renoir, illustrant son
retour à la peinture de nus malgré la maladie et les souffrances qu’il a
endurées vers la fin de sa vie. Il reste une référence majeure de
l’impressionnisme tardif. (Qwant)
- Baigneuse aux cheveux longs – 1895
La
peinture représente une jeune femme nue sortant de l’eau,
debout à mi‑cuisses, tenant un drapé blanc qui recouvre un rocher. Sa chevelure
dorée et déployée évoque le mouvement de la végétation en arrière‑plan, créant
une scène vibrante et ondoyante. Le visage, tourné de profil, exprime une
innocence et une douceur qui caractérisent la période nacrée
de Renoir, période où ses carnations deviennent particulièrement lumineuses.
Provenance
Durand‑Ruel (achat à Renoir le
18 novembre 1896)
O. Schmitz (achat le
17 novembre 1911)
Paul Guillaume (propriété
ultérieure)
Domenica Walter (propriété
actuelle)
Une
version très similaire se trouve à la Barnes Foundation de Philadelphie,
différant surtout par le cadrage qui montre davantage les vêtements posés sur
la rive et les cheveux couvrant le visage. (Qwant)
- Femme nue couchée - Gabrielle – 1906 – 1907
Provenance
: déposée par l’artiste chez Durand‑Ruel (18 juil. 1907‑14 nov. 1907,
1 sept. 1914‑27 juil. 1917) → atelier de Renoir à sa mort → Ambroise Vollard,
Paul Guillaume, Domenica Walter, puis acquis par l’État en 1960 (musee-orangerie.fr)
La
toile fait partie d’une série de trois œuvres horizontales réalisées entre 1903
et 1907, représentant des figures féminines allongées sur des coussins. Le
premier de la série (1903) montre également Gabrielle ; le dernier
(1907) présente un autre modèle blond vénitien, intitulé Nu sur les
coussins (Musée d’Orsay) (musee-orangerie.fr)
Gabrielle
(Fernande‑Gabrielle Renard) était la nourrice de Jean Renoir et l’une des
modèles les plus fréquents de l’artiste, apparaissant dans environ deux cents
de ses œuvres (christies.com)
Le
tableau se distingue par son intérieur décoré d’une tenture verte à carreaux,
un divan recouvert d’un drap blanc et un grand coussin. Les chairs sont
traitées dans des teintes blanches et rosées très lumineuses. Gabrielle porte
une fleur épanouie dans ses cheveux, accentuant son allure méditerranéenne (musee-orangerie.fr)