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mardi 12 août 2025

Kees van Dongen. Suite.

 

Le peignoir rose.

1905.

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Kees van Dongen

Femme au chapeau vert.

Kees van Dongen a peint "Femme au chapeau vert" en 1913, une œuvre emblématique illustrant son jeu de lumière et d'ombre et son regard unique sur la figure féminine, vendue 4,338 millions de dollars chez Sotheby’s. (Gostevs).

Kees van Dongen, de son nom de naissance Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre néerlandais naturalisé français, né le 26 janvier 1877. (Wikiart).

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Kees ven Dongen

L'équilibriste

1907.

L'Équilibriste est une œuvre de Kees van Dongen peinte en 1907 pendant sa période fauve, représentant une acrobate avec des couleurs vives et des contrastes marqués.

Le tableau pourrait être inspiré par le Cirque Médrano, un lieu emblématique de Montmartre fréquenté par de nombreux artistes, dont Toulouse-Lautrec et Degas.

Expositions :

  • Baltimore Museum of Art & Saint Louis City Art Museum, 1932
  • Los Angeles County Museum of Art, 1932
  • Musée Toulouse-Lautrec, Albi, 1960
  • Musée National d'Art Moderne, Paris, et Museum Boymans-van Beuningen, Rotterdam, 1967-1968
  • Musée Cantini, Marseille, 1969. (Qwant).

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Kees van Dongen

La femme à la rose

1925

Kees van Dongen – Femme à la robe rose (La femme à la rose)

  • Peinture réalisée vers 1925  (pinterest.com)
  • Exposition : Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, accession : 180000000000623  (navigart.fr)

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Kees van Dongen

La robe jaune

1925.

La toile est souvent référencée dans les catalogues d’exposition de Van Dongen et est mentionnée dans le futur catalogue critique de Jacques Chalom des Cordes (sponsorisé par l’Institute Wildenstein)  (christies.com)

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Kees van Dongen

Paris, le pont des Arts.

Cette peinture illustre l’un des nombreux paysages urbains que van Dongen a réalisés à Paris, notamment le pont des Arts, un lieu emblématique de la ville. L’œuvre témoigne de son style fauve, caractérisé par des couleurs vives et une composition dynamique, et s’inscrit dans son parcours de peintre des années folles, où il représentait souvent la vie mondaine parisienne  (sothebys.com)

Provenance

  • Provenance : Kunsthandel M.L. de Boer, Amsterdam
  • Vente : Sotheby’s, 2007, lot 416 (estimation 60 000–80 000 GBP)  (sothebys.com)

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Kees van Dongen

Rouge et Jaune ou l'Egyptienne

1910.

Provenance

  • Otto & Helene Welter, Waldkirch – achat probable dans les années 1920
  • Collection privée suisse – transmission familiale jusqu’à l’acheteur actuel (kollerauktionen.ch) 

3. Expositions majeures

Année

Lieu

Événement

Référence

1911

Paris

Société des artistes indépendants, Quai d’Orsay

no. 1879

kollerauktionen.ch

1967‑68

Paris

Musée National d’Art Moderne

no. 95

kollerauktionen.ch

1967‑68

Rotterdam

Museum Boijmans‑van Beuningen

no. 95

kollerauktionen.ch

1969

Marseille

Musée Cantini

no. 42

kollerauktionen.ch

4. Description et analyse

  • Thème : portrait d’une femme égyptienne, inspiré par les voyages de l’artiste en Égypte (1910‑11).
  • Couleurs dominantes : rouge et jaune, créant un contraste fort et une profondeur spatiale.
  • Style : expression fauve, accentué par l’utilisation de contours nets et de couleurs « violentes »
  • Orientalisme : l’œuvre illustre la fascination de Van Dongen pour les cultures orientales, tout en conservant son approche moderne et colorée

5. Références bibliographiques

  • Diehl, Gaston : Van Dongen, Flammarion, Paris 1968, p. 35
  • Hopmans, Anita : Van Dongen, Fauve, anarchiste et mondain, catalogue d’exposition, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2011 (kollerauktionen.ch)

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42 personnes ont lu cet article.

 


dimanche 20 juillet 2025

Edgar Degas - Suite.

 

Edgar Degas

Autoportrait

1862

Born on this day in 1834, in Paris, Edgar Degas.

Painter, sculptor, & printmaker w a great eye and intelligence.

Here by himself in 1862.

Quite the dandy.

Né ce jour en 1834, à Paris, Edgar Degas. 
Peintre, sculpteur et graveur avec un grand œil et une grande intelligence. 
Ici seul en 1862. 
Un vrai dandy.

Through his work, Edgar Degas has crossed many stylistic boundaries. His involvement with the other major figures of Impressionism and their exhibitions, his dynamic paintings and sketches of everyday life, and his bold color experiments served to finally tie him as one of its greatest artists of the Impressionist movement. (Houzz).

À travers son œuvre, Edgar Degas a franchi de nombreuses frontières stylistiques. Son implication auprès des 
autres figures majeures de l'impressionnisme et de leurs expositions, ses peintures dynamiques et ses croquis de la 
vie quotidienne, ainsi que ses expériences audacieuses en matière de couleurs ont finalement permis de le lier
 comme l'un des plus grands artistes du mouvement impressionniste.

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Edgar Degas

The Bellelli Family

1862

He was born on this day in 1834.
Il est né ce jour-là en 1834.

En 1862, Edgar Degas travaille sur le portrait de la famille Bellelli, une œuvre majeure représentant sa tante Laura, son oncle Gennaro Bellelli, et leurs filles, illustrant le drame familial et la dignité des personnages, tout en étant influencé par la tradition flamande et le réalisme. (Wikipedia).

Le baron est un patriote italien, chassé de Naples, qui vit en exil à Florence. La baronne porte le deuil de son père, Hilaire, récemment décédé, dont le portrait est représenté sur la sanguine encadrée, juste à côté du visage de sa fille. En 1860, les deux petites filles, Giovanna et Giula, ont 7 et 10 ans. (Utpictura).

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Edgar Degas,

The Star, L'Étoile

1878

Behind her, on the left, her faceless male “patron” watches possessively a graceful dancer poses triumphantly, her cheeks flushed, black ribbons flying, a nosegay at her waist, and her white dress a feath.

Derrière elle, à gauche, son « patron » masculin sans visage regarde possessivement une gracieuse danseuse poser triomphalement, les joues rouges, des rubans noirs flottants, un bouquet à la taille et sa robe blanche en plume.

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Edgar Degas

Classe de danse.

1874

Le tableau représente une leçon de danse dans le foyer de l’Opéra de Paris, alors situé sur la rue Le Peletier, avant la construction de l’Opéra de Garnier.

Degas, passionné de ballet, observait les ballerines en entraînement, privilégiant le travail préparatoire plutôt que les spectacles.

La scène montre les élèves épuisées, s’étirant, se contorsionnant, ajustant coiffure et accessoires, tandis qu’un professeur (probablement Jules Perrot) les supervise.

Le cadrage novateur, avec un grand mur oblique et une perspective fuyante, met en valeur le parquet, élément central de la pratique des danseuses.

La lumière pâle souligne les détails narratifs (arrosoir, petit chien, gestes de la danseuse) et renforce l’atmosphère de la salle de répétition.

  • Degas a choisi ce thème pour capturer la rigueur et la discipline du ballet, en se concentrant sur les moments de pause et de concentration.
  • Sa représentation du sol et de la lumière témoigne de son souci du détail et de son approche réaliste, tout en restant dans le mouvement impressionniste.

« Degas est l’un des rares peintres qui aient donné au sol son importance. » – Paul Valéry, cité dans la description du musée (musee-orsay.fr)

Sources(fr.wikipedia.org)Wikipédia – La Classe de danse (Degas, Paris)(musee-orsay.fr)

Musée d’Orsay – La Classe de danse (artmajeur.com) ArtMajeur Magazine – La classe de danse d’Edgar Degas

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Edgar Degas

La salle de ballet de l'Opéra rue Le Peletier

1872.

  • L’œuvre représente le foyer de la danse de l’Opéra de Paris, situé rue Le Peletier, et illustre les danseuses et maîtres de ballet dans un cadre réaliste, typique de la période de 1870‑1880 chez Degas.

Exposition

  • L’œuvre est conservée au Musée d’Orsay à Paris.

Sources :musee-orsay.fr, artora.fr, 

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vendredi 31 mars 2023

Jean-Marie Rouart - Une jeunesse à l’ombre de la lumière.

 

Jean-Marie Rouart

Une jeunesse à l’ombre de la lumière.

Editions Gallimard

2000

 

Ndlr: il soutient Gérard Depardieu. Pas féministe pour deux sous. (2025).


L’auteur est un descendant d’une famille illustre de peintres. Il a les moyens de réaliser de nombreux rêves, d’où ses nombreuses visites en Grèce, à Ibiza, etc.

Il a écrit un livre, entre autres, sur Omar Rada : « Omar, la construction d’un coupable » (p 364).

 





Hubert Robert

Paris - 1733 - 1808

Aménagement de la Grande Galerie du Louvre

1796

Huile sur toile

Paris

Musée du Louvre 

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Hubert Robert 

1733 - 1808

Vue du Louvre 

Les Jardins de l'Infante 

1798 

Huile sur toile

Musée Marmottan 

Paris 

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Hubert Robert 

1733 - 1808

Ruines antiques 

18e s 

Cherbourg 

Musée Thomas Henry

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Hubert Robert

1733 - 1808

Temple de Vesta à Tivoli et l'arc de Janus  

Cherbourg

Musée Thomas Henry

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Les maladies mentales :

Le suicide, la neurasthénie, le choix de l’impossible  et le goût du malheur traversent ce livre (p 24, à propos de Léopold Robert).

L’impossible se traduit par des défis impossibles à réaliser (p 70), ou des amours au-dessus de ses moyens (p 220).

Plus légèrement, l’angoisse de l‘auteur est de réussir à écrire (p 169).

 

Les amours :

L’amour est-elle une illusion qui protège de la vie ? (p 70). C’est certainement une illusion mais qui peut amener à la mort. C’est le cas de Léopold Robert qui a cru que sa gloire artistique atténuerait les disproportions sociales, lui qui se choisit deux princesses pour amoureuses (p 156).

 

Les femmes :

Notre auteur n’épargne pas les femmes. Il les trouve perfides en amour (p 74), et il en recherche les traces, particulièrement chez une femme mariée (p 69). NDLR : ainsi, ce n’est pas difficile à prouver!

A dix-huit ans, les femmes le plaquent (p 91). NDLR : mais il a toute la vie devant lui.

La princesse Bonaparte est décrite comme une « terrible allumeuse qui voulait la peau du peintre Léopold Robert » (p 253).

André Malraux, ex-fumeur d’opium, a invité Louise de Vilmorin à La Lanterne, à Versailles (p 353). NDLR : il a été logé dans cet ancien pavillon de chasse entre 1962 et 1969. Louise de Vilmorin en a fait la décoration. Après sa mort, Malraux termine sa vie avec Sophie de Vilmorin, la nièce de Louise.

 

 

La politique :

Il se demande pourquoi les royalistes sont des personnes malheureuses (p 129). Moi, je les trouve aussi hargneuses et agressives.

Son père, Augustin Rouart, aimait les rois et les reines car iels avaient favorisé les peintres (p 159). NDLR : Mais qui d’autre, à cette époque aurait pu se payer un portrait en peinture ?

Son père, Augustin, n’aimait pas la réalité mais écoutait beaucoup les escrocs qui lui proposaient des histoires à dormir debout (p 179).

A la retraite, son père, Augustin, ne peignait plus. Il était souriant, détendu, serein (p 160).

Au Figaro se sont succédés les Ormesson : Wladimir, le père, Olivier et Jean, les fils (p 210).

Jean d’Ormesson était un homme libre, aimant tous les plaisirs, libéral et saphique. Il n’était pas un donneur d’ordres. Il était gai, brillant et pétillant (p 260).

Il souligne une des contradictions des Francs Maçons : ils se font la courte échelle pour obtenir des postes, sans tenir compte de la présence ou non de leurs talents et de leurs mérites (p 228). La maçonnerie est partagée entre ceux qui y cherchent un idéal et ceux qui cherchent à assouvir leur arrivisme (p 233).

A l’âge de quatorze as, sa mère et lui-même, subissent l’invective d’un proviseur parisien sadique (p 416). NDLR : j’ai déjà écrit que j’avais rencontré des inspecteurs et inspectrices sadiques dans l’Education nationale.  Ses propos confirment mon triste constat.

 

Les artistes :

La commande faite à Ingres par Pauline Murat, concernant la Grande Odalisque, n’a jamais été honorée financièrement  après la chute de l’Empire (p 153).

Il rappelle que Degas s’est déplacé à la Roche-Guyon en 1873. La nature l’intéressait aussi (p 101).

Selon lui, Picasso se serait fâché avec Gertrude Stein car il aurait surpris le couple Stein-Tolkias en pleine action et en aurait été choqué (p 78).

Il faut que je retrouve au musée des Beaux-Arts de Rouen le tableau qu’il  cite, page 141, tableau d’Emile Blanche qui représente André Gide avec Eugène Rouart.

L’auteur rencontre Louis Aragon, rue de Varenne, face à l’hôtel de Matignon (388). Aragon s’est mis à croire à l’amour, après la première guerre mondiale, en se liant à Nancy Cunard (p 389). NDLR : l’intense histoire d’amour entre eux dura de 1926 à 1928. Nancy était la fille de la compagnie maritime Cunard Line.

 

Le vocabulaire :

Il utilise des mots que je rencontre rarement dans mes lectures. Je ne m’en suis pas aperçue au départ, mais au bout d’un moment, j’ai commencé à les noter. En voici quelques-uns.

Meltem (p 155) : vent du nord violent qui souffle l’été sur le mer Egée. Synonyme de étésien.

Simonie (p 176-) : volonté d’acheter ou de vendre une chose spirituelle (NDLR : contradiction ?) Trafic des choses saintes.

Dirimant-e (p 192) : empêchement radical, formel, absolu. Nullité d’une union contractée.

Physiognomonie (p 200) : étude du caractère d’une personne à partir de la forme des traits de son visage.

Croustilleux (p 210) : plaisant, piquant et grivois.

Hiérophante (p 236) : prêtre qui présidait aux mystères d’Eleusis et instruisait les initié-e-s.

Gandin (p 263) : jeune homme qui a un soin excessif de son élégance.

Priapique (p 346) : relatif à Priape,dieu de la fertilité,à son culte et à ses représentations. Obscène, qui révolte la pudeur.

Chlorotique (p 350) : atteint de chlorose, maladie de carence qui provoque la décoloration des feuilles. Carence en chlorophylle.

Démonologie (p 365) : étude des démons, de leur nature et de leurs variétés.

Incube : démon qui revêt une apparence mâle, généralement humaine, afin d’entretenir des rapports sexuels avec une femme.

Succube (p 366) : démon qui revêt une apparence femelle afin d’entretenir des rapports sexuels avec un homme.


Auguste Rodin

Succube

1889

Petit Palais

Paris 

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Hystérésis (p 386) : régulation qui s’adapte au chauffage. Lorsque la température descend en-dessous de la consigne, le chauffage s’allume.

Concupiscence (p 392) : attrait naturel vers les biens matériels, en particulier vers les plaisirs sensuels.

 

Il a une imagination sans bornes. Il admet que dans le ciel, parmi des immeubles uniquement terrestres, nul feu rouge ne peut stopper les voitures bruyantes à terre (p 80).

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Auguste Renoir 

Les deux soeurs Yvonne et Christine Lerolle 

Rouen 

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Franc-maçonnerie

Ceux et celles qui attaquent la République: l'extrême-droite et ls catholiques traditionnel-les.

La franc-maçonnerie ne privilégie pas un-e Franc-maçon de moindre compétence. 

La Marseillaise

NDLR: la formule est ambigüe. Cela veut donc dire que la franc-maçonnerie privilégie un-e franc-maçon à compétence égale?

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Berthe Morisot 

1841 - 1895

Femme en gris étendue 

1879 

Huile sur toile.

Musée Marmottan 

Paris

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Edgar Degas 

1834 - 1917

Portrait d'Henri Rouart 

1871 

Huile sur toile

Musée Marmottan 

Paris

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73 personnes ont lu cet article.

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mercredi 16 novembre 2022

Pierre Assouline - Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes.

 

Pierre Assouline

Grâces lui soient rendues.

Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes.

Editions Plon.

2002

 


« Grâces lui soient rendues » est une expression de Clémenceau qui était dreyfusard, contrairement à Durand-Ruel (p 354).

Son père a été vendeur en papeterie, puis vendeur de tableaux. Paul s’émancipe du goût familial. Il porte sa première admiration artistique sur l’œuvre de Delacroix (p 69).

Paul Durand-Ruel, royaliste, a été le créateur de « la révolution du regard ». Cherchez ici la contradiction (p 41). Il s’engage, jeune homme, à faire aimer les artistes qu’il aime (p 68). Mécène commerçant, c’est lui qui dictera son goût au public (p 319).

Il défendait ses propres intérêts et avait la peinture pour religion (p 329). Audacieux, il flaire la nouveauté et a du goût pour la qualité (p 97). Il change de lieu de galerie, plus vaste, rue Laffitte, ce qui lui permet d’y exposer des tableaux de plus grande taille (p  102).

Joueur (p 35), comme avec la roulette russe, il a pensé au suicide (p 209).  Doté d’une folie intérieure, il pouvait aller jusqu’à la faillite (p 121). Il était intransigeant, résolu et déterminé (p 166).

Le public se détourne des œuvres des Impressionnistes ? Il les vend à des collectionneurs (p 196).

Puisque l’Etat a failli avec l’art contemporain, Durand-Ruel s’est engouffré dans le marché de l’art (p 306).

Elisabeth Vigée Le Brun a eu du mal à être reçue à l’Académie de peinture. Est-ce parce que son mari était un marchand de tableaux ? (p 37).

Eugène Delacroix, en 1850, est l’objet d’une rumeur persistante. On le nomme le fils naturel de Talleyrand* (p 65).

Jeanne de Tourbey** a été la scandaleuse maîtresse de Khalil-Bey, le propriétaire de « l’Origine du monde » de Courbet (p 96).

Lola Montes****, une aventurière irlandaise, eut pour amant Louis 1er de Bavière (p 10).

Mary Cassatt, originaire de Pittsburgh (p 258), décide de peindre en voyant des œuvres de Degas chez Paul Durand-Ruel (p 168). Il la subventionne chaque mois à partir de 1880 (p 203). Elle a travaillé avec Renoir en Bretagne (p 258). Elle devient la conseillère pour élaborer la collection de peintures des Havemeyer****, le roi du sucre (p 273), aux USA (p 259). Havemeyer entre en concurrence artistiquement avec Camondo (p 323).

Après l’installation fructueuse de Paul Durand-Ruel aux Etats-Unis, les relations entre Mary et Paul deviennent conflictuelles. Elle critique son côté bigot et ses quatre enfants (p 334). Elle lui reproche de ne pas vouloir vendre ses oeuvres en France, lui qui préférait les vendre aux USA (p 361). Elle se débarrasse d’un portrait en le confiant à Vollard. C’était une extrême provocation quand on sait que Durand-Ruel exigeait d’être le seul marchand d’un artiste (p 362). Elle n’aimait pas la poigne de fer de Durand-Ruel (p 367).

Mary, célibataire, est décrite par un auteur américain nommé YRB comme une artiste qui produit des œuvres « qui sont ses enfants », contrairement aux femmes qui font de la peinture conventionnelle ! (p 289).

Après le décès du second fils de Paul Durand-Ruel, Mary essaie de le consoler dans sa propriété dans l’Oise (p 308).

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*

Talleyrand suivait et surveillait, de loin, la carrière de son fils naturel.

Wukali.

**

Marie-Anne Detourbay, dite Mademoiselle Jeanne de Tourbey et par son mariage comtesse de Loynes, née le 18 janvier 1837 à Reims et morte le 15 janvier 1908 à Paris, est une demi-mondaine et salonnière.

Elle est née  de père inconnu et d'une mère ouvrière à Reims. 

En sortant de chez la princesse Mathilde, Flaubert emmène les Goncourt chez Jeanne de Tourbey.

***

Lola Montez · 17 février 1821 et morte à New York (États-Unis) le · 17 janvier 1861, est une danseuse exotique, actrice et courtisane d'origine irlandaise.

Au XIXe siècle, Lola Montès est une femme adulée, maîtresse de Liszt et du roi Louis 1er de Bavière.

****

Henry Osborne Havemeyer, né le 18 octobre 1847 à New York et mort le 4 décembre 1907 à Commack, fut un entrepreneur américain qui fonda la société American Sugar Refining Company en 1891. Après avoir été nommé vice-président de la société, il en devint plus tard le président

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Avignon 2025.

Pièce de théâtre sur la famille de Paul Durand Ruel.

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Lire aussi:

2022/05/des-americaines-paris-gerard-bonal

2019/01/jean-dormesson-de-lacademie-francaise

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480 personnes ont lu cet article.

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samedi 14 mai 2022

Souvenirs d’un marchand de tableaux. Ambroise Vollard.

Souvenirs d’un marchand de tableaux.

Ambroise Vollard.

Editions Nouveau Monde – 2021

 


Paul Cézanne

1839 - 1906 

Portrait d'Ambroise Vollard 

1866 - 1939

1899

Huile sur toile.

Petit Palais 

Paris 

Après 115 séances de poses matinales. Vollard avait pris en main le destin commercial de Cézanne.


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Pour lui, il ne peut expliquer comment s’effectue une bonne vente. Il pense à une loterie et à des forces souterraines qui interagissent (p 458).

Il considère que 1890 était une époque « bénie pour les collectionneurs ». Les tableaux s’achetaient une bouchée de pain et se revendaient avec un profit intéressant (p 35). Il a ainsi pu acquérir des tableaux de génies à bas prix (p 351). Un commissaire priseur a accepté que Vollard ne paie que trois cents francs sur les neuf cents demandés pour cinq tableaux de Cézanne (p 40).

 

Paul Cézanne :

Il prenait des fleurs en papier comme modèle pour ses tableaux, car elles ne fanaient pas (p 13). Cézanne critiquait la peinture de Vincent van Gogh en disant d’elle que c’était une peinture de fou (p 38). Edouard Manet voyait Cézanne en « mal embouché » (p 68).

Ambroise Vollard écrit son premier livre en 1914 : « Paul Cézanne ». Ce fut un succès.

Le père de Cézanne était réfractaire à l’art, tandis que sa mère a été son soutien dans sa vocation (p 336).

 

 

Edouard Manet :

Cézanne le voyait comme « un homme du monde » (p 68). Renoir pensait que le noir de Manet était « la reine des couleurs ». Degas pensait que Manet avait enfin abandonné « son jus de pruneau » (p 94).

 

Edgar Degas :

Il prenait des chevaux de bois pour modèle pour ses tableaux (p 44). Il asse ses vacances à Saint-Valéry-sur-Somme, chez les Braquaval (p 92). Il illustrera deux livres édités par Ambroise Vollard : « La Maison Tellier » de Maupassant et « les « Mimes des courtisanes » de Lucien (p 329).

 

Vincent van Gogh :

Ambroise Vollard donne son explication sur la coupe de l’oreille. « Après avoir passé l’après-midi chez les prostituées, il lut un passage de la Bible qui dit qu’il faut couper et jeter au eu un organe qui « est une occasion de scandale ».  Mais il ne la jeta pas au feu. Il la porta aux demoiselles vues l’après-midi.

Pour Renoir, l’art de van Gogh est supérieur à celui de Jean-François Millet (p 87).

 

Albert André :

Degas aimait ses fonds joliment nuancés (p 119).

 

Vollard lisant aux Collettes par Albert André

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Raoul Dufy :

On apprend qu’il a expérimenté plusieurs fois une maison close à Marseille, le « salon d’Aline », pour illustrer un livre (p 327).

 

M. de Camondo :

Ambroise Vollard décèle l’étranger « dans ses manières exagérément parisiennes ».

Dans son magasin, M. de Camondo introduit Sa Majesté Milan, ex-roi de Serbie, qui voulait tout savoir sur l’art nouveau et acheter des tableaux. S’ensuit toute une histoire autour de l’achat d’un tableau de Henry de Groux intitulé « Mort aux vaches » prenant pour cible les rois (p 135).

 

Marc Chagall :

Ambroise Vollard a aussi édité des livres, dont un « Les Fables «  de La Fontaine. Il demanda au peintre russe de l’illustrer car La Fontaine avait trouvé l’inspiration dans des sources orientales. Chagall était le mieux pour traduire ce « prestigieux Orient » (p 331).

 

Pierre-Auguste Renoir

1841 - 1919

Ambroise Vollard au foulard rouge

Vers 1899

Huile sur toile.

Petit Palais

Paris 


Aristide Maillol :

C’est Ambroise Vollard qui lui propose de faire le premier bronze à partir d’une statue en bois réalisée par l’artiste (p 316). Maillol illustre les « Folastries » de Ronsard*. Il disait du livre « qu’on pouvait le mettre dans sa poche » (= l’ancêtre du Livre de Poche, NDLR) (p 332).

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Pierre-Auguste Renoir 
1841 - 1919
Le parapluie 
1881 - 1886 
The National Gallery - Londres.
Il commence à pleuvoir dans un parc parisien animé. La foule part dans tous les sens, mais une jeune fille et une femme portant une boîte à chapeau nous l'indiquent. C'est l'un de ses derniers tableaux décrivant la vie moderne, avant de repartir vers les tableaux de paysages, de nus et de portraits.
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Le Havre 

Abbaye de Graville 

Petites tables et grand couvert 

Tables de la Renaissance 

Montaigne et Ronsard conseillent une alimentation pauvre en viandes. Ils n'ont pas écrit qu'il ne fallait plus en manger, NDLR.

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Pierre Bonnard 

1867 - 1947

Portrait d'Ambroise Vollard au chat 

Vers 1924 

Huile sur toile.

Petit Palais 

Paris

Son attitude montre une certaine somnolence connue par ceux et celles qui l'ont côtoyé.

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Lire aussi:

 2015/08/paul-cezanne-au-musee-granet

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