Souvenirs
d’un marchand de tableaux.
Ambroise
Vollard.
Editions
Nouveau Monde – 2021
Paul Cézanne
1839 - 1906
Portrait d'Ambroise Vollard
1866 - 1939
1899
Huile sur toile.
Petit Palais
Paris
Après 115 séances de poses matinales. Vollard avait pris en main le destin commercial de Cézanne.
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Pour
lui, il ne peut expliquer comment s’effectue une bonne vente. Il pense à une
loterie et à des forces souterraines qui interagissent (p 458).
Il
considère que 1890 était une époque « bénie pour les
collectionneurs ». Les tableaux s’achetaient une bouchée de pain et se
revendaient avec un profit intéressant (p 35). Il a ainsi pu acquérir des
tableaux de génies à bas prix (p 351). Un commissaire priseur a accepté que Vollard
ne paie que trois cents francs sur les neuf cents demandés pour cinq tableaux
de Cézanne (p 40).
Paul
Cézanne :
Il
prenait des fleurs en papier comme modèle pour ses tableaux, car elles ne
fanaient pas (p 13). Cézanne critiquait la peinture de Vincent van Gogh en
disant d’elle que c’était une peinture de fou (p 38). Edouard Manet voyait
Cézanne en « mal embouché » (p 68).
Ambroise
Vollard écrit son premier livre en 1914 : « Paul Cézanne ». Ce
fut un succès.
Le
père de Cézanne était réfractaire à l’art, tandis que sa mère a été son soutien
dans sa vocation (p 336).
Edouard
Manet :
Cézanne
le voyait comme « un homme du monde » (p 68). Renoir pensait que le
noir de Manet était « la reine des couleurs ». Degas pensait que
Manet avait enfin abandonné « son jus de pruneau » (p 94).
Edgar
Degas :
Il
prenait des chevaux de bois pour modèle pour ses tableaux (p 44). Il asse ses
vacances à Saint-Valéry-sur-Somme, chez les Braquaval (p 92). Il illustrera
deux livres édités par Ambroise Vollard : « La Maison Tellier »
de Maupassant et « les « Mimes des courtisanes » de Lucien (p
329).
Vincent
van Gogh :
Ambroise
Vollard donne son explication sur la coupe de l’oreille. « Après avoir
passé l’après-midi chez les prostituées, il lut un passage de la Bible qui dit qu’il
faut couper et jeter au eu un organe qui « est une occasion de
scandale ». Mais il ne la jeta pas
au feu. Il la porta aux demoiselles vues l’après-midi.
Pour
Renoir, l’art de van Gogh est supérieur à celui de Jean-François Millet (p 87).
Albert
André :
Degas
aimait ses fonds joliment nuancés (p 119).
Vollard lisant aux Collettes
par Albert André
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Raoul
Dufy :
On
apprend qu’il a expérimenté plusieurs fois une maison close à Marseille, le
« salon d’Aline », pour illustrer un livre (p 327).
M.
de Camondo :
Ambroise
Vollard décèle l’étranger « dans ses manières exagérément
parisiennes ».
Dans
son magasin, M. de Camondo introduit Sa Majesté Milan, ex-roi de Serbie, qui
voulait tout savoir sur l’art nouveau et acheter des tableaux. S’ensuit toute
une histoire autour de l’achat d’un tableau de Henry de Groux intitulé
« Mort aux vaches » prenant pour cible les rois (p 135).
Marc
Chagall :
Ambroise
Vollard a aussi édité des livres, dont un « Les Fables « de La
Fontaine. Il demanda au peintre russe de l’illustrer car La Fontaine avait
trouvé l’inspiration dans des sources orientales. Chagall était le mieux pour
traduire ce « prestigieux Orient » (p 331).
Pierre-Auguste Renoir
1841 - 1919
Ambroise Vollard au foulard rouge
Vers 1899
Huile sur toile.
Petit Palais
Paris
Aristide
Maillol :
C’est
Ambroise Vollard qui lui propose de faire le premier bronze à partir d’une
statue en bois réalisée par l’artiste (p 316). Maillol illustre les
« Folastries » de Ronsard*. Il disait du livre « qu’on pouvait le
mettre dans sa poche » (= l’ancêtre du Livre de Poche, NDLR) (p 332).
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Pierre-Auguste Renoir 1841 - 1919
Le parapluie
1881 - 1886
The National Gallery - Londres.
Il commence à pleuvoir dans un parc parisien animé. La foule part dans tous les sens, mais une jeune fille et une femme portant une boîte à chapeau nous l'indiquent. C'est l'un de ses derniers tableaux décrivant la vie moderne, avant de repartir vers les tableaux de paysages, de nus et de portraits.