Saint -Gilles. Gard.
Sonia Bellina a été retrouvée partiellement brûlée dans des vignes.
L'extrême droite la blâme.
Les répliques répondent : votre misogynie vous rend immonde.
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Evan Stark - Gwenola Joly-Coz -
Pourquoi n’est-elle pas partie ? » Derrière cette question, que vous vous êtes peut-être déjà posée, se cache une profonde méconnaissance des mécanismes mis en place par les auteurs de violences conjugales pour empêcher ce départ. Et si la question était plutôt « Comment s’y est-il pris pour l’en empêcher ? » La notion de contrôle coercitif, remise en lumière par le Sociologue Evan Stark en 2007, permet de trouver une réponse à cette question. Il la définit comme une « conduite calculée et malveillante déployée presque exclusivement par les hommes pour dominer une femme, en entremêlant des violences physiques répétées avec trois tactiques de contrôle tout aussi importantes : intimidation, isolement et contrôle. ». Ce processus, n’est pas genré par essence, il a par exemple pu être utilisé comme méthode de torture durant la guerre de Corée.
Outil de domination masculine
Le contexte patriarcal a toutefois conduit à le transformer en outil de domination masculine. Dans le cadre des relations entre partenaires intimes, cette stratégie peut se traduire par des comportements multiples qui ont pour objectif de diminuer la capacité d’action de la victime et de générer un état de vulnérabilité permettant la coercition. Les violences physiques, qui en sont la partie visible, ne sont pas systématiques et s’accompagnent d’autres comportements : Exiger une autorisation pour accomplir des gestes quotidiens tel que sortir du domicile ou voir ses proches, micro-réguler le comportement de sa partenaire, interdire certains contacts, contrôler appels et messages, humilier, menacer, dénigrer… Une mécanique aux formes infinies, tant les auteurs savent redoubler d’inventivité pour asseoir leur contrôle. Même lorsqu’elles parviennent à quitter leur agresseur, les femmes ne parviennent pas toujours à échapper à ce contrôle. Le maintien de cette coercition peut résulter de comportements individuels - harcèlement, chantage au suicide, revenge porn, etc. - mais sa survie est également permise et entretenue par des mécanismes légaux qui maintiennent les femmes sous le joug de leur ancien partenaire. En présence d’enfants notamment, l’autorité parentale conjointe peut devenir un nouvel outil de contrôle, obligeant femmes et enfants à dépendre et à garder contact avec leur agresseur. Encore peu utilisée par les juridictions, la juge, Gwenola Joly-Coz, s’est emparée de la notion de contrôle coercitif dans cinq arrêts rendus par la Cour d’appel de Poitiers le 31 janvier 2024. Plutôt que de condamner des actes isolés, qui pris isolément n’auraient pas donné matière à condamnation, elle s’est intéressée à la situation dans son entier pour entrer en voie de condamnation. Cette reconnaissance brise le silence entourant des mécanismes insidieux et discrets, conçus pour être difficilement identifiables pour les proches et répréhensibles par les juridictions et contribuent à mettre fin à l’impunité de leurs auteurs. La diffusion de cette notion permet aux professionnels et aux victimes de mieux l’identifier et de préparer ensemble la question : « Comment faire pour partir ? », « comment faire pour s’en départir ? »
Evan Stark est un sociologue américain, connu pour avoir théorisé le concept de contrôle coercitif dans le cadre des violences conjugales. Ses travaux, notamment publiés en 2007 dans l'ouvrage "Coercive Control: How Men Entrap Women in Personal Life", décrivent comment les conjoints violents privent leurs victimes de libertés (isolement, intimidation, contrôle des ressources, épuisement mental) pour les soumettre. Stark compare ces mécanismes à ceux utilisés par les geôliers, avec pour objectif de "tuer la personnalité" de la victime plutôt que de simplement la blesser physiquement.
Gwenola Joly-Coz, première présidente de la cour d'appel de Poitiers, a joué un rôle clé en France dans la reconnaissance juridique du contrôle coercitif. En janvier 2024, elle a rendu cinq arrêts fondateurs, intégrant pour la première fois cette notion dans le droit français pour caractériser des infractions pénales entre conjoints (violences psychologiques, harcèlement). Ces arrêts ont marqué un tournant en considérant le contrôle coercitif comme une "atteinte aux droits humains" et un "crime de liberté".
Joly-Coz a souligné que cette approche change la perspective judiciaire :
« On ne dit plus ‘Pourquoi elle n’est pas partie ?’ mais ‘Qu’est-ce que Monsieur a fait pour qu’elle ne parte pas ?’ » Cette formulation met l’accent sur la responsabilité de l’agresseur et la dynamique de l’emprise.
Pourquoi ce lien est important ?
- Stark a fourni le cadre théorique.
- Joly-Coz a permis son application concrète en France, créant une jurisprudence reprise depuis dans d’autres affaires.
Leur collaboration symbolise le passage d’un concept sociologique à un outil juridique contre les violences conjugales. (Qwant)
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Cameroun : huit féminicides recensés en huit jours, la footballeuse Nchout Njoya Ajara appelle à la mobilisation.
Au moins 60 femmes ont été tuées au Cameroun depuis le début de l’année selon le ministère de la Promotion de la femme, un chiffre en hausse constante depuis 2023. En l’espace de huit jours, entre le 17 et le 23 août, huit féminicides ont été recensés. La footballeuse internationale Nchout Njoya Ajara, star du pays, a dénoncé le silence des autorités, qu’elle qualifie de "complicité".
Le Code pénal camerounais ne reconnaît toujours pas la notion de féminicide, et un projet de loi sur les violences faites aux femmes, lancé en 2023, n’a toujours pas abouti.
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Violences faites aux femmes : aux Mureaux, un lieu d'urgence et d'aide.
En septembre 2026, aux Mureaux (Yvelines), la Maison Espoir de Femmes est un lieu d’urgence et d’aide dédié aux victimes de violences conjugales et intrafamiliales.
Inaugurée le 19 juin 2026 et ouverte depuis juin 2026, cette structure propose :
- Un accueil de jour du lundi au vendredi pour l’écoute, l’accompagnement administratif et l’aide au dépôt de plainte.
- Trois chambres d’urgence pour une mise à l’abri de 24 à 72 heures, avec kits d’hygiène et de beauté, et intervention possible d’une psychologue ou d’une assistante sociale.
- Un espace enfants avec salle de jeux, permettant aux mères de se rendre sur place sans contrainte.
- Des ateliers et cafés des femmes pour reprendre confiance, ainsi qu’une épicerie solidaire pour lutter contre la précarité.
- Un jardin de 6 000 m² et des espaces communs aménagés pour favoriser un environnement sécurisé et apaisant.
L’adresse exacte n’est pas communiquée publiquement pour protéger les victimes accueillies. Le projet est porté par l’association Espoir de Femmes, fondée en 2015 par Leïla Amrouche, travailleuse sociale.
Autres ressources locales dans les Yvelines :
CIDFF 78 : écoute, conseil et accompagnement pour les victimes de violences intrafamiliales, harcèlement, mariages forcés, etc. Permanences à Carrières-sous-Poissy et Montigny-le-Bretonneux. Contact : 01 30 74 21 01 / 01 30 74 85 15 ou (cidff78@club-internet.fr) L’Étincelle (CHRS Équinoxe) : accueil de jour et hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences, avec un bus itinérant dans les Yvelines. Contact : 06 10 407 407 ou (etincelle@chrs-equinoxo.fr) (yvelines-infos.fr)
Numéro national d’écoute : le 3919 (anonyme et gratuit) pour les femmes victimes de violences ou leur entourage (arretonslesviolences.gouv.fr)
Contexte : En France, 90 féminicides ont été recensés depuis janvier 2026, dont deux dans les Yvelines en juillet 2026. Neuf appels sur dix au 3919 concernent des violences conjugales (actu.fr)
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France : Greg Guillotin accusé de violences conjugales, d’emprise et de contrôle coercitif par son ex-compagne.
Le youtubeur Greg Guillotin est visé par des accusations de violences conjugales. Il a reconnu, dans un communiqué, une partie des violences physiques et psychologiques que lui reproche son ex-compagne qui avait 19 ans lorsqu’elle a rencontré le vidéaste, âgé de 35 ans. Elle a porté plainte le 17 juin pour “"violences habituelles" et "harcèlement moral" et une enquête a été ouverte le 5 septembre.
La victime décrit sept ans d’emprise, de contrôle financier et d’isolement, ainsi qu’un système de vidéosurveillance installé en 2025 lui permettant d’épier ses faits et gestes à distance, même dans son intimité. Son avocat dénonce un "système permanent de contrôle" et accueille avec méfiance les aveux de Greg Guillotin, qui aurait, au cours de la relation, déjà reconnu à plusieurs reprises les violences, sans y mettre fin. L’avocat de l’accusé confirme de son côté que son client "a admis et avoué des violences", mais conteste le terme de système global de contrôle. 09 26
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Grèce : des policier·ères devant la justice pour n’avoir rien fait pour empêcher un féminicide devant un commissariat.
Trois policiers et une policière sont accusé·es de n’avoir rien fait pour empêcher un féminicide devant un commissariat de la banlieue d’Athènes en 2024. La victime, Kyriaki Griva, âgée de 28 ans, avait été poignardée son ex-compagnon le 1er avril 2024 alors qu’elle venait de demander de l’aide à la police. Le chef d’accusation retenu est "exposition mortelle par omission", passible d’une peine d’au moins 10 ans de prison.
Parmi les accusé·es se trouve l’opérateur du centre d’urgence qui avait rétorqué à la victime qui demandait à être raccompagnée à son domicile qu’une patrouille de police "n’était pas un taxi", une phrase qui avait alors choqué la Grèce. L’ex-compagnon de la victime avait été condamné l’année dernière à l’emprisonnement à perpétuité après avoir été reconnu coupable d’homicide volontaire.
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09 26.
100 féminicides en France.
Colère.
Quand allez-vous agir ?
Noustoutes
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