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vendredi 24 juillet 2026

Inflation - Fruits et légumes - Grande distribution - Opacité - Impunité - New York - Zohran Mamdani - Taxe Zucman -

 

Inflation

Fruits et légumes

Plus 10%

Marges abusives

Opacité

Impunité

Grande distribution

1. Hausse des prix et inflation ciblée

  • Fruits et légumes : Leur prix a augmenté de 16 % en un an dans le panier conventionnel étudié par Familles Rurales en 2023, soit 3,5 fois plus que l’inflation générale  (indecosa.fr) (f

Bio : Les marges sur les fruits et légumes bio sont en moyenne 81 % plus élevées que sur le conventionnel, selon une étude de Que Choisir en 2025. Pourtant, les coûts de production bio sont déjà 57 % plus élevés que ceux du conventionnel

  • Mécanisme de péréquation : Les enseignes compensent les marges faibles (voire négatives) sur certains produits d’appel (comme les sodas ou les marques nationales) en augmentant les prix sur les produits sains (fruits, légumes, bio)  (foodwatch.org) (ledauphine.com)

2. Marges abusives et opacité

  • Seuil de revente à perte (SRP) +10 % : Depuis 2019, la loi Egalim garantit une marge minimale de 10 % à la grande distribution. Cette mesure, prolongée malgré la crise, a été critiquée par l’UFC-Que Choisir comme anticonsommateur, ayant coûté 1,6 milliard d’euros aux ménages sur deux ans
  • Manque de transparence :
    • L’Observatoire de la Formation des Prix et des Marges (OFPM) ne publie que des marges moyennes par grandes familles d’aliments, empêchant toute analyse fine par produit
    • En 2022, la grande distribution a augmenté ses marges sur des produits de première nécessité, dont les fruits et légumes
  • Profits records : En 2021, le rayon fruits et légumes a généré 247 millions d’euros de bénéfices pour la grande distribution, couvrant les pertes d’autres rayons (comme la boulangerie) (indecosa.fr)

(famillesrurales.org) (franceinfo.fr)

3. Impunité et absence de sanctions

  • Pas de sanctions concrètes : Malgré les alertes répétées (FMI, BCE, Sénat, associations), aucune mesure coercitive n’a été prise pour limiter les marges abusives. Les sénateurs appellent désormais à un affichage obligatoire des marges en rayon (franceinfo.fr)
  • Pression sur les agriculteurs : Les producteurs dénoncent des marges extrêmement faibles, voire négatives sur les fruits et légumes, tandis que la grande distribution réalise des profits élevés
  • Pérennisation des dérives : Les syndicats agricoles organisent des ventes directes pour dénoncer les marges abusives, mais sans impact visible sur les pratiques des enseignes (sudouest.fr)

4. Propositions pour réformer le système

Plusieurs associations (foodwatch, Familles Rurales, UFC-Que Choisir, CLCV) et le Sénat demandent :

  • Transparence totale : Obligation d’afficher les marges par produit pour les industriels et la grande distribution
  • Sanctuarisation des produits sains : Vente à prix coûtant de 100 produits prioritaires (fruits, légumes, légumineuses, bio) selon les recommandations du PNNS
  • Suppression du SRP +10 % : Abrogation de la marge minimale garantie pour éviter d’alimenter l’inflation
  • Contrôle renforcé : Sanctions en cas de marges abusives avérées

5. Réactions institutionnelles et limites

  • Sénat : Une commission d’enquête a pointé du doigt la grande distribution pour son rôle dans la fragilisation des filières alimentaires françaises et son manque de transparence  (cca.asso.fr)

Gouvernement : En 2023, le Président de la République s’était engagé à lutter contre les marges abusives, mais aucune mesure concrète n’a été mise en place depuis

  • Grande distribution : Les dirigeants des enseignes (comme Intermarché) nient toute pratique abusive, évoquant une stabilité des marges

En résumé

Problème

Conséquences

Solutions proposées

Hausse des prix (fruits/légumes +16 % en 2023)

Accès inégal à une alimentation saine

Vente à prix coûtant pour 100 produits prioritaires

Marges abusives (jusqu’à +81 % sur le bio)

Péréquation au détriment des produits sains

Transparence obligatoire par produit

Opacité totale (OFPM ne publie que des moyennes)

Impunité des acteurs

Affichage des marges en rayon

SRP +10 % (loi Egalim prolongée)

Inflation alimentaire (+1,6 Md€/2 ans)

Suppression de la marge minimale garantie

Impunité (pas de sanctions)

Profits records sans contrepartie

Contrôles et sanctions renforcés

(Qwant)

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New York – Alimentation.

Zohran Mamdani.

At our municipal grocery stores, New Yorkers will get a 30% discount on eggs, milk, chicken, produce and other everyday essentials. In the wealthiest city in the richest country in the world, no one should have to wonder how they’ll afford the food they need to feed themselves or their families.

Dans nos supermarchés municipaux, les New-Yorkais bénéficieront d'une réduction de 30 % sur les œufs, le lait, le poulet, les fruits et légumes et autres produits de première nécessité. Dans la ville la plus riche du pays le plus riche du monde, personne ne devrait avoir à se demander comment se nourrir, ni nourrir sa famille.

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Taxer les riches :

Propositions concrètes de Mamdani :

  • Une taxe sur les résidences secondaires de luxe pour les non-résidents, ciblant les biens d'une valeur supérieure à 5 millions de dollars. Cette mesure, lancée le 15 avril 2026 sous le nom de « Happy Tax Day New York », vise à générer au moins 500 millions de dollars par an pour financer des services publics comme la garde d'enfants, la propreté et la sécurité des quartiers.
  • Un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros, inspiré des travaux de l’économiste Gabriel Zucman et du prix Nobel Joseph Stiglitz. L’objectif est de rétablir une contribution minimale pour les ultra-riches, alors que leur imposition effective a fortement diminué ces dernières décennies (par exemple, les 400 plus grandes fortunes américaines paient aujourd’hui environ 24 % d’impôts sur leurs revenus, contre près de 50 % dans les années 1960).

Contexte : Ces propositions s’inscrivent dans un mouvement plus large de taxation des ultra-riches, déjà discuté en Europe et au G20. En France, la « taxe Zucman » est estimée pouvoir rapporter 25 milliards d’euros par an si elle était appliquée. Cependant, elle reste très controversée, notamment parmi les milieux économiques qui la jugent « confiscatoire » ou inefficace.

À noter : Ces mesures concernent New York et non la France. En France, la taxe Zucman a été rejetée pour le budget 2026, bien qu’elle reste un sujet de débat politique. (Qwant)

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