Alençon – Nouvelles caméras.
Ndlr : Imaginez comment on pourrait améliorer la vie des habitant-es avec cet argent.
Modernisation du réseau existant
- 18 caméras panoramiques multi‑capteurs (vision nocturne, 5 millions de pixels) sont prévues pour remplacer ou compléter le réseau actuel de 70 caméras.
- Le projet inclut 6 écrans vidéo et 2 serveurs pour augmenter la capacité de stockage et de traitement des images.
- Coût total de l’acquisition : 157 389 € (actu.fr)
Extension du dispositif
- 20 nouvelles caméras infrarouges (vision nocturne haute définition) seront ajoutées, portant le nombre total à 72 caméras.
- Le coût de cette extension est de 125 665 €, dont 100 532 € financés par l’État (my-angers.info)
Caméras mobiles pour la lutte contre les dépôts sauvages
- En septembre 2024, la ville a introduit 2 caméras mobiles (valeur de 17 000 € chacune) afin de surveiller les dépôts sauvages et de sanctionner les auteurs.
- Ces caméras font partie d’un dispositif de « piège photos » qui permet d’envoyer des avis d’amende (minimum 150 €) aux propriétaires des véhicules impliqués (francebleu.f
Résumé des chiffres clés
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Type de caméra |
Nombre |
Coût (en €) |
Financement |
|
Panoramiques multi‑capteurs |
18 |
157 389 |
Ville |
|
Infrarouges |
20 |
125 665 |
100 532 € (État) + 25 133 € (Ville) |
|
Mobiles (déchets) |
2 |
34 000 |
Ville |
Total caméras en service : 72 (70 existantes + 18 nouvelles + 20 nouvelles + 2 mobiles).
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Vidéosurveillance à Charmes : points de critique
1. Opposition politique
- Débat houleux : Au dernier conseil municipal du 4 mars, la minorité a voté contre une demande de subvention du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), qui aurait financé jusqu’à 50 % du coût des caméras. Cette opposition montre que certains élus remettent en question le projet, notamment sur son financement et son utilité (vosgesmatin.fr)
2. Limites d’accès aux images
- Accès restreint : Les caméras ne seront visibles que sur réquisition. Seules les forces de police, la gendarmerie et le maire pourront y accéder, et le premier magistrat précise qu’il ne le fera « seulement si je constate des incidents par moi‑même » (vosgesmatin.fr)
- Absence de surveillance en direct : Le chef de la police municipale, Alain Delaurent, insiste sur le fait qu’il n’y a « personne derrière les écrans » et que les images ne sont pas regardées en temps réel, ce qui limite l’efficacité de la prévention et soulève des questions de transparence.
3. Questions de vie privée
- Conservation limitée : Les images seront conservées « au moins 15 jours » et les zones privées seront masquées, mais la durée de conservation reste courte et peut être jugée insuffisante pour certaines enquêtes (vosgesmatin.fr)
- Lecture de plaques d’immatriculation : Certaines caméras seront équipées de la lecture automatique des plaques, ce qui peut être perçu comme une intrusion supplémentaire dans la vie quotidienne des habitants (vosgesmatin.fr)
4. Coût et justification
- Budget conséquent : Le plan de déploiement, d’un coût estimé à 157 000 €, prévoit l’installation de 34 caméras. Bien que le projet ait reçu un diagnostic de la gendarmerie et une autorisation préfectorale, le coût élevé est un point de friction pour les élus et les citoyens qui se demandent si les bénéfices justifient l’investissement (vosgesmatin.fr)
5. Usage ciblé
- Installation devant l’école maternelle : Le maire a proposé d’installer une caméra devant l’école maternelle pour « calmer les incivilités » (aisnenouvelle.fr)
Cette initiative peut être critiquée pour son impact sur la vie privée des enfants et de leurs familles, ainsi que pour la question de la proportionnalité de la mesure.
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Annulation partielle de la délibération de Vannes sur la vidéosurveillance
Contexte juridique
- Cour administrative d’appel de Nantes a décidé, le 17 février 2026, d’annuler partiellement la délibération du conseil municipal de Vannes qui avait autorisé le déploiement de 68 nouvelles caméras équipées d’intelligence artificielle (IA) (france3-regions.franceinfo.fr)
- Le recours a été introduit par l’avocat Raphaël Balloul, qui a déjà tenté d’annuler la décision en 2021. Il soutient que l’absence d’une Analyse d’impact sur la protection des données (AIPD) constitue un vice de procédure (france3-regions.franceinfo.fr)
Points clés de la décision
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Élément |
Décision |
Source |
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Recours à l’IA |
Annulé |
france3-regions.franceinfo.fr |
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Déploiement de caméras |
Valide (hors IA) |
france3-regions.franceinfo.fr |
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Justification de la ville |
Baisse de la délinquance et besoin de sécurité |
france3-regions.franceinfo.fr |
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Avis du Conseil d’État |
Il est illégal d’utiliser un traitement algorithmique des images de vidéosurveillance |
france3-regions.franceinfo.fr |
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Contrôle CNIL |
Le Centre de surveillance urbain (CSU) de Vannes est régulièrement contrôlé |
france3-regions.franceinfo.fr |
Réactions
- Raphaël Balloul a salué la décision, affirmant que la ville avait méconnu les dispositions du code de la sécurité intérieure et ignoré les exigences de protection des données (france3-regions.franceinfo.fr)
- La municipalité, quant à elle, a maintenu que les caméras resteront sans IA et que la vidéosurveillance se limitera à la lecture de plaques d’immatriculation pour la sécurité routière (cnews.fr)
La cour administrative d’appel de Nantes a annulé la partie de la délibération de Vannes qui autorisait l’usage de l’IA dans la vidéosurveillance, mais a laissé valide le déploiement des 68 nouvelles caméras. Cette décision s’appuie sur le jugement récent du Conseil d’État déclarant le traitement algorithmique des images illégal, ainsi que sur l’absence d’AIPD et la non‑conformité aux exigences de protection des données. (Qwant).
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