Vidéosurveillance : un gaspillage d’argent public
selon Cash Investigation
Cash
Investigation a mené une enquête approfondie sur la vidéosurveillance en
France, mettant en lumière plusieurs points clés qui suggèrent que cet investissement
public est largement inefficace.
1. Coût élevé
- Les villes comme Sartrouville ont dépensé 170 000 €
pour le renouvellement de leurs caméras en 2018, sans que cela n’augmente
significativement la sécurité.
- En plus des équipements, 11 agents
sur 36 sont affectés aux centres de surveillance, ce qui représente un coût
supplémentaire important.
2. Efficacité
limitée
- Les caméras ne permettent d’élucider qu’environ 1
à 3 % des affaires après qu’un crime ait été commis.
- Elles ne sont utiles que pour déplacer la
délinquance d’un endroit à un autre, notamment dans les parkings,
et pour réprimer les infractions routières.
- En matière de terrorisme, les
images sont souvent recueillies après coup et servent
surtout à la propagande ennemie plutôt qu’à la prévention.
3. Impact
politique et économique
- Le secteur de la sécurité représente aujourd’hui 10 milliards
d’euros en France, un chiffre qui profite largement aux
industriels du secteur.
- Les caméras sont parfois manipulées
pour gonfler les statistiques de l’industrie, ce qui alimente un cycle de
dépenses sans réelle amélioration de la sécurité.
4. Rapport coût‑avantage
défavorable
- Selon le sociologue Laurent Mucchielli, le
rapport coût‑avantage de la vidéosurveillance n’est pas favorable : chaque
euro investi est retiré ailleurs, alors que l’argent public manque.
- La même conclusion est portée par Laurent
Muchielli dans une interview à La Gazette des Communes.
5. Conclusion de
l’enquête
Cash
Investigation conclut que la vidéosurveillance constitue un gaspillage
d’argent public. Les caméras ne sont pas un moyen efficace de prévenir
la criminalité et représentent un coût financier important pour les
collectivités locales.
En
résumé, les données présentées par Cash Investigation
montrent que la vidéosurveillance en France est un investissement public
coûteux et peu efficace, avec un impact limité sur la sécurité et un rapport
coût‑avantage défavorable. (Qwant)
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Caméras nomades à Bordeaux – dispositif de
Thomas Cazenave.
Cadre légal et
signalisation
- Les caméras doivent être signalées
(affichage à proximité) et nécessitent une autorisation préalable
de la préfecture (arrêté en cours de signature en juin) (actu.fr)
Utilisation concrète
- Caudéran : déploiement pour identifier les
auteurs d’un dépôt sauvage.
- Commerce en danger de point de deal :
caméra mobile pour aider la police municipale.
- Vélo électrique : surveillance des engins
dépassant 25 km/h, possibilité de saisie (francebleu.fr)
Critiques et opposition
- L’opposition dénonce un « tournant tout
sécuritaire » du nouveau maire, soulignant que la sécurité est
devenue le seul axe de son programme (bordeaux-gazette.com)
- Les critiques se concentrent sur la centralisation
de la surveillance et sur les risques potentiels pour la vie
privée, bien que le texte ne détaille pas les arguments précis.
Résumé
Thomas Cazenave
a introduit un dispositif mobile de caméras à Bordeaux,
inspiré de Nice, coûtant 7 500 € chacune, avec un cadre légal strict
(signalisation et autorisation préfectorale). Le dispositif est destiné à
répondre rapidement aux incidents d’insécurité, mais il fait l’objet de
critiques de l’opposition, qui le qualifie de « tournant tout sécuritaire ».
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Écommoy : critique des six nouvelles caméras de
vidéoprotection.
Points de critique
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Point
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Observation
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Référence
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Transparence
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Le
texte ne précise pas si les habitants ont été informés ou consultés sur
l’extension du réseau.
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my-angers.info
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Protection
de la vie privée
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Aucune
mention de mesures de pixélisation des zones privées, de durée de conservation
des images ou de panneaux d’avertissement.
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my-angers.info
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Contrôle
d’accès
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Seule
la gendarmerie peut consulter les images, mais il n’est pas indiqué comment
les autorités locales (police municipale) peuvent y accéder pour des enquêtes
locales.
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my-angers.info
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Financement
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Le
coût total de 30 000 € est mentionné, mais le reste à charge de la commune
(101 400 € pour les bornes incendie) n’est pas directement lié aux caméras,
ce qui peut prêter à confusion sur la répartition des fonds.
|
lemans.maville.com
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Objectifs
de sécurité
|
Le
maire décrit les sites comme « sensibles », mais aucune donnée sur
l’efficacité attendue (ex. taux de dégradations réduits) n’est fournie.
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my-angers.info
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Participation
citoyenne
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Aucun
dispositif d’échange avec les résidents (ex. réunions publiques, avis
d’opinion) n’est évoqué.
|
my-angers.info
|
Les
six nouvelles caméras d’Écommoy visent à renforcer la sécurité autour de
plusieurs sites jugés sensibles, avec un coût de 30 000 € et un financement
partiel par le conseil départemental. Cependant, le projet soulève des
interrogations quant à la transparence, la protection
de la vie privée et la participation citoyenne, car
aucune information n’est fournie sur les mesures de conformité aux normes européennes
de protection des données ou sur la consultation des habitants.
« Ce
sont des sites sensibles », a souligné le maire, mais le texte ne détaille
pas les garanties de respect de la vie privée. (my-angers.info)
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Ndlr : aïe, aïe, aïe…C’est ça la gauche
parisienne ? Surveillance des enfants, mauvaise protection, manque de
personnel qualifié.
Les écoles parisiennes et la vidéosurveillance
Contexte de la proposition
- Le groupe Paris Liberté (droit
parisien) propose d’installer des caméras de vidéosurveillance dans les 620
écoles de la ville afin de lutter contre les violences dans le
périscolaire.
- La mesure sera présentée lors du conseil
extraordinaire de Paris du 14 avril 2026.
- L’objectif déclaré est de prévenir
les agressions et de fournir des preuves en cas d’incident.
- Le plan inclut l’installation de caméras dans les couloirs,
halls d’entrée, abords des toilettes et, exceptionnellement, salles de
sieste.
- Le coût estimé par le parti est d’environ 10 millions
d’euros pour équiper l’ensemble des établissements.
- La proposition est soutenue par certains parents et
certains élus, mais rejetée par des syndicats de parents
(FCPE) et par la Commission nationale de l’informatique
et des libertés (CNIL) qui rappelle les limites légales.
- La CNIL précise que les caméras ne peuvent filmer que
les lieux de circulation et non les espaces de vie des enfants
(salles de classe, cantines, toilettes, etc.).
- Le traitement des images doit être limité aux
personnes habilitées (chef d’établissement, etc.) et la durée de
conservation est fixée par le responsable du dispositif.
- Le conseil de Paris propose également une subvention
de 600 000 € à l’association Œuvre de Secours aux Enfants
pour soutenir les familles victimes de violences sexuelles en milieu
scolaire. (Qwant).
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