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jeudi 2 avril 2026

Dépakine - Sanofi - Pères - Malformations -

 

Dépakine : une injustice qui perdure.

Le valproate de sodium, principe actif de Dépakine, est un anti‑épileptique commercialisé depuis les années 1970 par Sanofi. Depuis le milieu des années 1980, la prise de ce médicament par une femme enceinte est établie comme source de malformations congénitales (spina bifida, etc.) et de troubles neuro‑développementaux (autisme, déficits intellectuels, TDAH) chez l’enfant (humanite.fr)

Victimes reconnues et oubliées

  • Plus de 8 300 victimes ont été reconnues et accompagnées (humanite.fr)
  • Le dispositif d’indemnisation Valproate de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) a été créé en 2017 pour permettre aux victimes d’être indemnisées sans procédure judiciaire (humanite.fr)
  • Les pères traités par Dépakine restent oubliés : le dispositif actuel exclut totalement les situations paternelles, alors que des études récentes montrent un risque accru de troubles neuro‑développementaux chez l’enfant lorsqu’un père a pris le valproate dans les mois précédant la conception (vert.eco)

Actions et combats

  • Marine Martin, lanceuse d’alerte et fondatrice de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac), a gagné une action civile individuelle contre Sanofi et a fait évoluer la loi pour permettre les actions de groupe (humanite.fr)
  • En 2017, Apesac a créé le dispositif Valproate à l’Oniam (humanite.fr)
  • Aujourd’hui, plus d’une centaine de pères contactent Apesac, totalisant 189 enfants touchés(humanite.fr)
  • Le sénateur Klinger a souligné que le dispositif Valproate est sous‑utilisé, ce qui ne pose pas de problème financier à l’Oniam (humanite.fr)

 Réponse de l’État et de Sanofi

  • Sanofi a été condamné à plusieurs reprises mais continue de contester sa responsabilité et refuse de participer directement au financement de l’Oniam (humanite.fr)
  • Le gouvernement a mis en place des mesures de précaution en 2025, réservant la prescription de Dépakine aux neurologues, psychiatres et pédiatres pour les hommes susceptibles d’avoir un enfant (lemonde.fr)

Le scandale de Dépakine illustre une injustice persistante : des milliers de victimes, surtout des pères, restent non indemnisées malgré des preuves scientifiques solides de risques pour l’enfant. Les actions d’associations, de familles et de parlementaires visent à corriger ce vide juridique et à garantir l’équité pour toutes les victimes. (Qwant)

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