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mercredi 25 mars 2026

Maternité - Hausse des naissances en dehors des maternités - Santé mentale - Mères - Sciences - Oubliées -

 

Naissances hors hôpital : un doublement constaté.

Au cours de la période 2013‑2022, la France a enregistré environ 35 000 naissances hors maternité, soit un taux qui a quasiment doublé par rapport à la décennie précédente12.
Cette hausse s’explique en partie par la réduction du nombre de maternités : le nombre de villes disposant d’une maternité est passé de 416 à 373, ce qui a accru les distances à parcourir pour les femmes enceintes2.

Conséquences sanitaires

  • Le risque d’accouchement hors milieu hospitalier augmente avec la distance à la maternité la plus proche.
  • Les femmes vivant dans des zones rurales ou dans des territoires où l’accès à un médecin est difficile présentent un risque 1,3 fois plus élevé, et 1,8 fois plus élevé lorsqu’elles habitent une commune rurale2.
  • Les inégalités territoriales sont marquées : seuls 15 départements affichent un taux d’accouchement hors maternité inférieur à la moyenne nationale2.
  • Les risques de mortalité infantile sont plus élevés lors d’accouchements hors maternité, avec un excès de plus de 204 décès avant l’âge d’un an2.

Contexte national

  • La France est passée de la 7e place mondiale en mortalité infantile en 1989 à la 25e en 20172.
  • Une étude comparative estime que le pays enregistre environ 1 000 décès de nouveau‑nés supplémentaires par rapport aux pays les plus performants (Finlande, Norvège, Suède)2.

Réponse attendue

Ces données soulignent la nécessité d’une politique d’affectation des moyens qui prenne en compte les disparités territoriales et garantisse un accès équitable aux soins périnataux, plutôt que de fermer des maternités qui pourraient aggraver la situation des populations éloignées2.

Références

  1. Humanité – article sur le doublement des naissances hors hôpital (2013‑2022).
  2. Christophe Prudhomme – analyse détaillée des naissances hors maternité et de leurs conséquences.

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Prendre soin des mères, c’est prendre soin de toute la société.

"L’important, c’est que bébé aille bien." Cette phrase, beaucoup de femmes l’ont entendue alors qu’elles tentaient d’exprimer leur détresse ou d’obtenir de l’aide. Le manque de soutien et la difficulté d’être entendue — y compris dans les espaces de soins et d’accompagnement — constituent pourtant des enjeux majeurs de santé publique.

(…) Donner plus de place aux voix et aux expériences des femmes, des familles, des professionnel·les de terrain et des associations représentant les usagères des soins périnataux dans l’élaboration des politiques et des modèles de soins est indispensable. Leurs vécus et leurs expertises constituent des ressources essentielles pour construire des soins réellement adaptés aux besoins des femmes, dans toute leur diversité.

Prendre soin des mères, c’est prendre soin de toute la société. Nous demandons des soins périnataux qui prennent réellement en compte la santé mentale maternelle.

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Les femmes, les oubliées de la science sur l’accouchement et l’allaitement.

La médecine reproductive connaît très bien la qualité du lait maternel, les indicateurs néonataux et les courbes de risque. Pourtant, lorsque 20% des femmes québécoises décrivent des pressions coercitives, des gestes non consentis ou une douleur ignorée lors de l’allaitement ou de l’accouchement, ces savoirs-là – sur leur vécu, leur anxiété, leur autonomie décisionnelle – ne comptent presque pas dans la décision médicale. Il est peut-être temps que la médecine intègre pleinement leur vécu comme critère scientifique à part entière.

(…) Il est essentiel à cet égard de reconnaître que les preuves scientifiques sont toujours produites, sélectionnées et interprétées dans un cadre normatif. Lorsque le corps est principalement envisagé à travers ses fonctions reproductives, les connaissances qui s’y accordent tendent à structurer les décisions.

Interroger cette hiérarchie revient à élargir le cadre dans lequel elle est mobilisée. Cela suppose de considérer les effets des pratiques médicales non seulement en termes d’issues biomédicales, mais aussi en termes d’expérience vécue, de santé mentale et de capacité à décider.

les-femmes-les-oubliees-de-la-science-sur-l-accouchement-et-l-allaitement

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jeudi 5 mars 2026

Obésité - Maladie - Prise en charge - 9 millions en 2030 - Maladies cardiovasculaires. Femmes. Délais -

 

Projection de l’obésité en France en 2030

Selon les projections de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publiées en 2014 et reprises par Franceinfo, entre 25 % et 29 % des Français pourraient être obèses d’ici 2030 (franceinfo.fr)
Avec une population française d’environ 67 millions, cela correspond à :

Pourcentage

Nombre de personnes

25 %

~16,8 millions

29 %

~19,4 millions

En 2024, la prévalence de l’obésité (IMC > 30 kg/m²) était de 17,9 % en métropole, soit environ 9,8 millions de personnes (defendrelesfamilles.fr)

La projection montre donc une hausse d’environ 7 à 9 millions de cas d’obésité d’ici 2030.

·  Conséquences sanitaires : Augmentation du risque de diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, hypertension, certains cancers, troubles musculo‑squelettiques et troubles respiratoires.

·  Facteurs contributifs : Interaction complexe entre génétique, environnement (alimentation, activité physique), facteurs socio‑économiques et psychologiques.

·  Prise en charge : Approche multidisciplinaire incluant modification du mode de vie (nutrition, activité physique), soutien psychologique, et, dans certains cas, traitements pharmacologiques ou chirurgicaux. (Qwant).

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Une femme meurt toutes les 7 minutes d'une maladie cardiovasculaire.
200 décès par jour en France.
1ère cause de décès chez les femmes.
18 000 décès par an.
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Hypertension artérielle.
Risque majeur pour les femmes.
En 2050, 50% des femmes pourraient en souffrir.
Enjeu majeur de santé publique.
Mortalité.
Hospitalisations.
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Délais d’attente pour l’accès aux soins en France.

Les données récentes du baromètre annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF) montrent une dégradation notable des délais d’obtention de rendez‑vous médicaux.

1. Évolution des délais moyens

Spécialité

Attente moyenne actuelle

Attente moyenne 2019

Variation

Médecin généraliste

12 jours

4 jours

+200 %

Cardiologue

3 mois 2 jours

1 mois 3 semaines

+triple

Dermatologue

4 mois 2 semaines

2 mois 2 semaines

+double

Ophtalmologue, gynécologue, psychiatre

2 mois ou plus

1 mois 3 semaines

+triple

Pédiatre

3 semaines 2 jours

2 semaines 4 jours

+1 semaine

Les chiffres proviennent des baromètres FHF x Ipsos publiés en mars 2026  (franceinfo.fr)

2. Impact sur les patients

  • 73 % des Français ont renoncé à au moins un acte de soin ces cinq dernières années, principalement à cause de ces délais  (franceinfo.fr)
  • 90 % se sentent en colère face au manque de moyens alloués à l’hôpital public et aux conditions de travail du personnel soignant  (franceinfo.fr)
  • 63 % déclarent avoir peur d’être hospitalisés compte tenu de la situation actuelle des hôpitaux  (franceinfo.fr)

3. Inégalités régionales

Région

Attente moyenne pour un cardiologue

Île‑de‑France

< 8 semaines (moyenne nationale)

Normandie

24 semaines (plus de 5 mois)

La région parisienne reste la plus favorable, tandis que la Normandie est parmi les régions les plus touchées  (franceinfo.fr)

4. Conséquences

  • Augmentation de l’usage des urgences pour des situations non urgentes (≈ 49 % des répondants)  (santementale.fr)
  • Pression accrue sur les hôpitaux publics, avec un déficit financier de 2,5 milliards d’euros fin 2025  (santementale.fr)

5. Réponses attendues

Les responsables de santé appellent à :

  • Une loi de programmation en santé pour garantir des financements stables.
  • L’ouverture urgente de postes d’internat, notamment en cardiologie et dermatologie, afin de réduire les délais  (santementale.fr)

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