Pauline Chanu
« Sortir de la maison hantée »
Hommes menacés par le talent des femmes ?
Hystérie !
Argument choc.
Pauline Chanu argue que le diagnostic d'hystérie a été utilisé pour disqualifier les femmes et silencier leurs voix, notamment face aux violences conjugales et aux inégalités de genre. (Qwant).
Pauline Chanu, dans son essai Sortir de la maison hantée, avance que le diagnostic d’hystérie n’est pas un vestige du passé mais un outil de pouvoir toujours actif. Selon elle, les hommes ont appris à cacher leur violence en pathologisant les femmes, les présentant comme folles ou « ingérables » (lesinrocks.com)
Ce mécanisme permet de silencier les voix féminines, surtout lorsqu’elles s’expriment dans l’espace public ou revendiquent leur talent (podcast.ausha.co)
Le diagnostic comme stratégie de domination
- Hystérie : diagnostic flou, sans définition précise, qui peut être appliqué à une large gamme de symptômes (lesinrocks.com)
- Usage contemporain : le terme est encore employé comme injure contre les femmes politiques, médiatiques ou simplement actives (podcast.ausha.co)
- Effet : en qualifiant une femme d’hystérique, on la dévalorise et on la exclut des débats, ce qui facilite la justification de violences conjugales ou de comportements oppressifs (lesinrocks.com)
- Silence : les femmes sont retraitées de la parole publique, leurs revendications sont dévaluées (lesmissives.fr)
- Contrôle : l’hystérie sert à lobotomiser symboliquement les femmes, à les exorciser ou à les enfermer dans des rôles subordonnés (lesmissives.fr)
- Résistance : l’ouvrage invite à ouvrir les greniers et à réparer les fantômes en remettant en question ces mécanismes (lesmissives.fr)
En résumé, Pauline Chanu montre que le diagnostic d’hystérie est un mécanisme de disqualification qui permet aux hommes de cacher leur violence et de silencier les femmes, même dans un contexte où le terme est officiellement obsolète. Cette stratégie persiste à travers les institutions médicales, judiciaires et médiatiques, continuant à enfermer les femmes dans un stéréotype de folie.
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Violences conjugales
Khadija, oubliée de la justice
Procès contre l'Etat en 2020
L'Humanité
- Khadija a porté plainte en 2017 contre son ex‑conjoint pour viol, tortures et actes de barbarie (humanite.fr)
- En septembre 2020, son ex‑conjoint a été jugé à la cour d’assises de Limoges (Haute‑Vienne) pour violences conjugales et viol. Il a été condamné à huit ans de prison pour violences, mais acquitté pour les viols (franceinfo.fr), (bfmtv.com)
Privation de participation
- Khadija n’a pas été informée de la date du procès et n’a pas pu y assister, même en tant que partie civile. Elle a tenté de contacter le tribunal à plusieurs reprises, sans succès (bfmtv.com)
- Elle a également été empêchée de faire appel du verdict, ce qui a aggravé son sentiment d’injustice (bfmtv.com)
Action contre l’État
- Khadija a assigné l’État français pour faute grave (ou lourde) afin de dénoncer les dysfonctionnements administratifs qui l’ont privée de ses droits (humanite.fr)
- L’audience a eu lieu en avril 2025 devant le tribunal judiciaire de Paris (revueladeferlante.fr), (bfmtv.com)
Décision et réparation
- Le tribunal a condamné l’État à verser 8 000 € de dommages‑intérêts à Khadija pour le préjudice subi (franceinfo.fr), (revueladeferlante.fr), (bfmtv.com)
- Cette décision est décrite comme « une décision inédite » après quatre années de bataille judiciaire, soulignant l’importance de la victime dans le procès pénal (franceinfo.fr), (revueladeferlante.fr)
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