François-Guillaume
Lorrain
L’année
des volcans
Editions
Flammarion – 2014
Il a
le même style d’écriture que Stéphanie des Horts avec un mélange de cynisme, de
dialogues courts, d’humour incisif et d’insultes sur les femmes des autres.
Le
passage de la vente du film « sans scénario » par Rossellini aux
Américains est très drôle. On a droit à des insultes quand Rossellini se
comporte mal avec Magnani. Le dialogue en charabia en mi-anglais et mi-italien entre
Goldwyn et Rossellini est franchement amusant. (p 121)
Rossellini,
en piquant la star hollywoodienne, a provoqué des réactions en chaîne et des
vengeances à n’en plus finir.
Ingrid
Bergman :
En
1946, Ingrid Bergman est mariée à Petter Lindström. Robert Capa est son amant.
(p 10) (1)
Aux
USA, Selznick a transformé Ingrid Bergman en anti-Garbo. (p 27) Elle a un
sourire angélique qui est le reflet de son âme. (p 176) Sa beauté déboussolée
tombe du ciel. (p 182)
Ingrid
Bergman voit sa carrière flancher et elle se réfugie dans l’alcool et
Rossellini. (p 132) (2) On ne l’a jamais vue ivre, ni avec aucun amant. (p 136)
Elle peut boire, mais pas grossir puisqu’elle va jouer une rescapée d’un camp
de concentration. (p 169)
Roberto
Rossellini :
Selon
la CIA, Rossellini était entretenu par les femmes et se serait compromis avec
les fascistes italiens. (p 23) (3) Ses trois premiers films ont été tournés,
sous les fascistes, avec l’appui des forces armées italiennes. (p 103) Il a
joué au tennis avec le Duce. (4) Vittorio Mussolini, le fils, fait naître le
style néo-réaliste italien. (p 104 et 105) (5)Hollywood assouplira ses règles avec
l’Italie après que Walt Disney ait vendu
« Blanche-Neige » à l’Allemagne nazie en passant par Vittorio
Mussolini. (p 106) (6)
Goldwyn
est surpris par Rossellini qui improvise son futur film « en fonction du
décor ». (p 121)
A
Stromboli, pendant le tournage, quand le poulpe meurt, le tournage s’arrête. Il
faisait partie de l’équipe de tournage… (p 209).
Anna
Magnani :
Anna
Magnani bat Rossellini. (p 46) (7). Plus tard, elle le surnommera l’agent
double, voire triple de l’amour. (p 204) L’auteur se moque de Magnani qui
revisite les proverbes, du style : « Une Magnani avertie en vaut
deux ». Tous les objets portent son nom : une robe Magnani, un
maquillage Magnani, etc. (p 279)
Howard
Hugues :
Howard
Hugues est le spécialiste des soutiens-gorge de ses stars… (p 315) (8) Il va laisser Ingrid Bergman vivre ce qu’elle veut.
Elle ira jouer un rôle de déportée. Le décalage entre ce qu’il rêvait pour la
mettre en valeur et la réalité qu’elle choisit avec Rossellini provoque le fou
rire. (p 137)
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Ndlr :
Qwant a décidé de contredire François-Guillaume Lorrain !
(1) Ingrid Bergman et Robert Capa ont effectivement eu une relation
amoureuse intense au début des années 1940. Cette relation est bien documentée
dans leurs correspondances et les biographies des deux personnalités. Ils se
sont rencontrés en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, alors que Capa était
déjà un photographe de guerre renommé et Bergman une actrice internationale. Leur
liaison a duré environ deux ans, jusqu'en 1947, avant que Bergman ne rencontre
le réalisateur Roberto Rossellini, avec qui elle entamera une relation
médiatisée et controversée. (Qwant)
(2)
Ingrid Bergman était une actrice suédoise mondialement célèbre, notamment pour
ses rôles dans Casablanca (1942) et Notorious (1946). Dans
les années 1950, sa carrière hollywoodienne a effectivement connu un déclin
après qu'elle a quitté les États-Unis pour l'Italie, où elle a entamé une
relation avec le réalisateur Roberto Rossellini. Cette période a été marquée
par des scandales, notamment en raison de sa grossesse hors mariage avec
Rossellini, alors qu'elle était encore mariée à son premier mari, Petter Aron
Lindström.
Bergman
a ensuite tourné plusieurs films avec Rossellini, comme Stromboli
(1950) et Europa '51 (1952), mais ces projets n'ont pas toujours été
bien reçus par la critique ou le public. Elle a également lutté contre
l'alcoolisme pendant cette période, ce qui a affecté sa santé et sa carrière.
Malgré ces difficultés, elle a finalement retrouvé une reconnaissance
internationale avec des films comme Anastasia (1956), pour lequel elle
a remporté un deuxième Oscar, et Les Dix Commandements (1956). (Qwant)
- (3) Rossellini a effectivement travaillé en Italie
sous le régime fasciste de Mussolini. Il a été membre du Parti
national fasciste (PNF) dans les années 1930, comme beaucoup
d’artistes et d’intellectuels de l’époque, pour accéder à des opportunités
professionnelles. Cependant, il n’a pas été un soutien actif ou militant
du régime. Après la guerre, il a pris ses distances avec le fascisme et a
participé à la reconstruction culturelle italienne, notamment à travers le
néoréalisme, un mouvement artistique engagé contre les injustices
sociales.
- Contexte historique :
- Le néoréalisme italien, dont Rossellini est un
pionnier (Rome, ville ouverte en 1945, Paisà en 1946),
est né en réaction à la propagande fasciste et à la guerre. Ces films
dépeignent la réalité sociale et politique de l’Italie d’après-guerre,
souvent en opposition aux valeurs du régime précédent.
- Rossellini a évolué vers des thèmes plus universels
et philosophiques dans les années 1950–1960, notamment avec ses films avec
Ingrid Bergman (Voyage en Italie, 1953) et ses collaborations
internationales. (Qwant)
- Son amitié étroite
avec Vittorio
Mussolini, fils du Duce et responsable du cinéma en Italie, a été
interprétée comme une possible raison pour laquelle il a été préféré à
d'autres apprentis.
- Son premier film en
tant que réalisateur, Le Navire blanc (1941),
a été sponsorisé par le centre de propagande audiovisuelle du ministère fasciste de la Marine
royale, et constitue la première œuvre de la Trilogie
fasciste de Rossellini, avec Un pilote
revient (1942) et L'Homme à la
croix (1943)[17].
- (Wikipedia)
·
(4) Cette anecdote semble être une
confusion ou une légende urbaine, car Rossellini était surtout connu pour son
travail cinématographique et sa vie personnelle, mais il n'existe pas de trace
historique ou de témoignage crédible évoquant une telle rencontre sportive
entre les deux hommes. (Qwant)
(5)
Vittorio Mussolini, fils de Benito Mussolini, n'est pas à
l'origine du néoréalisme italien. Ce mouvement cinématographique est né dans
l'Italie d'après-guerre (années 1940), porté par des réalisateurs comme Roberto
Rossellini, Vittorio De Sica ou Luchino Visconti.
Vittorio
De Sica est effectivement l'un des figures majeures du néoréalisme
italien, avec des films comme Le Voleur de bicyclette (1948) ou Umberto
D. (1952). (Qwant)
Le 20 octobre 1937, Vittorio Mussolini se rendit aux
États-Unis d’Amérique, à Hollywood, pour tenter d’établir des relations commerciales
avec l’industrie cinématographique américaine. Les grands dirigeants
hollywoodiens, cependant, l’accueillirent avec hostilité et Metro-Goldwyn-Mayer refusa même la réunion : aux mêmes jours,
son père Benito et Adolf Hitler mettaient en place l’axe Rome-Berlin (signé le 24 octobre) pour aider l’Espagne de Franco. (Wikipedia)
(6) Blanche-Neige
et les Sept Nains est sorti aux États-Unis le 21 décembre 1937
et en Europe avant la Seconde Guerre mondiale, mais il n'existe aucune
preuve d'une transaction spécifique avec l'Allemagne nazie ou d'une
implication de Vittorio Mussolini dans ce dossier.
Vittorio
Mussolini était un réalisateur et producteur italien, mais son rôle dans des
affaires internationales, notamment concernant des films américains, n'est pas
documenté pour Blanche-Neige.
·
Les relations entre Disney et
l'Allemagne nazie étaient limitées et surveillées par les
studios, mais aucun accord de vente ou de distribution forcée n'a été établi
avec le régime hitlérien pour ce film. (Qwant)
·
Le
frère de Walt Disney, Roy Disney, se serait rendu en Allemagne pour assurer la
distribution, à la fin des années 30, de Blanche Neige. Il aurait été reçu par
Joseph Goebbels alors « ministre de la culture ». Roger Faligot
affirme que le film est devenu le film d’animation préféré de Hitler. « Blanche-Neige, écrit Roger Faligot, adaptée à l’écran
d’après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm, originaires de Hesse, n’est-elle
pas l’archétype de la beauté nordique et aryenne issue de la littérature
allemande ? Et la sorcière au nez crochu, un symbole de l’esprit
malfaisant, donc sûrement juif ? » On dit par ailleurs que Hitler, à
la fin de la guerre, dessinait des personnages de Walt Disney. (Philoblogzoph2)
(7)
Elle atteint la célébrité mondiale en 1945 et
remporte son premier Ruban d'argent[19] grâce à sa prestation dans le film manifeste
du néoréalisme, Rome, ville ouverte de Roberto
Rossellini (avec qui elle établit une relation
romantique).
En 1948, elle joue dans son dernier film avec Roberto
Rossellini, avant la rupture de leur relation, L'amore, divisé en deux parties.
En 1945, elle tombe amoureuse du réalisateur Roberto
Rossellini alors qu'elle travaille sur Rome, ville ouverte (1945). « Je pensais avoir enfin trouvé l'homme idéal...
[Il] avait perdu son propre fils et j'ai senti que nous nous comprenions.
Surtout, nous avions les mêmes conceptions artistiques ». Rossellini est ensuite devenu violent,
versatile et possessif, et ils se disputaient constamment à propos de cinéma ou
par jalousie. « Dans des accès de rage, ils se jetaient de la
vaisselle à la figure »[15]. En tant qu'artistes, cependant, ils se complétaient bien en
travaillant sur des films néoréalistes. Ils se séparent finalement lorsque Rossellini
tombe amoureux d'Ingrid Bergman qu'il épouse. (Wikipedia)
Leur
histoire, marquée par une passion intense et tumultueuse, a souvent été décrite
comme conflictuelle, mais les récits disponibles évoquent surtout des disputes
verbales, des tensions et une relation déséquilibrée, notamment en raison de
l'engagement de Rossellini avec Ingrid Bergman.
En
1950, Anna Magnani a effectivement "réagi" à la relation entre
Rossellini et Ingrid Bergman en tournant Vulcano, un film sorti le
2 février 1950 en Italie, quelques semaines avant Stromboli
(sorti en Italie le 26 août 1950). Les deux films étaient
tournés dans les îles Éoliennes à l'été 1949, et la presse de l'époque a
largement exploité cette rivalité supposée entre les deux actrices, présentées
comme des "volcans humains" par les médias italiens et
internationaux.
Anna
Magnani, abandonnée par Rossellini pour Ingrid Bergman, a utilisé Vulcano
comme une réponse cinématographique et médiatique à cette situation. Le
documentaire La guerra dei vulcani (2012) revient en détail sur cette
"guerre des volcans", où les deux actrices sont devenues les symboles
d'une rivalité personnelle et artistique exploitée par la presse. Truffaut,
dans ses critiques, évoquait même cette rivalité comme une "absurde
entreprise" où personne ne sortait grandi. (Qwant)
(8)
Howard Hughes était effectivement connu pour son obsession du contrôle et de la
perfection, notamment dans l'industrie cinématographique. Il a produit des
films comme Le Crime de l'Orient-Express (1974) ou Les Plus Belles
Années de notre vie (1946), mais son nom n'est pas associé à une expertise
technique ou industrielle dans le domaine des soutiens-gorge.
En revanche,
Hughes a marqué l'histoire par son intervention dans l'amélioration des
soutiens-gorge pour les actrices de l'époque. Selon plusieurs sources
historiques, il aurait conçu un soutien-gorge innovant pour Jane
Russell lors du tournage de Les Hommes préfèrent les blondes
(1953), afin de lui offrir un meilleur maintien tout en respectant les normes
de l'époque. Ce soutien-gorge aurait été breveté sous le nom de "Hughes-Knickerbocker"
et aurait contribué à populariser un modèle plus confortable et esthétique pour
les actrices hollywoodiennes. (Qwant)
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