Oliveraiecide
Sud Liban
Oliveraies détruites au phosphore blanc
Déracinement
Agriculteurs interdits de travailler
Moins 22% de production.
Destruction des oliveraies et déracinement
- Destruction massive : Plus de 100 000 oliviers auraient été détruits au sud du Liban, notamment à cause de bombes au phosphore blanc et d’incendies volontaires. Ces arbres, certains centenaires, ont été déracinés ou brûlés, privant les agriculteurs de leurs moyens de subsistance (instagram.com)
Incendies agricoles : En février 2026, des avions israéliens auraient pulvérisé du glyphosate (herbicide) sur des zones agricoles, aggravant la destruction des cultures et des terres arables (facebook.com)
Chiffres clés : En 2026, 173 hectares de terres agricoles et d’oliveraies auraient été incendiés par des largages de phosphore blanc
Interdiction pour les agriculteurs de travailler
- Accès interdit : Les agriculteurs sont empêchés de retourner dans leurs champs en raison :
- Des restes de munitions non explosées (dont du phosphore blanc).
- Des ordres d’évacuation répétés de l’armée israélienne, qui a appelé à évacuer des dizaines de villages (ex. : Yohmor, Tal Nahas, Khiam)
- De la contamination des sols par le phosphore blanc, rendant les terres dangereuses à long terme
- Témoignages : Des agriculteurs comme Nehmen Younes ou Abou Rami décrivent des paysages apocalyptiques, avec des oliveraies centenaires réduites en cendres et des terres devenues inhabitables
Baisse de la production agricole
- Moins 22 % de production : Cette estimation correspond à une baisse globale de la production oléicole et agricole dans la région, en raison :
- De la destruction directe des oliviers.
- De l’impossibilité de cultiver ou de récolter.
- De la contamination des sols, qui affecte les futures récoltes (lorientlejour.com)
Exemples concrets :
- À Houla, des familles ont tenté de replanter des cultures (fèves, lentilles, blé) après le cessez-le-feu de novembre 2024, mais les terres restent impropres à l’agriculture
- À Ait Aroun, certains villages n’ont même pas pu planter en 2025-2026 en raison des bombardements (humanite.fr)
Contexte et responsabilités
- Accusations contre Israël :
- Human Rights Watch (mars 2026) a confirmé l’utilisation illégale de phosphore blanc au-dessus de zones résidentielles et agricoles, violant le droit international humanitaire
- Une étude de janvier 2026 a cartographié 248 frappes au phosphore blanc entre octobre 2023 et novembre 2024, dont 91 % avant l’entrée des troupes israéliennes au sol
Conséquences humanitaires :
- Déplacements massifs : Des milliers de personnes ont fui les villages du sud du Litani, craignant les résidus toxiques et les bombardements (libnanews.com)
Risques sanitaires : Le phosphore blanc provoque des brûlures graves, des lésions respiratoires et une contamination durable des sols
Sources officielles et réactions
- Gouvernement libanais : Beyrouth a dénoncé l’utilisation de glyphosate et de phosphore blanc, qualifiant ces actes de crimes de guerre (facebook.com)
Réponse israélienne : L’armée israélienne n’a pas confirmé l’utilisation de phosphore blanc dans des zones peuplées, affirmant limiter son usage à des cas strictement défensifs (lemonde.fr)
Perspectives pour les agriculteurs
- Reconstruction impossible à court terme : Même avec un cessez-le-feu durable, la décontamination des sols prendra des années, et le retour des agriculteurs dépendra de l’accès sécurisé à leurs terres.
- Aide humanitaire : Des organisations comme le Croissant-Rouge libanais et l’ONU tentent d’organiser l’accueil des déplacés, mais les ressources manquent (libnanews.com)
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