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samedi 8 août 2026

Migrant-es - Paris - Repas - Femmes - Précarité - Pillages - Europe - Ceuta - Mineur-es isolé-es -

 

Paris

Emmaüs refugee et Refugee Food

Submergés pour les repas du soir à l'Hôtel de Ville.

  • Période : Du 13 juillet au 30 août 2026 (inclus).
  • Lieu : Cantine de l’Hôtel de Ville de Paris, mise à disposition par l’ASPP.
  • Repas servis :
    • 300 repas par soir en moyenne, préparés par Refugee Food.
    • Jusqu’à 450 repas certains soirs en raison de la forte demande.
    • Plus de 70 repas sont réservés aux femmes chaque soir.
  • Organisation :
    • Accueil et service assurés par Emmaüs Solidarité.
    • Préparation des repas par Refugee Food.
    • Environ 25 bénévoles et salarié·es mobilisé·es chaque soir.
  • Public : Personnes en situation de précarité, avec une priorité pour les femmes, les personnes âgées ou handicapées.
  • Accès : Les bons distribués initialement (1 000 pour l’été) ont été épuisés en une semaine. Les équipes acceptent désormais les personnes sans bon, mais il est conseillé d’arriver avant 18h30, car les stocks peuvent être épuisés dès 19h30 certains soirs.

Cette initiative répond à l’augmentation de la précarité alimentaire en été et à la baisse d’activité de certaines associations pendant cette période. La Ville de Paris a récemment accordé une rallonge pour financer 400 repas par soir. (Qwant)

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Migrant-es

L'Europe qui a pillé le monde a peur des migrant-es qui pourraient les piller.

1.      Contexte historique : L’Europe a effectivement une histoire coloniale et d’exploitation des ressources mondiales, souvent associée à des flux migratoires liés à ces dynamiques (esclavage, travail forcé, etc.). Ces réalités sont documentées par des historiens et des institutions comme l’UNESCO ou des ONG.

2.      Migrations contemporaines : Les flux migratoires actuels vers l’Europe sont principalement composés de personnes fuyant des conflits, des persécutions ou des crises économiques. Selon l’ONU et Frontex, la majorité des demandes d’asile en Europe proviennent de pays en guerre ou instables (Syrie, Afghanistan, Ukraine, etc.), et non de mouvements massifs de pillage économique.

3.      Perceptions et politiques : Les discours sur la "peur du pillage" sont souvent instrumentalisés politiquement. Des études (comme celles de l’OCDE ou de l’UE) montrent que les migrant-es contribuent souvent à l’économie locale, avec des effets nets positifs sur la croissance à long terme, malgré des coûts initiaux.

4.      Données économiques : Les rapports de la Banque mondiale ou de l’UE soulignent que les migrant-es représentent une part croissante de la main-d’œuvre dans des secteurs en tension (santé, agriculture, etc.), et que leur intégration réduit les déséquilibres démographiques liés au vieillissement de la population européenne. (Qwant)

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Mineur-es isolée-es à Ceuta

Protection par l'Espagne.

Contexte et chiffres clés

  • Plus de 1 000 mineurs non accompagnés (dont des mineures) restent à Ceuta après la crise migratoire récente, selon les autorités locales et les ONG. Certaines estimations évoquent jusqu’à 2 000 mineurs encore présents dans l’enclave, dont une partie non enregistrée dans le système de protection espagnol.
  • Capacité d’accueil saturée :
    • Les centres dédiés aux mineurs affichent un taux d’occupation de 2 600 % à 2 872 % par rapport à leur capacité normale. Par exemple, le centre de La Esperanza et des entrepôts comme Tarajal Nueva Esperanza sont utilisés pour héberger ces jeunes.
    • 862 mineurs étrangers non accompagnés étaient officiellement recensés il y a quelques jours, mais ce chiffre ne reflète pas la réalité sur le terrain, où beaucoup dorment dans la rue ou sont accueillis par des familles locales.

Protection par l’Espagne : cadre légal et mesures

1.      Statut des mineures isolées :

    • En Espagne, les mineurs non accompagnés ne peuvent pas être expulsés automatiquement. Leur prise en charge relève du système de protection de l’enfance, qui doit évaluer chaque cas individuellement pour garantir leur intérêt supérieur (conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant).
    • Les mineures sont particulièrement vulnérables : elles risquent l’exploitation, les agressions ou les mariages forcés en l’absence de surveillance adaptée.

2.      Répartition dans le pays :

    • La loi espagnole prévoit que les 17 communautés autonomes (régions) du pays participent à l’accueil des mineurs, afin de soulager Ceuta. Cependant, cette répartition est bloquée par des résistances politiques :
      • Plusieurs régions dirigées par des coalitions droite/ extrême droite (Parti populaire + Vox) refusent d’accueillir des mineurs, invoquant des compétences locales ou une « invasion » de leurs ressources.
      • Des partis comme Junts (Catalogne) conditionnent leur accord à l’exclusion de la Catalogne de la répartition.
    • Le gouvernement central a débloqué 25 millions d’euros pour soutenir Ceuta, mais les infrastructures restent insuffisantes.

3.      Rapatriement vers le Maroc :

    • Les autorités espagnoles et marocaines discutent d’un regroupement familial pour les mineurs originaires du Maroc, mais cela nécessite :
      • Une vérification d’identité et de situation familiale.
      • Le consentement des familles et le respect des garanties juridiques.
    • Le Maroc affirme faciliter les démarches via ses consulats, mais aucun rapatriement massif n’a encore eu lieu en raison des obstacles légaux et humanitaires.

Situation humanitaire critique

  • Conditions de vie :
    • Beaucoup de mineures dorment à la belle étoile, dans des zones industrielles désertes (comme Tarajal) ou des entrepôts, sans accès à des soins, de la nourriture ou une protection nocturne. Des cas de violences et d’exploitation ont été signalés.
    • Des mineurs se sont effondrés en raison de déshydratation, malnutrition ou maladies non traitées (ex. : amygdalite aggravée).
  • Urgence sanitaire :
    • Des ONG comme Save the Children alertent sur le manque de surveillance médicale et psychologique, ainsi que sur les risques de trafic d’êtres humains.

Réponses en cours

  • Transfert vers l’Espagne continentale :
    • Le gouvernement espagnol prévoit de transférer 500 mineurs (dont des mineures) vers d’autres régions, mais le processus est lent en raison des blocages politiques.
    • Une conférence interministérielle est prévue fin août 2026 pour tenter de débloquer la situation.
  • Appels à l’UE :
    • Les autorités de Ceuta demandent un soutien financier et logistique à l’Union européenne pour faire face à la crise.

En résumé

Aspect

Détails

Nombre de mineures

Plusieurs centaines (chiffres non précis, mais au moins 862 mineurs enregistrés).

Protection légale

Interdiction des expulsions automatiques ; évaluation individuelle obligatoire..

Accueil actuel

Centres saturés (2 600–2 872 % de capacité) ; beaucoup dorment dans la rue..

Rapatriement

En discussion avec le Maroc, mais aucun retour massif n’a encore eu lieu..

Transfert en Espagne

500 mineurs prévus, mais retardé par les résistances régionales..

Urgences humanitaires

Manque de nourriture, soins, protection ; risques d’exploitation..


Sources officielles ou contacts utiles

  • Ministère espagnol de la Jeunesse et de l’Enfance : Site du ministère (pour suivre les annonces sur la répartition).
  • ONG locales :
    • Save the Children Espagne : Site.
    • Fundación Sur Acoge : Site (aide aux mineurs étrangers).
  • Gouvernement de Ceuta : Site officiel

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