Bars anti‑fascistes en France
Le Saint‑Sauveur – Paris (20e arrondissement)
- Emplacement : 11 rue des Panoyaux, Ménilmontant, 20e arrondissement.
- Ouverture : 2006, sous la direction de Julien Terzics, figure de l’antifascisme parisien.
- Ambiance : décor punk et rock ’n’roll, musique alternative, concerts et DJ sets.
- Public : militants de l’extrême gauche, antifascistes, anarchistes, syndicalistes, mais aussi un large public non‑politisé grâce aux prix abordables.
- Rôle : « quartier général » de la gauche radicale parisienne, lieu de rencontre et de mobilisation.
- Événements marquants
- 21‑30 janv. 2020 : fermeture administrative de 9 jours pour « tapage nocturne récurrent » (fr.wikipedia.org)
- 4 juin 2020 : attaque revendiquée par le groupuscule d’extrême droite Zouaves Paris (GUD) ; 20 personnes armées de manches de pioche ont attaqué le bar, provoquant dégâts matériels. Deux assaillants jugés en 2021, condamnés à 6‑10 mois de prison (fr.wikipedia.org)
- 13 août 2020 : préfet de police Didier Lallement ordonne une fermeture de deux semaines, prolongée le 27 août 2020. La fermeture est finalement levée après protestations, jugée « arbitraire » (fr.wikipedia.org)
- 4‑5 janv. 2025 : fermeture définitive après 19 ans d’activité. La dernière soirée d’adieu a rassemblé des centaines de clients et militants, témoignant de l’importance du lieu pour la communauté antifasciste parisienne (leparisien.fr)
- Décès du fondateur : Julien Terzics est décédé en juillet 2024 d’un cancer, marquant la fin d’une époque pour le bar (fr.wikipedia.org)
Autres bars ciblés par l’extrême droite
|
Ville |
Date |
Attaque |
Détails |
|
Nantes |
25‑26 avril |
Terrasses d’un bar identifié comme lieu antifasciste |
6 agresseurs néonazis, armés de matraques et de gel lacrymogène, ont blessé 3 personnes. Les assaillants appartiennent au collectif RED (Rassemblement des Étudiants de Droite) |
|
Albi |
même soir |
Attaque d’un groupe identitaire |
Une femme d’une soixantaine d’années a été aspergée de gaz lacrymogène. |
|
Caen |
quelques jours plus tôt |
Intimidation de clients d’un bar |
Militants d’extrême droite ont crié « Caen est nazi ». |
Ces incidents illustrent une multiplication des attaques contre des établissements considérés comme « antifascistes » ou fréquentés par des militants de gauche radicale, dans un contexte de montée de la violence d’extrême droite en France.
Autres lieux mentionnés
- Le Front Antifa (Instagram, 19 juil. 1936) : post évoquant le retour des antifascistes en France, mais sans description précise d’un bar.
- Le Petrouchka Bunker Club (Bordeaux) : mention dans un post Facebook, mais aucune description disponible.
- Bar “Chez Louise” (Avignon) : décrit comme un bar antifasciste où « tout le monde peut aller », même un fasciste, mais sans détails supplémentaires.
Le Saint‑Sauveur reste l’exemple le plus documenté d’un bar antifasciste en France, ayant servi de centre de mobilisation pour la gauche radicale parisienne avant sa fermeture en 2025. D’autres établissements, notamment à Nantes, Albi et Caen, ont également été ciblés par l’extrême droite, soulignant la vulnérabilité des lieux associés à la lutte contre le fascisme.
---------------------