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dimanche 1 février 2026

Nicholas Gage - Onassis et la Callas. Une tragédie grecque des Temps modernes.

 

Nicholas Gage

Onassis et la Callas.

Une tragédie grecque des Temps modernes.

Editions Robert Laffont – 2000

 

Le livre parle pendant 120 pages de la croisière d’Onassis avec La Callas et W. Churchill, en 1959.

Elle vivra, entre autres, Via Buanorotti à Milan, et 30 boulevard Georges Mandel à Paris. (1) Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise.

Elle cite et s’identifie aux paroles de l’aria « Vissi d’arte » dans Tosca « J’ai vécu pour l’art. J’ai vécu pour l’amour. » (p 271). (2)

L’enfance :

Enfant, elle a irrémédiablement abîmé sa voix, pour faire plaisir à sa mère. D’après Elvira de Hidalgo, sa professeur de chant, (3), elle avait chanté trop jeune et trop fort, en hurlant. (p 61).

En Grèce, elle faisait les poubelles pour se nourrir. Elle aimait en rajouter sur ses malheurs. Pendant la seconde guerre mondiale, 15 000 personnes sont mortes de famine à Athènes, sur les 30 000 mort-es. (p 111).

Elle chantera devant des officiers italiens et allemands pour « arrondir les fins de mois ». Le voisinage ne voit pas cette collaboration d’un bon œil. (p 111).

A 18 ans, elle chante à l’opéra pour l’ennemi. Sa mère l’aurait incite à se prostituer. Elle aurait eu de nombreux amants âgés. (p 115). (4)

Maria est définitivement fâchée avec sa mère depuis 1950, au Mexique. (5) Celle-ci se vengera auprès de la presse. « Ma fille est une ambitieuse ». La mère préférait Jackie, la sœur aînée. Maria ne sera jamais la première dans le cœur de sa mère. (p 216).

La Diva :

Maria a pesé près de 100 kg au début de son mariage. (p 88). Elle passe de 95 kg à 53 kg, pour 1m75. (p 90).

En 1953-54, à 30 ans, elle a perdu plus de 30 kg. Elle voulait correspondre aux rôles de femmes fluettes dans les opéras. (p 89) A-t-elle ingéré un ver solitaire ? (p 90). (6)

Elle a connu un culte sans faille de ses fans et a été la coqueluche de la jet-set. Son mari s’et entièrement consacré à sa carrière. (p 51). Elle a été la plus grande prima dona de l’histoire de l’opéra. (p 85).

Sa femme de chambre, Bruna Lupoli, lui servira de nurse, de mère et de sœur. (p 128). (7)

Dès le début de sa relation avec Onassis, son mari, Meneghini, a des sorties plutôt drôles aux journalistes qui l’interrogent. « Maria est Médée. Onassis est comme Hitler… » (p 209).

La voix de La Callas commence à défaillir. Elle le savait. Elle a du mal à se concentrer. (p 217).

Dans Lucia di Lammermoor, elle fait l’impasse sur tous les mi bémol, aux USA. (p 220). (8)

Après le mariage d’Onassis avec Jackie Kennedy, Maria dira : « Madame Kennedy a raison de donner un grand-père à ses enfants. Et puis Onassis est beau comme Crésus. » ( !).

Maria va vivre à Paris après son divorce avec Meneghini. (p 240).

Maria sera la perdante dans sa relation avec Aristote Onassis.

Deux ans après le début de leur relation, elle sera plus vulnérable et remettra en cause tout ce qui avait compté à ses yeux durant trente ans de sa vie. (p 51)

En 1965, elle chante pendant 13 concerts à Paris, 2 au MET de New York, et 1 à Covent Garden. (p 281). (9)

Quand Onassis, en 1965, lui donne des gifles, elle rend coup pour coup, sur le bateau, devant Christina et des témoins. (p 285).

Quand elle a quitté précipitamment le bateau avant l’arrivée de Jackie Kennedy, elle a été critiquée. Elle aurait laissé le champ libre à sa rivale. Le couple parlait mariage derrière son dos et Jackie avait présenté Onassis à toute sa famille, aux USA. (p 305).

Maria a été dépendante aux somnifères jusqu’à la fin de sa vie. Parfois, elle « oubliait » combien de cachets elle avait déjà avalés. (p 307).

Déprimée après le mariage Onassis-Kennedy, elle perd tout respect d’elle-même. (p 310).

La sérénité :

« La sérénité et la passion ne font pas bon ménage. »

« La sérénité n’est pas synonyme de bonheur ». (La Callas en 1968).

« La sérénité, c’est quand il n’y a plus d’angoisse et de colère pendant les nuits blanches. » (La Callas en 1968). (p 308).

Aristote Onassis :

Nonie (la femme d’Anthony Montague Brown, le secrétaire de Churchill)  admire Onassis qui affirmait « qu’il comprenait que nous n’étions pas tous immensément riches ». ( !?).  (10)

Onassis avait espéré garder sa femme Tina tout en vivant sa nouvelle passion pour Maria. Tina va jouer la partie lésée, sur une courte période, entre août et septembre 1959. (p 217). (11) Tina va demander le divorce, avec le soutien de son père Stavros Livanos. Elle cache son amant vénézuelien Reinaldo Herrera. (p 209). (12)

Le divorce rend Onassis malheureux. (p 233).

Onassis n’épousera pas Maria, mais il ne l’invite pas pendant les croisières quand Churchill participe. Il ne veut pas le froisser…(p 264). Quand il invite les Kennedy, c’est sans Maria. (p 266).

Onassis aime humilier Maria. « Tu n’es qu’une chanteuse de boîte de nuit ». (p 286).

Il se met aussi en colère avec Jackie. A-t-il été violent avec elle ? (p 335). Il insulte Jackie sur le Christina devant tout le monde. (p 337).

Les enfants Onassis :

Christina Onassis est délaissée par sa mère Tina qui dit « Elle doit s’habituer à l’idée que 80% de notre fortune ira à Alexandre (= son frère aîné) ». (p 187).

Jackie Kennedy :

Elle est une dépensière extravagante, quasiment pathologique. Elle revendait les vêtements achetés pour obtenir de l’argent liquide. (p 342).

Eugenia Livanos Niarchos :

Elle meurt le 3 mai 1970. Elle avait des bleus, des contusions multiples et une hémorragie interne. (13)Arietta, la mère d’Eugenia et de Tina, a protégé Niarchos de la prison par peur de déshériter ses petits-enfants. (p 348). (14)

Tina Livanos :

Arietta a poussé Tina à épouser Niarchos, pour sauvegarder la fortune ! (p 352).

Tina se serait mise à boire et à prendre des cachets après la mort d’Alexandre, son fils. Elle semblait aussi avoir peur de Stavros Niarchos. Elle était devenue bouffie et sans énergie, avant son décès. (p 385).

La santé mentale :

Traitement de la folie chez les Grecs à Epidaure.

Les fous descendaient l’escalier au milieu du sifflement d’une centaine de serpents, censés dissiper les mauvais esprits investis dans l’âme. (p 127).

Conception de l’amour chez les Grecs.

Aristophane dans la grotte de Platon, pendant le Banquet, affirme que chacun recherche sa moitié. Cette croyance est créée par les Grecs.

Sapho :

« En ce triste monde d’ici-bas,

Les uns ne voient rien de plu beau qu’un régiment de cavalerie,

Les autres un bataillon de fantassins,

D’autres encore une flotte de guerre.

Pour moi, c’est la vue de l’être aimé. »

Fragments. (p 244).

Norma :

Opéra deBellini. La prêtresse-druide organise une cérémonie dans un bois sacré de la Gaule pré-chrétienne. Après avoir mis au monde deux enfants, elle se suicide après l’abandon du pro-Consul romain Pollion. (p 248).

L’art :

« La vie est laide et vous avez besoin de vous identifier à quelque chose qui vous donne un sensation de beauté. » Amalia Caramandelis, épouse du Premier ministre grec. (p 250).

Guy de Maupassant jettera l’ancre à Portofino en 1889. Depuis, c’est un haut lieu de la jet-set. (p 87). (15)

Elle a dîné chez Louis Aragon en l’honneur de Rostropovitch. (p 123).

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(1)   Adresse de Maria Callas à Milan
Maria Callas et son premier mari, Giovanni Battista Meneghini, résidaient à Via Buonarroti 40 à Milan, près de la Casa di riposo pour musicisti intitolata a Giuseppe Verdi  (milano.repubblica.it)

Maria Callas et son mari, Giovanni Battista Meneghini, ont vécu à Milan dans une villa située à via Buonarroti 40 (ou 38 selon les sources)  (harpersbazaar.com)

La maison se trouvait à quelques pas du Cenacolo Vinciano et de la chiesa de Santa Maria delle Grazie, dans un quartier chic de la ville  (harpersbazaar.com)

La villa a été démolie après dix ans pour faire place à un immeuble résidentiel plus rentable ; une plaque commémorative y est désormais posée  (harpersbazaar.com)


Le 30 avenue Georges Mandel (dans le 16ᵉ arrondissement) est un immeuble de 29 logements sur 6 étages, dont la superficie cadastrale est de 1 578 m²  (meilleursagents.com)

(2) « Vissi d’arte » – Tosca

  • Langue d’origine : italien (Aria E lucevan le stelle).
  • Traduction littérale : « J’ai vécu pour l’art ».
  • Contexte : chantée par Mario Cavaradossi, qui évoque sa vie dédiée à l’art et à l’amour avant d’être condamné.

Vissi d’arte, che in mezzo a tanta gente,
E non ho più nulla da dare.

→ « J’ai vécu pour l’art, parmi tant de gens,
et je n’ai plus rien à offrir. »

Ainsi, la phrase résume le sentiment du personnage : une existence consacrée à la création artistique et à l’amour. (Qwant)

 

(3) Elvira de Hidalgo

  • Soprano coloratura espagnole née le 28 décembre 1891 à Valderrobres, Teruel, Espagne, décédée le 21 janvier 1980 à Milan.
  • Carrière d’opératrice : débuts à Naples (1920), engagements à Paris, New York, Milan, Buenos‑Aires, Londres, Chicago, etc. Elle interprétait surtout Le Barbier de Séville, Rigoletto, La sonnambula, Don Giovanni, Mireille et d’autres œuvres de Rossini, Bellini, Donizetti.
  • Enseignante : après sa carrière, elle s’est consacrée à l’enseignement. Son élève la plus célèbre est Maria Callas.
  • Relation professeur‑élève : Callas a intégré la classe d’Elvira de Hidalgo au Conservatoire d’Athènes en 1939, après avoir été admise grâce à la recommandation de Hidalgo. Hidalgo, praticienne du bel‑canto, a guidé Callas dans la maîtrise de la tessiture lyrique et de la virtuosité technique, contrastant avec le répertoire dramatique qu’elle apprenait auparavant.

En résumé, Elvira de Hidalgo a été la maîtresse de chant de Maria Callas, lui transmettant les principes du bel‑canto qui ont contribué à façonner la carrière de la diva. (Qwant).

(4) La relation tendue avec sa mère est évoquée de façon générale (ex. « la mère était sévère », « la mère a poussé la fille à chanter pour des soldats »)  (olyrix.com)

(5) Les textes décrivent une relation conflictuelle et douloureuse entre la chanteuse et sa mère Evangelia, mais ils ne datent pas ce conflit à 1950 ni ne le qualifient de « définitif »  (brunoserrou.blogspot.com)

En l’absence de preuve directe, il n’est pas possible de confirmer que la relation mère‑fille était définitivement tendue depuis 1950. (Qwant).

 

(6) Une légende évoque qu’elle aurait avalé un œuf de ténia, mais cette histoire n’est pas confirmée.

  • Les sources disponibles indiquent qu’il n’existe aucune preuve de cette ingestion et que sa perte de poids s’expliquait plutôt par un régime strict et d’autres facteurs. (purepeople.com)

(7) Bruna Lupoli est la femme de chambre (ou cuisinière) de Maria Callas dans le biopic « Maria » réalisé par Pablo Larraín  (saywho.f

La camarera de la Callas trae al escenario del Teatro de las culturas de Madrid la historia de María Callas y Bruna Lupoli. En ellas está la historia de muchas mujeres y hombres, la historia de muchos amores inútiles y devastadores. Dos mujeres que nunca se separaron desde el primer día que se conocieron porque todos hasta el sol cargamos con nuestra sombra.

La femme de chambre de Callas porte sur la scène du Teatro de las Culturas de Madrid l'histoire de Maria Callas et Bruna Lupoli. Leur histoire incarne celle de tant de femmes et d'hommes, l'histoire de tant d'amours vaines et dévastatrices. Deux femmes inséparables dès le jour de leur rencontre, car nous portons tous, même le soleil, notre ombre. (Enplatea).

(8) Je n’ai rien trouvé sur les mi bémol.

Depuis son premier enregistrement de Lucia di Lammermoor [de Donizetti], et au cours des six années qui ont passé depuis 1953, la voix de Callas s’est sans doute affaiblie. (Official web site de Maria Callas).

 

  • (9) Paris : En 1965, Callas a donné 9 représentations de Tosca à l’Opéra de Paris en février‑mars  (dezede.org) et 5 représentations de Norma en mai 1965 (dezede.org) Cela donne un total de 14 performances à Paris,   (dezede.org)
  • New York (MET) : Elle a interprété une seule représentation à la Metropolitan Opera en mars 1965  (dezede.org), et non deux.
  • Covent Garden : Sa dernière apparition scénique a eu lieu le 5 juillet 1965 à Covent Garden  (dezede.org), soit une seule représentation  (dezede.org).

(10) Nonie Montague Browne, première épouse d’Anthony Montague Browne. (Qwant).

  • (11) Tina Livanos a déposé une demande de divorce le 25 novembre 1959 devant la Cour suprême de New York, invoquant l’adultère d’Onassis comme unique motif reconnu à l’époque  (grokipedia.com)
  • L’action a été retirée en avril 1960 en faveur d’une séparation légale, mais le divorce a finalement été prononcé en juin 1960 dans l’Alabama, où la juridiction appliquait la notion de cruauté mentale  (grokipedia.com)
  • La décision accordait à Tina la garde exclusive de leurs deux enfants, Alexander (11 ans) et Christina (9 ans), et obligeait Onassis à verser une pension alimentaire  (grokipedia.com)
  • Dans les médias, Tina a été perçue comme la partie lésée, soulignant l’impact émotionnel de l’infidélité d’Onassis et la rupture de leur union de 13 ans  (grokipedia.com)

 

(12) Tina Onassis (Tina Livanos) a eu une liaison avec Reinaldo Herrera, un homme d’affaires et play‑boy d’origine vénézuélienne : ils se sont rencontrés à Paris, ont entretenu une relation amoureuse sans se marier, et Herrera a continué à être l’un de ses amants les plus constants  (elmundo.es)

Reinaldo Herrera était également connu pour ses relations avec d’autres personnalités de la haute société, mais il n’a jamais épousé Tina Onassis (vanityfair.fr)

(13) On 4 May 1970, Eugenia was found dead at home on the Niarchos family's private island Spetsopoula, having died from an overdose of barbiturates.

Le 4 mai 1970, Eugenia a été retrouvée morte à son domicile sur l'île privée de Spetsopoula, propriété de la famille Niarchos, décédée d'une overdose de barbituriques. (Wikipedia).

Members of Mr. Niarchos's entourage said she had died of a heart attack. The body was flown by helicopter to Athens and taken to the state morgue for a postmortem.

Selon l'entourage de M. Niarchos, elle serait décédée d'une crise cardiaque. Son corps a été transporté par hélicoptère à Athènes, puis conduit à la morgue nationale pour une autopsie. (New York Times).

(14) Arietta Zafirakis

  • Épouse de Stavros Livanos, magnat grec du transport maritime.
  • Mère d’Eugenia Livanos et d’Athina “ Tina ” Livanos.
  • Son nom complet est Arietta Zafirakis Livanos. (Qwant).

(15) Guy de Maupassant a accosté à Portofino en 1889 : il est arrivé avec son yacht « Bel Ami » cette année-là et a été immédiatement enchanté par le village  (portofino.it)

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lundi 31 juillet 2017

Opéra - "Coup de balai à la Scala" - Commedia dell'arte - Maria Callas - Stendhal - Rossini

C'est étonnant d'entendre de l'opéra dans un spectacle de rue, mais pourquoi pas?
Elle est au départ la femme de ménage de la Scala, à Milan, et à force d'entendre les opéras chantés sur cette scène mythique, elle se prend au jeu de chanter elle-même.
Elle y met tellement de conviction que le public est accroché. Elle associe des membres du public à son spectacle, soit en parodiant des chanteurs, soit en faisant danser des petites filles.





Rossini*
Bellini
Donizetti
Verdi
Puccini
à Milan, près de la Scala.

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Gioacchino Rossini 
Par Ary Scheffer
Paris, 1842.
Huile sur toile
Cité de la musique

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Rossini et la sacrée musique sacrée 
La Marseillaise

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Gioachino Rossini, Petite Messe Solennelle.

 « Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire, ou bien de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opéra buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. » Gioachino Rossini, postface de la Petite Messe Solennelle

La Petite messe solennelle est une œuvre de musique sacrée (messe), à l'origine écrite pour quatre solistes, chœur mixte, deux pianos et un harmonium.

 

C'est quoi la musique sacrée ?

« La musique sacrée (on dit quelquefois musique spirituelle) regroupe les genres musicaux associés d'une manière ou d'une autre aux pratiques religieuses d'un groupe social donné. Le concept s'oppose donc à celui de musique profane.

 

Quel était le métier de Gioachino Rossini qui a donné son nom à un tournedos ?

Le tournedos Rossini a été créé par Casimir Moisson, chef de la Maison Dorée, en l'honneur du compositeur Gioacchino Rossini. Le compositeur y avait une table attitrée, et avait l'habitude en entrant dans le restaurant, de serrer la main du maître d'hôtel, du sommelier, des serveurs et du chef.

 

Gioachino Rossini — Gioacchino Rossini pour certains auteurs francophones et Giovacchino Antonio Rossini pour l'état civil — est un compositeur italien né le 29 février 1792 à Pesaro et mort le 13 novembre 1868 à Passy, Paris.

Né le 29 février 1792 à Pesaro (Italie), Gioacchino Antonio Rossini est le fils d'un corniste de l'orchestre municipal. Sa mère est une ancienne soprano.

Élevé au hasard des tournées de ses parents.

Auteur de son premier opéra dès l'âge de 14 ans, Gioacchino Rossini en écrivit au total une quarantaine.

Gioachino Rossini travaille le chant et l'harmonie à Bologne sous la férule de l'abbé Mattei.

Son nom nous évoque tout de suite une énergie jubilatoire. Une rythmique efficace, couplée à un crescendo dynamique et orchestral.

Né quelques mois après la mort de Mozart, Gioachino Rossini est le plus grand compositeur d'opéra entre les années 1810 et 1830.

Il a laissé une oeuvre de plus de 320 compositions.

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La Scala fait rêver le monde entier. Il est créé par Marie-Thérèse d’Autriche et est inauguré le 3 août 1778.
Stendhal écrit : « le plus beau théâtre du monde, celui qui offre le maximum de jouissance musicale. Impossible d’imaginer* rien de plus grand, de plus solennel, de plus nouveau. »
Toscanini**, La Callas, Karayan ou Claudio Abado en ont fait un temple, eux aussi.


Monument à Stendhal, médaillon en bronze par Auguste Rodin (1840-1917), agrandissement d'un modèle créé par Pierre-Jean David d'Angers (1788-1856)

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CONNAÎTRE LES DIFFÉRENTS TYPES D’AMOUR SELON STENDHAL.

 

(…) L’amour-passion.

(…) L’amour-goût.

(…) L’amour-physique.

(…) L’amour-vanité.

connaitre-les-differents-types-damour-selon-stendhal

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Stendhal 

Henri Beyle 

Paris 

Cimetière de Montmartre 

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Stendhal au Havre en 1838.

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Arturo Toscanini 

1907 

Naples 

Musée national d'archéologie.

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                                                   "Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton."
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Page 73 – Référence à La Callas :

Nouvelle chorégraphie au palais Garnier du « Lac des Cygnes » en 1984. Il l’avait dansé avec Margot Fonteyn en 1963.

 

Le héros de Philippe Grimbert assiste à une représentation de Rudolf Noureev et décrit sa danse comme étant une prise de possession de l’espace, en corps à corps avec la pesanteur, Noureev combattant avec ses limites.

« Ce combat me fit peser à un autre monstre sacré, Maria Callas, à la fin de sa carrière : comparant sa voix au Parthénon, quelqu’un avait dit de celle-ci qu’elle était encore plus belle en ruine ».

 

Philippe Grimbert

Rudik

L’autre Noureev.

 

Editions Plon, 2015.

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Gherardo Poli

Florence, 1674 – Pise*, après 1739

Architecture en ruine avec la commedia dell’arte

Huile sur toile

Le tableau a été probablement réalisé par Gherardo Poli et son fils Giuseppe.

Musée des Beaux-Arts

Nancy

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Tag de la tour de Pise à Nîmes


François II Bunel dit le Jeune
Blois, 1552 – Paris, 1599
Huile sur toile
Vers 1580
Commedia dell’arte
Cette toile est l’une des plus anciennes représentations de la Commedia dell’arte en France. Introduite à Paris vers 1575 par des troupes de comédiens italiens, les acteurs y engagent un jeu d’improvisation à partir d’un « canevas ». Ils endossent des rôles facilement reconnaissables par leur costume, mais également par les défauts ou qualités caricaturales des personnages.
La légende datant du XIXe siècle identifie les membres de la cour du roi Charles IX.

Musée d’art et d’histoire de Bayeux



Scènes de la Commedia dell’arte
Flandres ou France
Dernier quart du XVIe siècle
Ce tableau illustre la vague des troupes de comédiens italiens (comme les Gelosi ou les Andreini) venus jouer en France à partir du dernier quart du XVIe siècle.

Musée Calvet
Avignon
Entrée gratuite
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Page 119, sur la Commedia Dell’arte (notes) :
« Foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent : on y trouvait aussi le théâtre de la foire, dans le style de a commedia dell’arte : acrobates et pantomimes ; l’autorisation de chanter n’avait été accordée aux comédiens de la foire qu’en 1714. Lesage (Arlequin, roi de Serendib), Marivaux, Piron, etc, ont débuté sur ces théâtres.
Denis Diderot
Histoire de madame de la Pommeraye
Folio classique 2018
Edition dérivée de Jacques le fataliste et son maître. (entre 1765 et 1784)

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« Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c'est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte. »
Diderot.

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P 18 (introduction) : la Commedia dell’arte :

« La pièce était donc entièrement tributaire de ses interprètes et pouvait se transformer complètement d’une représentation à une autre.

(…) L’improvisation exigeant de lui (= de l’acteur, NDLR) des qualités qu’il ne possédait pas toujours, il y suppléait par toutes forces d’artifices : tirades passe-partout, « lazzi » éculés, plaisanteries obscènes.

(…) Le niveau moyen des spectacles était assez bas, surtout au XVIIIe siècle.

 

Mémoires

Carlo Goldoni

Editions Mercure de France 1965 et 1988

Fin de l’écriture en 1787.

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Masque commedia dell'arte

Le Mans 



Jean Antoine Watteau 

Valenciennes, 1684- Nogent-sur-Marne,1721

 

L’Enchanteur

Huile sur cuivre

Troyes 

Musée des Beaux-Arts

 

Parmi des personnages de la Commedia dell’arte, un charmant guitariste joue de la musique.

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Paris 

L'Opéra Garnier

Mon dessin numérique.

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Giuseppe Maria Crespi 

Bologne, 1665 - 1747.

Un marché 

Huile sur toile

Caen 

Musée des Beaux-Arts

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François II Bunel dit le Jeune 

Blois, 1552 - Paris, 1599

Commedia dell'arte 

Vers 1580  

Huile sur toile

Bayeux 

Musée d'art

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