Féminicide
Rassemblement du 8 avril à Montreuil
- Événement : Plusieurs associations locales – la Maison des femmes de Montreuil, l’association des femmes des Morillons et la municipalité – ont organisé un temps d’échange sur la place des Morillons, mercredi 8 avril, pour soutenir les habitants et réfléchir à des actions concrètes après le féminicide qui a touché le quartier
- Incident déclencheur : Dans la nuit du 3 au 4 avril, un homme a mis le feu à son appartement et a enfermé sa compagne. Celle‑ci, âgée de 54 ans, a sauté du quatrième étage pour tenter de s’échapper, mais est décédée sur le coup. Son compagnon, agent de la ville de Montreuil, est mort asphyxié dans l’incendie
- Réaction du voisinage : Une bénévole de la Maison des femmes a déclaré que les violences étaient « sues de tout le monde, on les avait déjà entendues crier », soulignant la perception d’une normalisation des agressions conjugales dans le quartier
- Objectif du rassemblement : Le temps d’échange visait à libérer la parole, à proposer des recommandations (autodéfense, logements d’urgence, actions plus actives) et à soutenir les résidents touchés par ce drame atroce (liberation.fr)
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Féminicide et pédophilie
Homme 23 ans
Victime 24 ans
Aisne
Tuée à coups de couteau
Collégienne
- Victime : Chloé, collégienne de 14 ans, décédée le 6 mai à Fère‑en‑Tardenois (Aisne) après avoir reçu de multiples coups de couteau.
- Suspect : homme de 23 ans, interpellé à Soissons le même jour, qui a reconnu le meurtre en garde à vue.
- Nature de l’acte : l’enquête classée comme assassinat et considéré comme un féminicide (meurtre d’une femme ou d’une fille).
- Lien avec la victime : le parquet indique qu’il pourrait s’agir d’un ex‑petit‑ami de la victime
- Méthode : la victime a été poignardée à plusieurs reprises, notamment au niveau du cou, ce qui a entraîné son décès à l’arrivée des secours.
- Déroulement : la victime se rendait à pied au collège Anne‑de‑Montmorency lorsqu’elle a été attaquée. Le suspect a fui avant d’être retrouvé et placé en garde à vue en fin de journée.
- Réactions : la procureure de Soissons, Laureydane Ortuno, a souligné la détermination du parquet à soutenir la famille et à poursuivre l’enquête. Les élus locaux ont exprimé leur profonde émotion et ont dédié la Fête du Muguet à la mémoire de Chloé.
« Les investigations ont montré que la jeune fille, se rendant au collège à pied, avait fait l’objet d’une attaque à l’arme blanche, au cours de laquelle lui avaient été infligées de nombreuses plaies au niveau du cou » (tf1info.fr)
« Le suspect a reconnu le meurtre face aux enquêteurs » (bfmtv.com)
Points clés
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Élément |
Détail |
Source |
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Date de l’incident |
6 mai 2026 |
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Lieu |
Fère‑en‑Tardenois, Aisne |
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Victime |
14 ans, collégienne |
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Suspect |
23 ans, sans profession, vivant chez ses parents |
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Lien suspect‑victime |
Ex‑petit‑ami possible |
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Méthode |
Coups de couteau multiples |
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Statut juridique |
Enquête ouverte pour assassinat |
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Reconnaissance |
En garde à vue, le suspect a avoué |
05 26
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Féminicides au Havre (2025‑2026)
1. Défenestration du 8 mai 2026
- Victime : une femme d’une soixantaine d’années, décédée après avoir été défenestrée du premier étage de son immeuble, rue Louis‑Blanc.
- Lieu : Havre (Seine‑Maritime).
- Enquête : le compagnon, alcoolisé au moment des faits, est suspecté et placé en garde à vue pour homicide volontaire en état d’ivresse manifeste.
- Secours : nombreux sapeurs‑pompiers et policiers se sont rendus sur place, la victime ayant succombé rapidement malgré les secours.
- Sources : (france3-regions.franceinfo.fr)
2. Féminicide de 2025 (cas de la victime de 51 ans)
- Découverte : le corps d’une femme de 51 ans retrouvé gisant dans la cuisine de son domicile conjugal.
- Cause : tuée par son conjoint.
- Statut : le compagnon a été hospitalisé d’office.
- Source : (ouest-france.fr)
3. Hommage aux victimes de féminicides (mars 2026)
- Escalier Montmorency : le 2 mars 2026, des femmes ont collé les noms des 167 victimes de féminicides françaises de 2025 sur les marches de l’escalier.
- Effacement : deux jours plus tard, les collages ont disparu suite à une intervention municipale, déclenchant des réactions d’agacement et de colère sur les réseaux sociaux.
- Réponse de la Ville : les services de nettoyage ont retiré les affichages non autorisés sans prise de position politique.
- Source : (actu.fr)
4. Réactions et enjeux
- Mobilisation : les militantes ont exprimé leur frustration face à l’effacement des noms, le considérant comme une « tuer une seconde fois ».
- Loi : les collages, bien que moins pénalisés que les tags, restent interdits hors espaces urbains autorisés, pouvant entraîner une amende administrative de 1 500 € en cas de récidive.
- Source : (actu.fr)
En résumé, le Havre a connu au cours de 2025‑2026 deux incidents de féminicide (une défenestration et un homicide conjugal) et un mouvement de commémoration des victimes qui a été effacé par la municipalité, suscitant un débat public sur la mémoire et la visibilité des féminicides. (Qwant)
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Féminicides
6 femmes tuées en neuf jours dans l'indifférence générale.
Femmes tuées en 9 jours : une recrudescence alarmante
Depuis
le début de l’année 2026, 36 femmes ont perdu la vie sous les coups de
leur compagnon ou ex‑compagnon. Parmi elles, 6 ont été
assassinées en seulement neuf jours — un chiffre qui a déclenché l’alerte
de plusieurs associations féministes.
Ces décès se situent dans un contexte où les moyens de prévention et de
protection semblent en baisse et inégalement déployés
Contexte et chiffres clés
- 36 féminicides depuis le début de l’année : 6 de ces cas se sont produits en neuf jours (ledauphine.com)
- 107 féminicides conjugaux en 2024 , soit une hausse de 11 % par rapport à 2023 (dna.fr)
- 25 féminicides recensés en France au 4 avril 2026 , dont 21 par ex‑compagnon (feminicides.fr)
- 159 féminicides totaux (chiffre provisoire) , incluant les cas de violence sexuelle et de suicide forcé (lemediatv.fr)
Réactions des associations
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Association |
Point de vue |
Actions demandées |
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Fondation des femmes |
Les outils (bracelets anti‑rapprochement, ordonnances de protection, téléphone grave danger) sont inégalement déployés et les moyens ont baissé depuis 2024 |
Augmenter le financement et assurer un déploiement équitable des dispositifs |
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Union nationale des familles de féminicides (UNFF) |
La situation est insupportable et les droits des femmes restent insuffisamment protégés |
Passer à l’action concrète, arrêter la communication et mobiliser les forces de l’ordre |
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Collectif Féminicides |
Les chiffres montrent une recrudescence de la violence |
Continuer la veille médiatique et la comptabilisation des cas |
Les associations soulignent également une hausse de 76 % des demandes d’hébergement d’urgence non pourvues entre 2022 et 2025, ainsi qu’une baisse des subventions qui a conduit à la fermeture de permanences, notamment dans les zones rurales où la majorité des féminicides ont lieu
Outils de prévention existants
- Bracelets anti‑rapprochement : dispositif de signalement d’une situation de danger.
- Ordonnances de protection : mesures judiciaires visant à protéger la victime.
- Téléphone grave danger (3919) : numéro d’appel gratuit et anonyme dédié aux femmes victimes de violence, disponible 24 h/24 et 7 j/7 (ledauphine.com)
Malgré leur existence, ces outils ne sont pas toujours accessibles ou appliqués de façon cohérente, ce qui contribue à la recrudescence des féminicides.
Méthodologie de suivi
Le collectif #NousToutes utilise une veille médiatique basée sur des mots‑clés pour identifier les cas de féminicide. La définition large inclut le meurtre d’une femme en raison de son genre et le rôle du patriarcat comme système de pouvoir (noustoutes.org)
Cette approche permet de visibiliser les violences et d’interpeller le gouvernement sur l’absence de volonté politique suffisante.
-------------------20 personnes ont lu cet article.












