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samedi 16 mai 2026

Charles Baudelaire et Jeanne Duval

 


Charles Baudelaire et Jeanne Duval

1. Qui était Jeanne Duval

Jeanne Duval (Florine Jeanne Gabrielle Prosper, dite Jeanne Duval) était une comédienne franco‑haïtienne née le 18 novembre 1818 à Port‑au‑Prince et décédée le 20 décembre 1868 à Saint‑Denis. Elle fut la maîtresse et la muse du poète Charles Baudelaire

Son identité a longtemps été entourée de mystère : son vrai nom, ses origines exactes (Haïti, La Réunion, Saint‑Domingue, Saint‑Barthélemy…) et même sa date de naissance ont fait l’objet de nombreuses hypothèses 

. Elle était souvent décrite comme une mulâtresse ou une « Vénus noire »

2. La relation amoureuse

Baudelaire et Duval se rencontrèrent en 1842 (entre le 9 avril et le 27 mai) à Montmartre 

Leur liaison fut marquée par de fréquentes séparations et réconciliations :

  • Septembre 1856 : nouvelle rupture 
  • Début 1859 : ils vivent de nouveau ensemble, puis Baudelaire s’installe seul à Honfleur  (fr.wikipedia.org)

Ils partageaient un domicile à l’Île Saint‑Louis, 6 rue de la Femme‑Sans‑Tête (aujourd’hui rue Le Regrattier)  (fr.wikipedia.org)

3. Influence sur l’œuvre de Baudelaire

Jeanne Duval fut la source d’une grande partie de la poésie de Baudelaire :

  • « La Chevelure », « Les Bijoux », « Le Balcon », « Le Léthé », « Les Bijoux », « Les bos », « Femmes damnées », « Les Métamorphoses du vampire » (lacauselitteraire.fr)
  • Elle inspira également des poèmes comme « Le serpent qui danse » et « La chevelure » (branchesculture.com)

Son image fut aussi capturée par Baudelaire lui‑même dans un dessin à l’encre de Chine daté du 27 février 1865, conservé aujourd’hui au Musée d’Orsay  (lessaintsperes.fr)

4. Contexte social et politique

Duval, femme noire et métisse, vivait dans une France oscillant entre empire et république. Son statut de mulâtresse la rendait « scandaleuse » aux yeux de certains contemporains, mais elle demeurait libre et indépendante 

Sa présence à Paris, ainsi que son rôle de muse, ont été perçus comme un défi aux normes sociales de l’époque  (pandesmuses.fr)

5. Autres relations de Baudelaire

Au cours de leur liaison, Baudelaire a également entretenu des infidélités :

  • 1852 : relation avec Apollonie Sabatier, dite « la Présidente » 
  • 1854 : affection pour l’actrice Marie Daubrun, source de Invitation au voyage

Ces épisodes ont parfois provoqué la jalousie de Duval, mais la relation entre les deux a continué à se nourrir de passion et de création  (lacauselitteraire.fr)

 

Charles Baudelaire – Statue – Honfleur

Dans le Jardin des Personnalités de Honfleur, un buste de Charles Baudelaire est exposé parmi les nombreuses figures historiques et culturelles de la ville.

  • Le jardin, inauguré en 2004 par Michel Lamarre, couvre 10 hectares et se situe sur une ancienne vasière de l’estuaire de la Seine.
  • Les bustes sont disposés dans des « bateaux‑jardins » qui servent de supports décoratifs.
  • Le buste de Baudelaire a été réalisé par l’artiste Christian Champagne et est identifié comme une œuvre d’art public à Honfleur  (fr.wikipedia.org)

- Portrait de Jeanne Duval – 1865

  • Auteur : Charles Baudelaire
  • Date : 27 février 1865 (annotation de Auguste Poulet‑Malassis)
  • Technique : encre noire à la plume (encre de Chine)
  • Dimensions : 20,5 cm × 14,5 cm (H × L)  (collections.louvre.fr)

Contexte

  • Le portrait est l’un des quatre dessins que Baudelaire a réalisés de Jeanne Duval, sa maîtresse de couleur, dont la vie et l’apparence ont inspiré plusieurs poèmes du « cycle de Jeanne » dans Les Fleurs du mal  (artcurial.com)
  • La main de Baudelaire y est annotée « Quaerens /quem/ devoret » et la main de Poulet‑Malassis indique « Dessin de Baudelaire 27 fév. 1865 »

Provenance et collection

  • Louvre (Département des Arts graphiques) – numéro d’inventaire RF 41644, Recto, acquis en 1988 via Drouot, Hôtel, Paris (collections.louvre.fr)
  • Musée d’Orsay – copie achetée en 1988 (public sale) et conservée dans la collection du musée  (musee-orsay.fr)

-         Constantin Guys - Portrait d'une femme brune - Portrait de Jeanne Duval – 1860

Le fichier Constantin Guys – Jeanne Duval (présumé).jpg est présenté sur Wikipédia comme un portrait présumé de Jeanne Duval, la compagne de Charles Baudelaire, réalisé par le peintre Constantin Guys (1802‑1892)  (fr.wikipedia.org)

  • Support / Technique : lavis, encre, aquarelle 
  • Dimensions : 21,4 × 15,2 cm 
  • Provenance : collection Jean Bonna ; la photo du fichier a été prise par Naomi Wenger (latribunedelart.com)
  • Date de création : le contexte fourni ne précise pas la date exacte de la réalisation de l’œuvre. Le titre mentionne « 1860 », mais aucune source dans le contexte ne confirme cette année ; il s’agit donc d’une information non vérifiée  (fr.wikipedia.org)

Il est important de noter que le portrait de Jeanne Duval présenté au Musée d’Orsay est une œuvre de Charles Baudelaire, et non de Constantin Guys  (musee-orsay.fr)

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vendredi 4 juillet 2025

Elena Poniatowska - Leonora -

 

Elena Poniatowska

Leonora

Editions Actes Sud

2012 – Traduit par Claude Fell.

 

Leonora Carrington

"Je n'avais pas le temps d'être une muse. Je passais trop de temps à me rebeller."

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Elle est née le 6 avril 1917. (p 434). Sa mère est irlandaise et  a vécu en Irlande jusqu’à ses 17 ans. (p 45).

Leonora Carrington  a des visions depuis l’enfance. (p 41). Elle ressent une telle force qu’il est impossible de la repousser. (p 43). « Je suis un phénomène à part. » (p 49). Toute sa vie, elle sera soutenue par sa maman, Maurie, qui lui achètera la maison de Saint-Martin en Ardèche. (p 140). Maurie lui envoie régulièrement de l’argent. Leonora deviendra mère de deux fils, avec Chiki Weisz, un Hongrois, au Mexique.

En 1948, James Edward, milliardaire, organise la première exposition de ses tableaux à New York. ((p 364).

 

 

L’éducation inégalitaire.

Leonora pense que son père et ses frères mentent quand ils disent qu’une fille ne peut pas faire comme eux. Elle cogne aussi fort qu’eux et dessine mieux qu’eux. (p 19).

En 1932, les sœurs la trouvent « incontrôlable » car elle a trop de tempérament. (p 40).

Son père a une suite permanente au Ritz, à Paros. (p 44).

Elle gâche toutes les chances d’un mariage « noble », rêvé par ses parents qui sont déçus et se sentent trahis par elle. (p 59).

Elle se plaindra durant toute sa vie de son père qui l’a persécutée depuis son enfance. Il déshérite sa fille et répartit l’argent entre ses trois fils.

 

Max Ernst.

Aux côtés de Max Ernst, la bête à sept têtes de l’Apocalypse est une colombe. (p 67). Il a peint « La Fessée ». La Vierge corrige Jésus, enfant. (p 85).

Il est né à Brühl près de Cologne. Il juge criminelle l’attitude des imbéciles qui ont dirigé les armées pendant la première guerre mondiale. Breton et Freud les discréditent en développant leurs travaux sur l’inconscient. (p 69).

Elena  rencontre Max Ernst en 1936, pendant la guerre d’Espagne. Il se fait entretenir. En amour, il est veule et aime les trios.

Gala – Eluard – Ernst.

Leonora – Marie-Berthe Aurenche – Ernst. (p 122).

Après l’arrestation de Max, pendant la seconde guerre mondiale (il a été interné trois fois). La peur dans les yeux de Leonora envahit la pièce et emplit la maison. (p 157).

Quand Leonora retrouve Max à New York, il lui sert de mentor. (p 268).

 

Max Ernst

La Fuite

1940

Max Ernst a peint "La fuite" en 1940, utilisant la technique de décalcomanie pour créer des formes denses et atmosphériques, reflétant son sentiment d'urgence et de fuite devant la guerre. (Qwant).

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Alcoolisme.

A midi, au Portugal,  on boit des cocktails. Les femmes prennent du Porto glacé jusqu’à leur enivrement. On fait la sieste l’après-midi. Le matin, on termine la nuit avec des « nightscaps » dans les lits. (p 248).

Peggy Guggenheim est jalouse de la beauté de Leonora. « Servez-moi un whisky double. Laissez-moi la bouteille. » (p 255).

A Mexico, Renato l’emmène à des fêtes chez Frida Kahlo. Les serveurs remplissent les verres de tequila dès qu’ils sont vides. (p 300). Certains sont ivres et cherchent leur maman. Lors d’une seconde fête, tout le monde tourne autour des pichets d’eau-de-vie. (p 301).

Les frères de Leonora boivent l’héritage du père, mort en 1946.

A San Cristobal, l’eau-de-vie que l’on vend aux paysans mexicains est meurtrière. (p 439).

 

Maladie mentale.

Leonora est internée à Santander, après l’arrestation de Max. Elle écrira plus tard, son expérience à Santander, dans « En bas » (100 pages). Elle est aidée par Jeanne, la femme du docteur Pierre Mabille,  pour cela,. (p 333). Son père veut la faire interner en Afrique du Sud, et pendant le transfert, Leonora s’échappe. Ses symptômes sont envahissants. Elle regarde sans cesse derrière elle. Elle fume comme un pompier. Elle se frotte les mains. Elle perd la boule. Elle change de voix et de rythme. Elle a des pertes de mémoire. Son comportement est excentrique. (p 271).

Renato Lucas, un Mexicain,  lui sauve la vie après sa fuite de l’hôpital psychiatrique et l’emmène à New York.

Elle prend une douche toute habillée et se plante devant Bunuel, en pleine party (= fête). (p 272).

« Ce qui compte le plus, c’est que tes idées ne te détruisent pas » dit Remediosà Leonora. (p 316).

Elle porte des chaussures qui réduisent les distances. ( !). (p 317).

 

Les sorcières.

Le Lancashire était un pays de sorcières. Douze femmes ont été pendues à Pendle Hill, au dix-septième siècle. (p 31).

 

La nature.

Le frêne est le plus grand et le plus beau des arbres de la planète. Il plonge ses racines dans la mer, ses branches soutiennent le ciel et les fées l’habitent. (p 14).

Le vert d’Irlande flamboie comme s’il y avait une lumière sous la terre. (p 47).

Pourquoi les humains entretiennent-ils les vignes ? Voici une légende possible :

A Saint-Martin-d’Ardèche au Moyen-Age,, l’âne Bourriquet a dévoré une partie de la vigne. L’année suivante, la vendange fut meilleure. Depuis, on taille les vignes. (p 140).

 

Venise.

La lagune d’eau de mer est sur le point de mourir. La putréfaction, les détritus  s’accumulent dans son sang épais. Moribonde, elle est dégénérescente. Les eaux stagnantes apportent la mort par empoisonnement. (p 51).


Valerie Thornton

Venise

The Bridge – Le Pont

1954

Valerie Thornton a créé l'œuvre "The Bridge" (Le Pont), une peinture à l'huile rare parmi ses travaux, connue pour son atmosphère et son intérêt architectural. (Worwick ac uk).

Valerie Thornton est une artiste britannique connue pour ses gravures, mais elle a également réalisé des peintures à l'huile comme "The Bridge" (1954), une œuvre rare qui met en valeur son intérêt pour l'architecture et les figures humaines. (Art uk).

Valerie Thornton, née le 13 avril 1931 à Londres, était une peintre et graveuse britannique connue pour ses gravures inspirées de l'architecture des églises médiévales, notamment de la période romane. Elle a étudié à la Byam Shaw School of Drawing and Painting et au Regent Street Polytechnic, puis a travaillé à Atelier 17 à Paris en 1954. (Annex galleries).

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Robert Brindley

British

1949

Sparkling Morning Light, Grand Canal, Venice.

Robert Brindley

Britannique

1949

Lumière scintillante du matin, Grand Canal, Venise.

Robert Brindley est un artiste britannique connu pour ses peintures du Grand Canal de Venise, notamment ses aquarelles et ses impressions limitées comme "Morning Light, Grand Canal, Venice".

Brindley s'inspire de la vue depuis le pont de l'Accademia, notamment de l'église Santa Maria della Salute.

  • Brindley utilise des aquarelles et des peintures à l'huile pour représenter Venise.
  • Il travaille souvent sur place, puis affine ses œuvres en atelier. (Qwant).
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Dora Maar.

Elle est rudoyée par Picasso. Elle attire la pitié quand elle entre dans un café. « Regarde dans quel état l’a laissée Picasso ». (p 95).

 

Peggy Guggenheim va protéger Max Ernst. (p 99). Quand ils rejoindront le Portugal, à Lisbonne, après avoir été aidés par Varian Fry, à la Villa d’Air-Bel à Marseille,  ils seront en couple. A New York, Peggy est la pourvoyeuse et Leonora est l’inspiratrice de Max Ernst. (p 268).

 

Vivien Leigh.

Elle vient la visiter à Mexico. Elle frappe à la porte, attend et prend le thé dans la cuisine. (p 431).

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Discrédit

Raconter tout et son contraire

"Comment se discréditer? En racontant tout et son contraire".

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Portugal.

Plus 0,3% d'excédent de PIB.

10 25.

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Leonora Carrington :

Labyrinth, 1991 by Leonora Carrington, UK-born Mexican artist, surrealist painter, and novelist.

Labyrinthe, 1991, de Leonora Carrington, artiste mexicaine née au Royaume-Uni, peintre surréaliste et romancière.

Painting of a spiral green hedged maze with odd figures and creatures appearing to stand or walk around inside.

Peinture représentant un labyrinthe en spirale entouré de haies vertes, avec d'étranges figures et créatures semblant se tenir debout ou se promener à l'intérieur.

'I didn’t have time to be anyone’s muse... I was too busy rebelling...".

« Je n’avais pas le temps d’être la muse de qui que ce soit… J’étais trop occupée à me rebeller… ».

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Leonora Carrington

La fille du Minotaure

1953.

·  Titre original : And Then We Saw the Daughter of the Minotaur (1953)  (websites.umass.edu)

·  Figures : deux enfants entourés de créatures hybrides (hyènes, chevaux, etc.)  (beauxarts.com)

·  Symboles : boules de cristal (divination), végétation (vignes), ciel étoilé et nuages flottants, créant un mélange de réel et de rêve  (websites.umass.edu)

·  Thèmes :

  • Hybrides et bestiaires mythologiques, question de l’anthropocentrisme  (fabula.org)
  • Rituels communautaires entre humains et animaux  (fabula.org)
  • Influence de la mythologie grecque et de la littérature fantastique (Lewis Carroll)   (beauxarts.com)

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Leonora Carrington

Soeurs de la lune, Lucienne

1932

Sisters of the moon.

L'Humanité

  • Cette aquarelle fait partie de la série Sisters of the Moon, créée par Carrington entre 1932‑1933, alors qu’elle était adolescente à Florence. La série raconte des histoires de magiciennes, de princesses et de leurs animaux familiers (chiens, chevaux, bestiaire fantastique). Elle s’inspire de contes de fées, de la littérature fantastique et du folklore européen, notamment irlandais, et intègre des éléments mythologiques et ésotériques  (francefineart.com)

Exposition au Musée du Luxembourg

  • La série, y compris Sisters of the Moon, Lucienne, est exposée dans la grande rétrospective consacrée à Carrington au Musée du Luxembourg, Paris, du 18 février au 19 juillet 2026. L’exposition présente 126 œuvres, dont cette aquarelle, et offre un aperçu de l’évolution de son univers surréaliste, de ses premiers bestiaires à ses dernières toiles alchimiques  (francefineart.com)

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Viol collectif de Leonora Carrington en Espagne.

Leonora Carrington (1917‑2011), artiste surréaliste britannique, a fui la France occupée pour s’établir en Espagne en 1940. Là‑là, elle a été victime d’un viol collectif perpétré par des soldats franquistes. Cet acte brutal l’a conduite à une grave dépression, suivie d’un internement psychiatrique dans un sanatorium à Santander (museeduluxembourg.fr)

  • Date et lieu : 1940, Madrid ; internement à Santander  (museeduluxembourg.fr)
  • Nature de l’agression : viol collectif par des soldats franquistes  (olgablog.com)
  • Conséquences : dépression profonde, internement forcé, traitements inhumains (électrochocs)  (fomo-vox.com)

Cette expérience traumatisante a marqué la vie et l’œuvre de Carrington, qu’elle évoque plus tard dans son récit autobiographique « En Bas » (olgablog.com)

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Leonora Carrington

La Dragonesa

Bronze Sculpture

Surrealist artist

Dragonesa', embodies themes central to Carrington‘s work, featuring anthropomorphic and mystical figures, merging influences from Celtic, Mexican. (Gillianjason).

« Dragonesa » incarne des thèmes centraux de l'œuvre de Carrington, mettant en scène des figures anthropomorphes et mystiques, et fusionnant des influences celtiques, mexicaines.

Leonora Carrington was a British-Mexican Surrealist artist and a founding member of the women’s liberation movement in Mexico. (1stdibs).

Leonora Carrington était une artiste surréaliste britanno-mexicaine et une membre fondatrice du mouvement de libération des femmes au Mexique.

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Leonora Carrington.

"I didn’t have time to be anyone’s muse... I was too busy rebelling"

« Je n’avais pas le temps d’être la muse de qui que ce soit… J’étais trop occupée à me rebeller.»

Le passage « Je n’avais pas le temps d’être la muse de qui que ce soit… J’étais trop occupée à me rebeller » est attribué à Leonora Carrington, peintre et écrivaine surréaliste.
Il apparaît dans plusieurs sites de citations :

  • Sur Goodreads sous la forme anglaise : “I didn’t have time to be anyone’s muse… I was too busy rebelling against my family and learning to be an artist.” (goodreads.com)
  • Sur Booknode en français : « Je n'avais pas le temps d'être la muse de qui que ce soit… J'étais trop occupée à me rebeller contre ma famille et à apprendre à être une artiste. » (booknode.com)

Ces sources confirment que la citation provient de Carrington et reflète son refus de se conformer aux attentes familiales pour se consacrer à son art. (Qwant)

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Leonora Carrington

The Sun from the Tarot cards

Le Soleil des cartes du Tarot

Surrealist painter

Painted illustration featuring a white fiure on a white horse holding a red flag under a large sun in a gold landscape

Illustration peinte représentant une figure blanche sur un cheval blanc tenant un drapeau rouge sous un grand soleil dans un paysage doré

Le Soleil dans le tarot de Leonora Carrington

Le Soleil est l’une des 22 cartes de l’Arcane majeur de la collection de tarot créée par l’artiste surréaliste Leonora Carrington dans les années 1950.
Le deck, réalisé à partir de feuilles d’or et d’argent posées sur des panneaux de carton aux couleurs éclatantes, a été présenté pour la première fois lors de l’exposition centenaire de l’artiste en 2018 au Museo de Arte Contemporáneo de Monterrey 

Contexte de la création

·                                 Période : Années 1950, période où Carrington explorait activement les symboles occultes et les arcanes du tarot.

·                                 Technique : Peintures à l’huile sur carton, décorées de feuilles d’or et d’argent, donnant aux cartes une qualité lumineuse et mystique.

·                               Publication : Le deck a été compilé dans le livre The Tarot of Leonora Carrington (édition 2020), qui présente les 22 cartes de l’Arcane majeur accompagnées d’analyses détaillées et d’un texte d’introduction de son fils Gabriel Weisz (lardanchet.fr)

Le Soleil

·                                 La carte du Soleil apparaît parmi les 22 arcanes majeurs de ce deck.

Deck (définition)

·                                 Terme général : Plateforme horizontale, souvent en bois, située à l’extérieur d’un bâtiment ou à bord d’un navire.

·                                 Dans les jeux de cartes : Ensemble complet de cartes utilisées pour jouer (ex. jeu de 52 cartes).

·                                 En informatique : Structure de données de type pile (LIFO) ou ensemble de couches (ex. « deck » de cartes UI).

·                                 En construction navale : Niveau principal d’un navire où l’on se tient debout. (Qwant)

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mardi 20 août 2024

Laure Hillerin. La comtesse Greffulhe. La vraie vie de la muse de Proust.


Laure Hillerin.

La comtesse Greffulhe.

La vraie vie de la muse de Proust.

Editions Champs libres – 2014

 


Elisabeth Greffulhe est une comtesse indomptable. (page 184). Elle a été oubliée.

Le couple Greffulhe est invité au Château d’Eu, chez le comte de Paris. (page 39). Elle a connu une vie privée, privée d’amour. (page 212). Elle mettra en place une stratégie de survie face à un mari impérieux et indifférent. (page 229). Le mari use de toutes les armes : harcèlement, mesquineries, jalousie, injures, plaintes suivies de séductions, (= double visage), douches écossaises par le biais de lettres manipulatrices. (page 280).  Il est qualifié de « vampire énergétique ». (page 290). Pour survivre après son mariage, Elisabeth devait croire à la possibilité du bonheur. (page 278). Il y a de l’amour dans l’humour. On n’en trouve pas dans l’ironie. (page 451).

Au bout de trois semaines de mariage, elle s‘ennuie ferme. Henry, son mari, prend de la distance vis-à-vis d’elle et provoque chez elle une grande tristesse. (page 29).

Au bout d’un mois de mariage, il la trompe avec des « blondes, grassouillettes et idiotes ». (page 32). Mais sa femme ne doit pas ressembler à « une dinde ». (page 39). Les jeunes femmes sont élevées dans le culte de la soumission et de la passivité qui devient une entrave morale et psychologique. (page 62).

Deux ans plus tard, elle tombe en dépression. Son mari l’encense ou l’humilie, selon son humeur. (page 36).

Il leur faudra quatre ans pour obtenir une fille, Elaine, née en 1882. (page 37).

Sa vie conjugale est toujours désespérante. Elle est sous la tutelle de son mari qui gère la fortune familiale, y compris sa dot. (page 170). Son mari lui paie ses somptueuses tenues et ses réceptions. Il ne donne rien pour le reste. (page 172).  Comme Cendrillon, son mari ne  lui accorde que « la permission de minuit ». (page 215). En 1891, à Bayreuth, ses tenues passent pour excentriques. (page 118). Son mari la confine dans sa chambre à Paris. Il lui interdit son bureau. Il débute sa liaison avec Marie-Thérèse de la Béraudière en 1909. (page 288). Jusqu’au décès de sa belle-mère, en 1911, Elisabeth subira sa loi et son rythme de vie, rue d’Astorg, rive gauche de Paris. Les valets de pied y marchaient à reculons. (page 261). Elisabeth passe toujours  pour excentrique en 1914. (page 99). Elle veut se sentir indépendante, libre et utile. (page 100). Elle regrette les mariages imposés aux femmes, les maris étant des instruments de torture. (page 173). Elle constate qu’il y a des hommes « honnêtes », mais aussi des hommes « sans conscience » qui abusent de leur femme. (page 176). Son mari la frappe à coups de cannes. Elle a cinquante-huit ans. (page 106). Elle est le souffre-douleur préféré de son mari. (page 109). Il la torturait moralement mais elle aimait son bourreau. (page 115). En cas de divorce des Greffulhe, c’était la mort sociale pour Elisabeth. Elle aurait pu prétendre à 12 000 francs plus 100 000 francs par an. (page 288). Son mari oscillait entre la culpabilité de la faire souffrir et les remords. NDLR : il était surtout macho. (page 118). Sa fille Elaine la trahira en recevant chez elle son père accompagné de sa maîtresse en titre, la Béraudière, dénommée aussi madame Brocheton. Elisabeth a soixante ans. (page 110).

Après la guerre de 1914- 1918, il l’enferme à la campagne, à Bois-Boudran. (page 113). Elle pratique la bicyclette pour ne pas rester enfermée à Bois-Boudran. (page 279). Depuis la création des impôts sur le revenu en 1916 et la crise de 1929, ils sont proches de la ruine. (page 112). Elle luttera toute sa vie contre la dépression. (page 113). Elle n’est pas née pour souffrir. Elle aime la vie. (page 169). Ella aura vécu 54 ans d’enfer conjugal. NDLR : Que pouvait-elle faire d’autre, ne disposant pas de fortune à elle ? (page 116).

En 1935, pendant le procès pour la succession avec la maîtresse de son défunt mari, elle subira les calomnies. (page 109). La réconciliation mère-fille n’aura pas lieu après le procès.

En 1937, la bibliothèque sera vendue pour payer les frais de succession colossaux. (page 264).

 


Affaire Dreyfus.

Les femmes ne sont pas censées s’occuper de politique. Elles sont considérées comme « fragiles et faibles d’esprit ». Le père de la comtesse Grefullhe n’était pas raciste et pensait que l’on pouvait « être patriote sans être xénophobe ». (page 66). Elisabeth Greffulhe sera une dreyfusarde.

 

Est-ce que Elisabeth Greffulhe aimait son gendre, Armand de Gramont, en 1904, en disant qu’elle l’avait choisi pour gendre par ce qu’elle « aurait aimé l’épouser elle-même »? (page 76)

Elaine et son mari, duc de Guiche, louaient la villa « Mon rêve » à Bénerville (entre Cabourg et Deauville) au début de leur mariage. (page 404).

 


La comtesse Grefullhe organisait des concerts privés de musique de chambre, dans sa villa La Case (page 251), à Dieppe. (page 56). Claude Monet a peint la villa, avant sa destruction. (La falaise à Dieppe).

Elisabeth  compense son manque d’amour conjugal et devient manageuse de spectacles, usant de lobbying.

Elle fait jouer ses relations et met en place des stratégies pour « lever de l’argent ». (page 172).

Elle aidera Marie Curie, Serge Diaguilev et Edouard Branly, entre autres. (page 82). Comment subventionner la création de l’Institut Curie ? Elisabeth proposera d’utiliser les 400 000 francs du mécène Daniel Iffla, au lieu de créer un musée pour abriter ses collections. L’idée sera retenue en 1909. (page 158).

Elle lance la carrière d’Isadora Duncan en la présentant à la princesse de Polignac. (page 145).

Son mari ne la soutient pas, ne décolère pas, pense qu’elle déshonore son nom en produisant des spectacles musicaux. Il la juge irresponsable car femme. (page 149).

Elisabeth ne travaillait pas seule. Elle était entourée de quelques secrétaires. (page 188).

Elle a patronné Hahn Reynaldo qui n’aimait pas les femmes « qui pianotent, pas mieux que leurs aïeules qui jouaient médiocrement du clavecin ». (page 383). NDLR : encore un macho.

 


En 1913, à Bois-Boudran, on chassait 1500 faisans en un jour ! (page 255).

Film de la BNF : Alphonse XIII.

La population aux alentours n’avait ni le droit de chasse ni de braconnage. (page 258).



Extrait - Entrons chez Élisabeth de Caraman-Chimay, Comtesse Greffulhe.

 

Extrait d'un documentaire intitulé La société au temps de Marcel Proust. Visite privilégiée et unique des intérieurs de la propriété de Bois-Boudran, domaine de la famille Greffulhe ( et non De Greffulhe comme dans le commentaire narratif), résidence plaisancière et de chasse. Puis petit détour du côté de chez Robert de Montesquiou, oncle de la Comtesse, dans son Palais Rose du Vésinet, aux abords de Paris.

 

La duchesse d’Uzès, veuve richissime de 30 ans, milite contre les injustices vécues par les femmes. On lui pardonne tout. Les femmes ne pouvaient pas vivre de leur travail. Elles étaient dans l’impossibilité de gérer leurs biens. (page 54).

 

Mademoiselle Litvinne chante l’Alceste de Glück. (page 83).



Gluck: Alceste - French version, 1776 - Act 2 - "Je n'ai jamais chéri la vie. sans toi je ne puis vivre" · Anne Sofie von Otter · Paul Groves · Monteverdi Choir · English Baroque Soloists · John Eliot Gardiner

Gluck: Alceste.

 

Elle chante aussi Brünnhilde dans le « Crépuscule des Dieux » de Wagner en 1902 au théâtre du Château d’Eau, à Paris. (page 143). Alfred de Gramont la surnommera « le Greffuscule odieux ». (pages 143, 144).



Orchestre d'harmonie du Conservatoire, en partenariat avec la Musique des Parachutistes. direction : Mathieu Larrieu Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen, IV. Götterdämmerung Arr. : Christiaan Janssen

 

Léon Daudet est surnommé le « gros Léon ». Il est violent, antisémite et ne mâche pas ses mots. Il est anti-dreyfusard. (pages 104, 105, 119). Il attaquera souvent Elisabeth Greffulhe.

 

La comtesse de Pange était la nièce de la comtesse Greffulhe. (page 416).

 

Alfred de Musset a écrit « Gamiani ou deux nuits d’excès »*. L’Enfer libertin ?

 (page 264).

 


Marcel Proust  

Houlgate - Dives-sur-Mer- Cabourg

Montage

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Proust dépeignait la comtesse Greffulhe comme une femme « brillante, futile et superficielle ». NDLR : quelle misogynie.

Du coup, la princesse Bibesco pensait qu’il ne fallait jamais recevoir d’homme de lettres chez soi. (page 417).

 

Dans la Recherche du Temps perdu, Proust mélangeait les personnalités.

Sauf pour : Oriane = comtesse de Chevigné.

Mélange pour Odette de Crécy, cocotte = Laure Haymann. Quand elle se marie= madame de Forscheville. A la fin du roman = madame de la Béraudière. (page 423).

 

Swann est un mélange de Charles Haas et de Charles Ephrussi. (page 442).

 

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Gamiani ou Deux nuits d'excès est un roman d'Alfred de Musset édité pour la première fois en 1833. Ce roman est l'ouvrage licencieux le plus lu. (Wikipédia).

Un livre érotique agréable à lire car fort bien écrit par la plume de Musset, pas de vulgarité mais des descriptions pertinentes d'actes sexuels extrêmes. (Amazon).

Les " deux nuits d'excès " annoncées par le sous-titre de l'ouvrage sont deux nuits d'amour à trois - la comtesse Gamiani, Fanny et Alcide. (Le hall du livre).

Il ne manque à la comtesse Gamiani que de connaître ce qu'on peut éprouver en mourant au moment de l'orgasme.  (Fnac).

Un récit théâtral de deux nuits où la sexualité se mêle à la crasse, l'excès, l'immonde et même la mort. Une succession de tableaux fantasmés. (Babelio).

 

Vocabulaire.

 

Sinapisme. (page 37).

Préparation médicamenteuse à la farine de moutarde servant à produire une révulsion, qui s'applique sur le corps, le plus souvent froide, sous forme de cataplasme ou d'emplâtre ou de feuille. (Centre national de ressources textuelles et lexicales).

 

Barzoïs. (page 259).

Race de grand chien lévrier, originaire de Russie, à queue longue, à poil long soyeux et ondulé. Le barzoï est un lévrier de chasse, de course et de poursuite à vue sur leurre et il est devenu aussi un chien de compagnie. (Wikipédia).

 

 

Equanimité. (page 274).

Qualité d'une âme équanime, qui reste égale à elle-même, qui ne s'émeut pas facilement au choc des événements ; paix de l'âme ; égalité d'humeur ; tranquillité. (Wikipédia).

 

 

Tunique de Nessus. (page 291).

Vêtement offert par Déjanire à Héraclès, préalablement imprégnée du sang du Centaure Nessus (Nessos). Blessé mortellement par Héraclès, Nessus, pour se venger, a fait croire que son sang est un puissant philtre d'amour. Lorsque le héros revêt la tunique, celle-ci adhère à sa peau en occasionnant de mortelles brûlures. (Larousse).

Quel cadeau Nessus Offre-t-il à Déjanire en mourant ?

Mais tandis que Nessus tente d'enlever Déjanire, Hercule le blesse mortellement d'une flèche. Avant de mourir, Nessus, pour se venger, offre à Déjanire sa tunique imprégnée de son sang mêlé au venin de l'hydre de Lerne, tout en lui faisant croire que c'était un talisman incitant à l'amour. (Bibliotheca classica selecta).

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Mona Chollet.

L'idéologie de domination colonise nos esprits.

Les parents, le patriarcat, le pouvoir politique, le patronat nous ordonne tout au long de notre vie.

NDLR: Nous devons lutter contre nous -mêmes pour nous autoriser un bonheur personnel.

Il est refusé par les "autres" et difficilement acceptable à nos yeux. Et pourtant quel super bonheur quand on peut le savourer !

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