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jeudi 14 mai 2026

Catherine de Médicis et la Saint-Bathélemy - Portraits -

 


Catherine de Médicis et la Saint-Bathélemy

- Catherine de Médicis  -1448  - Par Corneille de Lyon

  • Titre : Catherine de Médicis
  • Artiste : Corneille de Lyon (aussi appelé Corneille de La Haye)
  • Date : 1536 – l’œuvre a été réalisée pendant le passage de la reine à Lyon, alors qu’elle était encore dauphine.
  • Support : peinture à l’huile sur panneau de bois de feuillu.
  • Dimensions : 16,5 × 15,2 cm (≈ 6,5 × 6 in)  (utpictura18.univ-amu.fr)
  • Sujet : portrait de la reine Catherine de Médicis (1519‑1589), portant un bijou à l’initiale de Henri II.

Conservation et répliques

  • L’original est conservé à Polesden Lacey (Angleterre).
  • Deux répliques d’atelier sont conservées à Versailles (France) et à Chantilly (France)
  • Le musée des Offices de Florence possède une copie agrandie, utilisée pour l’identification du modèle

Contexte historique

  • Le portrait a été réalisé lors du séjour de la cour de la reine Éléonore à Lyon en 1536.
  • Brantôme rapporte que la reine se perdait dans la mélancolie devant ce portrait en 1564, soulignant son importance sentimentale
  • Le travail est réputé pour la finesse du traitement des ombres, de la chevelure et des bijoux, et est considéré comme l’une des œuvres majeures de Corneille de Lyon  (fr.wikipedia.org)

Restaurations

  • Une réplique conservée à Chantilly a fait l’objet d’une restauration de 4 mois, coûtant 2 870 € HT, réalisée par l’Institut de France Domaine de Chantilly – Fondation d’Aumale, sous la direction de Mathieu Deldicque  (arcanes.eu)

Résumé
La peinture Catherine de Médicis de Corneille de Lyon (1536) est un portrait de la reine française, conservé à Polesden Lacey, avec des copies à Versailles et Chantilly. Elle illustre le passage de la cour à Lyon et est reconnue pour son réalisme et sa finesse technique. (Qwant)

- Catherine de Médicis et Henry, duc de Guise 

Relation entre Catherine de Médicis et Henri, duc de Guise

François de Lorraine - Duc de Guise - 1563

  • Contexte politique
    Catherine de Médicis était la mère d’Henri II et, après la mort de son mari, régente de France. Le duché de Guise, dirigé par Henri de Guise (fils de François, deuxième duc de Guise), était l’une des familles nobles les plus puissantes et les plus influentes de la France catholique. Leur rivalité avec la cour de la reine a été l’un des moteurs des guerres de religion (fr.news.yahoo.com)
  • St‑Barthélemy (1572)
    La reine a orchestré, ou au moins a autorisé, le massacre de la Saint‑Barthélemy, où de nombreux protestants furent tués, y compris l’amiral Coligny. (Qwant)

- Catherine de Médicis recevant les ambassadeurs  - Par Ulysse Besnard

Catherine de Médicis – œuvre de Ulysse Besnard

Ulysse Besnard (1826‑1899) était un peintre et céramiste blésois, directeur du musée de Blois et fondateur d’une fabrique de céramique en 1862. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent des pièces de faïence qui illustrent des scènes historiques de la région.

La faïence « Catherine de Médicis »

  • Sujet : Catherine de Médicis (1519‑1589), reine de France, recevant des ambassadeurs au château de Blois.
  • Support : assiette en faïence peinte.
  • Date : 1881 (ou 1882 selon certaines sources).
  • Contexte : l’œuvre est exposée dans le cadre d’une exposition sur Henri III au château de Blois, où elle illustre la présence de la reine à Blois avant son décès dans la ville  (bridgemanimages.com)

La pièce reflète la patrimoine artistique de Blois et la mémoire historique de la cour de la Renaissance.

Elle montre comment Besnard, en tant que céramiste local, a choisi de représenter un personnage emblématique de l’histoire de la ville, soulignant le lien entre la culture locale et la histoire nationale. (Qwant)

- Catherine de Médicis - Copie d'après Germain Le Mannier

Catherine de Médicis – Copie d’après Germain Le Mannier

Contexte artistique

  • Germain Le Mannier (fl. 1537–1560) est un portraitiste français actif à la cour de France. Il a réalisé plusieurs séries de portraits pour la reine Catherine de Médicis entre 1547 et 1555, dont cinq œuvres sont encore conservées aujourd’hui.
  • L’une de ces œuvres est un portrait de la reine, attribué à Le Mannier et conservé à la Galerie des Offices à Florence (toile, peinture à l’huile, 194 × 110 cm) .

La copie

  • Une copie de ce portrait a été réalisée d’après l’original attribué à Germain Le Mannier.
  • Cette copie est conservée à la Galerie Palatine du Palais de la Galerie (France) .
  • Elle est présentée dans la galerie d’images de l’article « Trois expositions ratées sur les femmes » et est décrite comme une reproduction fidèle de l’original de Le Mannier.

Points clés

Élément

Détails

Artiste original

Germain Le Mannier (1537–1560)

Sujet

Catherine de Médicis (1519‑1589)

Support original

Peinture à l’huile sur toile (194 × 110 cm)

Lieu de l’original

Galerie des Offices, Florence

Copie

Réalisée d’après l’original, conservée à la Galerie Palatine

Référence

Galerie d’images de l’article « Trois expositions ratées sur les femmes »

« Catherine de Médicis en pied. Copie, d'après l'original attribué à Germain Le Mannier (actif de 1537 à 1559) et conservé à la Galerie Palatine au Palais … »[^2]

En résumé, la copie d’après Germain Le Mannier est une reproduction du portrait de Catherine de Médicis réalisé par l’artiste français. Elle se trouve à la Galerie Palatine et illustre la diffusion et la reproduction des œuvres de la cour française à l’époque de la Renaissance. (Qwant)

- Adrien Marie - L'entrevue de Toury – 1562.

Sujet historique

La peinture représente le moment de l’entrevue qui s’est tenue le 9 juin 1562 à Toury (Eure‑Loir) pendant les Guerres de religion.

  • Personnages clés :

Catherine de Médicis (reine), accompagnée de Antoine de Bourbon, futur roi de Navarre 

o        Louis, Prince de Condé (chef huguenot) 

o        Gaspard de Coligny (amiral) 

  • Disposition : la reine à cheval au centre, les deux frères se donnant l’accolade, les troupes des deux camps (catholiques en rouge, huguenots en blanc) à distance 

Contexte : la réunion a duré deux heures mais n’a pas abouti à un accord 

- La Saint-Barthélemy

L'essor du calvinisme durant le règne de Henri II aboutit à une crise pour la monarchie, dès lors qu'une large part de la noblesse rejoint le camp réformé. (Encyclopaedia universalis)

Durant le court règne de François II, Catherine de Médicis tente déjà un difficile arbitrage entre catholiques et protestants. (Histoire pour Tous).

Catherine de Médicis s’est ingéniée à redonner à la cour le lustre qui était le sien avant les guerres civiles. (Open edition books)

Assassinat de Coligny - Gravure de Frans Hogenberg - 1572 – 1590

Gravure de Frans Hogenberg : « Assassinat de Coligny » (1572 – 1590)

Contexte historique

La gravure illustre deux épisodes clés des guerres de religion françaises :

  • Le 22 août 1572 : Louviers, seigneur de Maurevert tire d’une fenêtre dans la rue sur Gaspard II de Coligny.
  • Le 23 août 1572 : Coligny est assassiné dans sa chambre, puis défenestré.
    Au centre, la scène du massacre de la Saint‑Barthélemy (23‑24 août 1572) est représentée.
    Cette représentation se distingue du triptyque de Vasari par l’absence de figures religieuses ou politiques : pas de prêtre, d’église, de roi, de reine ou de conseil

Caractéristiques techniques

  • Support : gravure sur cuivre.
  • Époque : 1572 – 1590, période où Hogenberg produisait des estampes historiques.
  • Collection : fait partie de la collection Michel Hennin, Estampes relatives à l’Histoire de France (Tome 7, pièce 663)  (utpictura18.univ-amu.fr)

Références et provenance

  • La gravure est conservée à la Bibliothèque de Genève (BnF, Estampes et …) et est également référencée dans la base de données de l’Iconographie de Genève  (bge-geneve.ch)

Résumé visuel

La composition se divise en trois parties :

  1. À gauche : la fusillade de Coligny depuis une fenêtre.
  2. Au centre : le massacre de la Saint‑Barthélemy.
  3. À droite : l’assassinat et la défenestration de Coligny dans sa chambre.
    Cette structure narrative permet de suivre le déroulement des événements sans recourir à des symboles religieux ou politiques, soulignant l’aspect brut et immédiat de la violence  (utpictura18.univ-amu.fr)

La Saint-Barthélemy par François Dubois

La Saint‑Barthélemy de François Dubois

François Dubois (1529‑1584) était un peintre protestant d’Amiens qui a fui Paris après le massacre de la Saint‑Barthélemy et s’est réfugié à Genève. Sa seule œuvre connue, Le Massacre de la Saint‑Barthélemy (ou St Bartholomew’s Day massacre), est un tableau historique d’une grande richesse narrative et d’une qualité exceptionnelle

Description du tableau

  • Sujet : la tuerie des protestants qui a débuté le 24 août 1572 à Paris et qui s’est prolongée plusieurs jours, avec la mort de l’amiral Coligny et la participation de figures catholiques telles que Catherine de Médicis et les ducs de Guise et d’Aumale  (mcba.ch)
  • Topographie : la scène est manipulée pour regrouper les lieux clés de la tragédie :
    • à gauche : l’église du couvent des Grands‑Augustins (aujourd’hui disparue), la Seine et le pont des Meuniers;
    • au centre : le Louvre, Catherine de Médicis (la « veuve noire »), l’hôtel particulier où Coligny est tué, défenestré, décapité et émasculé;
    • à droite : la porte Saint‑Honoré et le gibet de Montfaucon sur la colline de La Villette, où le corps de Coligny sera pendu par les pieds
  • Figures : plus de 150 personnages, dont des femmes enceintes, des enfants, des corps dénudés, des maisons pillées, illustrant la cruauté de la guerre civile
  • Technique : huile sur bois, dimensions 93,5 cm × 151,4 cm, signé « Franciscus Sylvius Ambianus pinx. » (signature de Dubois)  (commons.wikimedia.org)

Signification et rareté

  • Le tableau est exceptionnel tant par son exécution que par le fait qu’il s’agit de l’une des rares représentations contemporaines du massacre de la Saint‑Barthélemy
  • Il constitue un catalogue visuel de la violence de la guerre des religions, offrant une perspective protestante rare dans la documentation artistique de l’époque  (mcba.ch)
  • La signature et la provenance (Musée cantonal des Beaux‑Arts de Lausanne) attestent de l’identité de l’artiste et de son statut de réfugié après les massacres  (commons.wikimedia.org)

Contexte historique

Le massacre de la Saint‑Barthélemy a débuté le 24 août 1572, après le mariage de Marguerite de Valois et du prince protestant Henri de Navarre (futur Henri IV). Il a été déclenché par des tensions politiques et religieuses, notamment la rivalité entre la maison de Guise et les Châtillon‑Montmorency, ainsi que la réaction des catholiques à la politique d’apaisement de Catherine de Médicis et de Charles IX  (fr.wikipedia.org)

En résumé, La Saint‑Barthélemy de François Dubois est une œuvre unique qui capture l’horreur du massacre de 1572, offrant un témoignage visuel rare et précieux de cette période sombre de l’histoire française.

Joseph-Nicolas Robert-Fleury - Scène de la Saint-Barthélemy - 1833 

Joseph‑Nicolas Robert‑Fleury – Scène de la Saint‑Barthélemy (1833)

Œuvre

  • Titre : Scène de la Saint‑Barthélemy (ou Assassinat de Briou, gouverneur du prince de Conti)
  • Artiste : Joseph‑Nicolas Robert‑Fleury (Cologne 1797 – Paris 1890)
  • Date de création : 1833
  • Technique : huile sur toile
  • Dimensions : 1,65 m × 1,30 m (avec accessoires : 1,83 m × 1,51 m)
  • Numéro d’inventaire : INV 7673 ; LP 138  (collections.louvre.fr)

Contexte historique
Le tableau représente l’assassinat de Briou, gouverneur du prince de Conti, survenu le 24 août 1572, pendant le massacre de la Saint‑Barthélemy à Paris

Exposition et provenance

  • Présenté au Salon de 1833, où il a été acheté
  • Actuellement exposé au Musée du Louvre, Département des Peintures, Salle 946, Aile Sully, Niveau 2  (collections.louvre.fr)
  • En 2014, prêté au Musée des Beaux‑Arts de Lyon dans le cadre de l’exposition L’invention du Passé (Histoires de cœur et d’épée 1802‑1850)  (fr.wikipedia.org)

Alexandre-Evariste Fragonard - Scène de massacre de la Saint-Barthélemy Reine de Navarre – 1836

Alexandre‑Évariste FragonardScène du massacre de la Saint‑Barthélemy (24 août 1572)

Informations générales

  • Titre : Scène du massacre de la Saint‑Barthélemy (24 août 1572)
  • Artiste : Alexandre‑Évariste Fragonard (Grasse, 1780 – Paris, 1850) – école française
  • Technique : huile sur toile

Dimensions

  • Hauteur : 1,79 m (2,008 m avec accessoires)
  • Largeur : 1,33 m (1,55 m avec accessoires)

Provenance et emplacement actuel

  • Inventaire : INV 4552 / LP 1576
  • Acquisition : commandée en 1833
  • Musée : Musée du Louvre, Département des Peintures, Salle 946, Aile Sully, Niveau 2 (collections.louvre.fr)

Description du sujet

Le tableau représente la scène historique du massacre de la Saint‑Barthélemy (24 août 1572) dans l’appartement de la reine de Navarre. Il illustre la violence et le meurtre qui ont suivi le mariage de la reine Margot et du futur roi Henri de Navarre (pop.culture.gouv.fr)

- Catherine de Médicis à Blois

Catherine de Médicis à Blois

Blois, château - Chambre de la reine Catherine de Médicis

Présence historique

  • Catherine de Médicis a passé une grande partie de sa vie à Blois, où elle a séjourné depuis 1533 jusqu’à sa mort en 1589. Elle y a joué un rôle majeur en tant que dauphine, reine, régente et reine‑mère  (bloischambord.com)
  • La reine a visité le château royal de Blois à plusieurs reprises, accueillant des artistes de la Renaissance et organisant des réceptions fastueuses, contribuant ainsi au rayonnement culturel de la région  (my-loire-valley.com)

Mort et posthume

  • Catherine de Médicis est décédée le 5 janvier 1589 au château royal de Blois, alors qu’elle y résidait depuis plusieurs mois dans un contexte politique tendu. Son corps a été placé dans la chapelle Saint‑Calais du château, où il a été exposé pendant plusieurs semaines avant une inhumation provisoire dans l’église Saint‑Sauveur
  • En raison de la guerre civile et de l’absence d’embaumeur, le corps a rapidement décomposé. Aucun monument funéraire n’a été érigé à l’époque, et la reine a été oubliée pendant plus de deux décennies.
  • Ce n’est qu’en 1610 que ses restes ont été transférés à la basilique Saint‑Denis, où ils ont été placés dans un tombeau commandé par Catherine elle‑même et sculpté par Germain Pilon  (bloiscapitale.com)

Expositions et patrimoine

  • En 2019, le château royal de Blois a organisé une exposition intitulée « Le corps d’une reine : l’effigie funéraire de Catherine de Médicis », présentant pour la première fois au château la sculpture transi de la reine, réalisée par Girolamo della Robbia et conservée au Musée du Louvre
  • L’exposition a permis aux visiteurs de découvrir la chapelle Saint‑Calais et l’effigie funéraire de 1,94 m de long, représentant le corps décharné de la reine  (my-loire-valley.com)

Résumé

  • Catherine de Médicis a habité et influencé Blois pendant plus de cinq décennies.
  • Sa mort en 1589 a été marquée par un posthume tumultueux et un oubli avant le transfert de ses restes à Saint‑Denis en 1610.
  • Le château de Blois conserve aujourd’hui des expositions et des œuvres dédiées à la reine, témoignant de son importance historique et culturelle dans la région.

Provenance et exposition

« Le peintre représente l'instant où les deux frères se donnent l’accolade au centre et où les troupes pactisent » (pop.culture.gouv.fr)

- Catherine de Médicis – 1583

En 1583, un jeton (pièce de monnaie de petite valeur) portant le nom de Catherine de Médicis a été produit.
Ce jeton est décrit comme suit : il est divisé en quatre parties ; la partie gauche est écartelée en 1 et 4 avec le blason des Médicis (d’or, à cinq besants posés deux, deux et un, de gueules, accompagnés en chef d’un besant plus gros d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or) et la partie droite est contrécartelée en 2 et 3 avec le blason de La Tour‑Auvergne‑Boulogne (en 1 et 4 d’azur semé de fleurs de lis d’or, à la tour brochante d’argent, maçonnée de sable ; en 2 et 3 d’or au gonfanon de gueules aux trois pendants frangés de sinople ; en cœur Boulogne à trois tourteaux de gueules)  (cgb.fr)

Source

Type d’œuvre

Date approximative

Lieu de conservation

histoire-image.org

Portrait en huile sur bois

non précisé

Musée Condé (Chantilly)

parismuseescollections.paris.fr

Portrait en buste, costume de veuve

1519‑1589

Musée Carnavalet

gallica.bnf.fr

Dessins de la Renaissance

1540‑1570

Bibliothèque nationale de France

paris-iea.fr

Portrait en pied (copie)

ca. 1575

collections.louvre.fr

Portrait (1519‑1582)

1519‑1582

Louvre

meisterdrucke.fr

Portrait (ca. 1575)

ca. 1575

- Catherine de Médicis - 16e s

 Portrait présumé de Charles IX

Catherine de Médicis dans le XVIᵉ siècle

Catherine de Médicis (1519‑1589) est l’une des figures les plus marquantes de la France de la Renaissance. Son influence s’étend sur cinq règnes, de son mariage avec Henri II à son rôle de régente après la mort de Charles IX (paris-iea.fr)

Naissance et enfance italienne

Née à Florence le 13 avril 1519, elle devient orpheline peu de temps après, ses parents décédant quelques jours après sa naissance 

.Sa mère, Madeleine de la Tour d'Auvergne, et son père, Laurent de Médicis, la laissent sans tutelle, ce qui la conduit sous la protection de sa grand‑mère Alphonsine Orsini et de ses tantes Clarice et Maria Salviati

Elle hérite de la fortune des Médicis et du titre de duchesse d’Urbino, d’où son surnom de duchessina

Mariage et ascension à la cour française

En 1533, elle est envoyée en France pour épouser Henri, alors duc d’Orléans, futur Henri II. Le mariage, célébré à Marseille le 28 octobre 1533, est un acte diplomatique visant à renforcer les liens entre la France et la papauté 

À son arrivée, elle apporte une dot de 100 000 écus d’argent et 28 000 écus de bijoux, ce qui lui vaut les surnoms de « la Banquière » ou « la fille des Marchands » (saveursetcuisine.canalblog.com)

Rôle politique et régences

Catherine exerce cinq régences : trois sous son époux, une après la mort de François II et une dernière après celle de Charles IX. Elle est reconnue pour son analyse lucide de la crise religieuse qui secoue la France et pour son art de gouverner, qui accompagne la transformation de la monarchie française 

Son influence se manifeste également dans la diplomatie, l’administration et le clientélisme, ainsi que dans la promotion des arts : elle commande des œuvres d’architecture, de sculpture, de peinture et de décorations, et possède une bibliothèque abondante  (cour-de-france.fr)

Image et légende

Dès son vivant, Catherine est une figure controversée. Les jugements de ses contemporains, empreints de crise religieuse, de misogynie et de xénophobie, alimentent une « légende noire » qui perdure jusqu’à aujourd’hui 

Les historiographies récentes, à partir du XIXᵉ siècle, tentent de réévaluer cette image biaisée grâce à un retour aux sources, notamment l’édition monumentale des lettres de la reine 

Contributions culturelles

En tant que mécène, elle influence la culture française : elle soutient l’architecture (ex. les châteaux de Blois et de Chaumont), la sculpture, la peinture et les arts décoratifs. Son mécénat est l’objet d’études contemporaines, notamment un colloque international organisé dans le cadre des célébrations des 500 ans de la Renaissance  (paris-iea.fr)

- Catherine de Médicis  - Vitraux - Bourges - Cathédrale

Vitraux de Catherine de Médicis dans la cathédrale Saint‑Étienne de Bourges

La cathédrale Saint‑Étienne de Bourges possède un ensemble de vitraux qui racontent l’histoire de la ville et de ses personnages emblématiques. Parmi ces œuvres, des vitraux représentent Catherine de Médicis et illustrent son dernier souffle dans l’édifice. Ces fenêtres, créées à différentes époques, témoignent de l’influence de la reine régente sur le patrimoine religieux de Bourges.

  • Contenu des vitraux : ils montrent Catherine de Médicis dans un contexte de fin de vie, symbolisant son rôle historique et son impact sur la région.
  • Contexte historique : la présence de ces vitraux souligne la place de Catherine de Médicis dans l’histoire de Bourges, notamment durant la période de la Renaissance et des guerres de religion.
  • État actuel : la cathédrale est parfois fermée aux visiteurs pour des tournages, comme celui de la série Serpent Queen qui retrace la vie de Catherine de Médicis.

Les siècles suivants ont apporté leurs marques à la cathédrale : les vitraux ... Catherine de Médicis y rend son dernier souffle.

La cathédrale de Bourges fermée à la visite pour deux jours (mercredi et jeudi) en raison d'un tournage. La série américaine "Serpent Queen" a planté ses caméras. (Qwant)

Ces informations proviennent exclusivement des sources fournies.

- Triptyque de Catherine de Médicis qui prie

Triptyque de deuil de Catherine de Médicis

Description générale
Le triptyque de deuil représente Catherine de Médicis vêtue de noir, agenouillée devant un crucifix. Au premier plan, un petit chien blanc se tient à ses pieds, symbolisant la fidélité et la piété. L’œuvre est un émail peint encadré en cuir, mesurant 50 cm de hauteur et 46,5 cm de largeur  (histoire-image.org)

 

Contexte historique
Après la mort de son époux Henri II (10 juillet 1559), Catherine a adopté une tenue exclusivement noire et priait chaque jour pour le repos de son âme. Le triptyque, conservé dans le petit oratoire du château de Blois, illustre cette dévotion quotidienne

Composition détaillée

  • Émail central : Catherine en prière.
  • Neuf petits émaux entourant le centre, représentant des scènes religieuses classiques : crucifixion, Christ ressuscité, saint Thomas, Christ jardinier, Marie‑Madeleine, Annunciation, arrestation du Christ, baiser de Judas, sainte Véronique, mise au tombeau

Auteur potentiel
L’auteur du triptyque est supposé être Jean III Penicaud, un émailleur limousin, bien qu’aucune preuve définitive ne soit mentionnée dans les sources disponibles  (lepoint.fr)

Lieu de conservation
L’œuvre est conservée au Musée national de la Renaissance (château d’Écouen, France)  (histoire-image.org)

En résumé, le triptyque de deuil de Catherine de Médicis est une pièce d’émail miniature qui illustre la reine en prière, entourée de scènes bibliques, et témoigne de son deuil et de sa foi après la perte de son mari.

- Germain Pilon - Statue de Catherine de Médicis.

Statue de Catherine de Médicis par Germain Pilon

Hugues Robert - Intérieur de l'église - Saint-Denis

Germain Pilon (c. 1535‑1590) a participé à la réalisation du tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis à Saint‑Denis. Parmi les œuvres sculptées, la statue priante de Catherine de Médicis se distingue comme l’une des pièces maîtresses du monument.

Contexte de la création

  • Le mausolée, appelé la Chapelle des Valois, fut conçu par Catherine de Médicis et construit entre 1570 et 1573. Pilon fut l’un des principaux sculpteurs, aux côtés de Girolamo della Robbia, Maître Ponce et d’autres artistes.
  • Pilon a réalisé les gisants (corps couchés) et les priants (statues en bronze qui prient) du roi et de la reine, ainsi que deux Vertus en bronze et deux reliefs en marbre.
  • La statue de Catherine est une statue en bronze représentant la reine en position de prière, placée sur la plate‑forme qui surmonte l’entablement du tombeau.

Description de la statue

  • Matériau : bronze fondu.
  • Date : datée entre 1565 et 1570, période où Pilon travaillait activement sur le tombeau.
  • Emplacement : située dans la Chapelle des Valois, sur la plate‑forme qui surmonte l’entablement, à côté de la statue du roi.
  • Caractéristiques : la statue montre Catherine de Médicis dans une posture de prière, avec des détails sculptés qui reflètent le style maniériste de Pilon et l’influence de l’art antique.

Références

  • La description du monument et de la statue est détaillée dans la notice du patrimoine historique  (pop.culture.gouv.fr)
  • La biographie de Pilon souligne son rôle dans la création de la statue de Catherine, ainsi que son travail sur les gisants et les priants du tombeau  (universalis.fr)
  • L’ouvrage Tête de la statue priante de Catherine de Médicis fournit des informations précises sur la datation et l’emplacement de la statue dans l’édifice  (citedelarchitecture.fr)

Ainsi, la statue de Catherine de Médicis par Germain Pilon constitue un exemple majeur de sculpture funéraire de la Renaissance française, alliant techniques de bronze et influences antiques dans le cadre du tombeau de Saint‑Denis.

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