mercredi 13 mai 2026

Fin de vie à l'hôpital - Nos élu-es cafouillent -

Aide médicale à mourir : controverses actuelles en France

1. Contexte législatif

  • Le projet de loi adopté en mai 2025 par l’Assemblée nationale et transmis au Sénat en janvier 2026 vise à instaurer un droit encadré à l’aide à mourir (AAM) pour les patients atteints d’une maladie grave et incurable, en phase avancée ou terminale.
  • Le texte définit l’assistance médicale à mourir comme un acte volontaire, réalisé soit par le patient lui‑même, soit par un professionnel de santé, après une procédure collégiale et un consentement éclairé.
  • Le Sénat a révisé le projet, le transformant en « assistance médicale à mourir » plutôt qu’en « droit à l’aide à mourir », et a resserré les critères d’éligibilité, notamment en se référant aux critères de la loi Claeys‑Leonetti pour la sédation profonde et continue.  (lecese.fr)

2. Critères d’éligibilité et points de friction

Critère

Description

Controverse

Maladie grave et incurable

Doit être en phase avancée ou terminale, avec pronostic vital engagé à court terme.

Certains craignent que la définition soit trop restrictive, excluant des patients dont la souffrance est intense mais dont le pronostic n’est pas immédiatement terminal.

Souffrance physique ou psychique constante

La souffrance doit être réfractaire aux traitements ou insupportable.

La suppression de la phrase « la souffrance psychique ne saurait à elle seule justifier l’accès à l’aide à mourir » a suscité des inquiétudes que la loi ouvre la porte aux patients souffrant uniquement de troubles mentaux, notamment la dépression.

fr.euronews.com

Consentement libre et éclairé

Le patient doit pouvoir exprimer sa volonté sans altération du discernement.

Des experts, comme Claire Fourcade, soulignent que la souffrance psychologique ne peut être considérée que dans le cadre d’une maladie grave et incurable, et que le texte ne doit pas ouvrir la porte à l’euthanasie pour la dépression seule.

fr.euronews.com

Procédure collégiale

Un collège pluri‑professionnel (médecin spécialiste, soignant, proche aidant, psychologue) doit valider la demande.

Certains professionnels de santé craignent que la procédure ne soit trop lourde ou que la clause de conscience ne crée des blocages.

admd.org

3. Points de débat public

  • Critères trop larges ou insuffisamment définis : les opposants redoutent des conséquences inattendues, notamment la pénalisation des professionnels qui tentent de dissuader les patients.  (fr.euronews.com)
  • Risque d’abus : la suppression de la clause excluant la souffrance psychique seule a alimenté la peur d’une utilisation abusive de l’AAM.

Clause de conscience : le texte permet aux médecins et infirmiers de refuser de participer, mais ils doivent informer le patient et orienter vers d’autres professionnels. Certains craignent que cela ne limite l’accès.

  • Surveillance et contrôle : une commission de contrôle et d’évaluation est prévue pour assurer la conformité et la sécurité de la pratique.  (admd.org)
  • Défense de la dignité : les partisans affirment que l’AAM offre une fin de vie digne et sécurisée, tandis que les opposants considèrent qu’elle pourrait normaliser la mort et affaiblir la prise en charge palliatif.  (lecese.fr)

4. Réactions des acteurs clés

  • Emmanuel Macron a promis de présenter la loi dès sa réélection en 2022, mais la proposition a rencontré des critiques soutenues.
  • Olivier Falorni, rapporteur du projet, insiste sur le fait que le texte n'« ouvre pas l’accès à l’aide à mourir à toute personne présentant une souffrance psychique ».
  • Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs, rappelle que la souffrance psychologique ne peut être prise en compte que dans le cadre d’une maladie grave et incurable.  (fr.euronews.com)
  • Le Sénat a adopté une version plus restrictive, limitant l’assistance aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme.  (lecese.fr)

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Museum de Paris en danger -

 

Muséum national d’histoire naturelle – état critique

Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, situé dans le 5ᵉ arrondissement au cœur du Jardin des Plantes, est actuellement en danger.
Les bâtiments, qui abritent des collections de valeur mondiale, présentent de graves problèmes de dégradation structurelle : fissures majeures, infiltrations d’eau, affaissements de sols et détérioration des toitures. Ces défauts compromettent la sécurité du personnel, du public et la préservation des collections.

  • Fissures et infiltrations : le sol carrelé s’affaisse, des étais sont installés pour soutenir les plafonds, et des pièces comme le pavillon des reptiles sont fermées depuis 2018  (lemonde.fr)
  • Bâtiments délabrés : plusieurs bâtiments, dont la galerie de l’Évolution, sont décrits comme « catastrophiques »  (batiactu.com)
  • Financement insuffisant : les travaux de rénovation, prévus pour 2025, ont été annulés faute de budget  (lemonde.fr)
  • Appel à l’aide : le président Gilles Bloch a lancé un appel public pour financer les réparations urgentes (ouest-france.fr)

Conséquences pour les collections et le public

  • Les collections sont menacées par l’humidité et la détérioration des structures.
  • Le public est privé de plusieurs expositions majeures (ex. galerie de paléontologie fermée depuis janvier 2026, qui ne rouvrira qu’en 2027 après 10 millions d’euros de travaux (leparisien.fr)
  • Les conditions de travail du personnel sont dangereuses, avec des bâtiments étouffants en été et très froids en hiver  (humanite.fr)

Réponse des autorités

  • Le personnel a mené une grève le 5 mai 2026 pour demander une revalorisation salariale et des conditions de travail améliorées  (humanite.fr)
  • La directrice du patrimoine immobilier, Emmanuelle Illanes, a souligné que la priorité a été donnée à la sécurité, mais que les projets de rénovation restent suspendus faute de budget  (lemonde.fr)

En résumé, le MNHN de Paris est en danger à cause de locaux non entretenus, avec des fissures, infiltrations et bâtiments délabrés qui menacent les collections et la sécurité. Un appel à l’aide a été lancé pour mobiliser des fonds afin de réaliser les travaux urgents nécessaires. (Qwant)

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Fascisme - Erik Tegnér - Brasserie - Pléguien - Manifestation - V. Bolloré - Artistes - Inquiétude -

 

Fascisme

Erik Tegnér

Brasserie Kerfave

Côtes-d'Armor

Rassemblement le 14 mai.

Brasserie Kerfave et mobilisation antifasciste à Pléguien (Côtes‑d’Armor)

Erik Tegnér est chroniqueur sur CNews et cofondateur du média d’extrême droite Frontières. Il a annoncé la création de la brasserie artisanale Kerfave, située à Pléguien dans les Côtes‑d’Armor, et l’inauguration est prévue le 14 mai 2026.

Objectif de la brasserie

Tegnér décrit Kerfave comme un projet « entre deux amis de longue date » visant à produire une bière bio 100 % locale et à offrir un lieu de convivialité familiale. Il insiste sur le fait qu’il ne souhaite pas politiser l’établissement .

Réaction des antifascistes

Le Front commun antifasciste (FCA) 22 et d’autres collectifs antifascistes (Collectif de Vigilance Antifasciste 22, Collectif Contrevents, Morlaix Antifasciste, etc.) ont organisé un rassemblement festif et convivial le 14 mai devant la brasserie pour protester contre l’ouverture.
Ils dénoncent le risque que la brasserie devienne un « repaire de fascistes » et appellent au boycott et à la fermeture .

Position de la municipalité

La maire de Pléguien, Maëlig Taisset, a confirmé que la commune a autorisé l’ouverture dans le respect de la législation, mais a précisé qu’elle ne cautionnerait jamais la diffusion d’idées radicales . (Qwant)

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Tribune de 600 professionnels du cinéma contre l’emprise de Vincent Bolloré

À la veille du Festival de Cannes, près de 600 acteurs, réalisateurs, producteurs, exploitants de salles et techniciens ont signé une tribune publiée dans Libération pour dénoncer l’influence grandissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.
Les signataires, parmi lesquels Juliette Binoche, Adèle Haenel, Raymond Depardon, Swann Arlaud, Damien Bonnard et le collectif « Zapper Bolloré », expriment leur inquiétude face à une possible uniformisation culturelle et à une prise de contrôle fasciste de l’imaginaire collectif  (actu.orange.fr)

Contexte économique et médiatique

  • Canal+ (propriété de Vivendi) a acquis 34 % du capital d’UGC, le troisième plus grand réseau de salles françaises, avec l’objectif d’atteindre 100 % d’ici 2028.
    Cette acquisition permettrait à Bolloré de contrôler la chaîne de fabrication des films – du financement à la diffusion sur petit et grand écran – et de renforcer son influence sur le financement du cinéma français, où Canal+ est déjà un acteur majeur (liberation.fr)

Références idéologiques

Les auteurs de la tribune affirment que Bolloré mène un « projet civilisationnel » réactionnaire d’extrême droite à travers ses médias (CNews, Studio Canal, etc.).
Ils craignent que cette concentration de pouvoir ne conduise à une influence idéologique discrète mais durable sur le contenu des films, et appellent à sortir ensemble du silence pour défendre l’indépendance du septième art  (actu.orange.fr)

Objectif de la mobilisation

  • Mettre en lumière l’emprise croissante de Bolloré sur le cinéma français.
  • Appeler à la solidarité entre professionnels pour préserver la diversité culturelle et la liberté de création.
  • S’opposer à la concentration du pouvoir médiatique et à la possible influence idéologique sur les œuvres produites et diffusées  (information.tv5monde.com)

 « Nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif »  (actu.orange.fr)

Cette tribune s’inscrit dans un mouvement plus large de protestation, notamment celui des professionnels de l’édition qui ont déjà dénoncé le limogeage d’Olivier Nora, PDG de Grasset, maison d’édition du groupe Hachette  (huffingtonpost.fr)

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Avortements clandestins - Vie des femmes en danger -

 

Avortement

Pro Vie

Iels laissent crever les femmes pendant les avortements clandestins

Grossesses non désirées.

Risques des avortements clandestins et importance des avortements médicalisés

Les avortements clandestins représentent un danger mortel pour les femmes, causant des décès et des invalidités évitables. Les avortements médicalisés, comme ceux pratiqués par MSF jusqu'à 22 semaines de gestation, sont essentiels pour préserver la vie et la santé des femmes face aux grossesses non désirées. (Qwant).

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mardi 12 mai 2026

Viols - Consentement - Contrainte - Nouvelle définition - Nouvelle loi -

 

Consentement dans la définition du viol : enjeux juridiques et défis d’application

1. Contexte législatif

  • Promulgation : La nouvelle définition pénale du viol, intégrant la notion de consentement, est entrée en vigueur le 6 novembre 2025  (liberation.fr)
  • Processus : Le texte a été voté par le Sénat le 29 octobre 2025 et adopté par l’Assemblée nationale le 23 octobre 2025  (egalite-femmes-hommes.gouv.fr)
  • Objectif : Clarifier la notion de non‑consentement afin de mieux refléter la réalité des violences sexuelles et de faciliter la poursuite des auteurs.

2. Nouvelle définition du viol

Élément

Description

Source

Acte

« tout acte sexuel non consenti »

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

Caractéristiques

Violence, contrainte, menace ou surprise

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

Consentement

Libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable; ne peut être déduit du silence ou de l’absence de réaction

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

conseil-etat.fr

Exclusion

Aucun consentement lorsqu’un acte est commis avec violence, contrainte, menace ou surprise

conseil-etat.fr

Élargissement

Inclusion de l’acte bucco‑anal dans l’infraction

conseil-etat.fr

3. Défis d’application

  • Conflit juridique : La loi ne s’applique pas aux faits antérieurs au 6 novembre 2025, créant un conflit de compétence pour les dossiers déjà ouverts
  • Questions de temps :
    • Prescription : déterminer si l’affaire est toujours recevable.
    • Conservation des preuves : difficulté à garder des éléments matériels ou témoignages.
    • Durée de l’instruction : prolongation possible des procédures.
    • Évolutions législatives : possibilité de bénéficier de nouvelles dispositions post‑promulgation  (liberation.fr)
  • Impact sur les victimes : 86 % des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite, et 94 % des viols le sont également, en partie à cause de la définition actuelle

4. Réactions et recommandations

  • CNCDH :
    • Recommande d’inscrire explicitement le non‑consentement dans le code pénal pour mieux qualifier le viol.
    • Appelle à augmenter les moyens de la police judiciaire, former les enquêteurs et magistrats, et diffuser des campagnes de sensibilisation.
    • Souligne que la réforme doit centrer l’attention sur l’agresseur et son obtention d’un consentement libre et éclairé  (cncdh.fr)
  • Conseil d’État :
    • Confirme que le consentement ne peut être déduit du silence ou de l’absence de résistance, même en cas d’état de vulnérabilité ou d’emprise.
    • Précise que l’absence de consentement peut être déduite de l’exploitation d’un état de vulnérabilité temporaire ou permanente  (conseil-etat.fr)

5. Conclusion

La réforme du 6 novembre 2025 introduit une définition du viol fondée sur le consentement, remplaçant la précédente emphase sur la contrainte (Qwant)

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