dimanche 7 juin 2026

Kenneth Anger - Hollywood Babylone - 3 - Censure - Dettes - Las Vegas - Maccarthysme -

 

Kenneth  Anger

Hollywood Babylone

Editions Tristram – 2013

Edition San Francisco – 1975

 

Le propre du génie consiste en une capacité à survivre. (p 220).

Et après cette lecture, il en faut pour survivre à Hollywood !

 

La censure :

L’église catholique a tellement expurgé les films de Mae West que ses films produits par la Paramount en perdirent en qualité. (p 192)

 

Les dettes :

« Le monde me doit tout ».

Wagner, (26) Oscar Wilde, (27) Isadora Duncan, (28)  Lupe Velez. (29) (p 242)

 

Las Vegas :

Bugsy Siegel participe à la construction du Flamingo en 1945, avec Lucky Luciano. Il sera assassiné en 1947, deux ans plus tard, car il ne l’a pas remboursé. (p 253) (30)

 

Le Maccarthysme : le « Nouveau Moyen-Age »


Ginger Rogers (31) a été en tête des super patriotes, avec John Wayne (32) et Howard Hugues.(33) (p 259)

La qualité de vie des Américain-es et des films n’en est pas améliorée du tout. (p 255)

Vocabulaire :

Lupercales (p 131) :


(ou Lupercalia) : fête romaine antique célébrée chaque 15 février. Elle était dédiée au dieu Lupercus (ou à Faunus) et comprenait des rites de purification, de fertilité et de protection contre les maladies. Les festivités incluaient des sacrifices d’animaux, des courses de jeunes hommes nus (les Luperci) qui frappaient les passants avec des lanières de peau de chèvre pour leur transmettre la santé et la fertilité. (Qwant)

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(26) Richard Wagner a connu une vie marquée par des dettes qui ont influencé ses déplacements et ses choix de carrière.

  • Dès son jeune âge, il vivait au-dessus de ses moyens et accumulait des créances, ce qui l’obligea à s’installer à Königsberg puis à Riga pour tenter de rembourser ses dettes (facebook.com)
  • Les difficultés financières le poussèrent, avec sa femme Minna, à fuir la Lettonie pour londres en traversant la mer Baltique, un voyage qui inspirera l’opéra Le Vaisseau fantôme (radiofrance.fr)
  • À Paris, il ne trouva pas de succès commercial et se retrouva à vendre des critiques musicales pour survivre, tout en restant endetté (radioclassique.fr)

La situation financière de Wagner changea radicalement lorsqu’il fit la connaissance de Louis II de Bavière, qui devint son mécène. Le roi régla ses dettes et lui permit de reprendre ses activités en Allemagne, notamment à Bayreuth (holocaustmusic.ort.org)

  • Malgré ce soutien, Wagner fut incarcéré pour dettes à la fin des années 1840, ce qui souligne l’ampleur de ses problèmes financiers (musicologie.org)

(27) Oscar Wilde (1854‑1900) était réputé pour son style de vie extravagant et dépensier.
À la fin de sa vie, il se retrouva ruiné et endetté jusqu’au cou.
Cette situation financière désastreuse résulte de son mode de vie luxueux, de ses dépenses excessives et de la perte de revenus après son emprisonnement pour « indécence grave » 

Le célèbre écrivain lui-même a reconnu cette réalité en déclarant : « Je meurs au-dessus de mes moyens » (x.com)

En résumé, Oscar Wilde a connu une fin de carrière marquée par l’endettement et la ruine, conséquence directe de son extravagance et des conséquences de son procès.

(28) Isadora Duncan a effectivement été confrontée à des dettes qui ont eu un impact direct sur ses activités professionnelles.

  • Ses deux premières écoles de danse ont dû cesser leurs activités en raison de ces dettes, respectivement en 1908 et en 1916.
  • La seule école qu’elle a pu maintenir, à Moscou, a finalement fermé en 1948 après avoir survécu à ces difficultés financières (tde.fr)

(29) Elle ne se remet jamais de l'échec de sa liaison avec l'acteur Gary Cooper. Mariée ensuite à l'acteur Johnny Weissmuller, elle divorce après cinq ans. La drogue et l'alcool détruisent sa vie. (Fr academic)

(30) Bugsy 12 Siegel fait partie de la Yiddish Connection. Décrit comme beau et charismatique, il est devenu l'un des premiers gangsters célèbres à faire les premières pages des journaux[3]. Il est également un des pionniers du développement du Strip de Las Vegas[4]. Siegel est non seulement influent au sein de la mafia juive mais,comme son ami et associé dans le gangstérisme Meyer Lansky, il a une influence significative au sein de la mafia américaine et du Syndicat national du crime juif et italien. Son surnom Bugsy (qu'il valait mieux ne pas prononcer devant lui), signifiant « le dingue », fait référence à son tempérament sanguin. (Wikipedia)

(31) Ginger Rogers et le maccarthysme

  • Pas d’accusation directe
    Ginger Rogers n’a jamais été mise sur la liste noire d’Hollywood ni accusée de sympathie communiste. Elle n’apparaît pas parmi les Hollywood Ten et n’a pas été interrogée par le House Un‑American Activities Committee (HUAC) 
  • Déclarations de sa mère
    La mère de Ginger, Lela Rogers, a témoigné devant l’HUAC en 1947. Elle a affirmé que sa fille avait toujours été très prudente dans le choix de ses rôles et qu’elle refusait d’adhérer à des déclarations politiques, notamment la phrase « Partager, tout partager, c’est ça la démocratie » demandée pour le film Tender Comrade d’Edward Dmytryk 
    (moncinemaamoi.blog)
  • Position anti‑communiste
    Bien que la mère de Ginger ait été très critique envers les sympathisants communistes, Ginger elle‑même n’a pas été vue comme une figure anti‑communiste active. Elle est plutôt mentionnée comme une actrice qui a été surveillée mais qui n’a pas été accusée 
    (selenie.fr)
  • Contexte général
    Pendant la période de la chasse aux sorcières, plusieurs acteurs et réalisateurs, dont Walt DisneyGary Cooper et Adolphe Menjou, ont été interrogés ou accusés. Ginger Rogers n’a pas été parmi eux 
    (api.pageplace.de)

(32) John Wayne et le maccarthysme

John Wayne, acteur emblématique du western, est souvent présenté comme l’incarnation de l’Amérique patriote. Selon plusieurs sources, son image a été façonnée par son non‑engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et par son soutien aux valeurs conservatrices promues par le sénateur Joseph McCarthy.

1. Le non‑engagement et la culpabilité

  • Pendant la guerre, alors que d’autres stars comme Clark Gable ou James Stewart s’enrôlaient, Wayne continuait à tourner des films.
  • Cette décision a été perçue comme une coupure de son engagement patriotique, ce qui l’a poussé à compenser en incarnant des héros invincibles et patriotes à l’écran (telerama.fr)

2. Le soutien aux idéaux maccarthystes

  • Wayne a défendu les valeurs ultra‑conservatrices des États‑Unis, notamment en dénonçant les communistes dans ses films.
  • Il est décrit comme un étendard de l’armée américaine, où l’expression « faire une John Wayne » désignait un acte de bravoure virile (rts.ch)

3. La perception publique

  • Sa réputation de « parangon de machiste réactionnaire » a été renforcée par son rôle dans des films de propagande, notamment Les Bérets Verts (1968) 
  • Malgré son succès, certains fans ont perdu confiance en lui, le voyant comme un « beauf » plutôt qu’un héros (radiofrance.fr)

4. Le documentaire « John Wayne, l’Amérique à tout prix »

  • Le film de Jean‑Baptiste Pérétié retrace son ascension et son obsession patriotique.
  • Il souligne que Wayne est devenu un mythe de l’Ouest tout en étant un serviteur du maccarthysme(rts.ch)

(33) Howard Hughes a été décrit comme un ultraconservateur et un héraut du maccarthysme.
Dans le documentaire Le Mystère Howard Hughes (2004), on le présente comme un agent zélé du maccarthysme et participant à la chasse aux « rouges » (wichitafilms.com)

Les Échos soulignent qu’il a accordé un prêt généreux à des projets politiques conservateurs, renforçant ainsi son rôle dans la lutte anti‑communiste (lesechos.fr)

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Mise sous tutelle des artistes - Britney Spears - Fanny Mendelssohn - Camille Claudel - Brian Wilson -

 


Artistes sous tutelle

Camille Claudel – Sa mère la fait  interner. Elle est morte de faim sous Vichy.

Fanny Mendelssohn

Fanny Mendelssohn a bénéficié d’une tutelle musicale très proche de sa famille.

  • Parents : son père Abraham Mendelssohn, banquier et musicien, et sa mère Lea Mendelssohn lui ont donné une première éducation musicale intensive ; ils l’encourageaient à jouer et à composer dès l’enfance 
  • Frère : Felix Mendelssohn a également joué un rôle de mentor. Il lui offrait des conseils sur ses compositions et organisait des concerts privés où elle pouvait se produire  (bfmtv.com)
  • Enseignants : elle a reçu des leçons de piano et de théorie musicale auprès de professeurs de renom, notamment Carl Friedrich Zelter, ce qui a renforcé ses compétences techniques  (classical.music.apple.com) 
  • Restrictions : malgré cette tutelle, son père et plus tard son frère ont imposé des limites à sa carrière publique, la confinant à des performances privées et à la publication de ses œuvres sous le nom de son frère  (bfmtv.com)

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Artistes sous tutelle

Camille Claudel – Sa mère la fait  interner. Elle est morte de faim sous Vichy.

Camille Claudel a été internée le 10 mars 1913 à l’hôpital de Ville‑Evrard, puis transférée à l’asile de Montdevergues en 1915, où elle y demeura jusqu’à sa mort en 1943.
Les raisons de son internement sont multiples :

1.      Troubles mentaux

    • Elle souffrait d’une psychose paranoïaque caractérisée par des délires de persécution, notamment envers ce qu’elle appelait la bande à Rodin (museecamilleclaudel.fr)
    • Ses crises de paranoïa l’empêchaient de sculpter et la conduisirent à détruire ses propres œuvres (esquisses en cire, plâtres, etc.)  (museecamilleclaudel.fr)

2.      Isolement et détérioration de la santé

    • Après la mort de son père en 1913, elle ne recevait plus de soutien familial.
    • Elle s’enferma dans son atelier, ne sortait que la nuit, et vivait dans des conditions de malnutrition et d’isolement (maison-claudel.fr)

3.      Intervention familiale

    • Sa mère, Louise Cécile Athanaïse Cerveaux, et son frère, Paul Claudel, la firent interner de force.
    • Le certificat d’internement fut signé par le docteur Michaux le 7 mars 1913, à la demande de la famille  (museecamilleclaudel.fr)

4.      Contexte social et médical

    • À l’époque, les médecins ignoraient les avancées de la neuro‑psychologie et considéraient la maladie mentale comme un état de délire nécessitant un placement en asile  (academiedesbeauxarts.fr)

En résumé, Camille Claudel fut internée en raison d’une psychose paranoïaque, aggravée par l’absence de soutien familial et l’isolement, et la décision de la famille, soutenue par les médecins, de la placer dans un établissement psychiatrique. Elle y passa les trente dernières années de sa vie.

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Artiste sous tutelle

Brian Wilson - Beach Boys

Brian Wilson, chanteur et co‑fondateur des Beach Boys, a été placé sous tutelle par un tribunal de Los Angeles.
La décision a été approuvée le 9 mai 2024 après que sa famille ait demandé la mesure en janvier, suite au décès de sa femme Melinda.

Motifs de la tutelle

  • Trouble neurocognitif majeur : Wilson souffre de démence, ce qui le rend incapable de subvenir à ses besoins personnels (santé physique, alimentation, logement)
  • Assistance quotidienne : la tutelle vise à garantir qu’il reçoive les soins nécessaires tout en restant chez lui

Conservateurs désignés

  • Jean Sievers (agent)
  • LeeAnn Hard (manager)
    Ces deux personnes, déjà proches de la famille, seront co‑conservateurs et veilleront à la prise en charge quotidienne de Wilson

Contexte familial

  • Wilson a sept enfants.
  • Sa femme Melinda est décédée le 30 janvier 2024 à 77 ans.
  • La famille a insisté pour que les conservateurs soient consultés pour toute décision importante concernant les soins de santé de Wilson  (lemonde.fr)

Impact sur la carrière

  • La tutelle ne concerne que les affaires personnelles et médicales de Wilson ; ses actifs financiers restent dans un trust administré par LeeAnn Hard
  • Wilson continue de travailler sur des projets musicaux et de rester actif dans son environnement familial  (rollingstone.fr)

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samedi 6 juin 2026

Christine de Pizan -

 


Christine de Pizan

Christine de Pizan - Cent ballades - 1405 1409

Cent ballades (ou Cent ballades d’amant et de dame) est un recueil de cent ballades composé par Christine de Pizan vers la fin du XVe siècle.
Les manuscrits qui conservent ce texte sont :

Localisation

Manuscrit

Londres, British Library

Harley MS 04431

Paris, Bibliothèque nationale de France

fr. 00604

Baltimore, Walters Art Gallery

W.0316

Le recueil est rédigé en ancien français et porte l’incipit suivant : « Aucunes gens me prient que je face / Aucuns beaulz diz et que je leur envoye »  (jonas.irht.cnrs.fr)

Datation

  • Début : 1396‑1399 (début de la série Cent Balades).
  • Période de rédaction : 1405‑1409, période où Christine de Pizan publie également d’autres œuvres poétiques et philosophiques (ex. Cent ballades d’amant et de dame, Cent ballades d’amant et de dame, 1407‑1410).
  • Fin : 1409‑1410, selon les manuscrits et les catalogues bibliographiques  (hs-augsburg.de)

Contexte littéraire

  • Le recueil fait partie de l’œuvre prolifique de Christine de Pizan entre 1400 et 1418, période durant laquelle elle rédige des traités, des poèmes et des lettres.
  • Cent ballades se distingue par son format de vers et son contenu de ballades courtoises, reflétant la tradition poétique de l’époque

Christine de Pizan - Epistre Othea – 1400

L’Épître d’Othéa est un prosimètre composé vers 1400 par Christine de Pizan (utpictura18.univ-amu.fr)

Le texte alterne prose et vers (quatrains) et se présente sous la forme de cent chapitres 
Chaque chapitre contient :

  1. un vers adressé à Héctor (le jeune chevalier),
  2. une glose qui développe le poème et en tire une leçon morale,
  3. une allégorisation qui propose une interprétation spirituelle du mythe 

Destinataires et diffusion
L’œuvre est adressée à Héctor de Troie, âgé de quinze ans, et a été envoyée dans différentes cours princières, notamment à Louis d’Orléans

On estime qu’environ cinquante manuscrits ont été produits, diffusés en France, en Flandre et en Angleterre 

Objectif pédagogique
L’auteur s’adresse aux jeunes chevaliers et princes afin de leur enseigner les normes de conduite chevaleresque.
Chaque chapitre sert d’exemple moral : il cite un héros mythologique dont le comportement doit inspirer le lecteur 

Réception et genre
Le genre de l’œuvre est difficile à définir : elle peut être vue comme une mythographie, un miroir du prince ou une œuvre morale/politique 

Christine utilise le modèle mythographique mais l’approprie pour créer ses propres mythes (peren-revues.fr)

Manuscrits
Le Codex Bodmer 49 contient l’Épître d’Othéa et est l’un des manuscrits les plus étudiés  (fr.wikipedia.org)

D’autres manuscrits sont conservés à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à Gallica  (gallica.bnf.f

Christine de Pizan – Epoque médiévale

Christine de Pizan (c. 1364 – vers 1430)

  • Période : fin du Moyen Âge, transition vers la Renaissance (XIVᵉ‑XVe siècles).
  • Contexte historique : France et Italie en pleine crise féodale (guerre de Cent Ans, peste noire).
  • Rôle : première femme écrivaine professionnelle reconnue en Europe, défenseure des droits des femmes.
  • Œuvres majeures : Le Livre de la Cité des Dames (1405), Le Livre des Trois Vertus (1408), Le Livre des fais d’armes et de chevalerie (1412).
  • Influence : modèle précoce du féminisme, source précieuse pour l’étude de la pensée médiévale et de la condition féminine. (Qwant)

« Lève-tôt, il prie et plaisante avec ses serviteurs. Parole mesurée et incarnée » à propos de Charles V.

Christine de Pizan décrit Charles V comme suit
Dans son ouvrage dédié au roi, Le Livre des faits et bonnes mœurs du sage roi Charles V, Christine de Pizan souligne que le souverain se lève à l’heure de Prime, prie aussitôt, puis plaisante avec ses serviteurs. Elle ajoute que sa parole est mesurée et incarnée, reflétant la dignité et la sobriété attendues d’un monarque.
Cette description se trouve dans le passage cité dans le thread de recherche : « Selon elle, le roi se lève à l'heure de Prime, prie aussitôt, plaisante brièvement… » (threads.com)

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Kenneth Anger - Hollywood Babylone - 2 - Propriétés - Erich von Stroheim - Relations amoureuses - Santé mentale -

 

Kenneth  Anger

Hollywood Babylone

Editions Tristram – 2013

Edition San Francisco – 1975

 

Le propre du génie consiste en une capacité à survivre. (p 220).

Et après cette lecture, il en faut pour survivre à Hollywood !

 

Les propriétés :

Un voyeur :

Ince possédait une propriété dans laquelle il avait fait installer une galerie secrète avec vue sur les chambres de ses invité-es célèbres d’Hollywood. (p 118)



Alla Nazimova possède une propriété sur Sunset Boulevard, « Le Jardin d’Allah ».(16). Elle produit le film « Salomé ». Elle présente à Rudolph Valentino à deux homosexuelles qu’il épousa. Il aimait les femmes fortes. Il meurt à 31 ans dans des circonstances inexpliquées. (P 126). (17)

 

Erich von Stroheim :


 

Il est le spécialiste des scènes orgiaques.(18) Tout ce qu’il a tourné a été détruit et les actrices, très bien payées, ont été soumises à la loi du silence. Il a usé de la fortune de Gloria Swanson et de Joseph Kennedy pour tourner dans un studio barricadé. (19) Etait-ce par vengeance contre le studio Universal ? (p 132).

Il était sadique. (20) Tout comme Selznick. (p 178). (21)

 

Les relations amoureuses :


 

Clara Bow eut Gary Grant et John Wayne (tacleur de l’équipe de football à l’université de Californie du Sud) parmi ses nombreux amants. (p 150)


Greta Garbo et John Gilbert vécurent une idylle. Après la rupture, par dépit, il épousa Ina Claire. (p 155) Garbo assiste à l’enterrement de Murnau. A cause de sa réputation d’homosexuel pédophile, peu de personnes y assisteront. (22) Garbo est discrète sur ses relations amoureuses. Il y a des rumeurs sur sa relation avec Salka Viertel. (p 180) Garbo était toujours à l’heure au studio, même à l’aube. (p 295)

 

La santé mentale :

Clara Bow est rejointe à l’hôpital psychiatrique par Buster Keaton qui sombre pendant l’arrivée du parlant, sous le poids de l’alcool et de ses difficultés conjugales.. (p 165)

Frances Farmer fut internée en sanatorium. Elle était victime de crises paranoïaques, de violences et d’alcoolisme. Elle subit, pendant trois mois, une cure de Sakel qui est interdit maintenant. (p 227) (23)

Les actrices à la santé mentale fragile : Clara Bow, Gail Russell, Gene Thierney, Frances Farmer. (p 232) (24)


Judy Garland se suicida à Londres. (p 300) ( 25)

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(16) Alla Nazimova possédait une propriété sur Sunset Boulevard appelée « Le Jardin d’Allah »

  • Acquisition : Elle a acheté la maison espagnole californienne située au 8080 Sunset Boulevard en 1919 (notrecinema.com)
  • Nom : La propriété fut surnommée Le Jardin d’Allah et, plus tard, transformée en hôtel du même nom (reddit.com)
  • Usage : Après l’achat, elle y a vécu et a finalement perdu la propriété, mais l’établissement a continué à porter le nom Le Jardin d’Allah(reddit.com)

(17) Rudolph Valentino est décédé le 23 août 1926 à New York, à l’âge de 31 ans.
La cause officielle de son décès est une septicémie survenue après une opération chirurgicale pour un ulcère gastrique aigu qui s’était perforé, entraînant une péritonite 
(fr.wikipedia.org)

Les récits qui évoquent un cancer de l’estomac ou des circonstances « inexpliquées » ne sont pas corroborés par les sources historiques fiables. Les documents médicaux et les communiqués de l’hôpital indiquent clairement que la mort de Valentino était liée à des complications d’un ulcère perforé, et non à un mystère ou à un crime 

(grincheuxmarrant.canalblog.com)

(18) Erich von Stroheim est reconnu comme un réalisateur qui a souvent exploré la sexualité décadente et les orgies dans ses œuvres.

  • Dans Folies de femmes (1921), il dépeint une société corrompue par l’argent et la sexualité 
  • La Veuve joyeuse (1925) est un film qui transforme une opérette en une histoire d’orgies dans une cour royale (fr.wikipedia.org)
  • Le film Les Rapaces (1924) et d’autres titres de l’époque contiennent également des scènes très explicites, illustrant son penchant pour le débauche et la violence érotique (lemonde.fr)
  • Un extrait de DVDClassik mentionne que les moments les plus crus de ses films incluent des orgies (dvdclassik.com)

(19) Est‑ce que Erich von Stroheim a usé de la fortune de Gloria Swanson et de Joseph Kennedy ?

Les documents disponibles montrent que la collaboration entre Gloria SwansonJoseph Kennedy et Erich von Stroheim a entraîné des pertes financières importantes pour Swanson, mais que Stroheim n’a pas directement « usé » la fortune de Kennedy.

  • Financement initial
    Joseph Kennedy, alors financier de Swanson, a accordé à la star un prêt de 700 000 $ pour soutenir ses projets cinématographiques. Ce prêt a été utilisé en partie pour couvrir les dépenses de production de Erich von Stroheim sur le film Queen Kelly
    (observer.com)
  • Coût du projet
    Stroheim était réputé pour ses tournages longs et coûteux. Le film Queen Kelly a nécessité des millions de dollars de dépenses supplémentaires, et le projet a finalement été abandonné sans être terminé, laissant Swanson avec une dette accrue 
    (ebsco.com)
  • Rôle de Kennedy
    Kennedy a réorienté les fonds de Swanson vers son propre studio Pathé, en utilisant la dette pour financer les coûts de Stroheim, tout en s’assurant que Swanson reste responsable du remboursement 
    (observer.com)
  • Conclusion
    Bien que Stroheim ait été le directeur du projet qui a épuisé les ressources de Swanson, il n’a pas directement exploité la fortune de Kennedy. Au contraire, Kennedy a utilisé la dette de Swanson pour financer Stroheim, ce qui a conduit à la perte financière de la star. (Qwant)

(20) Erich von Stroheim est reconnu pour la violence, la méchanceté et la folie sadique qui dominent ses films.
Cette propension se manifeste tant dans ses choix de scénarios que dans la façon dont il dirige ses acteurs, créant des scènes où la cruauté est mise en avant sans nécessairement s’inscrire dans un cadre BDSM conventionnel. 

Exemples de sadisme cinématographique

  • Les Rapaces (Greed) – Le film, adapté du roman McTeague, présente des scènes de violence extrême et de manipulation des personnages, illustrant la cupidité et le sadisme de ses protagonistes. (universalis.fr)
  • Folies de Femmes (Foolish Wives) – Stroheim y prend un petit plaisir sadique à jouer avec les apparences et à manipuler les femmes, créant une atmosphère de tromperie et d’humiliation. (shangols.canalblog.com)
  • The Crime of Dr. Crespi – Une scène marquante montre un chirurgien sadique qui injecte un virus à son rival, accompagné d’un rictus sadique rappelant la nature monstrueuse de Stroheim. (playitagain.unblog.fr)

Persona et réputation

Stroheim a cultivé l’image de l’homme que vous aimerez haïr, un personnage à la fois charismatique et cruel, qui se reflète dans ses œuvres et dans son approche de la réalisation. Cette réputation de sadisme a contribué à son statut de cinéaste maudit, souvent en conflit avec les producteurs et soumis à des mutilations de son travail. (industrie-culturelle.fr)

(21) David O. Selznick est souvent décrit comme un mogul à la fois visionnaire et despote. Il a façonné Hollywood tout en imposant ses exigences aux artistes, notamment aux actrices.

  • Contrôle de casting
    Selznick ne laissait pas le hasard décider du casting. Il a imposé Joan Fontaine au rôle principal de Rebecca, même si la communauté l’appelait « la femme de bois » pour son manque de talent perçu 
    (troiscouleurs.fr)

Il a également insisté pour que Olivia de Havilland joue Melanie dans Autant en emporte le vent, promettant des avantages en échange de sa coopération (telerama.fr)

  • Exigences créatives
    Le producteur intervenait fréquemment dans les scénarios et le montage, rédigeant des mémos détaillés et imposant des plans aux réalisateurs, ce qui se traduisait par une pression supplémentaire sur les actrices 
    (lacinemathequedetoulouse.com)
  • Relations personnelles
    Il a entretenu une liaison avec Jennifer Jones avant de l’épouser en 1949, et l’a soutenue dans sa carrière, bien qu’il ait parfois été accusé d’exploitation 
    (close-upmag.com)
  • Impact sur les carrières
    Malgré son autorité, Selznick a permis à plusieurs actrices de briller : Katharine HepburnIngrid BergmanVivien LeighJennifer Jones et Joan Fontaine ont toutes travaillé sous son patronage, obtenant des rôles majeurs et, dans certains cas, des Oscars 
    (lacinemathequedetoulouse.com)

(22) Murnau’s Death Mask
In 1931, seven days before the premiere of his film Tabu, he allowed a fourteen year-old Filipino boy named Garcia Stevenson to ride his limo. And for some absolutely bizarre reason, he let the boy drive the Packard vehicle beside him.

Stevenson, driving too fast and swerving to avoid a truck, eventually crashed against an electric pole, killing the legendary film director. Garcia was not hurt, nor the other person in the car, but Murnau’s head was cracked open on a roadside pole and he died at hospital shortly afterwards. He was 42 years old.

While the scandalous rumors surrounding Murnau's death resulted in the appearance of only a handful of mourners at his funeral, Garbo showed up during the interment. Garbo also commissioned a death mask of him, which she kept on her desk during her years in Hollywood (not for her whole life, as many may think). Decades later, Garbo gave the Mask to Murnau’s family.

Murnau was later entombed on Southwest Cemetery (Südwest-Kirchhof Stahnsdorf) in Stahnsdorf near Berlin. (Garbo for ever)

Le masque mortuaire de Murnau En 1931, sept jours avant la première de son film Tabou, il autorisa un jeune Philippin de quatorze ans, Garcia Stevenson, à monter dans sa limousine. Et, pour une raison tout à fait étrange, il le laissa conduire la Packard à côté de lui. Stevenson, roulant trop vite et faisant des embardées pour éviter un camion, finit par percuter un poteau électrique, tuant le légendaire réalisateur. Garcia et l'autre passager de la voiture s'en sortirent indemnes, mais Murnau eut le crâne fracassé contre un poteau et mourut peu après à l'hôpital. Il avait 42 ans. Si les rumeurs scandaleuses entourant la mort de Murnau firent que seule une poignée de personnes assistèrent à ses funérailles, Garbo se présenta à l'inhumation. Elle commanda également un masque mortuaire qu'elle conserva sur son bureau pendant ses années à Hollywood (et non toute sa vie, contrairement à ce que beaucoup pourraient croire). Des décennies plus tard, Garbo offrit le masque à la famille de Murnau. Murnau a ensuite été enterré au cimetière du sud-ouest (Südwest-Kirchhof Stahnsdorf) à Stahnsdorf, près de Berlin.

(23) La cure de Sakel : interdite aujourd’hui

La cure de Sakel (ou insulinothérapie) est une thérapie psychiatrique qui consistait à provoquer des comas hypoglycémiques par injection d’insuline afin de traiter la schizophrénie.
Cette méthode, développée par le psychiatre Manfred Sakel dans les années 1930, a été largement pratiquée jusqu’aux années 1960, mais elle a été abandonnée pour plusieurs raisons :

  • Effets secondaires graves : obésité, lésions cérébrales, convulsions, voire mortalité 
  • Manque de bénéfice spécifique : les comas insuliniques ne supprimaient pas la schizophrénie mieux que l’anesthésie générale, comme le montre un essai clinique randomisé de 1957 
  • Remplacement par des neuroleptiques : ces médicaments offrent une efficacité plus sûre et plus contrôlable.

En conséquence, la cure de Sakel n’est plus utilisée aujourd’hui et est considérée comme interdite dans la pratique médicale moderne (fr.wikipedia.org)

(24) Actrices mentionnées dans le contexte

  • Clara Bow – Actrice emblématique du cinéma muet, surnommée « The It Girl » (excerpts.numilog.com)
  • Gail Russell – Actrice née en 1924, connue notamment pour The Uninvited (1944) 
  • Gene Tierney – Actrice célèbre pour Leave Her to Heaven (1945) (imdb.com)
  • Frances Farmer – Actrice mentionnée dans le même document qui parle du « puits de la folie de Hollywood » 

Le thème de la « folie » à Hollywood

Le PDF intitulé UNE SAISON A HOLLYWOOD évoque un « puits de la folie de Hollywood » et y cite Clara BowGail RussellGene Tierney et Frances Farmer
Cette référence suggère que ces actrices ont été associées, dans la narration populaire ou dans les médias, à des histoires de santé mentale ou de troubles psychologiques, un sujet souvent exploré dans les récits sur Hollywood des années 1930‑1950.

« puits de la folie de Hollywood – Clara Bow, Gail Russell, Gene Tierney… »

(excerpts.numilog.com)

(25) Elle est décédée le 22 juin 1969 dans son appartement londonien, à l’âge de 47 ans, d’une surdose accidentelle de barbituriques

Détails

  • Décès : La chanteuse a été retrouvée inanimée dans la salle de bain de leur logement loué à Belgravia, à Londres (lemonde.fr)
  • Cause : La police et la médecine légale ont conclu à une surdose accidentelle ; aucune trace d’intention suicidaire n’a été trouvée 
  • Tentatives antérieures : Bien qu’elle ait tenté de se suicider à plusieurs reprises dans sa vie, aucune tentative n’a été liée à son décès final (latimes.com)
  • Contexte : Elle souffrait de problèmes de santé chroniques (hépatite, fatigue, troubles rénaux, etc.) et d’une dépendance aux médicaments, facteurs qui ont contribué à l’accident (biography.com)

Après 40 ans de carrière et un Golden Globe, Judy Garland a connu une fin des plus tragiques, ponctuée de tentatives de suicide à répétition et d'addiction à la drogue. (Vanity Fair)

Stevie Phillips se souvient encore aujourd’hui avec effroi du jour où Judy Garland a essayé de s’immoler par le feu. La scène se passe en 1961. (Voici)

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