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dimanche 23 août 2026

Finances de l'Etat - Indépendance par rapport aux marchés financiers - Education financière - Femmes - Hazel Kyrk - Société de consommation -

 

Mettre la dette au frigo

Dépendance ou non aux marchés financiers

Eric Berr Institut, la Boétie

Benjamin Lemoine, CNRS.

Contexte de la proposition « Mettre la dette au frigo » Cette idée, portée publiquement par Jean-Luc Mélenchon, consiste à soustraire une partie de la dette publique française aux marchés financiers en la « congelant » au sein de l’Eurosystème (Banque centrale européenne et Banque de France). L’objectif est de la protéger des attaques spéculatives et de réduire la dépendance aux acteurs privés, qui imposent des conditions de financement parfois coûteuses et instables. Au premier trimestre 2026, la dette publique française s’élevait à 3 536 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB

Position d’Éric Berr (Institut La Boétie) et Benjamin Lemoine (CNRS)

·         Dépendance aux marchés financiers : Éric Berr et Benjamin Lemoine, aux côtés d’autres économistes, défendent l’idée que la France (et l’Europe) est trop dépendante des marchés financiers pour se financer. Cette dépendance limite la souveraineté budgétaire des États et les expose aux fluctuations des taux d’intérêt et aux pressions spéculatives

La proposition de « mettre la dette au frigo » vise précisément à réduire cette dépendance en maintenant une partie de la dette hors des marchés, à l’abri des aléas politiques ou économiques

·         Mécanismes proposés : Deux leviers existent déjà et pourraient être activés :

    1. Empêcher le retour sur les marchés de la dette actuellement détenue par l’Eurosystème (qui a acheté massivement des titres entre 2015 et 2024). Aujourd’hui, une partie de cette dette est progressivement revendue aux marchés, ce qui la rend à nouveau vulnérable
    2. Relancer les rachats de dette par la BCE (comme le fait déjà la Federal Reserve aux États-Unis depuis 2024-2025). Cela permettrait de maintenir durablement une fraction de la dette hors marché, réduisant ainsi son exposition aux spéculations

·         Alignement européen : Cette approche est soutenue par d’autres pays européens (Italie, Grèce, Portugal, Espagne), qui partagent les mêmes enjeux de politique monétaire et de dette publique. Ces pays ont déjà exprimé leur opposition aux relèvements des taux directeurs de la BCE, jugés défavorables à leur croissance

Pourquoi cette proposition fait débat ?

  • Tabou économique : L’idée que l’État doive se financer via les marchés financiers est souvent présentée comme une évidence, voire une obligation légale (notamment via les traités européens). La « congélation » de la dette remettrait en cause cette logique
  • Efficacité : Ses détracteurs arguent que cette mesure pourrait limiter la liquidité des marchés ou fausser les signaux de prix (taux d’intérêt), essentiels pour l’allocation des capitaux  (controverses.minesparis.psl.eu)

Faisabilité : Ses partisans soulignent que des mécanismes similaires sont déjà utilisés par la Federal Reserve américaine depuis 2024, sans conséquences négatives majeures

En résumé Pour Éric Berr et Benjamin Lemoine, « mettre la dette au frigo » n’est pas une solution magique, mais une mesure de bon sens pour :

  • Réduire la dépendance aux marchés financiers,
  • Protéger la souveraineté budgétaire de la France et de l’Europe,
  • Stabiliser le coût de la dette à long terme.

Cette proposition s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme de la politique monétaire européenne et la réduction de l’influence des acteurs financiers privés sur les États (nouvelobs.com)

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Cinq livres pour permettre aux femmes de reprendre le pouvoir sur leurs finances.

La période plus calme de l’été est peut-être propice à se pencher sur vos finances ou revoir votre rapport à l’argent. Voici cinq livres qui vous aideront à démystifier les questions financières. Elles s’appellent Titiou Lecoq, Insaff El Hassini ou encore Héloïse Bolle et ont décidé de prendre à bras-le-corps ce sujet encore tabou : celui des femmes et de l’argent.

(…) Titou Lecoq : "Le couple et l’argent. Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes".

(…) Le prix à payer dans le couple hétéro, de Lucile Quillet.

(…) Le combat des mères solos expliqué par Johanna Luyessen.

(…) "Aux thunes citoyennes", affichez votre juste valeur avec Insaff El Hassini et Héloïse Bolle.

(…) Les clés pour comprendre la bourse avec Alexandre Demain.

(…) L’éducation financière est importante et devrait s’apprendre dès le plus jeune âge.

Ouvrir le débat avec des essais qui remettent en question certains automatismes, qui nous outillent pour mieux comprendre ces sujets complexes, mais essentiels, c’est tout le travail de ces auteurices.

Chacun·e à leur façon, elles proposent des solutions concrètes pour gagner de l’argent, le gérer et l’utiliser mais aussi à repenser nos sociétés et permettre aux femmes de reprendre le pouvoir sur leurs vies. Des livres qui s’adressent autant aux femmes qu’aux hommes pour évoluer vers une société plus équilibrée.

cinq-livres-pour-permettre-aux-femmes-de-reprendre-le-pouvoir-sur-leurs-finances

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Hazel Kyrk, l’économiste méconnue qui anticipa notre société de consommation moderne.

Dès 1923 dans sa Théorie de la consommation, Hazel Kyrk (1886-1957) anticipe l’émergence de la société de consommation en cherchant à analyser les raisons pour lesquelles les ménages états-uniens achètent des biens ou des services. Loin de se cantonner à l’étude du foyer et de la famille, comme beaucoup de femmes économistes de l’époque, son travail visionnaire influence encore aujourd’hui notre façon de penser la consommation.

(…) « L’éducation dont le consommateur a le plus besoin est celle qui le libérera de son conformisme aveugle. Il doit apprendre à consulter ses besoins propres, à former ses propres jugements, à désirer pour lui-même.

Le champ de recherche inauguré par Hazel Kyrk dans sa Théorie de la consommation de 1923 sera suivi de multiples postérités intellectuelles, en particulier à travers plusieurs de ses doctorantes à Chicago. Ce sera notamment le cas de Margaret G. Reid (1896-1991) dont les travaux inspireront directement plusieurs Prix Nobel d’économie comme Franco Modigliani ou Gary Becker.

hazel-kyrk-l-economiste-meconnue-qui-anticipa-notre-societe-de-consommation-moderne

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mercredi 29 juillet 2026

ONU - Crise - USA - France - Droits humains - Haïtiens - Illégalité - Haïti - Deux dettes - Colonialisme - Banques -


 

ONU

La France se fâche après les USA qui quitte le Conseil de sécurité

Droits humains

Pareil qu'en Corée du Nord, Nicaragua, Mali et Russie.

Contexte Vendredi 25 juillet 2026, les États-Unis ont voté contre le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, lors d’un vote à l’Assemblée générale. Ils figuraient parmi les 10 pays (aux côtés de la Corée du Nord, de la Russie, du Nicaragua et du Mali) à s’opposer à cette reconduction. L’Autrichien Volker Türk a finalement été reconduit grâce à 144 voix, dont celles de tous les pays de l’Union européenne.

Réaction française La mission française auprès de l’ONU à Genève a réagi sur X (ex-Twitter) en ces termes : « Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus. »

Escalade diplomatique Lundi 28 juillet 2026, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine, la délégation américaine a quitté la salle dès que l’ambassadeur français, Jérôme Bonnafont, a commencé à parler. Les États-Unis ont justifié cette sortie en accusant la France de tenir des propos « hypocrites » et de « donner des leçons » sur les droits humains, tout en comparant cette posture à une « rhétorique condescendante et irrespectueuse ».

Dan Negrea, ambassadeur adjoint américain, a déclaré : « Un membre de ce Conseil joue l’indignation morale et prétend donner des leçons à tout le monde sur tous les sujets, que ce soit concernant le conflit en Ukraine ou des questions liées aux droits humains. C’est pour cela que nous sommes sortis lors de l’intervention de la France. »

Position française La France a réaffirmé son engagement en faveur de l’indépendance de l’ONU, des droits de l’homme et de la paix, tout en critiquant ouvertement le vote américain. (Qwant)

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USA

Haïtiens en illégalité et dans l'angoisse dans leurs hôtels.

Fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens Le 25 juin 2026, la Cour suprême des États-Unis a autorisé la fin du TPS pour les Haïtiens, un statut qui leur permettait de vivre et travailler légalement aux États-Unis depuis 2011. Cette décision a pris effet le 27 juillet 2026, plongeant près de 350 000 Haïtiens dans l’illégalité et l’angoisse. Dès cette date, ils perdent leur droit de travailler et de résider légalement, risquant l’expulsion vers Haïti, un pays en proie à une crise humanitaire majeure (violence des gangs, insécurité alimentaire, absence de services de base).

Conséquences immédiates

  • Perte du droit de travailler : Beaucoup risquent de perdre leur emploi et leur logement, avec un risque accru de précarité ou de sans-abrisme.
  • Peur des expulsions : L’agence de police fédérale (ICE) peut désormais les arrêter et les expulser, sauf s’ils obtiennent un autre statut.
  • Impact familial : Des familles « à statut mixte » (certains membres avec la citoyenneté américaine) risquent des séparations dramatiques.
  • Isolement et anxiété : Les communautés haïtiennes évitent les lieux publics et les démarches administratives par crainte d’être interpellées.

Contexte en Haïti La situation en Haïti reste catastrophique :

  • 1,5 million de déplacés internes (13 % de la population) en raison de la violence des gangs.
  • 6 000 morts violentes en 2025, 892 enfants recrutés de force par des groupes armés.
  • 90 % de Port-au-Prince contrôlé par les gangs.

Réactions et mobilisations Des organisations comme Human Rights Watch et Sant La appellent le Congrès américain à agir pour préserver le TPS, tandis que les associations locales organisent des aides d’urgence (nourriture, soutien juridique) pour éviter une crise humanitaire. (Qwant) 08 26

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Haïti et la double dette : celle aux anciens propriétaire d'esclaves et aux banques.

Haïti a été contraint par la France en 1825 de payer une indemnité de 150 millions de francs-or (puis réduite à 90 millions) pour compenser les anciens propriétaires d'esclaves, puis a dû emprunter pour rembourser cette somme, générant une "double dette" incluant capital, intérêts et pénalités, totalisant environ 112 millions de francs jusqu'en 1922.

Haïti et la double dette : celle envers les anciens propriétaires d’esclaves et celle envers les banques

Haïti, premier État noir indépendant en 1804 après une révolution menée par des esclaves, a subi une double dette historique qui a pesé lourdement sur son économie pendant plus d’un siècle. Cette dette se compose de deux volets :

1.                              La dette coloniale imposée par la France (1825) pour indemniser les anciens propriétaires d’esclaves.

2.                              La dette contractée auprès des banques pour rembourser cette indemnité, aggravant encore la situation financière du pays.

1. La dette envers la France : l’indemnité de 1825

Contexte : l’isolement d’Haïti après l’indépendance

·                                 Après sa révolution (1791–1804), Haïti est boycotté par les puissances coloniales (France, États-Unis, Espagne) et isolé diplomatiquement.

·                                 La France, qui refuse de reconnaître l’indépendance d’Haïti, menace d’une intervention militaire et impose un blocus économique pour forcer le pays à payer une compensation aux anciens colons.

·                                 En 1825, le roi Charles X envoie une flotte de guerre devant Port-au-Prince et exige :

·                                                         La reconnaissance de l’indépendance d’Haïti.

·                                                         Le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs-or (équivalent à environ 15 % du PIB haïtien de l’époque), en échange de la levée du blocus.

·                                                         La réduction de cette somme à 90 millions de francs après des négociations, mais avec des intérêts élevés et des pénalités en cas de retard.

Conséquences immédiates

·                                 Haïti accepte l’accord sous la contrainte, car il n’a pas les moyens de résister militairement.

·                                 La somme est empruntée à des banques françaises (notamment la Caisse des Dépôts et Consignations) à un taux d’intérêt élevé, ce qui alourdit encore la dette.

·                                 Le paiement de cette indemnité épuise les ressources du pays pendant des décennies et freine son développement économique.

2. La dette bancaire : un fardeau aggravé par les prêts

Comment Haïti a contracté cette deuxième dette ?

·                                 Pour payer l’indemnité de 90 millions de francs, Haïti emprunte à des banques françaises (comme la Banque de France ou des institutions privées).

·                                 Les conditions de ces prêts sont exorbitantes :

·                                                         Taux d’intérêt élevés (jusqu’à 6 % par an, un taux très élevé pour l’époque).

·                                                         Pénalités en cas de retard de paiement.

·                                                         Garanties imposées (comme le contrôle partiel des douanes haïtiennes par des étrangers).

·                                 Entre 1825 et 1947, Haïti paie environ 80 % de sa dette initiale, mais la somme totale remboursée (capital + intérêts) atteint plus de 112 millions de francs en 1922, selon des estimations.

Exemple concret : le prêt de 1825

·                                 Montant emprunté : 90 millions de francs (indemnité réduite).

·                                 Montant total remboursé : 112 millions de francs (soit une majoration de 24 % en intérêts et pénalités).

·                                 Durée du remboursement : Plus de 100 ans (jusqu’en 1947, date à laquelle la dette est officiellement éteinte).

 

3. Les conséquences économiques et politiques

Un frein au développement d’Haïti

·                                 Drainage des ressources : Pendant plus d’un siècle, une grande partie des revenus d’Haïti (notamment via les douanes) est détournée pour rembourser cette dette, empêchant les investissements dans l’éducation, les infrastructures ou la santé.

·                                 Dépendance économique : La France et les banques étrangères contrôlent partiellement les finances haïtiennes, limitant la souveraineté du pays.

·                                 Instabilité politique : Les gouvernements haïtiens, sous pression pour rembourser, sont souvent corrompus ou instables, ce qui aggrave la crise sociale.

Reconnaissance tardive de l’injustice

·                                 1947 : La dette est officiellement remboursée, mais Haïti a déjà payé plus que le montant initial (112 millions contre 90 millions).

·                                 2015 : Le président français François Hollande reconnaît que cette dette était une "rançon de l’esclavage" et une "spoliation", mais aucune compensation financière n’est versée.

·                                 2021–2026 : Des voix (universitaires, militants, certains responsables politiques) demandent une réparation financière ou une annulation symbolique de cette dette historique, mais sans résultat concret à ce jour.

4. Comparaison avec d’autres dettes coloniales

Pays

Dette coloniale

Montant initial

Montant total remboursé

Durée du remboursement

Conséquences

Haïti

Indemnité pour anciens propriétaires d’esclaves (1825)

90 millions de francs

112 millions de francs

1825–1947 (122 ans)

Appauvrissement durable, instabilité politique

Algérie

Dette coloniale française (après 1962)

Plusieurs milliards de francs

Non précisé

Années 1960–2000

Contentieux persistants, tensions diplomatiques

Inde

Dette britannique (après 1947)

Non chiffrée

Non chiffrée

Années 1940–1950

Dépendance économique initiale

5. Actualité récente (2020–2026) : la question des réparations

Demandes de réparations

·                                 2020–2021 : Des associations haïtiennes et des intellectuels (comme Louis-Georges Tin) réclament des réparations financières à la France, estimant que la dette de 1825 équivaut aujourd’hui à plusieurs milliards d’euros.

·                                 2021 : Le président haïtien Jovenel Moïse évoque publiquement la question, mais sans suite concrète.

·                                 2023–2026 : La France ne reconnaît pas de dette financière, mais certains députés français (comme Jean-Luc Mélenchon) soutiennent l’idée d’une commission d’étude sur les réparations.

Position officielle de la France

·                                 La France reconnaît moralement l’injustice historique, mais refuse toute compensation financière, arguant que la dette a été remboursée.

·                                 En 2025, le ministère français des Affaires étrangères déclare :

« La question des réparations a été réglée en 1947. La France reste ouverte au dialogue sur la mémoire, mais pas sur des compensations financières. »

6. Pourquoi cette dette est-elle toujours débattue ?

Arguments en faveur des réparations

✅ Justice historique : La dette de 1825 est une rançon pour l’esclavage, une forme de pillage économique. ✅ Impact durable : Haïti, déjà appauvri par l’esclavage et l’isolement, n’a jamais pu se reconstruire normalement. ✅ Comparaisons internationales : D’autres pays (comme l’Allemagne pour l’Holocauste) ont versé des réparations.

Arguments contre les réparations

❌ La dette a été remboursée (selon la France). ❌ Difficulté à évaluer le montant (comment calculer les intérêts sur 200 ans ?). ❌ Risque de tensions diplomatiques avec la France, un partenaire économique important.

7. Conclusion : une dette qui pèse encore sur Haïti

·                                 La double dette d’Haïti (1825–1947) a asphyxié l’économie du pays pendant plus d’un siècle.

·                                 Aucune compensation financière n’a été versée par la France, malgré les demandes répétées.

·                                 Aujourd’hui, cette histoire reste un symbole des injustices coloniales et un sujet de débat en Haïti et dans la diaspora.

·                                 En 2026, la question des réparations n’est toujours pas résolue, mais elle continue d’alimenter les revendications pour la justice économique. (Qwant)

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Prisons - Canicule - Italie - Salvador - Crise économique - Johanna Fernandez - Abolition - Robert Mitchum -

 

Un syndicat pénitentiaire italien a annoncé engager une action en justice contre l’administration pénitentiaire italienne pour manquements généralisés aux règles de sécurité au travail, alors que les températures dépassent 50°C dans certaines prisons surpeuplées. Cette démarche est présentée comme inédite par le syndicat, qui dénonce des conditions de détention dangereuses pour les détenus et le personnel  (x.com)

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Salvador

Prison

Bukele

94% des décès n'ont pas de lien avec les gangs selon Juridico

Agriculteurs, syndicalistes et 4  bébés.

L’Humanité

  • Depuis mars 2022, le Salvador vit sous un état d'urgence pour lutter contre les gangs (maras), permettant des arrestations sans mandat et des détentions prolongées.
  • Plus de 90 000 personnes ont été incarcérées dans ce cadre, avec un taux d'incarcération record (1,9 % de la population).
  • Le gouvernement Bukele revendique une forte baisse des homicides, mais cette politique est largement critiquée pour ses violations des droits humains.

Décès en détention et innocents incarcérés

  • 470 morts en détention ont été recensés depuis 2022, selon Amnesty International (rapport publié le 16 juillet 2026).
  • Le président Bukele a lui-même reconnu qu'au moins 8 000 personnes incarcérées étaient innocentes.
  • 403 décès ont été documentés dans un rapport de juristes internationaux, sans lien direct avec les gangs

Cas spécifiques mentionnés

  • Agriculteurs, syndicalistes et bébés : Ces profils figurent parmi les victimes des arrestations arbitraires. Par exemple :
    • Des syndicalistes comme Samuel Ramirez (coordinateur du Mouvement de victimes du régime d'exception) ont été arrêtés sans preuve.
    • Des agriculteurs ou des habitants de quartiers marginalisés ont été ciblés en raison de leur lieu de résidence ou de leur apparence (tatouages).

Critiques et rapports

  • Amnesty International et la FIDH dénoncent des crimes contre l'humanité, incluant tortures, disparitions forcées et détentions arbitraires.
  • Les procès sont souvent collectifs et à huis clos, sans transparence sur les preuves ou les accusés.
  • Les peines infligées sont exemplaires (jusqu'à 1 335 ans de prison pour des membres de gangs), mais les procédures judiciaires sont jugées opaques.
  • Conclusion Les 94 % de décès sans lien avec les gangs évoqués dans votre demande s'inscrivent dans ce contexte de répression massive, où la majorité des victimes sont des innocents (agriculteurs, syndicalistes, etc.). Les chiffres officiels et les rapports d'ONG confirment une crise humanitaire sous couvert de lutte contre la criminalité.

Cas des quatre bébés décédés en prison

  • Quatre bébés sont morts en prison en raison du manque de soins, selon des témoignages recueillis par des associations locales et internationaux.
  • Des femmes enceintes ou avec des bébés dans les bras ont été emprisonnées, ce qui a directement contribué à ces décès.
  • Ces faits sont dénoncés comme des violations graves des droits humains et pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité, selon Amnesty International et des juristes internationaux. (Qwant)

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Johanna Fernandez, figure majeure du mouvement pour l’abolition des prisons, est décédée le 30 juillet 2026 à l’âge de 55 ans, des suites d’un cancer du poumon.

Engagement et travaux Spécialiste des mouvements sociaux et professeure à l’université de New York (Baruch College et City University of New York), Johanna Fernández a consacré sa vie à dénoncer les discriminations systémiques et à promouvoir une société plus juste. Son combat s’articulait autour de deux axes principaux :

  • L’abolition du système carcéral : Elle a édité Writing on the Wall. Selected Prison Writings of Mumia Abu-Jamal (2015), coédité un numéro spécial de Socialism and Democracy sur les racines de l’incarcération de masse aux États-Unis, et produit le film Justice on Trial: the Case of Mumia Abu-Jamal (2010).
  • La défense des droits des opprimés : Elle a milité pour la libération de Mumia Abu-Jamal, journaliste condamné à mort puis à perpétuité, et s’est impliquée dans des causes comme celles des Young Lords, une organisation radicale portoricaine et latino-américaine.
  • Héritage Son travail a marqué des générations de militants et d’universitaires. Des hommages lui ont été rendus, notamment par le collectif français « Libérons Mumia », qui a annoncé poursuivre son combat en son nom. Sa famille a annoncé qu’elle prendrait le temps de rendre hommage à sa mémoire, avec des informations sur les cérémonies à venir disponibles prochainement. (Qwant)
  • 08 26 

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“The only difference between me and my fellow actors is that I've spent more time in jail.”

« La seule différence entre moi et les autres acteurs, c’est que j’ai passé plus de temps en prison. »

Robert Mitchum

Robert Mitchum (1917–1997) était une figure majeure du cinéma américain, connu pour ses rôles dans des films comme La Nuit du chasseur (1955) ou Les Nerfs à vif (1962).

Cette phrase illustre son image d’acteur rebelle et son vécu, marqué par des démêlés avec la justice dans sa jeunesse, notamment une arrestation pour vagabondage en 1942, qui a failli mettre fin à sa carrière naissante. Mitchum a toujours assumé cette période de sa vie, transformant cette expérience en une forme de légende personnelle. (Qwant)

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30 hommes incarcérés ont présenté un don de 4 267 $ à un district scolaire du nord-ouest du Kansas pour rembourser la dette de déjeuner non réglée du district.

En septembre 2026, une initiative solidaire a été menée par près de 30 détenus du centre correctionnel de Norton, dans le nord-ouest du Kansas. Ces derniers ont collecté 3 810 dollars de leurs propres fonds pour rembourser une partie des dettes de repas scolaires impayés du district scolaire Norton Community Schools (USD211).

Les employés du département correctionnel du Kansas ont ensuite ajoutéˊ457 dollars, portant le total à 4 267 $.

Cette somme a permis de réduire significativement une dette accumulée par le district à la fin de l’année scolaire 2025-2026, estimée à environ 6 000 $ pour les repas du petit-déjeuner et du déjeuner. L’action a été saluée comme un geste de solidarité envers les élèves et les familles concernés. 09 26

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Le Pontet. Prison sur occupée. Plus de 175%.
Ouverture d'une prison à Entraigues.
Coût ? 133 millions d'euros.
Ndlr : on ouvre une prison, on ferme une école.
Et si on pensait l'avenir sans prison ?
09 26.

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Affiche de recrutement de gardiens et de gardiennes de prison.
Un métier d'évasion ?
Le commentaire lui reproche de ne pas sourire.
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dimanche 7 juin 2026

Kenneth Anger - Hollywood Babylone - 3 - Censure - Dettes - Las Vegas - Maccarthysme -

 

Kenneth  Anger

Hollywood Babylone

Editions Tristram – 2013

Edition San Francisco – 1975

 

Le propre du génie consiste en une capacité à survivre. (p 220).

Et après cette lecture, il en faut pour survivre à Hollywood !

 

La censure :

L’église catholique a tellement expurgé les films de Mae West que ses films produits par la Paramount en perdirent en qualité. (p 192)

 

Les dettes :

« Le monde me doit tout ».

Wagner, (26) Oscar Wilde, (27) Isadora Duncan, (28)  Lupe Velez. (29) (p 242)

 

Las Vegas :

Bugsy Siegel participe à la construction du Flamingo en 1945, avec Lucky Luciano. Il sera assassiné en 1947, deux ans plus tard, car il ne l’a pas remboursé. (p 253) (30)

 

Le Maccarthysme : le « Nouveau Moyen-Age »


Ginger Rogers (31) a été en tête des super patriotes, avec John Wayne (32) et Howard Hugues.(33) (p 259)

La qualité de vie des Américain-es et des films n’en est pas améliorée du tout. (p 255)

Vocabulaire :

Lupercales (p 131) :


(ou Lupercalia) : fête romaine antique célébrée chaque 15 février. Elle était dédiée au dieu Lupercus (ou à Faunus) et comprenait des rites de purification, de fertilité et de protection contre les maladies. Les festivités incluaient des sacrifices d’animaux, des courses de jeunes hommes nus (les Luperci) qui frappaient les passants avec des lanières de peau de chèvre pour leur transmettre la santé et la fertilité. (Qwant)

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(26) Richard Wagner a connu une vie marquée par des dettes qui ont influencé ses déplacements et ses choix de carrière.

  • Dès son jeune âge, il vivait au-dessus de ses moyens et accumulait des créances, ce qui l’obligea à s’installer à Königsberg puis à Riga pour tenter de rembourser ses dettes (facebook.com)
  • Les difficultés financières le poussèrent, avec sa femme Minna, à fuir la Lettonie pour londres en traversant la mer Baltique, un voyage qui inspirera l’opéra Le Vaisseau fantôme (radiofrance.fr)
  • À Paris, il ne trouva pas de succès commercial et se retrouva à vendre des critiques musicales pour survivre, tout en restant endetté (radioclassique.fr)

La situation financière de Wagner changea radicalement lorsqu’il fit la connaissance de Louis II de Bavière, qui devint son mécène. Le roi régla ses dettes et lui permit de reprendre ses activités en Allemagne, notamment à Bayreuth (holocaustmusic.ort.org)

  • Malgré ce soutien, Wagner fut incarcéré pour dettes à la fin des années 1840, ce qui souligne l’ampleur de ses problèmes financiers (musicologie.org)

(27) Oscar Wilde (1854‑1900) était réputé pour son style de vie extravagant et dépensier.
À la fin de sa vie, il se retrouva ruiné et endetté jusqu’au cou.
Cette situation financière désastreuse résulte de son mode de vie luxueux, de ses dépenses excessives et de la perte de revenus après son emprisonnement pour « indécence grave » 

Le célèbre écrivain lui-même a reconnu cette réalité en déclarant : « Je meurs au-dessus de mes moyens » (x.com)

En résumé, Oscar Wilde a connu une fin de carrière marquée par l’endettement et la ruine, conséquence directe de son extravagance et des conséquences de son procès.

                                                                         Isadora Duncan

(28) Isadora Duncan a effectivement été confrontée à des dettes qui ont eu un impact direct sur ses activités professionnelles.

  • Ses deux premières écoles de danse ont dû cesser leurs activités en raison de ces dettes, respectivement en 1908 et en 1916.
  • La seule école qu’elle a pu maintenir, à Moscou, a finalement fermé en 1948 après avoir survécu à ces difficultés financières (tde.fr)

(29) Elle ne se remet jamais de l'échec de sa liaison avec l'acteur Gary Cooper. Mariée ensuite à l'acteur Johnny Weissmuller, elle divorce après cinq ans. La drogue et l'alcool détruisent sa vie. (Fr academic)

(30) Bugsy 12 Siegel fait partie de la Yiddish Connection. Décrit comme beau et charismatique, il est devenu l'un des premiers gangsters célèbres à faire les premières pages des journaux[3]. Il est également un des pionniers du développement du Strip de Las Vegas[4]. Siegel est non seulement influent au sein de la mafia juive mais,comme son ami et associé dans le gangstérisme Meyer Lansky, il a une influence significative au sein de la mafia américaine et du Syndicat national du crime juif et italien. Son surnom Bugsy (qu'il valait mieux ne pas prononcer devant lui), signifiant « le dingue », fait référence à son tempérament sanguin. (Wikipedia)

(31) Ginger Rogers et le maccarthysme

  • Pas d’accusation directe
    Ginger Rogers n’a jamais été mise sur la liste noire d’Hollywood ni accusée de sympathie communiste. Elle n’apparaît pas parmi les Hollywood Ten et n’a pas été interrogée par le House Un‑American Activities Committee (HUAC) 
  • Déclarations de sa mère
    La mère de Ginger, Lela Rogers, a témoigné devant l’HUAC en 1947. Elle a affirmé que sa fille avait toujours été très prudente dans le choix de ses rôles et qu’elle refusait d’adhérer à des déclarations politiques, notamment la phrase « Partager, tout partager, c’est ça la démocratie » demandée pour le film Tender Comrade d’Edward Dmytryk 
    (moncinemaamoi.blog)
  • Position anti‑communiste
    Bien que la mère de Ginger ait été très critique envers les sympathisants communistes, Ginger elle‑même n’a pas été vue comme une figure anti‑communiste active. Elle est plutôt mentionnée comme une actrice qui a été surveillée mais qui n’a pas été accusée 
    (selenie.fr)
  • Contexte général
    Pendant la période de la chasse aux sorcières, plusieurs acteurs et réalisateurs, dont Walt Disney, Gary Cooper et Adolphe Menjou, ont été interrogés ou accusés. Ginger Rogers n’a pas été parmi eux 
    (api.pageplace.de)

(32) John Wayne et le maccarthysme

John Wayne, acteur emblématique du western, est souvent présenté comme l’incarnation de l’Amérique patriote. Selon plusieurs sources, son image a été façonnée par son non‑engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et par son soutien aux valeurs conservatrices promues par le sénateur Joseph McCarthy.

Ada Ince – Actrice de Hollywood

Ada Ince (née Ada Williams) était une actrice américaine active dans les années 1929‑1935. Elle est surtout connue pour ses rôles dans des films westerns et des productions de la petite industrie cinématographique de l’époque.

Vie personnelle

  • Naissance : 2 juin 1913 à Louisville, Kentucky (source imdb.com)
  • Mariages :
    • William Thomas Ince (1929‑1934) – fils d’un producteur de cinéma, ce mariage lui a donné le nom de scène Ada Ince 
    • Ray Dodge (1935‑1975) – athlète olympique, avec qui elle a eu deux filles, Diana Ada et Darlene Rae  (en.wikipedia.org)

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1. Le non‑engagement et la culpabilité

  • Pendant la guerre, alors que d’autres stars comme Clark Gable ou James Stewart s’enrôlaient, Wayne continuait à tourner des films.
  • Cette décision a été perçue comme une coupure de son engagement patriotique, ce qui l’a poussé à compenser en incarnant des héros invincibles et patriotes à l’écran (telerama.fr)

2. Le soutien aux idéaux maccarthystes

  • Wayne a défendu les valeurs ultra‑conservatrices des États‑Unis, notamment en dénonçant les communistes dans ses films.
  • Il est décrit comme un étendard de l’armée américaine, où l’expression « faire une John Wayne » désignait un acte de bravoure virile (rts.ch)

3. La perception publique

  • Sa réputation de « parangon de machiste réactionnaire » a été renforcée par son rôle dans des films de propagande, notamment Les Bérets Verts (1968) 
  • Malgré son succès, certains fans ont perdu confiance en lui, le voyant comme un « beauf » plutôt qu’un héros (radiofrance.fr)

4. Le documentaire « John Wayne, l’Amérique à tout prix »

  • Le film de Jean‑Baptiste Pérétié retrace son ascension et son obsession patriotique.
  • Il souligne que Wayne est devenu un mythe de l’Ouest tout en étant un serviteur du maccarthysme (rts.ch)

(33) Howard Hughes a été décrit comme un ultraconservateur et un héraut du maccarthysme.
Dans le documentaire Le Mystère Howard Hughes (2004), on le présente comme un agent zélé du maccarthysme et participant à la chasse aux « rouges » (wichitafilms.com)

Les Échos soulignent qu’il a accordé un prêt généreux à des projets politiques conservateurs, renforçant ainsi son rôle dans la lutte anti‑communiste (lesechos.fr)

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